LittleRainbow : Bonjour, comme je n'ai pas le temps de parler, je l'écris directement ici. Yay ! Apparemment cette fic continue ! J'avais oublié à quel point c'était marrant à écrire ! Je vous remercie pour vos commentaires et reviews, parce que sans eux, j'aurais déjà arrêté … Comme pour le chapitre précédent, celui-ci est d'abord posté sur Fanfiction. Net, puis sur fanfic-fr. Net. Je ne sais pas faire autrement, désolée :S

Sans plus attendre, voici un long chapitre rien que pour vous ! (15 pages :3)

Aussi, maintenant, les mots en anglais sont en italique. Why? Because I said so!

Chapitre 12 : Karma

- Ça n'ira jamais ! lui cria Bakura.

- Mais si ! répondit Amane, tu prends le train à King's Cross, en prenant the Underground à Victoria Station juste avant !

- Et la douane alors ?

Normalement, Bakura aurait utilisé son Anneau du Millenium pour se rendre invisible afin de quitter le pays incognito … Mais la situation actuelle ne lui permettait pas ce genre de solution.

- Pour la douane, continua Amane, tu fais comme si tu partais en voyage.

- C'est un plan de merde, petite … ricana Bakura en se frottant les bras pour se réchauffer.

Le désavantage de la bibliothèque d'Amane, c'était qu'il y faisait très froid. La fillette avait, par habitude, pris un gros pull en laine bleue ciel, mais Bakura, lui, était venu en simple t-shirt blanc. Ils élaboraient un plan pour que Bakura puisse quitter l'Angleterre sans frais, ou peu, et surtout le plus rapidement possible.

- J'ai une idée, dit Bakura sur un ton neutre, je m'incruste dans un groupe d'étudiants en me faisant passer pour l'un d'entre eux …

- Non, les douaniers comptent les gens dans un groupe …

- J'en enferme un dans les toilettes, et je le bâillonne pour prendre sa place …

- Non, Bakura, ce ne serait pas gentil pour lui.

- Tu me prends pour qui ? rétorqua-t-il.

- Pour un gamin perdu dans le passé.

- Ha ha, je suis mort de rire …

Amane referma sa carte du métro et se frotta les tempes, geste qu'elle faisait avec sagesse1. Il devait être vers les onze heures du soir, et ils avaient tous deux école le lendemain.

- 'Kura … Je crois qu'il vaut mieux aller dormir pour l'instant, on a …

- Comment tu viens de m'appeler ? demanda Bakura après qu'un frisson lui ait parcourut l'échine à ce surnom qu'il aimait tant, surtout parce qu'il avait été trouvé par Marik.

- Euh … 'Kura, pourquoi ?

Le garçon plissa des yeux, voulant caché qu'il était nostalgique.

- C'est comme ça que m'appelait Marik …

- Oh … Euh … Je suis désolée …

- C'est rien … répondit Bakura ne voulant pas paraître trop émotif. De toute façon, continua-t-il, ça ne fait pas le même effet quand c'est toi qui le dis.

C'était vrai, sortant de la bouche de l'égyptien, ces surnoms lui réchauffaient le cœur presqu'autant qu'ils l'énervaient et lui donnaient envie d'écraser la tête de Marik contre le mur.

- Ah bon ? demanda Amane, et ça te fais quel effet ?

Bakura rougit légèrement avant de répondre froidement :

- C'est pas tes oignons.

- Du calme, je demandais, c'est tout …

- Bah la prochaine fois, tu fermes ta gueule.

- Ça va, j'ai compris, reste poli. Tes sentiments pour Marik sont un sujet tabou.

Bakura s'énerva de plus belle :

- Qu'est-ce qui te fais croire que j'ai des sentiments pour lui ?

Amane leva un sourcil.

- Pourquoi tu t'énerves ? Je parlais des sentiments au premier sens, c'est-à-dire « les émotions » comme « l'amitié ». Concepts qui te sont étrangers apparemment …

Bakura grogna. Il ne savait pas pourquoi il avait répondu si violemment, mais il ne sentait pas d'humeur à s'excuser non plus. En fait, il avait juste envie d'être méchant … Il était tard pour son petit corps, et il se sentait d'humeur à emmerder les gens.

- T'es quand même une fille vachement chiante … lui dit-il en japonais.

