Disclaimer: Cette histoire appartient à LyricalKris (lien sur mon profil), je ne fais que traduire.

Bonjour tout le monde! J'espère que vous allez bien^^

Je continue sur ma lancée de mises à jour avec un tout nouveau chapitre :)

Un énorme merci général pour toutes vos reviews et les mises en alerte/favori. anayata: Va falloir patienter un peu pour voir si tes théories sont les bonnes :P; LFM'Ines; aelita48: Il lui faut du temps pour comprendre à ce pauvre Edward :D; Habswifes, Isnoname: Lol je vois que tu commences à voir comment je fonctionne, en effet, tu verras bien, je ne vais rien te dire ce serait pas drôle sinon :P; Maryfanfictions; lost-soulandheart: Tu auras les réponses à tes questions au fil des chapitres, Edward a besoin de connaître les causes et les conséquences de ses actes pour pouvoir arranger les choses ;); veronika crepuscule: Laisse lui un peu de temps, et tu verras ;) et Guest. Merci, vraiment, ça me donne toujours la pêche de lire vos reviews 3

Et merci à ma wonderbêta, Missleez :)


CHAPITRE 4 : Argent et or

Tout le monde, à un moment donné dans sa vie, avait fait un rêve où il avait l'impression de tomber. Normalement, ça déclenchait l'instinct de se réveiller. Il y avait un film entier qui tournait autour de ce concept. Toutefois, l'inconscient d'Edward, comme le reste de lui, semblait être vraiment foutu.

Il tombait dans les airs, ce sentiment écœurant dans le creux de son estomac qui se serrait et se tordait pendant sa chute. L'air lui échappa des oreilles, et il bougea instinctivement les mains et les pieds pour chasser ce qui n'était pas là.

Il tomba, non pas au sol mais dans l'eau, comme en témoigna le splash terrible qu'il entendit une fraction de seconde avant que le son soit enveloppé par le typique rugissement muet. La pression à l'extérieur de son corps devint trop forte et bataillait avec la pression de son sang qui circulait de son cœur dans sa poitrine à l'espace entre ses deux oreilles. C'était une sensation désagréable. Il était trop profond, trop vite, et il ne savait pas comment remonter.

Edward se força à se calmer. Il avait une multitude de choix. Trouvant une direction vers les eaux les plus claires et une vers les eaux plus foncées, il opta pour la lumière et se débattit dans cette direction. Ses poumons brûlaient avec l'effort, désespérés de reprendre haleine. Il était assurément sur le point de suffoquer quand...

Il parvint finalement à la surface. Edward reprit son souffle, ses bras éclaboussant toujours sauvagement. Quand ses mains rencontrèrent quelque chose de solide, il tint bon pour la chère vie, prit de vertiges de soulagement. Alors qu'il reprenait son souffle, il devint plus conscient de son environnement. Ses yeux se concentrèrent plus précisément sur un petit visage qui le regardait.

C'était une enfant, qu'il connaissait. Elle était perchée sur le bord d'une chaise longue, le regardant se débattre avec une expression comique non impressionnée. Alors qu'il clignait des yeux vers elle, la petite fille baissa la grosse paire de lunettes qu'elle avait sur le nez afin qu'elle puisse le regarder avec condescendance. Quand il aperçut ses yeux, le corps d'Edward eut un petit sursaut de reconnaissance. Un œil noir, un œil doré. « Alice, » se rappela-t-il.

Elle soupira et secoua la tête tristement alors qu'elle remettait ses lunettes. « T'es pas très intelligent. »

Edward cligna des yeux vers la petite fille. « Quoi ? » s'écria-t-il, réalisant tardivement qu'il n'arrangeait pas son cas.

