Chapitre 7 : Changement de Direction

- Hors de question que je mette cette horreur !

- Mais Ryou ! C'est ton uniforme !

Bakura ne comprenait pas comment on pouvait forcer un élève à porter une telle horreur. C'était une veste de smoking taille enfant bleue ciel, avec short assorti ainsi qu'un paire de hautes chaussettes blanches, de la même couleur que des petites chaussures de cuir. Il avait également une chemise blanche et une cravate lignée blanche et bleue ciel.

- Pourquoi est-il bleu ciel ?

- Parce que tu vas à l'école Primaire Elémentaire Des Cieux-Bleus !

- Je ne porterais pas cette horreur !

Hors de question de s'afficher en public avec une horreur pareille sur les épaules !

- Qu'est-ce qu'il t'arrive Grand-Frère ?

Oh oui … Grand-frère … Il était un peu hors personnage là non ? Bon, comment réagirais Ryou ? Il s'excuserait sans doute …

- Euh … Non … Rien. Bredouilla-t-il.

Amane le fixa un moment en plissant ses yeux malicieux puis laissa son frère se préparer. Cependant, depuis le couloir, elle l'entendait parler tout seul :

- Déjà que je trouvais les uniformes au Japon absolument hideux, j'étais loin de me douter qu'ils étaient pire en Angleterre …

Au japon ? Mais qu'est-ce qui n'allait pas chez Ryou ? Il avait passé la journée de son anniversaire seul dans sa chambre, et voilà que maintenant il ne voulait même plus mettre son uniforme scolaire … On aurait dit une toute autre personne …

Bakura sortit habillé en schtroumpf. Amane en avait profité pour mettre son uniforme, une robe bleue aux coutures noires, des hautes chaussettes blanches et des chaussures cirée noires. Elle avait ajoutée une fantaisie en mettant un serre-tête noir garni d'un papillon bleu.

- T'es prêt ? On peut y aller ?

- Oui Amane, je te suis …

La fillette plissa les yeux. Comme si elle scannait les faits et dires de son frère. Elle regardait le monde en général de cette manière. Bakura était même étonné que personne n'aie remarqué son regard intelligent. Et d'ailleurs, pourquoi cachait-elle son intelligence ?

Ils sortirent de la maison en marchant, et se dirigèrent au pas vers l'école.

À l'école

Jamais les cours n'avaient été aussi simples. Bakura se contentait de rester assis sans même écouter. Quand l'instituteur s'en rendit compte.

- Ryou, puisque tu n'écoutes pas, tu vas me dire combien fond treize divisé par deux.

- Treize demi, ou six virgule cinq. Vous me prenez pour une bille ?

Le professeur resta bouche ouverte avant de répondre.

- Je suis impressionné, nous n'avons pas encore vu les décimales.

- Alors pourquoi vous m'avez posé la question ? Pour m'humilier en face de mes camarades ?

Dans la classe, un murmure commença à s'élever.

- Non … Je …

Bakura sourit en coin. Il adorait malmener cet homme chauve et élancé. Malheureusement, la cloche sonnant le temps de midi retentit. Bakura saisit son cartable et suivit ses camarades.

Le réfectoire était assez grand pour accueillir les cent cinquante élèves de l'école. Bakura s'installa à une table très bien placée, c'est à dire près de la cuisine. De là, il recevrait son plat dans les premiers. Cependant, un élève assez imposant se dressa devant lui. Il devait mesurer au moins un mètre cinquante, ce qui était immense ici. Il avait le visage couvert de tache de rousseur, malgré le fait qu'il était blond platine. Il avait des cheveux courts, presque rasés et on pouvait mettre au moins trois Petit Bakura dans son uniforme. D'une petite voix mais puissante, il ordonna :

- Hey, La Tapette, tu vires d'ici !

La Tapette ? Bakura avait-t-il bien entendu ?