- Et toi, t'es un gros nigaud, répondit-elle en italien.

- Tu parles italien maintenant ? demanda-t-il en arabe.

Bien qu'Amane ne comprenait pas l'arabe, elle lui répondit en français :

- Ne me casse pas les couilles.

- Je ne parle pas français, fit-il en anglais, mais je sais ce que ça veut dire … D'ailleurs, depuis quand tu parles si vulgairement ?

- Comment ça, vulgairement ? Ça ne veut pas dire « laisse-moi tranquille » ?

- Nan, ricana Bakura content de savoir quelque chose qu'Amane ignorait.

Il lui traduit la phrase en anglais, et elle rougit en se mordant la langue.

- Il semblerait qu'il y ait un défaut dans ton étude … dit Bakura.

- Je le sais … J'enregistre, un peu comme un robot, si on me dit quelque chose d'incorrect, c'est enregistré quand même …

- Donc tu ne sais pas réfléchir …

- C'était de la naïveté, ça … Une adulte m'a dit ce que ça voulait dire et j'ai fait confiance …

- Tu devrais apprendre à vérifier tes sources. Dit Bakura, tu ne peux faire confiance à personne.

- Les gens ne sont pas tous d'horribles personnes, tu sais …

- Most of them, aniway … répliqua Bakura en baillant.

- À force d'être méchant comme ça, le Karma te jouera des mauvais tours …

- Je ne crois pas au Karma.

Il avait eut une conversation similaire avec Marik il n'y avait pas si longtemps.

Il étira ses bras au dessus de sa tête et gémit en entendant les os de Ryou craquer. Enfin « gémit » … Ça ressemblait plus à un ronronnement de chat …

- Tu ronronnes, minou ? le taquina Amane.

- Tu ferais mieux de la garder fermer … Tu risques de prendre mon poing sur la figure …

- Ce que t'es susceptible … dit Amane en soupirant et en roulant les yeux.

Elle avait rangé toutes ses affaires et s'apprêtait à quitter la pièce.

- Et toi t'es une grognasse, répondit Bakura en ouvrant devant la fillette. Il lui claque la porte au nez et s'enfuit à pas légers dans sa chambre.

- Qui est le grognon ? se demanda Amane.

Dans la chambre de Ryou …

Bakura se mit en caleçon et s'allongea dans son lit. Il essaya en vain de trouver le sommeil. Ses pensées vagabondaient un peu trop à son goût … Il se souvenait avoir entendu que s'il on n'arrivait pas à dormir, c'était parce qu'on était éveillé dans le rêve de quelqu'un d'autre. Pour savoir de qui il s'agissait, il suffisait de fermer les yeux, le premier visage venant à l'esprit était l'élu. Bakura ferma les yeux et vit …

- Marik … murmura-t-il.

Immédiatement, Marik lui était venu à l'esprit. C'était surement parce que Marik l'obsédait ces temps-ci. Enfin, retrouver Marik l'obsédait. Il n'était pas du tout obsédé par l'égyptien, ne confondons pas les choses, il ne voulait le retrouver que pour … que pour … Une excuse, vite … Que pour le pari ! Yes, pour le pari uniquement !

C'était une excuse de merde …

Comment pourrait-il s'intéresser à Marik, aniway ? Mis-à-part son corps, ce garçon était d'un ennui … Toujours à crier de sa voix nasillarde, à se plaindre, à chanter, à hurler … Urgh, de trop pour Bakura. Mais son corps était là … Cet énergumène à la peau bronzée, au ventre plat et musclé faisait frémir Bakura, et il en avait même tiré une leçon : L'avantage d'être gay, c'est que tout les beaux gosses jouent dans la même équipe …

Un souvenir revint à l'esprit de Bakura alors qu'il plaçait ses bras sous sa tête pour se mettre dans une position plus confortable.

Un jour d'ennui …

- Dis-moi, Fluffy …

- Hmph ?

- Tu dors ?

- Tu me réveilles pour me demander si je dors ? Abruti …

Bakura se rassit dans le canapé, il s'était endormi devant le film Monstres et Compagnie dont Marik avait la cassette. Oui, la cassette, il était temps de s'acheter un lecteur DVD …

- En fait, commença Marik, ce film m'a fait réfléchir …

- Je ne savais même pas que tu savais faire ça … rétorqua Bakura.

