Hello tout le monde! Ca va bien?
Je suis vraiment contente que le prologue ait autant plu alors merci à toutes pour vos reviews, vos mises en alerte/favori. Ca fait vraiment plaisir :)
Vanessa: Merci beaucoup pour ta review, c'est très gentil à toi. J'espère que la suite te plaira^^. A bientôt ;)
Et comme toujours, merci à ma super bêta, Missleez
Disclaimer: Cette histoire appartient à LyricalKris (lien sur mon profil), je ne fais que traduire.
Avant de vous laisser avec ce premier chapitre, je suppose que beaucoup d'entre vous s'en doute mais, les dates sont très importantes dans cette histoire alors ne les zappez pas :P
CHAPITRE 1 : Tu fais tout mal
~ 6:30, 1er Juillet 2011 ~
L'alarme d'Edward retentit à 6:30 précise comme elle le faisait tous les jours.
A côté de lui, une femme gémit. Ça n'arrivait pas tous les jours. Il chercha dans son esprit embrumé par le sommeil pendant qu'il tendait la main, appuyant sur son réveil jusqu'à ce qu'il s'arrête. Se frottant les yeux, il essaya de se souvenir des événements de la veille.
C'est vrai. Le dîner. La serveuse avec le joli sourire qui avait noté son numéro sur son reçu. Il avait laissé son adresse sur le bout du billet de cinquante dollars qu'il lui avait donné. Amber. C'était son prénom.
« Réveille-toi, Amber, » dit-il, sa voix rendue rauque par le sommeil alors qu'il se redressait. Pendant qu'elle s'agitait et grommelait derrière lui, Edward fit rouler sa nuque, essayant que le sang circule à nouveau dans son corps.
Elle enroula ses bras autour de lui par derrière, embrassant ses épaules et sa nuque. « Pourquoi tu ne prends pas une demi-journée, hum ? Je te ferai le petit-déjeuner. Nous pourrions utiliser la Grey Goose que j'ai mis au réfrigérateur. La vodka-orange est une meilleure boisson pour le petit-déjeuner que le mimosa, tu ne penses pas ? »
Edward se retourna, la regardant durement. « Tu as apporté de l'alcool chez moi ? »
Le visage d'Amber tomba en voyant l'expression dure du sien. « Eh bien, ouais. J'ai pensé que nous pourrions nous amuser un peu... »
« Quand tu partiras, emporte-la avec toi, » ordonna Edward, en se levant et en attrapant son peignoir. « Je vais prendre une douche. Il y a une autre salle de bain au bout du couloir si tu veux en prendre une, » dit-il, précisant qu'elle n'était pas la bienvenue dans la sienne.
Lorsqu'il sortit de sa salle de bain, Edward fut soulagé de trouver Amber complètement habillée, assise au bord du lit.
« Je peux appeler un taxi pour te ramener chez toi, » dit-il aimablement pendant qu'il s'asseyait, il mit ses chaussettes et ses chaussures.
« Tu es sûr que je ne peux pas te convaincre de rester ? » demanda-t-elle d'une voix innocente. « Ou je peux attendre. Je peux te préparer le dîner quand tu rentreras, ensuite nous pourrions faire les imbéciles. »
Edward leva les yeux, un petit sourire joua au coin de ses lèvres. « Nous avons parlé de ça, » rappela-t-il calmement. « D'ailleurs, tu ne peux pas me préparer le dîner si tu n'es pas dans la maison, et je ne vais pas te laisser seule chez moi. Je ne veux pas t'offenser, mais je ne te connais pas vraiment. Il y a beaucoup de choses chez moi que j'aimerais garder, » dit-il franchement.
Amber fit la moue, se rapprocha et passa ses bras autour de son cou. « Mais, Edward, » commença-t-elle de façon plaintive mais changea rapidement sa voix en séduction. « Toi et moi nous connaissons très bien dans le sens biblique du terme. »
Edward enroula ses bras autour de la jeune femme, penchant son visage près du sien. Elle soupira, inclinant sa tête, attendant apparemment un baiser. « Amber, » dit-il pour attirer son attention. « Vu que je ne suis pas quelqu'un de religieux, j'ai besoin de te connaître mieux que de façon biblique. Maintenant viens. Je vais t'appeler un taxi si tu en as besoin, mais je dois y aller maintenant. »
Lorsque Amber fut en sécurité pour retourner chez elle, Edward partit au travail. Il possédait sa propre entreprise, située au 41è, 42è et 43è étages du Columbia Center de Seattle. A vingt-neuf ans, il était au-delà de fructueux... le genre d'homme qui rendrait n'importe quels parents fiers.
