Chapitre 11 : Petit oiseau brisé

- Alors Joujou ? T'es bien là ?

Ryou, suspendu en l'air par des chaînes en fer rouillé de bougeait pas. Ses bras, mais surtout ses épaules et ses poignets lui faisait souffrir le martyr.

- Melvin … Je t'en supplie … Libère-moi … Please … pleura-t-il.

Le hangar abandonné qu'avait trouvé un des Steve sous la commande de Marik alors qu'il cherchait un nouveau Q.G. pour ses Conseils Maléfique de Malfrats, servait maintenant à Melvin de salle de torture.

- Oh, mais non … Ce ne serait pas marrant sinon …

Il s'était changeait et portait un débardeur noir, un pantalon clair ainsi qu'une cape à capuche. Ryou ne portait que son pantalon, il n'avait plus de haut et son corps pâle arborait déjà une multitude de bleus.

- On commence par quoi alors ? Ricana-t-il. Il faut que tu m'expliques Joujou, parce que je ne m'y connais pas beaucoup en ces choses là …

- Je …

Que répondre ? Était-ce de l'ironie, ou Melvin ne savait vraiment pas comment commencer ?

- Alors Joujou, j'attends …

- On doit … commencer par parler … je crois …

- Quoi ? Sérieux ? fit Melvin, déconfit.

- Yes … Comme dans les films romantiques … Ils commencent toujours par parler …

Melvin fronça du nez. Ryou espérait que son plan fonctionnait … Son super plan qui pour l'instant consistait à perdre du temps.

- Je n'ai jamais vu de films romantiques …

- Really ?

- Marik, lui il en regarde … Mais c'est pour les gonzesses …

- Pas forcément … dit Ryou après une petite réflexion, je connais pas mal de garçons qui aiment aussi …

- Parce que tu connais du monde, toi ?

- … Euh … Pas vraiment, en fait …

Melvin soupira :

- Je suppose que je dois te détacher, Joujou …

Il soupira encore puis s'approcha de Ryou qui souffla de soulagement. Lorsque ses pieds atteignirent le sol, le garçon aux cheveux blancs sentit comme une décharge lui parcourir les jambes, et il s'effondra. Il resta assit là, un instant, espérant presque que Melvin l'aide à se relever, mais il semblait avoir oublié à qui il avait affaire. Ce fut donc seul qu'il tenta de se relever. Il plaça ses mains sur le sol afin de se mettre à genoux, et ce fut à ce moment que la panique s'installa dans son esprit :

- Melvin ! Je … Je …

- Quoi ? demanda froidement l'égyptien, tu vas me dire que tu ne sens plus tes jambes ?

- Je ne les sens plus ! s'exclama Ryou, c'est comme si elles dormaient …

- C'est peut-être le cas, andouille … dit Melvin en roulant les yeux et en se croisant les bras.

Ryou se mit à sangloter. Non, ce n'était pas normal, lorsque ses jambes s'endormaient, il suffisait de laisser circuler correctement le sang pour rétablir le mouvement. Là, il ne sentait plus rien, malgré le fait qu'il était assis parfaitement.

- Tu veux que je te porte jusqu'à l'appart, ou quoi ? dit Melvin énervé, on n'a pas que ça à foutre alors magne-toi !

- Je te dis que je ne sens plus mes jambes ! continua de pleurer Ryou.

- Comment tu me parles ? Tu mériterais que je te rattache !

- Je … Désolé …

Les larmes de Ryou coulaient sur ses joues pâles. Il n'était pas du genre à s'auto-rassurer, il avait besoin qu'une personne lui dise que tout allait bien se passer, qu'il lui suffisait d'attendre … Mais il avait beau regarder Melvin, aucun de ces mots ne vinrent le réconforter. Il devait absolument s'enfuir de cet endroit, loin de la souffrance, loin de la solitude, loin de Melvin. Pour ce, il devait se lever, chose impossible dans l'immédiat … Il fronça les sourcils, si solution il y avait, elle lui échappait …

- Je t'attends Creampuff ! l'informa Melvin.