- Je me pose des questions … continua l'égyptien sans même répondre à la boutade de Bakura. Tu crois que … Qu'une force cosmique force les méchants à perdre parce qu'ils sont méchants ?

- Tu parles de Dieu ?

- Je parle du Karma.

- Oh, alors non. Répondit immédiatement Bakura en remettant un des coussins en place.

- Pourtant … Ça parait logique … Prenons mon père pour exemple, c'était un connard, il est mort comme tel. Pareil pour Pegasus, et même pour toi de retour en Égypte il y a 5000 ans …

- Pegasus n'est mort que dans le manga, donc pas dans notre univers, et je n'étais pas un connard, Marik.

- Un peu quand même …

- Ouais … répondit Bakura, un peu quand même …

- Ça veut dire … qu'on ne gagnera jamais !

- Huh ?

- Le Karma va s'acharner sur nous ! Paniqua l'égyptien, on va perdre !

- Bien sûr qu'on va perdre, Marik, les méchants perdent toujours …

- Pardon ? S'étrangla Marik.

- Ne me dis pas que tu es entré dans le business des super-vilains sans savoir ça !

Marik s'agita dans le canapé :

- Ça veut dire que dans tous mes mangas, le méchant perd ?

- Ouaip.

- Merci de m'avoir gâché la fin !

- Tu poses la question !

- Fallait pas y répondre !

- Et puis comment Monstres et Compagnie t'as fait penser à ça pour commencer ?

Marik se leva, et sembla se frotter les yeux comme pour cacher des larmes naissantes. Bakura roula ses yeux, ce gamin n'allait pas se mettre à pleurer quand même … Mais heureusement, Marik se dressa fièrement et dit :

- Si on perd, je ne veux pas être un méchant !

Bakura resta bouche bée un instant, il reprit ses esprits pour lui répondre :

- Marik, être méchant, ça veut dire perdre et se venger … Tu ne veux pas te venger ?

- Si mais … Je ne veux pas perdre …

L'égyptien s'apprêtait à bouder, Bakura pouvait le voir dans sa manière de croiser les bras et de faire ressortir sa lèvre inferieur, une attitude si mignonne qu'elle donnait envie de voir Marik bouder plus souvent … Enfin, si cela n'impliquait pas de l'entendre crier juste après …

- Ça veut dire qu'on va perdre dans cette fanfiction ?

- Non, là c'est différent, on est les héros.

-Quoi ?! s'écria Marik, mais je ne veux pas être le héros !

- Guh ! Tu viens de dire que tu ne voulais plus être le méchant !

- Je préfèrerais être … Je sais pas moi … Un antihéros ou quelque chose comme ça …

- Comme Kaiba ? demanda Bakura.

- Ouais … confirma Marik, les antihéros ont du bol parce que, ils ont beaux être les plus grands des connards, ils sont gagnants à la fin de l'histoire …

- Arrête-toi là … Tu veux devenir comme Kaiba ?

- Oui.

- T'as un problème, Marik …

- Quoi ? Comment ça ?

- Cherche l'erreur dans la phrase « Marik Ishtar veut devenir comme Kaiba. »

- Facile : « Marik Sebastian Ishtar le Troisième du nom veut devenir comme Kaiba. »

-Grandis un peu …

- Jamais ! répliqua Marik.

- Tu ne deviendras pas un antihéros …

- Mais je ne veux pas subir le Karma ! Pleurnicha Marik.

- Le Karma, ça n'existe pas !

- Alors pourquoi tu m'as dis que les méchants perdent toujours ?

- C'est le cas, mais ce n'est pas le Karma, c'est les auteurs qui préfèrent les héros de l'histoire.

- Le Karma n'existe pas ? demanda Marik d'une petite voix à la « chibitalie2 ».

- Non, pas plus que le Lapin de Pâque, et je vais te le prouver …

- Le Lapin de Pâque n'existe pas ? s'indigna Marik, alors qui apporte les œufs dans le jardin ?

- Les parents …

- Oh ! Je comprends pourquoi je n'en avais jamais … Je n'avais pas de parents … Ni de jardin … Ni la bonne religion …

- Pour en revenir au Karma, je vais te prouver que cela n'existe pas.

