A/N : Euh … Salut ? Oui, je suis en vie … Ça fait quoi ? 15 mois ? J'espère que vous allez bien ?
Hé hé hé … C'est gênant …
Mais euh … Vous allez probablement devoir relire la chose depuis le début pour continuer … Alors je m'excuse parce que je sais pas ce que je fumais à l'époque, mais j'étais drôle … C'est fini tout ça …
Mais ouais, j'ai rencontré une fan en ligne et elle m'a convaincu de continuer … Alors … Merci Youna-chan !
Bonne lecture ! Je crois …
Chapitre 13 : Comme un petit manque de toi
- Il faut qu'on bouge, dit Anam en s'écartant de Marik.
Le garçon la regarda sans comprendre tout en frottant ses yeux. Il était toujours aussi fatigué, et n'était pas sûr de pouvoir marcher. Il tourna ses grands yeux violets vers la jeune fille et secoua la tête.
- Je veux pas !
Il se sentait d'humeur à piquer une crise. Le problème, c'était que cela allait être beaucoup moins marrant sans Bakura avec qui se chamailler. L'égyptien fronça du nez en réalisant qu'il pensait beaucoup trop à l'esprit de l'Anneau en ce moment … et ce n'était pas comme d'habitude … Il sentait comme des papillons dans l'estomac quand son visage lui passait dans la tête.
- On n'a pas le choix Marik ! Les hommes qui mettent d'autres hommes dans des cages peuvent arriver à n'importe quel moment !
- Euh … tu veux dire la police ?
- J'en sais rien, je sais pas comment leur groupe s'appelle !
Elle semblait sincère, et pour la première fois depuis qu'il avait rencontré Anam, Marik se sentit en insécurité. Comment cela se faisait-il que cette jeune femme ne savait pas ce qu'était la police ? Elle avait vécu dans une grotte ou quoi ?
- En tout cas, il faut qu'on parte. Je ne sais pas trop ce que tu veux faire, mais il faut que j'aille au nord.
- Moi aussi ! T'as une boussole ?
- Un bou-quoi ? fit Anam en fronçant les sourcils avant de secouer la tête. C'est pas important, j'ai- Je veux dire, tu as l'Anneau maintenant, il peut nous mener là où je veux aller !
Le garçon savait qu'il devait se méfier, Anam en avait après les objets. Tant qu'elle ne pouvait pas les toucher, cela devrait aller. L'égyptien tenta de se lever, et réalisa que la douleur était supportable. Il fit quelques pas en grinçant des dents. C'était pas possible …
- On quitte ce cactus et on va à la civilisation ! cria Anam en levant un poing en l'air.
- Ah ha ! On est bien sur un cactus !
Il allait pouvoir dire à Bakura qu'il était possible de construire une cabane dans un cactus, et une fois de retour dans le futur/présent il en construirait une ! Ça n'allait pas être évident de trouver un cactus assez grand dans Domino City, mais il trouvera bien un moyen … Après tout, le monde entier est un cactus. Il est impossible de s'assoir.
Laissant ses références musicales douteuses sur le côté, Marik leva les yeux vers Anam.
- Je vais pas pouvoir marcher …
Elle serra les dents.
- Je m'en doutais … T'es sûr que tu peux pas avancer ?
- Je viens de me faire déchirer la boîte à caca, qu'est-ce que tu crois ?!
L'égyptien trouvait la jeune fille bien égoïste. C'était chouette quand c'était Bakura, mais chez les autres …
Arrête de penser à Bakura ! se dit-il. Il sera certainement dégouté de toi une fois qu'il découvrira ce qu'il t'est arrivé ! T'es incapable de te défendre !
Marik hocha la tête pour montrer son accord avec la voix dans sa tête. La voix dans sa tête était celle d'Eddy Murphy … C'était une étrange conscience.
Dépêche-toi de guérir et va sauver la princesse Fiona ! fit la voix d'Eddy Murphy.