- Hey Gros-Tas, répondit Bakura, tu vires de là !

Soit Gros-Tas n'avait pas l'habitude qu'on lui réponde, soit Ryou ne répliquait jamais à ses insultes, puisque Gros-Tas imitait maintenant à merveille le poisson rouge en ouvrant et en fermant la bouche.

- Tu te prends pour qui Lopette ?

- Pour le mec qui te bottera le cul si tu restes devant lui.

- Lui qui ?

- Lui moi, bouffon …

- Tu te crois le plus fort ? J'ai déjà vu à quoi ressemblait la mort, j'ai mis une grenouille dans le four micro-onde une fois … Réplica Gros-Tas.

- J'ai poignardé des gens avec des couteaux plus gros que ton avant-bras, et c'est dire un truc, parce que je ne sais pas si tu as vu tes avant-bras ! Mec, on dirait mes cuisses !

- Quoi … Que ? Je …

- C'est ça, ta gueule.

- Je te jure la Tapette ! Je vais t'exploser ! Et si on réglait ça maintenant ? Sur le toit, une petite bagarre …

- Non … Je n'ai pas envie.

- Tu te fous de moi ? Tu me chauffe et tu ne veux même pas te battre ?

- Woah … Alors déjà, je ne te chauffe pas ! Et tu me traites de tapette alors que c'est toi qui fais des allusions homosexuelles ?

- Homosexu-quoi ?

- Sexuelles …

- Ha ha ! T'as dis sexuel !

Bakura n'eut aucune réaction si ce n'était lever un sourcil en croisant les bras.

- … T'as quel âge, déjà ?

- Treize ans et demi !

- Oh, un redoublant … Je vais m'amuser avec toi … dit Bakura en arborant un sourire malveillant.

À l'extérieur du bâtiment, Amane était assise sur les marches de l'établissement, attendant patiemment une heure plus profitable pour pouvoir se faire servir à la cantine. Elle ne comprenait pas pourquoi tout le monde se précipitait sur les plats dès la sonnerie, après tout, la nourriture était la même la demi heure suivante … Sur ses genoux se tenait un livre pour apprendre facilement le japonais, elle en était à la moitié et espérait l'avoir terminé pour la fin de la journée. Assise contre la rampe en béton, elle entendit en bas des marches une étrange conversation entre deux filles de la classe de son frère. De la où elle était, Amane ne pouvait pas les voir, juste les entendre.

- Tu as vu comme Ryou était bizarre en classe ?

- C'est vrai, lui qui est habituellement si réservé et timide.

- N'oublie pas un peu nunuche …

- Ça aussi …

- Je n'comprends pas pourquoi il a répondu au professeur …

- Moi non plus …

- Il est toujours tout seul et personne ne veux jouer avec lui.

- Et sa sœur ?

- Il parait qu'elle est un peu retardée …

- Je n'sais pas … Elle à l'air assez intelligente, non ?

- Ma sœur est dans sa classe, elle m'a dit qu'elle passe aussi son temps seule et qu'elle répond toujours à côté de la plaque aux questions du prof.

- Donc ça doit être dans leurs gênes …

- Il ne faut pas embrasser Ryou alors !

- Pourquoi tu dis ça ?

- On pourrait tomber enceinte !

- Oh non ! Ce serait affreux !

- C'est clair ! C'est pour cela qu'on ne se fait pas la bise en Angleterre, il y aurait plein de grossesse non-désirée !

- T'imagine, en France, il doit y avoir plein de filles avec des bébés ! Ils se font la bise tous les matins !

- Sur les deux joues en plus !

- Oh l'angoisse !

- Et l'accouchement ça doit être horrible !

- C'est clair ! Comment un bébé peu sortir par un si petit trou ?

- J'en sais rien …

- En plus t'as vu ? Le mien c'est un tout petit ! Tu veux le toucher ?