- Et comment tu comptes t'y prendre ? demanda le blondinet.

- Facile …

Bakura se leva et s'approcha de Marik, un regard malicieux sur le visage. Soudain, sans crier gare, il leva le poing et donna un coup dans la mâchoire de Marik, qui tomba sur les fesses.

- Argh ! Cria l'égyptien, pourquoi t'as fais ça ?

- Je viens d'être méchant, et rien ne m'arrive …

Marik se leva en se tenant la joue :

- Si j'ai une marque, 'Kura, je jure sur Ra que tu vas passer un sale quart d'heure !

- Toujours pas de Karma …

- Je te frapperais avec mes abdos !

- Où es-tu Karma ?

- Mon poing fait d'abdos …

- Marik, je crois que je viens de te prouver que le Karma n'existe pas.

Sur ce, Bakura se tourna pour se rendre jusqu'au canapé, quand son petit doigt de pied heurta la table basse. Immédiatement, les larmes lui montèrent aux yeux.

- Son of a bitch ! hurla-t-il, comment j'ai fait pour me cogner ? On n'a même pas de table basse !

Il alla s'assoir et se massa l'orteil. Marik se mit à chantonner :

- Le Karm-

- Shut your face, Marik !

-La phrase correcte c'est « Shut your mouth » …

- Bugger off !

- Non, c'est « fuck off » …

Bakura lui offrit un regard plein de haine :

- Grrr … fit-il.

- Tout doux, chaton, ne mords pas … le prévint Marik.

- NOT A BLOODY KITTY !

- La leçon du jour est donc : Si tu veux recevoir quelque chose, soit gentil ! Dis, Bakura, tu ne trouves pas que ça fait hypocrite comme leçon du jour ?

Retour dans la chambre de Ryou

Bakura sourit à ce souvenir, ça c'était passé il y avait à peine un mois, mais ça lui paraissait être « le bon vieux temps » … Le Karma était-il une chose réelle ? Et si tout ça ne lui arrivait qu'à cause du Karma ? Sur cette pensée, il s'endormit.

À l'école le lendemain …

- Maintenant les enfants, vous coloriez le nombre de carré qu'il y a au dessus de la barre de fraction. Comment appelle-t-on ce chiffre ? … Ryou ?

Bakura chercha dans les souvenirs de Ryou comme il le faisait dans le futur … Sauf que rien ne vint, c'était comme si l'esprit de Ryou n'était pas accessible … Mais c'était logique, puisque Ryou n'était pas dans le même corps que lui … Le partage de souvenir – et par partage il entendait vol, était impossible.

- Le numérateur ? tenta Bakura.

Après tout, il n'avait jamais été à l'école, ça ne servait pas à grand-chose durant son temps en Égypte … Il n'avait appris à lire que pour pouvoir déchiffrer ce qu'on appelait mots sur ses cartes Yu-Gi-Oh! …

- Exact ! Je suis fière de toi Ryou, tu as fais beaucoup de progrès !

- Ouais … marmonna Bakura, peu importe …

L'institutrice ne releva pas, et se contenta de reprendre ses explications, mais Bakura décrocha.

Pourquoi était-il ici ? Enfin, pas dans le passé, mais à l'école … Il avait plein de truc à faire tant qu'on est gosse … Genre crever les pneus de voiture sans aller en prison …

Après une éternité, la cloche sonna la fin des cours. Bakura se mit à rassembler ses affaires, et se leva. Il vit qu'il était le seul restant dans la classe, tous les autres élèves s'étant précipités vers la sortie. Quelle bande de gamin stupide … Il ne restait plus que l'instit, et elle lisait un document.

- Ryou ? Appela-t-elle.

- Quoi ? demanda Bakura ne demandant qu'à quitter le local.

- Je vois qu'il manque ton inscription pour le voyage scolaire …

Un voyage scolaire ? Où ça ?

- Ah bon ?

- Oui, nous partons à Paris dans trois jours, comme tu le sais déjà et …

- Quoi ? On part à Paris ? s'exclama Bakura en s'étranglant.

C'était l'opportunité parfaite de quitter le pays ! Il devait absolument s'inscrire ! Le Karma n'existait pas, il avait été un enfoiré envers Amane, et maintenant, le voyage à Paris lui tombait tout cuit dans la bouche !