- J'ai … J'ai besoin d'aide …

- Nanda1 ?!

- Je ne peux pas me lever …

- Conneries ! s'exclama Melvin, je te lève en moins de deux …

Il saisit Ryou par les cheveux, puisqu'il n'avait pas de t-shirt, et le porta en l'air. Ryou cria – ou plutôt couina, de douleur. Une fois redressé, Melvin le fit se mettre sur ses jambes, puis le lâcha.

Ryou s'effondra sur le sol comme un sac de patates anglaises. Il ne l'avait pas fait exprès, il tenait à se lever, même si cela signifiait faire face à Melvin.

- Oh oh … dit Melvin, on dirait bien que j'ai cassé mon jouet …

Il croisa les bras avec un air soucieux. Comment allait-il s'amuser avec un jouet cassé ? Ça pourrait être amusant puisqu'il ne pouvait plus s'enfuir, mais … Un jouet qui n'essaie pas de fuir n'est pas marrant …

Ryou pleurnichait sur le sol. Melvin en avait marre de l'entendre interrompre ses pensées.

- Bon, Joujou-cassé, je vais allez faire un tour.

- P-Pardon ?

- T'inquiète pas, je vais t'attacher pour que tu ne puisses pas bouger … C'est pas comme-ci tu pouvais t'enfuir de toute façon, hé hé hé …

Melvin prit à nouveau Ryou par les cheveux et l'attacha à sa place, c'est-à-dire à des vielles chaines rouillées suspendues en l'air.

- Reste-là, je m'en vais tuer un p'tit peu …

Sur ce, il quitta le bâtiment. Ryou fondit en larmes. Qu'allait-il advenir de lui ? Il était seul, isolé et coupé du reste du monde. Qui pourrait venir le sauver à ce stade ci ? Personne … Personne ne l'aimait de toute façon… Il n'avait pas d'amis …

Et ses jambes … Si ça se trouvait, il ne pourrait peut-être plus jamais marcher … Pourquoi ce genre de chose ne lui arrivait qu'à lui ? Il était persuadé que Yugi et ses amis vivaient le paradis en ce moment … Avec le Pharaon et autres conneries égyptiennes …

Bakura lui manquait … étrange pour une âme aussi sûre que celle de Ryou de manquer Bakura, un être maléfique ne pensant qu'en génocides et en abomination … La vérité, c'était que Bakura n'avait pas que ce côté-là en lui, il était aussi très sensible et émotif, c'était pour cela qu'il voulait se venger, parce qu'il était sensible. Une personne dénué d'émotion aurait tourné la page quant à son passé, mais pas Bakura, ce qui prouve qu'il n'était pas un connard sans cœur comme tentait de lui expliquer Yugi et le Pharaon.

Ces deux là ne comprenaient rien … Il vivait dans une utopie où les partie de cartes faisaient la loi … Mais à qui en vouloir ? À Kazuki Takahashi ?

Soudain, un bruit de frottement attira l'attention de Ryou. On entendit des bouteilles en verre s'écraser sur le sol et un tas de scénarios entra dans l'esprit de Ryou.

ET si c'était un gang, ou des dealers ? N'allait-il pas prendre avantage d'un corps brisé comme le sien ? Ryou se mit à angoisser et à paniquer. Jusqu'à ce qu'un autre son attira son attention.

- MIAOU !?

- Oh, c'est toi le chat…

- MIAOU…

- Je suppose que tu ne connais pas de moyen pour me libérer, isn't it ?

- MEOW !

- Tien, tu sais miauler en anglais ?

- NYA !

- Et en japonais ? Qu'est-ce que tu es mignon.

Le chat cracha.

- Oh, euh … mignonne … Excuse-moi, ton nom c'est bien Miss Tinkle-White ?

- Miaou !