Encore une fois, elle poussa un soupir dramatique. Agitant ses mains et ses genoux, Alice changea de position afin qu'elle soit allongée sur le ventre sur la chaise longue, le regardant. « Tu te rappelles pas ce que je t'ai dit la dernière fois ? »

Edward sortit de l'eau, et s'assit sur le bord de la piscine dans laquelle il était apparemment tombé. Dire qu'il était désorienté était un euphémisme. « Tu veux dire, à la fête ? » demanda-t-il. Se rappeler la conversation inepte d'une enfant n'avait pas vraiment été sa priorité. « Tu veux dire sur le fait que tu ne vas pas te marier ? » Les mots semblaient si mauvais à dire pour une petite fille comme ça, mais de toute évidence, la réalité était assez loin de l'endroit où il se trouvait actuellement.

« Nooooonnn ! » souffla-t-elle. « La dernière fois que t'étais là ! » Ses lèvres s'étirèrent en un sourire et soudain elle rit. Des rires enfantins emplissaient l'air. « T'étais siiiiii drôle » dit-elle, riant de temps en temps alors qu'elle le regardait. « T'étais ivre ? Maman dit que les ivrognes agissent comme des clowns sans maquillage. T'étais un peu comme ça. »

Edward pinça l'arête de son nez et inspira profondément. Ce n'était qu'un rêve, mais il serait damné s'il perdait patience avec une enfant, corporelle ou pas. « J'étais là avant. Peut-être que tu devrais me rappeler ce que tu m'as dit. »

Alice se redressa, croisa ses jambes et retira ses lunettes de soleil afin qu'elle puisse le regarder sérieusement... ou au moins aussi sérieusement qu'une gamine pourrait le faire. « Tu vois, certaines choses viennent du destin. Mais les gens peuvent vraiment gâcher, » elle retroussa son petit nez, « ce que la vie est supposée être. Tu, » elle le pointa du doigt, sa voix accusatrice, « as tout gâché avec les autres gens. » Elle se pencha en avant, ses yeux intenses alors qu'elle le foudroyait du regard. « Arrange ça ! »

~ 0 ~

Edward se réveilla en sursaut, son cœur menacer d'exploser dans sa poitrine alors que les accusations d'Alice résonnaient dans sa tête.

« Edward ? »

En entendant la voix de sa mère, les yeux d'Edward roulèrent, essayant de la trouver. Tout était flou. Encore une fois. Automatiquement, sa main tâta, pour trouver ses lunettes qui étaient sur sa table de chevet.

Lorsque Esmée entra finalement dans son champ de vision, son visage était un peu inquiet. « Tu as fait un cauchemar ? » Elle repoussa ses cheveux de ses yeux, et la poitrine d'Edward se réchauffa alors qu'il se laissait aller dans le confort maternel.

« C'est juste un rêve, » marmonna-t-il, se raclant la gorge inconsciemment.

« Hmm, » murmura Esmée. « Eh bien, lève-toi. Si tu passes la journée, tu seras en week-end. » Elle lui sourit et ébouriffa ses cheveux une fois de plus avant de quitter la chambre.

« On est vendredi... » murmura Edward ne s'adressant à personne en particulier. Il craignait d'avoir encore dix-sept ans et de vivre chez ses parents. Mais ce qui semblait plus important c'était que quand il s'était endormi, ou évanoui, il était dans un lit qu'il ne reconnaissait pas à côté d'une Rosalie Hale nue. C'était vendredi soir. Si ce n'était le vendredi matin...

Avec l'effroi ancré comme une pierre au creux de son estomac, Edward tourna la tête pour regarder le réveil sur sa table de chevet.

07:01, 8 janvier 1999

Edward ferma fortement ses yeux, puis les rouvrit.

07:01, 8 janvier 1999

Edward ferma ses yeux à nouveau, compta jusqu'à dix pendant qu'il inspirait, puis les rouvrit à nouveau en expirant. Il devait traiter cette situation comme il le ferait avec n'importe quel problème dans sa vie normale. Il devait le faire de façon logique.