- Ryou, on en parle en classe depuis près d'un mois maintenant, n'as-tu pas payé attention en cours ?

Si c'était plus intéressant que savoir compter, peut-être aurait-il écouté …

- De toute façon, dit-elle, tu ne peux pas y aller, et donc je voulais te donner du travail à la maison, pour toi et ta sœur, qui ne s'est pas inscrite non plus.

- Huh ? Mais si je m'inscris maintenant je peux y aller, non ? s'exclama Bakura.

Non ! Ça ne devait pas tomber à l'eau !

- J'ai bien peur que non, il faut réserver pour pouvoir monter sur le bateau …

- Plouf …

- Pardon ?

- Ça vient de tomber à l'eau …

Sur le chemin du retour

- Et cette pute m'a donné des tas d'exercices pour les cinq jours où ils s'en vont à Paris …

- Calme-toi, Bakura, lui dit Amane en lissant son uniforme, moi aussi j'en ai mais j'te les ferais si tu veux.

- Tu m'prends pour un con, ou quoi ? J'sais compter jusque cinquante, for fuck sake

Comment une telle opportunité avait-elle pu lui passer sous le nez ? Et qu'on ne lui parle pas de Karma …

- Hey, morveuse ? demanda Bakura.

- Hn ?

- Pourquoi Ryou et toi n'étaient pas inscris ?

- Oh, parce qu'il y avait une visite chez Grand-mère de prévue pendant les jours de voyage.

Bakura soupira … Qu'il est été gentil ou non, tout ce serait quand même dérouler de cette façon, puisque le voyage n'avait pas été prévu. Bakura : 1, Karma : 0.

Ils arrivèrent à la maison et Bakura se rendit immédiatement dans sa chambre, Amane le suivit, mais il lui claqua la porte au nez. Roulant des yeux, elle entra et vit qu'il était déjà allongé sur son lit. Le garçon avait l'air de réfléchir.

- À quoi tu penses ? demanda Amane curieuse.

- Ça ne te regarde pas.

La fillette roula une nouvelle fois des yeux. Typiquement Bakura … Pourquoi devait-il être si renfermé sur lui-même ? Elle ne voulait que l'aider … Il se releva d'un coup.

- J'ai une idée !

À l'école, deux jours plus tard …

Bakura s'assit calmement sur sa chaise. Il avait exécuté des plans bien plus horribles, et honnêtement, la seule différence c'était que cette fois-ci, il s'agissait d'enfants.

L'institutrice entra dans la classe, le visage grave.

- Les enfants, j'ai une mauvaise nouvelle, Tim et Jirry, les deux frères en deuxième année sont portés disparus depuis hier soir.

Beaucoup d'enfants écarquillèrent les yeux, d'autres inclinèrent la tête.

- Ça veut dire quoi « porté disparu » ? demanda un des idiots du premier rang.

- Cela signifie qu'ils sont dans un endroit inconnu loin de leurs parents.

Ils n'étaient pas si loin que ça, pensa Bakura, dans un bunker sous terrain derrière chez-eux … Au moins ils avaient à manger, même si cela datait de la seconde guerre mondiale …

- Ça veut dire qu'il y a deux places de libre pour le voyage à Paris ? demanda Bakura sans émotion dans sa voix.

L'institutrice soupira.

- Comment tu peux penser à une chose pareille dans un tel moment ? Si cela se trouve, ces pauvres enfants se sont fais kidnappés !

- Je ne suis qu'un enfant, je réfléchis pas …

- On en reparle en fin d'heure de cours, Ryou. En attendant, nous allons lire des articles sur la pédophilie. Je pense qu'il est important pour vous de savoir qu'on ne doit pas faire confiance à n'importe qui …

Et l'heure s'écoula tandis que Bakura ne fit que somnoler. La cloche sonna enfin, et une nouvelle fois, les élèves se précipitèrent vers la cour de récréation.

- Ryou, je peux te parler ? demanda l'institutrice.

Le garçon hocha la tête et se mit en face du bureau de la femme.

- Donc, comme tu le sais, deux places se sont libérées pour le voyage à Paris.

- Oui … Et vous vouliez me proposer d'y aller c'est ça ?

- Non, pas vraiment …

- WHAT ? cria Bakura.