C'était l'idée, du moins.
Alors qu'il traversait les couloirs de sa société, il était conscient que les bavardages s'étaient arrêtés. Les gens l'évitaient, mais il était habitué à tout ça. Ce n'était pas nécessaire, mais il l'ignora, tout comme il le faisait chaque jour. Il marmonna un bonjour à son assistant avant de disparaître derrière la porte fermée de son bureau.
Aujourd'hui de tous les jours, il avait rempli son emploi du temps. Il voulait autant de distractions que possible. C'était la raison pour laquelle sa première réunion était programmée seulement quinze minutes après qu'il ait franchi la porte. C'était assez de temps pour avaler le café qui était déjà posé sur son bureau et pour réfléchir à toutes les questions qui avaient surgi cette nuit.
Heureusement, la journée passa rapidement. Tout était flou, et il n'eut pratiquement pas une minute à lui jusque dans l'après-midi.
Son téléphone sonna, le haut-parleur prit vie. « Monsieur Cullen, votre rendez-vous de treize heures est là. Monsieur I. P. Freely ? » caqueta la voix de son assistant, Jason Jenk.
Edward s'arrêta, ses doigts s'immobilisant sur le clavier. Il baissa la tête, à la fois exaspéré et amusé. « Faîtes-le entrer » dit-il résigné.
Un moment plus tard, Emmett, le frère aîné d'Edward entra dans son bureau. Il souriait, mais, Emmett souriait toujours. « Eh bien, » dit-il pendant qu'il s'asseyait en face d'Edward, « c'est bon à savoir. Je suppose que tu ne peux pas m'ignorer si je prends rendez-vous. » Il plaisantait mais pas vraiment, et Edward ressentit un pincement de culpabilité qu'il repoussa rapidement.
« Malheureusement, mon entreprise ne va pas tourner toute seule, » dit Edward facilement, faisant des gestes autour de lui. « Mais tu es là aujourd'hui, et Monsieur Jenks t'a donné vingt minutes. »
« Hey, ne soit pas trop dur avec lui, » dit-il avec avertissement, son visage sérieux pendant une seconde ou deux avant qu'il ne sourit à nouveau. « J'ai été très convaincant en tant qu'investisseur potentiel. Crois-moi, Edward. Tu ne vas pas vouloir laisser passer un apport dans Golden Showers United. »
Malgré lui, Edward se mit à rire. « Alors, qu'est-ce qui se passe ? »
A ça, Emmett se calma légèrement. « Puisque apparemment tu as du mal à répondre par courrier, e-mail ou Facebook, je suis venu pour connaître ta réponse en personne. »
Edward baissa les yeux sur ses mains, repoussant une grimace.
« Tu te rappelles quel jour on est, pas vrai ? » demanda Emmett.
« Bien sûr, » claqua Edward. Comment pourrait-il oublier ? Au lieu d'avoir hâte pour la fête d'anniversaire de sa mère, Edward avait ordonné qu'un énorme bouquet de fleurs voyantes soit livré sur sa tombe ce matin.
« C'est juste que... Bree veut que tu sois là. Ça signifierait beaucoup pour elle. Elle arrive à un âge où elle remarque effectivement quand son oncle ne se montre pas pour les événements importants, » expliqua Emmett.
« Bree... » Edward était confus. Puis ça le frappa. Bien sûr. Sa nièce, la plus jeune fille d'Emmett, Bree, était né le jour de l'anniversaire d'Esmé... il y avait exactement quatre ans.
« Tu as oublié, » accusa Emmett. « Je pensais que ce n'était pas le cas vu que ton cadeau oh-si-joliment emballé est arrivé hier. »
Jenks devait l'avoir envoyé. C'était ce qui était bien au sujet de son assistant, c'était un homme minutieux. « Je viendrai, » dit Edward à la hâte.