Le petit garçon souffla un grand coup et fit un pas en avant. Cela lui faisait souffrir le martyr ! Il se pencha pour ramasser l'Anneau et sa Baguette et eut l'impression de se faire déchirer en deux. Il s'effondra sur le sol en criant et prit sa tête entre ses deux mains pour se calmer alors que des larmes coulaient sur ses joues.
Il était pathétique. Misérable. Faible. Pleurnichard. Anam s'avança vers lui et s'accroupit à ses côtés. Cela fit presque rire Marik lorsqu'il put apercevoir la culotte de la jeune fille. Bakura serait fier de savoir qu'enfin il avait vu sous les jupons d'une fille. Et techniquement, il avait huit ans, c'était même précoce !
Il sourit et réalisa qu'il n'avait plus mal.
- Huh ?
Il fronça les sourcils et écarta les jambes. Plus rien.
- Par Râ ! s'exclama Anam.
Elle regardait entre les jambes du petit garçon ?
- Hey ! Je sais que t'es impressionnée par ma masculinité et tout ça, mais tu peux fermer la bouche.
Anam secoua la tête et lui dit que ses fesses étaient en or.
- Je sais ça ! J'ai un fessier de top model ! Il est particulièrement sexy dans du cuir.
Marik était fier de ses muscles. Anam soupira et pointa son doigt vers le bassin de Marik qui pencha la tête pour voir que « oh surprise~! » Ses fesses brillaient !
Il regarda sans comprendre puis releva la tête. Il regarda ses mains et vit que l'Anneau brillait du même éclat. Il comprit immédiatement.
- Merci le Bakura Chiant !
- De rien.
- Mais ne dis à personne que t'étais dans mes fesses, ça fait gay.
- Huh …fit Anam. Okay … J'comprends pas trop mais huh … Ça va mieux ?
- Mes fesses sont en or ! Ça pourrait pas aller mieux !
Juste quand il eut dit ceci, l'éclat diminua avant de disparaître entièrement. Il n'avait plus mal, et honnêtement, il se sentait beaucoup mieux dans sa peau.
Mais pas dans ta tête, dit Eddy Murphy.
Marik grogna puis se leva. Il ne lui restait plus qu'à trouver Bakura ! Il mit l'Anneau autour de son cou et brandit sa Baguette en l'air comme Link le faisait dans ses jeux vidéo de la mort qui tue. L'égyptien regrettait que la Wii n'avait pas encore été inventée, il se sentait d'humeur à faire un Just Dance avec Bakura qui se contenterait de l'observer danser en disant qu'il n'avait aucun sens du rythme, et Marik lui dirait que son corps suffisait et Bakura dirait des trucs de Bakura en rougissant et en regardant son magazine d'arme à feu et …
- On peut y aller, dit Marik.
Il devait se contrôler, arrêter de penser autant à Bakura … Si ça se trouvait, il s'amusait comme un fou tout seul à Londres … Où alors il râlait parce que son Anneau n'était pas arrivé à bon port … Marik espérait que Stuart lui avait donné son message mais … Et si Bakura s'en fichait ?
Il s'en fiche, t'es trop pathétique pour lui !
- Tais-toi, l'Âne !
Anam regrettait visiblement de lui avoir sauvé la vie. Il devait avoir l'air d'un fou. Il l'était probablement et cela lui faisait plaisir. Dans les films, les méchants fous étaient toujours les plus charismatiques ! Marik avait du charme ! Et c'était encore mieux avec l'accent anglais ! Du coup Bakura et Marik étaient les meilleurs méchants de l'histoire de l'humanité, c'est prouvé.
- Suis-moi, Marik, dit la jeune fille en descendant le long de l'échelle en essayant de retenir des petits bruits de douleur.
En la suivant, l'égyptien comprit que les épines du cactus lui rentraient dans le bout des doigts. Il décida qu'il n'aurait jamais de cabane dans un cactus. Il s'en servirait peut-être d'une comme prison pour le Pharaon … Marik était certain que cet idiot de Pharaon ne voudrait pas abîmer les mains dont il avait besoin pour jouer aux cartes et être un héros.