Son plan était parfait pourtant ! Juste caché Tim et Jirry ! Il voulait leur casser les jambes à l'origine, mais s'était abstenu en se souvenant qu'il ne s'en prenait pas aux enfants …

- Je te trouve bien étrange ces temps-ci … Tu réponds, tu te bats et tu ne fais plus tes devoirs aussi soigneusement qu'avant. C'est pourquoi ta sœur ira à Paris, ainsi qu'un autre professeur.

Le cœur de Bakura s'arrêta. Comment pouvait-elle lui faire ça ? Il la regarda dans les yeux, voulant lui hurler sa rage au visage, mais il remarqua quelque chose dans le regard de sa prof …

Elle le testait. Il en était sûr maintenant.

- Bien, madame, répondit Bakura. Je vous promets que je ferais des efforts dorénavant.

Elle lui sourit.

- Fort bien, ça c'est le Ryou que je connais … Maintenant, je voudrais que tu me dises ce qu'il ne va pas. Pourquoi es-tu si agressif ?

Euh … Bon, un mensonge … Vite …

- C'est mon meilleur ami … confia Bakura en prenant une mine désolée. Il a déménagé la semaine dernière, et je me sens triste sans lui … Il habite Paris maintenant …

C'était un bon mensonge, presque réel … Soudain le téléphone de sa prof se mit à vibrer dans sa poche. Elle le regarda, puis le posa sur la table. Bakura regarda son fond d'écran, une simple phrase écrite sous un arc-en-ciel : Yaoi, taste the Rainbow!

C'était sa chance ! C'était une fangirl ! C'est vrai qu'elle avait l'air jeune, avec sa peau lisse et ses grands yeux verts, ainsi qu'avec ses longs cheveux bruns qui tombaient en grosses boucles jusqu'à ses reins. Elle portait aussi une fleur dans les cheveux. Elle devait avoir vingt-cinq ans à tout casser.

Elle tourna à nouveau son attention vers son élève.

- Et je crois … continua Bakura, que je …

- Que tu … ?

- Que … Je suis amoureux de lui …

À en juger par le sang coulant du nez de son instit, Bakura avait vu juste. Elle sortit un mouchoir arc-en-ciel déjà taché de sang de la poche de sa robe verte et s'essuya le nez avant de répondre :

- Tu … Tu en es sûr ? Comment tu le sais ?

- Je … Je crois que c'était sa manière de me regarder … Toujours bienveillant, alors qu'il essayait d'être un gros dur. Et quand il sourit … Il illumine la pièce …

Alors qu'il parlait, le visage de Marik se dessinait clairement dans sa tête. Il le voyait bouder, rire, chanter, danser … Et soudain, une sorte de chaleur lui emplit le cœur … Et si c'était plus que de l'attirance physique ? Tombait-il vraiment pour Marik ?

- Et … demanda la femme, tu ressens quelque chose dans ton cœur ? Comme des papillons ?

- Oui, comme si mon cœur s'arrêtait … et après, je sens tout mon corps se réchauffer …

Elle porta de nouveau son mouchoir à son nez. Il était temps pour Bakura de l'achever. Il allait la mettre chaos avec cette simple phrase :

- Et avant de partir, il m'a embrassé sur la bouche.

Elle s'évanouit.

À la maison …

- Donc, la morveuse, ont a le droit d'aller à Paris ou pas ?

La seconde partie du plan était sous le joug d'Amane, qui devait convaincre les parents de reporter la visite chez Grand-Mère.

- Yep, tout est arrangé, j'ai pleuré et parler de mon grand-rêve parisien et tout le tralala …

- Good. Tu vois, j'te l'avais dis que c'était des conneries le Karma …

Amane soupira :

- Ce n'est pas parce que rien ne t'es arrivé, qu'il n'est rien arrivé à une personne proche de toi … Et étant donné que tu ne connais que Marik …

- Tu veux dire que mes mauvaises actions peuvent retomber sur Marik ?

Bakura écarquilla les yeux tout en mettant un t-shirt dans la valise qu'il préparait pour partir.

- Oui, c'est pour ça qu'il ne faut pas être égoïste … dit Amane en se levant du lit de Ryou. Bon, je vais faire ma valise … enfin, mon sac pour pouvoir partir avec toi.