« Je ne cherche pas à te forcer la main, » dit Emmett sarcastiquement. « Si tu ne viens... »
« J'ai dit que je serais là, » dit Edward, élevant la voix avec un air de finalité.
Les deux frères se regardèrent, la tension était palpable. Finalement, Emmett soupira, son expression se radoucit avec regret. « Je ne veux pas me battre, Edward. » Son sourire de plus tôt réapparut et il taquina légèrement son frère. « Je ne sais pas pourquoi, mais mes enfants t'apprécient, alors... »
Edward impressionné, sourit tristement en réponse. « Bree m'aime bien parce qu'elle est trop jeune pour réaliser la vérité. Riley me déteste. »
« Il ne... »
« Ça va, Em, » dit Edward. « Les enfants sont remarquables pour juger quelqu'un, » dit-il sèchement. « Tu veux que j'apporte quelque chose ? »
« Juste un appétit pour les flanchets et le gâteau, » répondit Emmett joyeusement. « Ma femme a tout le reste sous contrôle. »
Encore une fois, Edward réussit à retenir une grimace. La femme d'Emmett n'était pas une de ses personnes préférées dans le monde. « Alors je serai là, » promit-il.
Lorsque Emmett partit, le bureau d'Edward devint beaucoup trop calme. Il essaya de travailler mais ses pensées vagabondaient. Il ne pouvait pas se concentrer. Finalement, il se rassit sur sa chaise, pinçant l'arête de son nez alors qu'il inspirait et expirait profondément.
Il y avait tellement de raisons pour lesquelles il ne voulait pas aller à la fête de sa petite nièce. Tout d'abord, c'était à Forks. Lorsque ses parents étaient morts, Edward avait laissé Emmett prendre la maison à Forks, la maison où ils avaient grandi. Il s'était fait un point d'honneur de ne pas retourner à Forks à moins qu'il n'y soit obligé. Il y avait trop de souvenirs là-bas, et il savait que cette nuit ses rêves seraient aux prises avec les fantômes de ses erreurs.
Il avait le choix, après tout.
Mais il avait fait une promesse et s'il y avait quelque chose qu'Edward Cullen faisait bien, c'était tenir ses promesses. Pourtant, il serait préférable de s'aérer un peu l'esprit avant de descendre à Forks. Il appuya sur le bouton haut-parleur de son téléphone. « Jason ? »
« Oui, Monsieur ? »
« Reportez tous mes rendez-vous pour le reste de la journée. Je pars tôt. »
« Très bien, Monsieur » répondit Jenks.
Lorsqu'il sortit de son bureau quelques minutes plus tard, Jenks marcha à ses côtés vers l'ascenseur, emportant avec lui la paperasserie qu'il avait besoin de lui faire signer.
« Tout le monde est reporté sauf la représentante du bureau de Phoenix que vous recherchiez. Mademoiselle... Bella Swan. Elle n'est en ville qu'aujourd'hui, » dit Jenks après qu'il ait obtenu la signature d'Edward sur tous les documents importants.
Edward se frappa le menton, réfléchissant. « Nous allons tout simplement devoir les laisser partir pour l'instant et revoir nos options au prochain trimestre, » dit-il de façon décisive. Il pouvait se permettre de laisser passer l'occasion, et il n'y avait aucun moyen qu'il soit en mesure de se concentrer aujourd'hui.
« Oui, Monsieur. » Jenks hocha la tête. « Tout le reste est fait. Passez une bonne fin de journée. »
« Très bien. »
Ayant renoncé à prendre le ferry, il lui fallut un peu plus de quatre heures pour arriver à Forks. Edward utilisa ce temps supplémentaire pour se recentrer. Ce ne serait pas juste pour Bree s'il faisait la tête pendant sa fête d'anniversaire.
La plupart du temps, Edward était un bon acteur. Il savait ce que les gens pensaient de lui. Il était froid et insensible. Un misanthrope. Un homme à femmes avec une femme différente à son bras toutes les deux semaines.
Il faisait un bon travail en laissant ces jugements lui glisser sur le dos comme non pertinents. Il n'avait pas crée cette entreprise pour être apprécié, après tout, et il se considérait comme un patron dur mais juste. Tout son personnel était bien payé et avait d'excellents avantages sociaux. Il n'était pas sans cœur.