Le chat se remit à fixer Ryou de ses yeux imbiber d'intelligence. Ryou ce perdue dans cette mer de marron infini… Cette couleur lui rappellait la couleur de ses propres yeux … et aussi la couleur des yeux de sa sœur …

Miss Tinkle-White plissa ses paupières, comme si elle essayait de communiquer par la pensée… Ryou sourit, en se souvenant qu'Amane aussi faisait ça …

- Tu sais à qui tu me fais penser ?

- Miaou ? dit le chat en inclinant la tête sur le côté.

- À ma sœur …

Sur ces mots, Miss Tinkle-White se mit à s'agiter et à tourner en rond tout en hochant la tête.

- Tu n'es quand même pas …

- MIAOU ! MIAOU !

- Amane ?

À la prononciation de ce nom, une boule de lumière se forma autour du chat, éblouissant Ryou, et le forçant à fermer les yeux. On pouvait presque entendre la bande son de cette fanfic qui jouait une musique divine avec un orgue d'église…

Quand la lumière sembla s'être calmée, Ryou ouvrit les paupières et vit une forme humanoïde sur le sol. Elle avait les cheveux coupés en carré plongeant, de couleur blanche. Elle avait deux paires d'oreilles. Une oreille de chaque coté de la tête, comme tout être humain normal, mais le plus étrange, c'était la paire d'oreille de chat, sur le sommet de son crane. Une grande paire d'oreilles recouverte de fourrure aussi blanche que ses cheveux.

Son corps était nu, et elle était recroquevillée en boule. Dans le bas de son dos, une longue queue blanche.

Cette personne c'était Amane, en mode ado félin.

- Amane ? demanda Ryou.

La jeune fille se mit à genoux et ouvrit ses grands yeux marron aux pupilles verticales.

- Miaou ?

- Tu … tu ne sais pas parler ?

- Miaou … Miao … Riao … Riou … Ryou ! Ryou !

- Oui, c'est moi … dit-il les larmes aux yeux.

- Ryou ! Oh, mon dieu ! s'exclama la jeune fille en se levant et en serrant sa poitrine nue contre celle de Ryou. Ryou aurait tant aimé la prendre dans ses bras, mais ça lui était impossible, vu son état actuel.

- Amane … Tu m'as tellement manqué … Ma petite sœur …

- Nya … Je … Je ne suis pas vraiment ta sœur …

- Pardon ? demanda Ryou, n'étant pas sûr d'avoir bien entendu.

- Je ne suis pas ta sœur … Juste une partie d'elle.

- Je ne suis pas sur de comprendre …

La jeune fille soupira.

- Et bien tu es au courant pour les parties d'ombres vivant au cœur des gens ?

- Tu parles de Bakura, de Melvin ou du Pharaon ?

- Miaou, fit-t-elle en hochant la tête, dans la fandom, ils sont plus souvent appelés « Yami Bakura », « Yami Marik » et « Yami Yugi » …

- Oui, je le sais ça … Tu n'es donc pas Amane ?

- Non, je suis Neko Amane.

Encore ce rêve … pensa Marik. Il avait mal à la tête, son corps pesait des tonnes, il semblait s'enfoncer dans le sable … Le sable doux et moelleux … Il fallut quelques minutes à l'égyptien pour se rendre compte qu'il n'était pas allongé dans le sable. Il ouvrit les yeux, yeux douloureux pour avoir trop pleurés … Le plafond était en bois, Marik ne connaissait pas cet endroit. Son cœur accéléra, et il s'assit vivement.

- Aarg !

Il sentit une cicatrice se déchirer au niveau de ses fesses. Les évènements de la veille lui revinrent à l'esprit. Ses yeux se remplirent de larmes, et elles coulèrent abondamment. Il retomba mollement sur le lit. On avait abusé de lui … Quelque chose au fond de son cœur s'était brisé pour toujours … Rien ne pourrait jamais réparer ce vide qui s'était formé en lui. Il ferma les yeux. Il ne savait pas où il était … Territoire ami ou ennemi ? Il s'en fichait royalement … Plus rien n'avait d'importance … Sauf 'Kura …

L'Anneau !