- Non.

- Pardon ?

- J'ai dit non, fit Bakura. Tu ne viens pas avec moi, c'est trop dangereux.

Amane leva un sourcil.

- Tu t'inquiètes pour moi, maintenant ?

Bakura rougit et se mit sur la défensive :

- Pas du tout ! C'est juste que tu serrais dans mes pattes, t'es super gênante !

- Je suis la seule de nous deux qui parle français !

- Si tu considère « Tu me casses les couilles » comme du français …

- Oh, ça va … En dehors de ça, je sais parler !

- Je t'ai dit non, morveuse, maintenant dégage.

Amane quitta la chambre comme une furie ou une fille en période de règle, same thing, really …

Elle se rendit dans sa chambre et prépara sa valise et un sac de voyage. On verra bien si elle l'accompagnera ou pas … Il ne lui restait plus qu'a nourrir le chat pour deux semaines, et de commencer sa traverser de la France avec Bakura …

Lexique :

Et elle se frotta les tempes, geste qu'elle faisait avec sagesse1 : cette phrase ne veut rien dire …

Chibitalie2 : Personnage d'Hetalia (J'ai explosé de rire en relisant, parce que ce chapitre était écrit depuis un bon moment, et que lire le nom de Chibitalie m'a fait bizarre ...)

LittleRainbow : Voilà, j'espère que ça vous a plu !

Ego : Et bonjour, j'étais parti pisser pour la note du début.

LittleRainbow : La suite sortira quant elle sortira, mais n'oubliez pas de commenter, parce que ça me fait écrire plus vite !

Ego : Et parce que ça me nourrit, sérieux, j'crève de faim …

LittleRainbow : Désolée pour les références Hetalia, mais bon, j'suis fan alors voilà …

Ego : C'est vrai que l'instit me dis quelque chose … C'est parce que c'est Hongrie, pas vrai ?

LittleRainbow : *rougit* Bah quoi ? J'ai pas le droit ? Dans une de mes fics Hetalia, les écoles s'appellent Thiefshipping et Prideshipping ! Les directeurs sont Bandit Keith pour Thiefshipping, et Kaiba pour Prideshipping …

Ego : Tes passions se mélangent …

LittleRainbow : Hey ! J'ai pas encore parlé de Glee …

Ego : Tu parles, tu passes tes journées à dire « Oh ils chantent ça dans Glee … »

LittleRainbow : Ça fait deux ans que je fais ça …

Ego : Oui mais maintenant tu ajoutes « IL EST MORT ! » et tu pleures …

LittleRainbow : CORY ! IL EST MORT ! … Sérieusement, c'était un excellent acteur, et toutes mes condoléances à sa famille et a ses amis.

Ego : Voilà ce qui arrive quand on se drogue …

LittleRainbow : EGO ! Ça n'se fait pas ! C'est encore trop tôt …

Ego : Et regarde :D

LittleRainbow : Quoi ?

Ego : Bah, c'est Cory - :D

LittleRainbow : J'comprends pas …

Ego : Cory - :D Cory plus - :(

LittleRainbow : C'est pas drôle ! IL EST MORT ! *pleure dans le coin emo*

Ego : *met Flyleaf « In The Dark » à fond* Tien, de l'Emo Rock … Déprime un bon coup …

LittleRainbow : *chante* I hide myself, in the dark, in the dark in the dark … I use to be afraid, of the dark, of the dark, of the dark … (sérieux, obsédée par l'horreur et le trash en ce moment, je fais des cauchemars toutes les nuits, j'me réveille en pleurant, mais j'adore ça …)

Ego : Complètement cinglée … Je dis au revoir alors ! Bye les gens, et des p'tits coms pour ma génialissime présence !

LittleRainbow : *crie de loin* Plus de référence à Hetalia !

Ego : Hey, j'étais comme Prusse avant même de connaître son existence, merci ! *sors en claquant la porte*

LittleRainbow : Et ne claque pas les portes ! Bon, qu'est-ce que je faisais moi ? Ah oui ! Je jouais à The Witch's House, il est temps de se faire peur …

P.S : Jouer à ce jeu RPG sur PC, 2h de jeu grand maximum, et graphisme à la Pokémon, mais putain que ça fout les boules … Téléchargeable gratuitement, et facilement :)