Et en ce qui concernait les femmes...
Edward n'était tout simplement pas intéressé par une relation à long terme. En ses vingt-neuf ans, il avait perdu beaucoup de gens qu'il aimait : sa mère et son père... son meilleur ami. Il en avait blessé d'autres, comme Emmett. Et puis, beaucoup de gens qu'il avait laissé entrer dans sa vie quand il était jeune et naïf lui avait coûté beaucoup, beaucoup trop. Edward préférait la solitude.
Il avait mis des femmes dans son lit. Il était inévitable qu'il aurait à traiter avec le sexe opposé. Beaucoup de ses collègues hommes d'affaires arquaient un sourcil quand il apparaissait aux réceptions non accompagné. Aussi dégoûtant et archaïque que c'était, la présence d'une femme magnifique à son bras était un symbole de statut qu'il avait parfois utilisé. Par ailleurs, il n'y avait pas de pénurie de femmes, comme Amber, en lice pour effectuer cette tâche. Il était riche, puissant et attirant pour démarrer, il avait beaucoup de femmes à ses pieds.
Alors, plus rarement que la rumeur le prédisait, Edward mettait une femme dans son lit. Après tout, il était un mâle vigoureux. Il y avait seulement tant de fois où il aurait pu rejeter le sexe, étant donné qu'il n'avait aucune raison extérieure qui le retenait. Il ne dépendait de personne et s'assurait toujours que les femmes avec qui il couchait savaient avant de passer la porte que ce qu'ils faisaient ne se produirait qu'une fois. Il était un amant gentil et généreux, appréciant l'acte en donnant du plaisir autant qu'il en recevait. Ça allégeait le fardeau de ses pensées pendant quelques heures en tout cas.
Mais aujourd'hui, son acte était de prétendre qu'il était heureux d'être dans la maison de son enfance. Bien sûr, elle avait l'air différente. Emmett et sa femme n'avait pas le même bon goût esthétique que Carlisle et Esmée. Pourtant, chaque pièce était lourde de souvenirs qu'il aurait préféré oublier. Même les plus heureux faisaient trop mal.
« Tonton ! »
Edward fut tiré de ses pensées alors qu'un poids léger s'enroulait autour de sa jambe. Il se pencha, prit la petite Bree dans ses bras et fit semblant de renifler et de gronder contre son cou. Les petits rires ravis de la petite fille rendirent son cœur plus léger pendant un instant.
« Riley, » appela Emmett, « viens dire bonjour à ton oncle. »
Le frère de Bree n'était pas si facilement conquis. Il avait six ans et croisa instantanément les bras quand il vit Edward debout dans le couloir. « Pourquoi ? » demanda-t-il à son père, sa voix très offensée.
« Riley Evan... »
« C'est bon, » rappela Edward à Emmett, déposant un baiser sur la joue de Bree avant de la reposer.
Emmett sourit à son frère. « Je suis content que tu sois venu, » dit-il sincèrement.
La fête était épique pour une personne de quatre ans. Il y avait des jeux, beaucoup de sucreries et une maison gonflable pour les enfants. Les adultes savourèrent un festin de steaks fraîchement grillés. Edward garda un sourire plaqué sur son visage, et se mêla aux amis d'Emmett. D'une certaine façon, c'était agréable de se socialiser avec des gens qui ne voulaient rien de lui. Mais à d'autres égards, c'était fatigant.
Finalement, Edward se faufila loin de la fête, trouvant quelques chaises longues qui avaient été oubliées sur le porche. Il toucha le rembourrage, ses lèvres se tordant au souvenir de quand il était adolescent. Il s'était jeté sur une chaise similaire pour constater qu'elle était encore pleine d'eau et que ça l'avait en fait éclaboussé quand son corps avait touché la chaise. Mais c'était la vie à Forks. Sa mère avait fait couvrir le porche l'année d'après, alors les chaises d'Emmett étaient bien au sec.
Avec un soupir, Edward laissa tomber son bras sur ses yeux, essayant de bloquer le bruit de la fête et de juste se concentrer pendant un moment. Quand il sentit un poids léger à ses pieds au bout de la chaise, Edward ouvrit les yeux à contrecœur, bougeant son bras pour pouvoir regarder.