Cette fois-ci, Marik ne s'assit pas, il analysa la chambre de son regard triste, presqu'entièrement caché sous la couverture. Les murs étaient en bois, tout comme le sol. La pièce était minuscule, et semblait unique. Il y avait un grand trou qui servait de porte, et cela rappela à Marik sa maison dans l'arbre qu'il avait construit après la mort de son père, bien que réellement ce n'était pas dans un arbre, mais dans un cactus … Mais c'était un très grand cactus alors techniquement ça comptait … Le lit semblait être le seul meuble dans la pièce, et il était collé contre le mur. Une brise caressa le nez de Marik, et en le touchant, il constata qu'il avait été nettoyé et pansé. Tout comme sa main gauche, main avec laquelle il tenait l'Anneau au moment de l'explosion. Regardant sur le sol, Marik vit que l'Anneau et sa Baguette du Millenium étaient posés là, au pied du lit. Au moment où il allait les saisir, il entendit du bruit, comme-ci quelqu'un montait une échelle.

Puis, venant du bas de la porte, une fille grimpa. Puisqu'elle venait du bas, Marik confirma son hypothèse de maison dans l'arbre ou dans un cactus. Elle avait les cheveux bruns clairs, et de grands yeux noisette. Son corps était magnifiquement équilibré entre le sexy et le chaste. Elle portait une courte djellaba beige retenue au milieu par une ceinture en cuir marron. Sa robe lui arrivait au dessus des genoux, ce qui n'était vraiment pas conventionnel en Égypte … Balancé sur son épaule, ce qui ressemblait à un sac de provisions.

En voyant deux yeux violets le regarder, elle s'exclama :

- Hourra ! Tu es réveillé !

- Vous êtes la Magicienne des Ténèbres ? demanda Marik, un peu prit de court, c'était la seule phrase lui étant venu à l'esprit. Cette femme était le sosie égyptien de la Magicienne, il n'y avait aucun doute là dessus.

- Je ne suis pas magicienne ! répondit très vite la jeune fille, comme si Marik venait de révéler le plus gros secret de sa vie.

- Quoi ?

- Hein ?

- Qui êtes-vous ? demanda Marik.

Sa voix sortait faible et craquelée.

- Je m'appelle Anam ! Enchantée, et tu peux me tutoyer tu sais ?

- Je m'appelle Marik.

- Marik ?

Ce nom disait quelque chose à Anam … Elle écarquilla les yeux lorsqu'elle se souvint enfin de là où elle l'avait entendu. Non, pensa-t-elle immédiatement, il s'agit d'une pure coïncidence ! Mais … Et ses marques sous ses yeux ? Ces tatouages dans son dos, gravés de manière similaire à celui d'Anam … Cela ne pouvait que confirmer la théorie de l'adolescente. Mais alors, que faisait un Gardien du Tombeau en dehors du Tombeau ?

- Marik … Es-tu un Gardien du Tombeau ?

L'égyptien écarquilla les yeux. Comment pouvait-elle savoir ? C'était un des secrets les mieux garder sur Terre depuis près de 4992 ans (5000 ans – 8 ans = 4992 ans). Le garçon s'assit, plus doucement cette fois-ci, et il plongea son regard dans celui d'Anam, une lueur de fausse incompréhension dans son regard, il répondit :

- Je ne vois pas du tout de quoi tu veux parler !

- Tu joues très mal la comédie, petit …

- Non, je …

- Ne t'en fais pas, moi aussi je fais partie d'une famille de Gardiens.

Marik ne réagit pas. Il ne savait pas grand-chose sur les autres familles de Gardiens. Il savait que sa mère ne venait pas de la même famille que son père – heureusement d'ailleurs, mais Hank ne lui en avait jamais parlé.