Un coup bruyant réduit à néant l'exercice apaisant qu'Edward venait de faire. « Yo ! Freakazoid ! » cria Emmett de l'autre côté de la porte. « Lève-toi. On doit prendre ta voiture et Berty va me tuer si je suis encore en retard. » Il passa son long bras dans la chambre, attrapa les clés sur la commode et fit un sourire effronté à Edward. « Je conduis ! »

Comme avant, Edward ressentit une pointe d'irritation et un désir curieusement fort de courir après son frère, et de crier de tous ses poumons. Il réussit à le calmer cette fois-ci, d'autant plus que ses jambes s'emmêlèrent dans ses couvertures alors qu'il essayait de les sortir du lit et il finit dans un tas disgracieux au sol. Désormais de mauvaise humeur, Edward se releva et alla dans la salle de bain à la place, essayant de se rappeler à quoi il pensait.

C'est vrai. La logique.

Mais le fait qu'il vivait le 8 janvier 1999 pour la troisième fois dans sa vie était à la fois illogique et impossible.

Alors qu'il revenait dans sa chambre, un petit poster près de son ordinateur attira son attention. L'emblème Starfleet de Star Trek. Une vieille citation lui revint en mémoire. Spock... et Sherlock Holmes devant lui :

Une fois que tu as éliminé l'impossible, tout ce qui reste, aussi improbable que ça soit, doit être la vérité.

Ça n'avait pas d'importance qu'il était impossible qu'il vive ce jour pour la troisième fois, c'était un fait. Les deux seuls choix qui pouvaient lui venir étaient que, comme Sisyphus faisant rouler le rocher jusqu'en haut de la colline, il était condamné par un dieu cruel à répéter cette journée encore et encore jusqu'à la fin des temps ou il avait été renvoyé dans un but précis. La seconde option était préférable, compte tenu des circonstances, et concrètement soutenue par l'enfant lutin étrange et mystique de ses rêves. Ou était-ce des visions ? Et si c'était des visions, qu'est-ce que ça faisait de cette petite fille ? Son guide spirituel ?

Eh bien, il supposait qu'en ayant une enfant comme ça comme guide spirituel, il était préférable de penser à elle comme une entité démoniaque, une autre partie de sa punition dans cette situation un peu infernale.

Edward pensa à cette possibilité tout le long du trajet jusqu'à l'école et pendant ses premiers cours.

Alice avait définitivement raison pour une chose. Ses erreurs avaient bien trop coûté sur deux personnes en particulier. Ses parents...

Et cela sembla plus raisonnable que toute autre chose pendant un moment. Esmée et Carlisle avaient touché la vie de tant de personnes. Ils étaient des travailleurs acharnés, des bons amis et des parents incroyables. Une des nombreuses raisons pour lesquelles Edward ne pouvait pas supporter de voir sa nièce et son neveu c'était parce qu'il leur avait volé leurs adorables grands-parents. Tout le monde savait que les parents de Victoria étaient presque d'aussi gros trou du cul qu'elle.

Ils auraient dû vivre pour voir naître leurs petits-enfants. Ils auraient dû pouvoir voir Emmett accomplir son potentiel et Edward faire quelque chose de plus que gâcher sa vie.

Mais comment allait-il empêcher quelque chose de se produire qui ne s'était pas encore produit dans les années ?

La réponse était simple. Quand le juge lui avait ordonné de se réhabiliter, Carlisle et Esmée avaient choisi d'envoyer leur fils dans l'un de ces centres chics qui donnaient l'air d'une retraite en montagne. La route qui menait à l'endroit serpentait à travers les bois. En arrivant dans un virage serré, leur voiture avait heurté un cerf, puis, vu qu'elle avait dérapé, un arbre. Ça ne serait pas arrivé si Edward n'avait pas fait sa petite crise, mais ça ne serait pas arrivé non plus s'il n'avait jamais été au centre de désintoxication en premier lieu.

La meilleure façon de ne pas devenir alcoolique était de ne jamais boire du tout.

De toute évidence, la modération n'était pas quelque chose avec laquelle il pourrait jouer. Son corps de dix-sept ans n'était pas accroc à l'alcool, mais une bonne partie de la maladie était d'ordre psychologique. Edward pouvait seulement se rappeler d'avoir pris la première bière la nuit d'avant. Mais il avait dû en boire plus. Sinon comment avait-il atterri dans une chambre avec Rosalie et aucun souvenir de comment il était arrivé là ?