Une toute petite fille était à genoux au bout de sa chaise longue, ses genoux osseux poussant sa cheville. Edward fut vaguement amusé par ce qu'elle portait. Elle était dans un costume de magicien, complété par une cape brillante et un chapeau trop grand pour sa petite tête. Les pointes de ses cheveux noirs jais partaient dans tous les sens de sous le chapeau. Mais peut-être que le plus remarquable chez cette petite fille c'était qu'elle avait une expression complètement dévastée sur son minuscule visage.
Edward regarda autour de lui. La jeune fille ne devait pas avoir plus de quatre ans. Comment ses parents pouvaient la laisser errer dans son coin silencieux de la fête ? « Hm... » dit-il maladroitement, « je peux t'aider ? »
Poussant un soupir dramatique, la jeune fille leva les yeux vers lui avec de grands yeux suppliants. « Je suis triste. »
Edward sentit un tiraillement étrange sur les cordes maltraitées de son cœur. Sa première impulsion était de la prendre dans ses bras et de lui faire un câlin. Elle avait l'air d'avoir besoin d'un câlin. Mais il maintint ses bras croisés parce que la dernière chose dont il avait besoin était de passer pour une sorte de pervers. Quel était le protocole ici ? « Qu'est-ce qui ne va pas ? » demanda-t-il finalement.
Avec un autre soupir dramatique elle grimpa sur son corps, s'assit sur ses genoux comme s'il était le Père Noël et enroula ses bras fins autour de son cou. Regardant autour de lui, mal à l'aise, Edward passa son bras autour de la fille et lui tapota le dos faute de mieux. Il la regarda dans les yeux et eut un petit sursaut. Un de ses yeux était d'une jolie couleur noir, brillant de l'espièglerie d'un enfant. Mais, l'autre œil, était de couleur ambre tacheté de rouge. Cet œil semblait en quelque sorte plus intense, d'un autre monde même. « Je vais jamais me marier, » dit-elle tristement.
Edward cligna des yeux, essayant de suivre la conversation. « Hm, » dit-il avec brio. « Tu es un peu jeune pour penser au mariage, non ? »
« Tu vois, » commença-t-elle, s'installant contre lui, « mon avenir était déjà gâché avant que je naisse. » Elle le regarda avec des yeux accusateurs. « Tu l'as gâché. Et maintenant, mon copain n'est pas né. »
« Je suis... désolé ? » supposa Edward, se demandant si les enfants étaient toujours aussi perplexe.
« Ça va, » dit-elle, caressant son visage gentiment. Elle rejeta sa cape en arrière, et sortit une baguette de sa poche. Elle lui sourit. « Je vais réparer ça ! »
Avec une expression beaucoup trop sérieuse pour une si jeune enfant, elle commença à agiter sa baguette. Edward observa, perplexe, alors qu'elle touchait son nez avec la pointe de sa baguette. « Abracadabra ! » annonça-t-elle pompeusement.
« Mary Alice Brandon ! »
Une jeune femme qui semblait soulagée approcha et prit la fille des genoux d'Edward. Elle lui sourit en s'excusant. « Je suis vraiment désolée. Est-ce qu'Alice vous a ennuyé ? »
« Non ! » protesta Alice, faisant la moue à sa mère.
« Elle ne m'a pas vraiment ennuyé, » dit Edward sincèrement. Il sourit à Alice. « Je crois qu'on était entrain de devenir amis. »
La mère d'Alice sourit un peu incertaine et commença à emmener Alice à la fête. « Souviens-toi ! » cria Alice par-dessus l'épaule de sa mère. « C'était pas censé être comme ça ! »
Un rire, grave et familier attira l'attention d'Edward et il se retourna pour trouver son frère se tenant là les bras croisés. « Un petit diable précoce, pas vrai ? »
« Elle est... intéressante, » lâcha Edward, se méfiant instantanément alors que son frère s'asseyait à côté de lui.
« Tu étais bien avec elle, » dit Emmett innocemment pendant qu'il s'affalait dans le fauteuil à côté d'Edward.
« Emmett, » grogna Edward en guise d'avertissement, « ne commence pas s'il te plaît. »
« Quoi ? Je dis juste, que tu es doué avec les enfants, c'est tout » dit simplement Emmett.