Une fois sur le sol, Anam lui prit la main comme le ferait une grande sœur. Marik rougit en pensant à Ishizu. Il ne savait pas si ce que la « police » avait raconté était vrai, et si sa famille était bel et bien massacrée. Il espérait que c'était faux, que rien n'était arrivé. Il ne savait pas comment il ferait pour vivre dans le futur/présent sans Ishizu et Odion …
Même si Odion était vraiment nul comme méchant … Il avait cette obsession bizarre pour les Bisounours et répondait aux ordres de Marik. Dommage qu'il ne s'appelait pas Steve …
Il releva la tête quand Anam se mit à le tirer vers l'avant. Contrairement à ce que pensait Marik depuis l'intérieur du cactus, ils n'étaient pas au milieu de nulle part. Une petite ville était visible à l'horizon, les buildings hauts et fiers dans le ciel où le soleil se couchait, allongeant les ombres et rafraichissant l'air.
Les nouveaux compagnons se mirent à marcher, et Marik se dit qu'il ne pouvait pas faire confiance aussi facilement à Anam. Elle pouvait toujours le poignarder dans le dos, et il ne voulait pas accorder sa confiance à une fille qu'il venait à peine de rencontrer et qui avait l'air d'avoir sa propre direction en tête.
Une fois au milieu de la ville, Anam les conduisit jusqu'à un petit marché. Elle regarda à droite et à gauche puis se pencha vers Marik.
- T'es plus petit que moi, essaie de choper des trucs pendants que je distrais les marchands.
- Ooouh ! On fait les voleurs et tout ça ! Pas de problème, je suis un grand criminel ! Une fois j'ai volé toutes les noisettes sur une tarte Brésilienne et quand le pâtissier est revenu, sa tarte était uniquement faîte de crème fraîche ! Ha Ha Ha ! Il n'a pas sû la vendre et moi j'avais des noisettes pleins les poches !
Anam le regarda sans comprendre puis finis par lever les yeux au ciel l'air de dire « mais oui, bien sûr gamin ! » et se dirigea vers un marchand de vêtement. Marik repéra un t-shirt noir sur lequel il était écrit « Je suis maléfique » avec un petit nounours tout mignon. Ce serait trop féminin de dire que Marik avait craqué dessus, mais c'était le cas … On pouvait presque voir des petits cœurs sortir de ses yeux, Kawaii style.
Ce ne serait même pas étonnant de le voir vomir un petit-arc-en-ciel, mais ce serait dégueu, parce que c'est le pseudo de l'auteure et tout ça …
Il saisit le t-shirt et le glissa rapidement sous la djellaba/chemise de nuit qu'Anam lui avait fait mettre. Il se rendit au stand suivant sans attendre Anam, et cette fois, il vola un sac.
Il se sentait si maléfique ! (Même si le sac était grand, rose avec des faux Hello Kitty dessus, sûrement Made in China par des enfants). Il y glissa le t-shirt et une pomme qu'il avait pris sur un étalage. Il n'avait pas besoin de la jeune fille, il pouvait se débrouiller tout seul. Il continua sur tout le marché et son sac fut plein.
- « Pas mal Marik ! » dit Marik en imitant la voix de Bakura. « Merci 'Kura, j'y ai mis toute ma haine ! » « Ça te dis qu'on aille faire la haine ensemble, toute la nuit … ? » « 'Kura ! Ça veut dire quoi ça ? » « Ça veut dire qu-»
- Ça va Marik ? demanda Anam. T'as l'air un peu sur les nerfs …
Le garçon sursauta et regarda ailleurs en rougissant. Il avait comme un petit manque … Ou comme un gros manque en fait … Il sentit sa lèvre trembler et ses yeux lui piquer. Il renifla un grand coup, gardant toute sa peine à l'intérieur.
- Je vais bien ! J'ai volé comme un pro !
- Et si tu continues de le crier dans la rue, tu vas te faire prendre !
L'égyptien se tut immédiatement et plaça le sac sur son épaule. Anam lui prit une nouvelle fois la main et le conduisit à l'extérieur de la ville, au côté opposé de là où ils étaient entrés. Cela voulait dire que la ville était minuscule car ils leur avaient fallu moins d'une heure pour la traverser. Maintenant qu'ils étaient loin des bruits de voiture et autres sons urbains, Marik s'autorisa à observer autour de lui. Il avait toujours aimé les paysages de son pays.