Encore quasiment perdu dans ses pensées, Edward suivit Jasper dans la file d'attente quand la nourriture fut servie. Il avait ridiculement faim et remplit rapidement son plateau de nourriture. Jasper se moqua de lui. « Woaw, Edward. Je sais avec certitude que ta mère te nourrit plus qu'assez, » rit-il, prenant une pomme sur son plateau.

Edward grimaça parce que c'était vraiment de loin la seule chose saine dans son assiette.

Alors que Jasper babillait sur EverQuest et Plane of Time, les yeux d'Edward errèrent vers la table où James, Royce et Rosalie était assis. Il posa distraitement un doigt sur ses lèvres, en regardant Royce et Rosalie, qui étaient apparemment en train de se disputer.

« Hey ! » Jasper claqua des doigts devant le visage d'Edward. « Mec, tu es où ? » Il regarda par-dessus son épaule puis de nouveau vers Edward, les yeux écarquillés. « Est-ce que tu... regardes Rosalie Hale, mec ? »

« Non, » dit rapidement Edward, détestant que ses joues rougissent parce que les mots de Jasper apportaient un torrent d'images, le corps nu de Rosalie parmi elles. Il bougea sa chaise, essayant de calmer sa réaction naturelle. Il se força à imaginer Monsieur Banner faire avec Mademoiselle Cope. Il regarda son ami et sourit. « Royce et elle se disputent encore. Je voulais juste attendre de voir si nous allions avoir un extrait de Jerry Springer. »

« Hey, » grimaça Jasper. « Rosalie est une reine du drame à coup sûr, mais je ne savais pas qu'elle pourrait provoquer ce genre de scène. Du moins, pas ici. » Il secoua la tête. « Quoi qu'il en soit, je me demandais si tu avais tout ce dont tu as besoin pour le raid de ce soir. Si tu dois encore cultiver... »

« Je ne pense pas que je serais là, » interrompit Edward.

Jasper releva la tête. « Qu'est-ce que tu racontes ? Ah, merde. Tu as encore des problèmes avec tes parents ? »

« Non, non. Je veux dire. Il y a une fête ce soir... » commença Edward, mais il s'interrompit. Merde. Il n'était pas encore supposé savoir pour la fête, et il n'était définitivement pas invité.

« Quelle putain de fête ? » demanda Jasper, semblant à la fois confus et ennuyé.

Edward soupira. Il était aussi confus. « J'ai le sentiment que Royce va m'inviter à sa fête, c'est tout. »

Jasper fronça les sourcils. « Quoi ? Royce ne sait même pas qu'on existe. Bordel pourquoi il t'inviterait à sa fête ? »

Encore une fois, Edward soupira. Ça s'engageait dans une voie qui le faisait chercher ses mots, et une explication qui ne comportait pas une sorte de voyage dans le temps. « Il va le faire ! » expliqua-t-il brièvement. Penchant sa tête sur le côté, les yeux d'Edward s'éclairèrent un peu alors qu'une pensée lui venait. « Hey, tu devrais venir. »

« Quoi ? » Son ami semblait complètement sidéré.

« Ouais, » dit Edward, un peu excité. « Ce serait quelque chose de différent. Tu sais, ça pourrait être sympa de parler à des gens en dehors du trav- de l'école qui ne sont pas pixelisés. »

Jasper le regardait bouche bée. Brusquement son expression choquée se transforma en colère. « Qu'est-ce qui cloche chez toi aujourd'hui ? On dirait ta mère. »

Selon l'estimation d'Edward, ce n'était pas vraiment une mauvaise perspective. Mais ensuite, il lui vint à l'esprit que les adolescents voulaient généralement être comme leurs parents. « Peut-être qu'elle a raison. Ce serait sympa d'avoir une vie de temps en temps, » cassa-t-il, sur la défensive.