- D'accord … (il y eu un moment de silence) C'est vrai qu'il n'est pas profond …

Un garçon dévala les marches à côté d'Amane, puis sans la voir, il continua sa route pour rejoindre les deux filles en bas.

- Les filles ! Il y a une bagarre dans le préau !

- Hey, Noah, t'es un garçon toi … Touche un peu pour voir si mon trou est assez profond …

- On n'appelle pas ça un trou, mais un nombril idiote ! C'est pas toujours un trou, ils y en a qui ressortent.

- Oh …

- Mais vous avez entendu ce que je viens de dire ? Il y a une bagarre !

- Entre qui ?

- Ryou Faggy1 et Harry Gluttony2 !

- QUOI ? s'écria Amane en se levant brusquement. Elle courut immédiatement vers le préau.

- Depuis quand elle écoutait ?

- J'en sais rien … Tu crois qu'elle a entendu ?

- Mon Dieu !

- Quoi ?

- … J'espère qu'elle n'a pas vu mon ventre !

Harry faisait face à Bakura, les poings serrés par une rage venant de nule part. Il avait le front qui perlait de sueur et une grimace immonde sur le visage. Visiblement, il avait été le seul à bouger, puisque Bakura se contentait de sourire, les bras croisés.

Leur affront avait commençait à attirer du monde autour d'eux, dont Amane, qui se tenait derrière son frère. Mais que lui arrivait-il, donc ? Ou plutôt, où était-il passé ? Il était évident que cette personne ayant toujours son mot à dire n'était pas Ryou. Il était bien trop confiant … Ryou ne se tiendrait jamais les bras croisés et souriant méchamment comme il le faisait en ce moment …

Soudain, Harry leva le poing et le lança sur le visage de son opposant. Bakura bougea à peine pour l'éviter, Amane comprit qu'il avait dû avoir agit comme cela tout au long de la bagarre, ne laissant que Harry pantelant et haletant, épuisé par l'effort. Dans le public une voix s'exclama :

- Vas-y Harry ! Met lui une pêche !

Bakura prit la parole :

- Ah la la … Harry-kun …

Harry-kun ? se dit Amane, elle s'avait de ce qu'elle avait lu que « kun » était un titre honorifique japonais … Pourquoi Ryou l'utilisait-il ?

- T'es chiant ! Tu ne te bats même pas ! hurla Harry.

- Non Gros-Gras, c'est toi qui m'ennuie … Tu vois, habituellement, mes victimes je les élimine avec un couteau … Tu aimes les couteaux ?

- Tu te prends pour qui, la Tapette ? Tu n'as jamais rien accomplis de ta vie ! Frappe un peu pour voir !

- Je ne tape pas dans la merde, ça éclabousse …

C'est sur cette insulte qu'arriva l'éducateur de l'école. Il portait des lunettes Ray-Ban rouge foncées, sur des yeux bleus soulignés d'un trait d'eye-liner. Ses cheveux roux était plaqué à l'aide de cire à cheveux. Il portait un ensemble bleu ciel, un peu comme celui de Bakura, mais avec un nœud papillon au lieu d'une cravate. Oh mes dieux ! Pensa Bakura, Cet homme fait passer Maximillion3 Pegasus pour Sylvester Stallone

- Les enfants ! Ça suffit ! Dit-il d'une énorme voix n'allant pas du tout avec son corps frêle et élancé.

Bakura ne bougea pas, mais Harry, lui, s'arrêta dans la course qu'il avait commencée alors qu'il avait voulu répondre à la dernière insulte de son adversaire par un coup de poing.

- Ryou Bakura et Harry Quarrel4, vous me suivez dans mon bureau.

Alors qu'ils suivaient l'éducateur, dans le public, certains lançaient des Oooh, c'est nul ! Déçus d'avoir perdu leur source de divertissement.