Edward croisa les bras d'un air moqueur et se pencha en arrière, fermant les yeux à nouveau. « Les enfants ne sont pas difficiles, ce sont les gens qu'ils deviennent dont tu dois te méfier. »
« C'est juste, quand nous avons grandi, je pensais que ça allait être toi avec tout ça, » dit-il avec mélancolie, et Edward supposa qu'il parlait de la vie en banlieue avec la femme et les enfants qu'il avait. « J'aurais pensé que ce serait toi qui aurait des enfants qui courraient partout dans le jardin, et moi le perpétuel célibataire. » Vu qu'Edward ne disait rien, Emmett continua. « C'est pas comme s'il était trop tard, tu sais. Tu peux encore avoir ce que j'ai. »
« Ha, » grogna Edward avec dérision, ennui et irritation le faisant devenir sur la défensive et rancunier. « Qu'est-ce que tu as que je veux, Emmett ? Ce que tu as c'est une jolie façade, mais tu ne peux pas me dire que ta vie est un rêve. »
Ouvrant les yeux, il montra Victoria Cullen. « Tout le monde est jaloux que tu as une femme si sexy mais toi et moi savons que Victoria est une salope manipulatrice. Tu aimes tes enfants mais elle va les utiliser contre toi pour le reste de tes jours, et tu devras toujours te casser le cul pour lui fournir exactement ce qu'elle veut. »
Emmett se leva alors, dominant son petit frère avec un regard furieux. « Je me fiche de combien de temps ça fait que je t'ai pas vu, » siffla-t-il humblement, « je ne vais pas te laisser insulter ma femme. »
Ayant l'air complètement indifférent, Edward rit. « Qu'est-ce que tu vas faire Emmett ? Commencer une bagarre avec ton frère devant tes enfants et tous leurs amis ? Je ne crois pas. » Secouant la tête, Edward sortit ses lunettes de soleil de sa poche. « Je dois partir de toute façon. »
Sans un regard pour son frère, Edward se leva et s'éloigna. Il trouva Bree à la maison gonflable et la porta pour lui faire un gros câlin. « Joyeux anniversaire, lilliputienne, » dit-il doucement, embrassant sa tempe avant de la reposer.
Elle lui fit la moue. « Tu pars, Tonton ? »
« Pour l'instant, » dit-il, et il ressentit une brève douleur de culpabilité. « Je vais revenir, d'accord ? »
Elle réfléchit et lui fit signe de se baisser. Lorsque le visage d'Edward fut au niveau du sien, elle posa ses deux mains contre sa peau et le regarda dans les yeux, semblant triste. Puis elle lui fit un baiser mouillé sur le nez et dit, « Tu vas me manquer, » avant que l'une de ses amies l'appelle dans la maison gonflable.
Bizarre, pensa Edward alors qu'il se détournait.
Pour une fois, Riley ne lui donna pas l'au revoir froid avant son départ. Au lieu de ça, le petit garçon l'enlaça fermement et s'enfuit rapidement avant qu'Edward puisse remettre en cause l'inhabituelle marque d'affection.
Les enfants étaient d'étranges petites créatures.
Lorsque Edward rentra chez lui il s'assit dans son fauteuil, se sentant mécontent. Il essaya de lire, même de jeter un œil aux rapports du boulot pour se distraire, mais une douleur silencieuse s'était ouverte dans son cœur.
Finalement, Edward renonça à tous les faux-semblants et se laissa glisser dans les émotions sombres qui s'étaient enroulées autour de ses pieds toute la journée.
A vrai dire, son frère lui manquait. Il pouvait prétendre tout ce qu'il voulait, que Emmett était un con ennuyeux et prétentieux, mais à la vérité, Edward savait qu'il évitait son frère parce qu'il lui rappelait trop tout ce qu'ils avaient perdu.
En regardant la fête, Edward avait facilement pu imaginer ses parents là-bas. Vu que son anniversaire était en été, habituellement c'était sa fête qui était organisée en plein air. Carlisle s'occuperait du barbecue, et Esmée serait tout sourire pendant qu'elle s'occuperait des invités de la fête avec des activités.