« Sympa, » dit Jasper en clignant des yeux. Il repoussa sa chaise et se leva, attrapant son plateau. « Je sais pas qui a pissé dans tes Cheerios aujourd'hui, mais si tu vois mon ami, Edward, dis-lui qu'il y a un raid ce soir et qu'il ferait sacrément mieux d'être là. »

La poitrine d'Edward se serra un peu alors qu'il regardait Jasper s'éloigner de lui. Après tout, Jasper était également absent dans sa vie d'adulte. Le temps passé avec son défunt meilleur ami était aussi précieux pour lui que de ne pas contrarier ses parents. Grognant, il claqua son front sur la table. « Putain d'adolescents mélodramatiques, » murmura-t-il à la table.

« Oh, qu'est-ce qui se passe Cullen ? Tu t'es disputé avec ta petite-amie ? »

Levant la tête, Edward lança un regard désabusé à Royce. « Non, et toi ? » défia-t-il.

Royce regarda James avec un regard entendu. « Tu as regardé cette merde ? Tu euh, ressens un truc pour ma petite-amie ou quoi ? »

C'est reparti.

~ 0 ~

Edward n'avait absolument pas l'intention de boire à la fête.

Mais...

Eh bien, le fait important était qu'il était patraque et un peu nauséeux alors que ses yeux s'ouvraient. Il se souvenait très bien de cette sensation, se réveiller encore assez ivre pour que la chambre tourne.

Il ne se souvenait pas d'avoir eu quelque chose à boire. James et Royce lui avait mis la pression, mais il avait résisté. C'était étonnamment difficile. Les tendances alcooliques mises à part, tout en lui mourrait d'envie de se mettre parmi les 'gamins cool', même si son esprit logique trouvait ça ridicule.

Après tout, se raisonna-t-il, à vingt-neuf ans, il savait que James était en prison pour avoir agressé sa petite-amie et l'homme qui partageait sa vie. Royce avait deux enfants de deux mères différentes, un ventre à bière et un salaire lourdement garni où il travaillait. Aucune de ces choses ne s'approchait des trucs cool.

Mais au lycée, ils étaient les rois du château.

Soit ils étaient très convaincants, soit Edward était trop impressionnable pour son propre bien.

Il gémit, luttant contre le sommeil assez longtemps pour tourner la tête sur le côté. Effectivement, Rosalie était étendue sur le dos, ses petits seins parfaitement arrondis affichés. Edward était tellement proche d'elle qu'il n'avait même pas besoin de ses lunettes pour les voir... la voir.

Gémissant à nouveau, Edward abandonna et laissa le sommeil l'emporter.

~ 0 ~

Plusieurs jours passèrent quand Edward se rappela de compter, et il se réveillait encore le 8 janvier. Des petites choses avaient changé. Il sortit rapidement de son lit lorsque sa mère le réveilla, cacha ses clés dans un tiroir afin qu'Emmett ne les prenne pas puis il se doucha et s'habilla. Plusieurs fois, il avait entièrement renoncé à la douche afin de pouvoir prendre le petit déjeuner avec son père.

James et Royce le confrontèrent à des moments différents. Parfois au déjeuner. Parfois avant les cours. Ils le confrontèrent pour les lettres mystérieuses adressées à Rosalie la plupart du temps même si parfois ils ne les mentionnaient pas. Mais ils ne manquèrent jamais de l'inviter à la fête. Et il ne manqua jamais de se réveiller à côté d'une Rosalie nue avec des images dans la tête, des petits flashs de souvenirs, mais rien de concret pour expliquer comment il était arrivé là.

Ça le dérangeait au plus haut point de voir que sa volonté s'émiettait souvent comme de la poussière. Le combat contre sa dépendance n'avait pas été une chose facile. S'il y avait une certaine mesure du crédit qu'Edward se donnait, c'était qu'il contrôlait sa maladie et non l'inverse. Il avait été capable de résister à la tentation quand ça aurait été plus facile de tirer la langue pour avoir le goût juste encore un peu. En fait, plus d'une fois quand la langue d'une femme avait exploré sa bouche, la saveur forte douce et amer de l'alcool sur leurs lèvres et persistante dans leurs bouches. Sa tête avait tourné et alors ça aurait été tellement, tellement facile de rechuter...