Ryou, ou plutôt Bakura, ne dû faire face à aucun problème avec l'éducateur car apparemment, c'était que la première fois qu'il s'attirait des ennuis à l'école. Par contre Mr Stew5, comme il était écrit sur la porte de son bureau, avait appelé les parents du gros Harry pour les prévenir du comportement odieux de leur fils. Mais si Bakura avait bien comprit, ils s'en foutaient royalement et avaient même raccrochés au nez de l'éducateur en le traitant de « tapette ».

Maintenant, Bakura était au réfectoire, seul à sa table et mangeait un steak cuit à bleu dont personne n'avait voulu, car il était apparemment « pas assez cuit » … Foutaise ! Ces gens ne savaient apprécier la bonne nourriture, ce steak était succulent, bien qu'un peu trop cuit …

Amane posa son plateau à côté du sien et s'assit, elle le regardait de travers comme si il avait fait quelque chose de mal.

- Qu'est-ce que tu veux ? demanda-t-il sêchement.

- Rien, Ryou. On mange toujours ensemble et d'habitude tu m'attends …

- J'avais la dalle …

Amane baissa les yeux sur sa purée de carotte, elle avait une idée en tête et se devait de l'exploiter. Elle vit que son frère avait dans son assiette un tomate à laquelle il n'avait pas touché. Mettant son plan en action, elle demanda :

- Bakura-kun, tu peux me passer ta tomate ?

Il la lui fit rouler sans un regard.

Le cœur d'Amane accéléra. Ryou avait répondu alors qu'elle l'avait appelé « Bakura-kun » comme un japonais l'aurait fait, puisqu'ils s'appelaient par leur nom de famille. Il n'avait même pas eu l'air étonné. Amane avait prit sa décision, cet après-midi, sur le chemin du retour, elle mettrait son plan à exécution. Mais d'abord, elle avait un livre à finir.

Sur le chemin du retour

Bakura se sentait étrange dans les ruelles propres de Westminster … Il avait comme une espèce de sensation de déjà-vu. Mais c'était impossible, à moins qu'il n'ait vu cette scène dans l'esprit de Ryou ? La sensation disparue lorsqu'Amane prit la parole :

- Ryou, pourquoi la neige est-elle blanche ?

- J'en sais rien moi ! Parce que se sont les pellicules Râ ?

- Je le savais …

Ils continuaient de marcher dans le froid Londonien, au moins, il ne pleuvait pas.

- Tu savais quoi ?

- Tu n'es pas mon frère. Dit-elle en gardant son calme.

- Comment ça pas ton frère ? s'indigna Bakura. Tu connais beaucoup de petit garçon aux cheveux blancs dans le coin ?

- Ecoute, tu ne t'es même pas rendu compte que nous tenions cette conversation en japonais !

- De quoi tu … Oh merde …

Bakura n'avait rien remarqué, en effet … Le garçon stoppa sa marche, il s'était fait démasquer après deux jours dans le passé … Amane ne s'arrêta pas et Bakura dû courir pour la rattraper.

- Alors, Pas-Mon-Grand-Frère ? Qui es-tu ?

Elle avait posé la question sans rien d'autre comme émotion dans la voix que de la curiosité. Etrangement, Bakura n'avait pas envie de lui mentir. De toute façon, elle n'allait pas tarder à mourir, alors autant lui parler … Ça mettrait les choses au point pour lui aussi …

- Je suis un Esprit venant du passé et du futur.

- Pardon ?

- Ben … Je suis né et mort dans l'Egypte Antique, puis je me suis réincarné dans le futur dans le corps de ton frère, et enfin j'ai voyagé vers le passé et me suis retrouver dans le corps de Ryou, à ses 10 ans.

- Je ne suis pas sûr de pouvoir te croire … Hmm … Quel est ton nom ?

- Le même que toi. Enfin, mon prénom, c'est Bakura. Comme au Japon, on s'appelle par nos noms de famille, on m'appelait comme on le faisait pour Ryou, Bakura …

- C'est vrai que le fait que tu parles japonais est étrange … dit Amane pour elle-même.