Il y avait des maisons en ruines et une vieille mosquée délabrée dans un coin. La seule lumière illuminant la scène était la lune qui brillait paresseusement dans le ciel sans nuage. Quelques scorpions marchaient en ligne sur le sable alors qu'ils changeaient de cachette. L'égyptien resta bien loin des arachnides, n'étant pas un grand fan de tout ce qui contenait du poison.
- On reste là pour la nuit, fit Anam en s'asseyant sur le sol. Et demain, on s'en va au nord. Je dois aller à la vallée des rois, c'est important.
Marik préférait ne pas poser de questions. S'il n'en posait pas, elle n'en poserait pas non plus et c'était mieux ainsi. Ils s'installèrent derrière la mosquée et Anam démarra un feu à la vitesse de la lumière.
- Wow, t'es doué pour ça ! dit Marik en se rapprochant de la source de chaleur et de lumière.
Anam sourit tristement.
- Ouais … le feu m'adore …
L'égyptien ne posa pas de question. Il lui dit :
- Je dois aller à Louxor.
- Pour retrouver ton Bakura c'est ça ? demanda Anam en souriant malicieusement.
Marik rougit sous le pronom qu'elle avait employé et tourna la tête sur le côté en haussant les épaules.
- Peut-être …
Elle lui sourit et lui ébouriffa les cheveux. C'était un peu trop familial au goût de Marik, et il se sentit mal à l'aise. Ce genre d'acte était réservé aux proches, pas au fille mystérieuse venant du désert.
- Bon, voyons voir ce que tu as pris ! dit la jeune fille en frottant impatiemment les paumes de ses mains l'une contre l'autre.
Elle saisit le sac et en versa le contenu sur le sol. Elle écarquilla les yeux en cherchant à travers les objets volés et regarda Marik souriant puis le contenu du sac alternativement.
- Ma-Marik …
- Oui ?
- C'est quoi ces trucs que tu as pris ?!
- Bah, il y a des vêtements, des chaussures, un lisseur parce que je déteste quand mes cheveux bouclent quand il fait trop humide, des talkiewalkies avec des piles (je suis pas con), de la crème pour le corps, du shampoing et de l'après-shampoing, du démêlant, du khôl, un peu de gloss (pour garçon !) et j'ai pris plein de banane parce que c'est riche en potassium ! Oh, et une pomme ! Et un sac aussi du coup … Et j'ai pris des marshmallows ! Ça va être fun ! Dommage que j'ai pas réussi à prendre de pyjama, on aurait pu se faire une pyjama party maléfique … Et plein de sucettes roses ! J'adore sucer ces trucs roses !
- T'es stupide ou quoi ?! S'énerva Anam coupant Marik dans ses explications et en tuant le sourire qui s'était inscrit sur son visage. Tu comptes survivre comment dans le désert avec du démêlant et un lisseur ?!
Marik bouda en croisant les bras.
- Il doit y avoir un moyen, Mc Gaver sait fabriquer un téléphone avec une patate et un trombone !
Elle le regarda la bouche entre ouverte en levant ses mains au ciel et en regardant en l'air les sourcils froncés.
- De quoi tu parles ?! J'ai l'impression de parler à un bipolaire schizophrène !
Ce fut au tour du petit garçon de bouder en sortant sa lèvre inférieure et en la menaçant du doigt.
- Hey ! J'te permets pas ! J'ai pas de saute d'humeur, et la seule voix que j'entends c'est celle de l'Âne dans Shrek !
Anam secoua la tête les yeux braqués sur un point invisible dans le ciel. L'égyptien commençait à avoir des doutes. Il n'était pas sûr de pouvoir bien s'entendre avec la jeune femme. Ils n'avaient pas l'air d'être sur la même longueur d'onde. Elle le pointa du doigt et continua :
- Marik ! C'est sérieux ! Pourquoi je me casse la tête avec un gamin ?!