Mais les enfants d'Emmett avaient été privés de leurs grands-parents avant même qu'ils soient nés... et c'était sa faute.
Passant une main sur ses yeux, Edward essaya d'étouffer la culpabilité et la tristesse. Il se sentait désolé pour lui, c'était tout. Oui, Emmett avait raison. Quand il était plus jeune, Edward avait rêvé d'avoir une femme qu'il aimait et des enfants avec ses yeux.
« Oublie-ça Cullen, » se murmura-t-il durement.
Des rêves brisés et lointains, c'était tout ce que c'était. L'enfant qu'il était quand il rêvait de ça, n'avait pas compris le monde. Edward, dans toute sa gloire grandie, connaissait mieux que de penser à des heureux pour toujours et au rêve américain.
Il n'allait pas être comme Emmett, tomber amoureux d'une jolie femme qui vous filait de doux fantasmes alors qu'elle le trompait de façon répétitive derrière son dos. Victoria trompait Emmett continuellement, Edward le savait avec certitude. Mais elle l'avait piégé avec ses enfants, et Emmett fermait les yeux. Aucun d'entre eux n'était plus fidèle, mais tant que Emmett lui donnait tout ce qu'elle voulait, Victoria le laissait élever les enfants comme bon lui semblait.
Edward soupira, frustré parce que si quelqu'un méritait le rêve de la clôture blanche, c'était Emmett. Son frère aurait pu être un peu du genre tête brûlée, mais il n'avait pas abandonné Edward malgré ses nombreuses, nombreuses erreurs... même celle d'avoir tué leurs parents.
Même s'il pouvait saisir les rêves qu'il avait chéris dans le passé, Edward ne pensait pas qu'il le méritait.
Grondant de frustration lorsqu'il sentit la piqûre des larmes dans ses yeux, Edward se leva rapidement, et se dirigea à grandes enjambées vers la cuisine. Il détestait se sentir comme ça, une autre raison pour laquelle il évitait Emmett et sa famille. Il détestait se sentir si complètement perdu et seul.
Ayant grand besoin d'une distraction, Edward ouvrit la porte du réfrigérateur et en regarda le contenu. Rien n'avait l'air bon. Ouvrant la porte du congélateur, Edward s'arrêta quand il vit la bouteille posait parmi les paquets de légumes surgelés et les Hot Pockets.
Vodka.
Son sang semblait être appelé par elle, sachant par expérience qu'elle avait le pouvoir de noyer toute la douleur et la honte dans un bel oubli. Les mains d'Edward se fermèrent en poings avec la tension de le retenir. La promesse de soulagement était si guérissante que ça lui donna le vertige. Il ferma les yeux hermétiquement, essayant de repousser l'envie intense.
Il échoua.
Moins d'une heure plus tard, la bouteille était presque vide, et Edward était enfin libéré des serres acérées qui s'étaient enfoncées dans son cœur. Il ricana, étourdi par le soulagement.
Edward dut plisser les yeux très fort pour lire les chiffres sur l'horloge du micro-ondes. Minuit et une minute. Putain. Il devait être tôt au travail le lendemain matin.
Se lever s'avéra être un défi, mais Edward n'était rien sauf révolu et il se mit finalement sur ses pieds. Un pied à la fois, Cullen, se rappela-t-il à lui-même, déclenchant une nouvelle vague de ricanements alors qu'il trébuchait en avant, atterrissant lourdement contre son mur.
Il était ivre. Ivvvrrrrreeee. Et c'était si bon. Bon sang, pourquoi il avait remis ça ?
Ses parents. Ils devaient avoir tellement honte de lui en ce moment.
Ce fut cette pensée qui eut pour effet de distraire la concentration d'Edward. Son pas faiblit et il balla en avant. Son corps tomba à une vitesse vertigineuse. La chute dura assez longtemps pour qu'il sente la précipitation froide de la peur alors qu'il tombait, la tête la première, du haut des escaliers. Puis, il ne sentit plus rien du tout.
Et voilà pour ce premier chapitre, le commencement de tout :P
J'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à me faire part de vos avis, de vos théories ou même à me poser vos questions, je n'attends que ça^^
Je vous dis à vendredi sur 'My Facebook Reunion Traduction' ;)
Gros bisous