- Et toi, tu as appris où le japonais ?

- En lisant. J'enregistre tout ce que je lis. Je n'ai que sept ans et onze mois, mais je parle déjà trois langues ! Mais euh … Bakura … Où est mon frère ?

- Alors ça, j'en sais rien !

Amane arbora une mine contrariée, et Bakura se sentit obliger de la rassurer.

- Enfin … Quand je dis j'en sais rien, en fait j'ai ma petite idée … Je crois qu'il est enfermé dans l'Anneau du Millenium.

- l'Anneau du Millenium ? Qu'est-ce que c'est ?

- C'est l'objet qui m'a permis de me réincarner dans le futur. Mon âme y était enfermée. C'est ton père qui lui a donné quand … quand il est revenu d'Egypte.

Il était à deux doigts de dire quand tu es morte, mais il ne voulait pas la choquée, pour une raison inconnue …

- Vraiment ? Mais … Il revient aujourd'hui non ? Ça veut dire que tu vas pouvoir ramener Ryou !

- Hey, mais c'est vexant ça ! Tu ne veux pas du gentil Bakura le Roi des Voleurs ?

- Je ne disais pas ça comme ça ! Le Roi des Voleurs ? Ça expliquerait ta personnalité ! Rit-elle de bon cœur.

- J'étais crains dans tout le Royaume ! Mais bon, aussi je ne ressemblais pas à ça … J'étais bronzé et baraqué comme un bœuf ! Mes cheveux étaient un peu plus foncés et mes yeux clairs.

- Oh, ça devait être impressionnant ! dit-elle encore une fois en riant.

- Duh ! Bien sûr !

Bakura se demanda quand même comment une fille aussi intelligente pouvait croire à son histoire. Puis, il se rappela qu'elle n'avait que sept et devait probablement encore croire au Père-Noël … Quand on est jeune on a souvent du mal à faire la part des choses entre la fiction, l'imaginaire et la réalité.

Ils arrivèrent à un carrefour et traversèrent la route. Bakura se rendit compte que le petit lacet de son hideuse chaussure de cuir blanc était défait. Il sourit en pensant que Ryou se serrait probablement arrêté pour le refaire, laissant sa sœur seule au milieu de …

Une minute … Lacet … Route … Camion qui se dirigeait droit vers elle …

- AMANE ! hurla-t-il en courant.

Il se jeta sur elle en la poussant deux mètres plus loin. Le camion les frôla de justesse. Ils étaient tous les deux allongés sur le trottoir, pantelant et respirant bruyamment.

- Bakura ! Tu m'as sauvé la vie !

- Oh merde ! Merde, merde, merde !

- Heureuse de voir que ça te ravi tant …

- Non, Amane ! Tu ne comprends pas ! J'ai changé le futur ! Tu n'aurais pas dû …

- Survivre ? dit-elle le souffle court.

- Qu'est-ce que j'ai fait ? Je t'ai empêché de mourir ! Et si la mort se vengeait comme dans Destination Finale ? Paniqua Bakura.

- Destina-quoi ?

- Mais quel con ! Baka ! Moi je tue les gens, je ne les sauve pas !

Il se releva et commença à tourner en rond en se tenant la tête entre les mains. Amane se leva à son tour et tenta de l'apaiser.

- Du calme, Bakura … Pourquoi tu as remonté le temps ?

Amane savait, suite à la réaction qu'avait eu Bakura que c'était impossible, elle espèrait tout de même qu'il soit revenu pour lui sauver la vie. Mourir à sept ans et onze mois, ce serait stupide … Ou plutôt ce fût stupide … A moins que ça ne soit stupide ? Brf, Amane avait d'autre préoccupation que la conjugaison, surtout que Bakura fit part de sa réponse :

- Pour … voler un objet …

- Quelle noble cause …

- Je suis un voleur ! Je m'en branle des nobles causes !