Elle soupira d'agacement et prit un bout de bois pour aviver les flammes de son feu.
- Hey ! Je suis plus âgé que toi !
Une nouvelle fois Anam secoua la tête. C'était vrai que cette phrase n'avait pas beaucoup de sens, mais l'égyptien disait la vérité ! Elle avait quoi ? Quatorze ans ? Il avait dix-huit ans, il était plus âgé qu'elle, il avait déjà survécu une fois dans le désert, il pouvait bien recommencer ! C'était vrai que la première fois, Melvin l'avait aidé … et une fois au Japon aussi … et …
Marik ne réalisait que maintenant qu'il n'avait jamais été seul … Il avait toujours eut quelqu'un pour le protéger.
Mais il n'avait pas besoin d'aide ! Il était le grand Marik Sebastian Ishtar troisième du nom !
- T'as de la chance, dit Anam. Si tu n'avais pas les objets du Millenium, je t'aurais laissé mourir dans le désert.
- Ça fait plaisir à entendre …
- Donc tu vas gentiment resté ici pendant que je retourne sur le marché. En espérant qu'il reste des marchands …
Marik croisa les bras et ne la regarda pas se lever pour partir. C'était Anam qui avait de la chance d'être en sa présence maléfique ! Pas le contraire. Pendant qu'elle était partie, l'égyptien décida d'enfiler le t-shirt qu'il avait volé, ainsi qu'une paire de sandales grises (pas très pratique des sandales dans le désert) et un short couleur sable. Il s'allongea et leva les yeux vers les étoiles.
Ses pensées étaient une nouvelle fois dirigées vers Bakura. Il n'avait pas envie de se ronger la conscience ainsi mais … Il était tellement incertain … 'Kura l'avait peut-être oublié … Ou peut-être qu'il s'en fichait … Il pouvait presque l'entendre …
« I don't care »
Comme lorsqu'ils s'étaient rencontrés … Bakura s'était poignardé le bras pour mettre le plan de Marik à exécution. Il lui faisait déjà confiance alors qu'il venait à peine de se rencontrer … C'était une preuve de profonde amitié …
Ou peut-être qu'il voulait juste que le corps de son hôte souffre un peu …
Marik fronça du nez à la voix d'Eddy Murphy et serra ses genoux contre son torse. Bakura était difficile à comprendre … Parfois il voulait regarder un film romantique avec Marik … Ils leurs arrivaient de se tordre de rire en imitant les gens dans la rue …. Et des fois, Bakura rejetait complètement l'égyptien en lui disant de lui foutre la paix et faisant Marik se sentir comme un idiot ou un chiot battu.
Et quand Marik jouait à des jeux-vidéo, Bakura s'installait toujours dans la même pièce, commentant les actions de l'égyptien ou lui donnant des conseils … Il se souvenait de cette fois où il jouait à Bloodlines, un jeu dans lequel il incarnait un vampire super sexy qui tue des prostituées … Il avait une mission dans le Manoir Hanté de Mel Gibson … Bakura avait été particulièrement gentil avec lui …
Quelqu'un venait de sonner à la porte et … Le souvenir revint à Marik comme dans un film …
« Bakura, tu peux aller ouvrir la porte s'il-te-plait ? » avait demandé Marik en secouant la souris de son ordinateur pour qu'elle retrouve sa position d'origine.
« Je suis occupé ! » avait répondu Bakura.
« T'es pas occupé, tu fais semblant de lire un livre ! »
Bakura avait failli s'étouffer et avait la voix qui tremblait un peu.
« What- Qu'est-ce qui te fait croire que je fais semblant ?! »
Marik s'était tourné vers lui et avait vu le visage déconfit de son meilleur ami.
« T'es sur la même page depuis deux heures, tu me fixes depuis toute à l'heure ! »
L'égyptien avait vu les regards de l'Esprit, il avait compris toutes les réflexions salaces qu'il avait faites ce jour, Bakura n'avait pas été aussi subtile que d'habitude sur ce coup-là …
« P-Pas du tout ! » avait répondu Bakura en rougissant comme du métal à blanc.