- Par contre, dit Anam, tu ferais mieux de rester allongé, je ne voudrais pas que ta blessure ne se rouvre …

- Comment tu …

- Tu étais nu quand je t'ai trouvé, et … cette partie était couverte de sang … En te lavant j'ai bien vu que tu étais ouvert …

Marik ne pu retenir de nouvelles larmes. Il s'allongea pour tenté de les cacher, mais Anam les avait déjà vues.

- Ne t'en fais pas Marik. Je suis là pour t'aider …

- Merci Anam … souffla-t-il entre deux sanglots.

- Ce n'est rien.

Un silence de compassion s'installa, finalement, Anam le brisa en disant :

- Je suis sûre que tu meurs de faim !

Elle se pencha pour poser son sac et en sortit des graines comestibles. Marik n'avait pas envie de manger, mais son corps exigeait le contraire. La bouche pâteuse, il accepta le petit pot d'amande que lui tendait Anam. Il la remercia poliment, et s'allongea sur le côté pour pouvoir manger tout en restant couché. Il mit une amande dans sa bouche et la mâcha sans grande conviction. Il avait la gorge sèche … S'humidifiant les lèvres, il sentit des gerçures et le goût du sang. Encore une fois, les événements de la veille lui revinrent en mémoire. Il clôt les yeux pour tenter de masquer ses souvenirs grâce au noir complet l'envahissant lorsqu'il les fermait. Mais cela ne passait pas. Décidément, il était vraiment bon à rien.

- Marik … souffla Anam.

- Hm ?

- Je suis désolée pour ce que tu as enduré …

Marik fixa ses genoux.

- J'espère que celq ne t'empêchera pas de vivre …

- Moi aussi …

- Ne perd pas espoir en l'homme, il y en aura un qui sera fait pour toi …

- Je sais mais … Une minute ! s'exclama Marik, pourquoi « un qui sera fait pour toi » ? Je ne suis pas gay !

Anam écarquilla les yeux et regarda l'Anneau du Millenium posé sur le sol, il pointait vers Marik…

- Euh, bah … commença Anam. Bah, l'Anneau te pointe Marik, la magie égyptienne, ça ne ment pas …

- Je ne suis pas gay ! Comment deux hommes peuvent être consentants à coucher ensemble ! C'est dégoutant et douloureux !

- Ce n'est pas la même chose que ce que tu as subit …

- En quoi est-ce différent ?

- Deux hommes consentant et pleins d'amour ne considère pas l'autre comme un objet tu sais …

De nouvelles larmes se formèrent aux coins des yeux du petit égyptien. Anam se leva et le prit dans ses bras. Elle se mit à lui chante une berceuse égyptienne2 :

Petit oiseau dans ta cage d'acier,

Les barreaux t'empêchent de t'envoler.

Il n'y a qu'un seul oiseau possédant la clef

De ta liberté bien méritée.

Laisse le destin te bercer,

Laisse l'amour entrer,

Cet oiseau viendra te chercher,

Il est l'amour qui t'es destiné.

Bercé par la voix mélodieuse d'Anam, les sanglots de Marik cessèrent tandis qu'il s'endormit dans ses bras. Il pensa à sa sœur avnt de sombrer dans le sommeil.

Lexique :

1 Nanda : C'est du Weeaboo, le langage des otakus ! Enfin, ça veut dire « Quoi » en japonais. Quand j'ai écrit ça, l'épisode 58 Yu-Gi-Oh ! The Abridged Series venait de sortir … Oui, je sais que l'épisode 59 est sortit hier, prouvant encore ma faible vitesse d'écriture …

2 : Cette berceuse, c'est moi qui l'ai écrite en trente secondes, là toute suite, en plus j'ai même une mélodie avec, que j'ai en tête d'ailleurs … Elle est belle, huh ? C'est un message d'espoir et de patience quant à l'arrivée de l'amour.