- D'accord … O.K., Mais comment tu as fais ?

- C'est Marik qui …

- Marik ?

- C'est mon meilleur ami … Il a prit un chat et une tartine de confiture en les mettant ensemble, et en les faisant tourner, il a remonté le temps … Mais il ne devait pas savoir comment ça marchait, puisqu'on est paumé …

- Un chat et de la confiture ?

- Et oui … C'est fou, hein ?

- C'est complètement tordu surtout …

- Marik est complètement tordu … Dit Bakura en s'asseyant sur un muret derrière lui.

- Et où est-il ce Marik ?

- Probablement dans le corps de ses dix ans … Il vivait en Egypte, mais je ne sais pas où …

- Tu ne connais pas l'enfance de ton meilleur ami ?

- En fait, il est mon seul ami, donc obligatoirement le meilleur que j'ai jamais eu.

- Ton seul ami ? Comment est-ce possible ? Tu es adorable !

- Hey ! Tu me vexes ! Plaisanta Bakura. Je te rappelle que je suis un criminel !

- Tu n'en as pas l'air … Continua-t-elle de le taquiner.

- Je te raconterai bien les derniers mots de mes victimes mais …

- Mais quoi ?

- J'aurai trop peur que tu ne fasses des cauchemars ! Dit-il en agitant ses doigts au dessus de son visage.

Amane rit de bon cœur et ce qui fit sourire Bakura. Pourquoi souriait-t-il ? La bonne humeur et le rire de la petite devaient être contagieux … Il avait changé le futur après tout … Et si … Et si le père de Ryou n'offrait pas l'Anneau ? C'était le chagrin que ressentait Ryou qui avait poussé l'homme à donner l'objet, non ? … Non, le père voulait déjà l'offrir quand il était en Egypte, Bakura l'avait sentit.

Un taxi londonien noir s'arrêta en face des deux enfants qui cessèrent de rire. La vitre arrière se baissa et un homme à barbe leur apparut, portant un imper noir et un col roulé blanc. Il avait des cheveux foncés attachés en une basse queue de cheval et des petites lunettes ovales. Amane s'empressa d'hurler :

- Papa !

- Salut les enfants ! Je vous dépose ?

Ça y était, le père de Ryou était enfin là. Il était temps que Bakura récupère son Anneau …

Lexique

Faggy1 = insulte désignant un homosexuel, tapette, tarlouze, …

Gluttony2 = goinfrerie, gloutonnerie. (J'étais morte de rire pour celui là parce que pour trouver des noms de famille, je prends un mot au hasard dans le dictionnaire. Là comme c'est en Angleterre, j'ai pris mon dico d'anglais, je l'ai ouvert à une page aléatoire et je suis tombée sur Gluttony … Donc ce qui devait être son nom de famille est devenu un surnom donné par les élèves …)

Maximilion3= Nom américain de Maximilien Pegasus, parce qu'au cas où vous ne l'auriez pas remarquez, je me base sur les noms de Yu-Gi-Oh ! The Abridged Series. Ce qui explique Ishizu, Marik et Melvin … Au lieu de Shizu, Marek et … Méchant Marek ? …

Quarrel4 = Querelle, et ce n'est pas du tout fait exprès …

Stew5 = Ragoût. Et si vous connaissez bien la langue anglaise de Grande Bretagne, vous savez que « to be in a stew » signifie « être dans le pétrin ». Je dois avoir une chance de malade pour à chaque fois tomber sur quelque chose de marrant … Parce que si mon éducateur s'appelait M. Pétrin … Quoi que, il s'appelle M Boeur (à lire comme beurre) du coup quand quelqu'un cherche l'éduc en demande il est où le Boeur ? La réponse est presque toujours dans le frigo près du lait Ha haha … Funny …On est des petits comiques …