« Pose le Compte de Monte-Cristo et va ouvrir le Compte de Monte-Porte ! »
Bakura avait grogné, avait rougit, avait regardé le sol en évitant le regard de Marik, et il avait capitulé.
« D'accord » avait-il marmonné.
C'était une des rares fois où Marik avait laissé 'Kura sans voix. Il soupira au souvenir et se sentit rougir. Il n'avait jamais ressenti ce genre de chose en pensant à Bakura … Certes, il y avait toujours eu cette sensation de bonheur, mais il l'associait à leur amitié … Maintenant, il avait comme des papillons dans le ventre, c'était agréable, mais ça lui donnait envie de prendre un oreiller et de rouler sur un matelas en serrant l'objet très fort dans ses bras.
Il valait mieux ne pas penser à tout ça … Le mieux était de se concentrer sur soi. Bakura n'en valait pas la peine … Il avait fait quoi pour Marik depuis qu'il était arrivé ici ? Rien du tout ! Les papillons s'en allèrent. C'était mieux ainsi.
Exactement, rien du tout ! Tu ne dois pas le laisser te manipuler !
Mais … Bakura n'avait pas pu l'aider parce qu'il n'était pas là, pas parce qu'il ne le voulait pas ! Marik serra sa tête entre les paumes de ses mains. Il avait l'impression que son crâne se déchirait en deux, un peu comme …
Il s'assit immédiatement.
Un peu comme lorsque Melvin était apparu la première fois …
Marik déglutit et essaya de calmer sa respiration. Il n'était pas un idiot, enfin … si, mais pas à ce point-là. Il savait très bien qu'après que son père l'ait marqué à jamais, le petit garçon avait un peu pété les plombs … Melvin était né, une double personnalité, signe de maladie mentale.
L'égyptien était certain que c'était fini tout ça, qu'il n'aurait plus de saute d'humeur, plus de voix dans sa tête, plus de pulsion meurtrière, et pourtant … Cette sensation était beaucoup trop familière, beaucoup trop envahissante.
Il avait comme une envie de se venger … Se venger de ce qui lui était arrivé dans le désert. Mais ces hommes étaient morts … Il n'allait jamais pouvoir avoir sa vengeance. Il n'allait pas se punir lui-même … Il essayait de ne plus du tout penser à ce qu'il lui était arrivé. C'était peut-être pour ça qu'il pensait autant à Bakura. Dès qu'un mauvais souvenir prenait place, le visage de Bakura apparaissait, le calmant aussitôt.
Mais il ne devait pas penser autant à Bakura non plus … Cela lui faisait mal au crâne. Il sentit une nouvelle fois les larmes lui monter aux yeux, et il ne les laissa pas couler. Il s'allongea en approchant les objets du Millenium de son torse.
Il serra l'Anneau contre son cœur accepta avec joie les vagues de réconfort que Ryou lui envoyait. Ce garçon était bien trop gentil pour ce monde … Marik essaya de ne penser à rien en fermant les yeux et en tentant en vain de tomber dans un sommeil sans rêve.
Son esprit élabora un rêve et une nouvelle fois, il se demanda si c'était son imagination ou une vision du futur/présent …
XxXxX
Ryou avait été détaché par sa sœur … ou sa Neko-sœur … Il ne comprenait pas grand-chose à ses histoires et n'était pas sûr de vouloir comprendre non plus. Tout ce qui comptait c'était qu'elle était là, qu'elle était venu le sauver d'un psychopathe et qu'il était toujours assit par terre, n'arrivant pas à bouger ses jambes.
La jeune femme toujours aussi nue l'aida à se relever, et Ryou était plus que gêné en sentant sa Neko-Sœur contre lui.
- Dépèche-toi, Ryou ! Il va revenir !
- Je sais pas marcher, avoua-t-il, mes jambes sont paralysées.
Elle soupira et lui demanda de ne pas bouger, murmurant des trucs au sujet de téléportation et …
- Hein ?! demanda Ryou. Téléportation ?
Avant qu'elle ne puisse répondre, Ryou sentit son souffle se couper alors que ses entrailles étaient passées au mixeur. Lorsque la douleur s'évada, il ouvrit ses yeux sans avoir remarqué qu'il les avait fermés. Il était assis sur un canapé. Mais pas n'importe lequel. Le canapé sur lequel Malik/Marik et lui s'étaient rencontrés pour la première fois.
Amane était accroupie en face de lui et il détourna le regard en rougissant. Elle sembla comprendre son malaise et courut dans une pièce. Ryou se demanda ce qu'il se passait tout en massant ses jambes lorsqu'Amane revint habillée avec les vêtements que Marik aimait porter.
- Ce Marik à la même tenue à l'infini dans son dressing ! s'exclama-t-elle.
- Les joies d'être des personnages d'Anime …
Amane s'assit à côté de son frère, ses oreilles de chat dressées joyeusement sur sa tête. Elle souriait, révélant des canines pointues et sa queue était dressée alors qu'elle ronronnait. C'était un spectacle plus qu'étrange pour Ryou, et pourtant, il était habitué aux trucs bizarres dans sa vie … Avec un esprit possédant son corps pour jouer aux cartes avec un de ses amis …
- Alors euh … commença l'adolescent. Quoi de neuf ?
- Moi ça va bien ! Depuis le temps que je te cherche ! J'espérais vraiment que tu me reconnaitrais, il fallait dire mon nom pour me rendre un corps.
Ryou hocha la tête et regarda autour de lui. C'était la première fois qu'il remarquait toutes les photos de Marik et de l'Esprit de l'Anneau. Même si l'Esprit faisait la gueule sur la plupart des photos, elles respiraient la joie. Ça déprimait Ryou de savoir que maintenant il allait devoir retourner à sa vie monotone avec des amis qui se fichaient de lui, sans Esprit pour lui tenir compagnie et …
Une minute.
Il releva la tête. Il n'avait pas besoin d'Esprit maintenant que sa sœur était là. Il s'autorisa à sourire et elle se frotta à lui.
C'était gênant.
- Désolée, dit-elle. J'ai toujours été le côté félin de ta sœur … Les vieilles habitudes ont du mal à mourir !
Ryou sourit en voyant la bonne humeur de sa petite sœur. Puis se crispa un peu. Même si elle lui ressemblait et agissait comme elle, ce n'était pas sa sœur. C'était comme appelé Bakura « Ryou » ou le grand Yugi « Petit Yugi ». C'étaient des personnes différentes, même si tous les liait. Il soupira puis en regardant la Neko-personne dans les yeux, il ne put qu'y voir sa sœur.
- C'est bon de te revoir.
Il la prit dans ses bras comme il avait souhaité le faire depuis son décès. Elle le serra toute aussi fort et Ryou sentit des larmes lui monter aux yeux. Il avait l'impression de revoir la scène devant lui. Lui se penchant pour refaire ses lacets, et se retournant pour voir une mare de sang et d'organes là où sa petite sœur se trouvait. Il avait hurlé à la mort, se sentant coupable pour ce qui lui était arrivé.
Il se mit à pleurer en s'excusant encore et encore et comme lorsqu'ils étaient petits, Ryou eut l'impression d'être le petit-frère dans la famille. Elle le consolait en murmurant des mots doux. L'adolescent sourit et se dit que tout irait mieux maintenant.
Jusqu'à ce que sa main ne tombe sur une de ses jambes toujours endormies et incapables de bouger.
A/N : J'ai du mal à me remettre dans la peau de Marik mais … Ça fait du bien ! J'aime Yu-Gi-Oh ! comme si c'était ma famille ! J'ai retrouvé le goût d'une fandom en train de mourir … C'est comme tomber amoureuse d'une cancéreuse …
Mais il y a une certaine storyline dans cette histoire que j'aimerais arrêter le plus tôt possible … Je m'en fous de ce qu'il arrive à Ryou x) … Donc voilà … Je sais pas ce que je peux en faire … Si vous avez des idées, je prends !
Sur ce … Euh, bye, je suppose …
(P.S : Je vis à Taïwan maintenant, alors c'est plutôt difficile de répondre à des heures correctes lol)