Mais il avait résisté jusqu'à ce qu'il tombe sur une bouteille de vodka dans son congélateur. Toutes les fois qu'il avait rencontré son vice dans le monde des affaires, parmi ses collègues de travail ou avec les très peu de femmes qu'il avait vues socialement, l'alcool n'avait jamais pénétré le sanctuaire de sa maison. Ce fait combiné à la lourde culpabilité avait été sa perte.

Tomber du train en marche était regrettable, mais statistiquement explicable. Qu'il ne semble pas pouvoir s'arrêter était tout simplement inexcusable.

Étant donné qu'il ne se souvenait pas comment il avait perdu le contrôle, il ne pouvait pas comprendre comment empêcher ça de se produire. Il alla plus loin en faisant comme la jolie brunette, la fille du Chef de la police. Il apporta sa propre boisson. Encore une fois cette nuit-là, il se réveilla nu et collant à côté d'une Rosalie également nue.

Bien qu'il détestait l'idée qu'il ne pouvait pas se contrôler, Edward dut admettre l'idée qu'avoir un parrain à portée de main serait pratique. Bien sûr, son parrain avait actuellement quinze ans et vivait en Égypte avec un père militaire et maniaque du contrôle qui allait le pousser à boire à l'âge tendre. Pourtant, Edward aurait aimé parler à Benjamin à propos de la débâcle à laquelle il faisait face. L'homme avait toujours eu un aperçu unique sur les problèmes auxquels ils étaient confrontés.

Il décida de trouver un différent type de parrain. Il essaya de convaincre Jasper de venir avec lui, harcelant son ami à des degrés d'échec différents pendant le déjeuner et après l'école. Parfois il arrivait à ce que Jasper y réfléchisse, mais le dégoût de l'autre garçon pour les princes couronnés de Forks était trop profond pour qu'il accepte.

« Pourquoi c'est si foutrement important pour toi ? » cria Jasper, exaspéré à un moment donné, et la question prit Edward au dépourvu.

Il avait été si simple d'esprit dans sa concentration, le besoin de se prouver à lui-même qu'il pouvait aller à une fête était presque aussi grand que son désir fervent de changer l'avenir et donc de sauver ses parents. Ça ne lui était même pas venu à l'esprit que la meilleure façon d'éviter de boire à une fête était simplement d'éviter la fête.

L'idée semblait mauvaise à plusieurs niveaux.

D'abord et avant tout, le désir fervent d'Edward de faire plaisir à ses parents. Ils ne le savaient pas, mais il ne serait jamais capable de faire assez pour compenser ce qu'il leur avait fait subir. Il ne pouvait même pas imaginer les nuits blanches, ou ce que ça leur avait fait de voir leur petit garçon tomber aussi bas. Et puis, bien sûr, il les avait dépouillé de toute chance de résister à cette tempête et en sortir de l'autre côté où ils auraient pu voir Edward démarrer et faire croître une entreprise prospère.

Lorsqu'il était arrivé à cette étape, réparer ses torts et être pardonné, ça semblait tellement injuste que ses parents n'aient pas vécu assez longtemps pour qu'il fasse amende honorable.

D'une certaine manière, cette seconde chance lui était donné, et il était désespéré de soulager leurs inquiétudes. Puis, ne connaissant pas les défis auxquels il ferait face sur la route, Esmée et Carlisle avaient beaucoup rabâché sur son comportement solitaire.

« Tu avais tant d'amis avant, Edward » se souvint sa mère. « Qu'est-ce qui s'est passé entre Mike et toi ? Il était toujours là avant. »

Edward se moqua. « Ouais, eh bien, bonne chance si tu attends qu'il se montre à nouveau. » Ce que ses parents ne savaient pas c'était que Mike détestait Edward avec passion. Bien sûr ils avaient été amis... jusqu'à ce que Lauren Mallori utilise Edward pour rendre Mike jaloux. Mike lui avait reproché. Les règles du code adolescent exigeait qu'il soit mis à l'écart par les autres garçons, et les piaillements incessants de Lauren firent que les filles lui tournèrent le dos. Dans Forks, il n'y avait pas assez de cliques pour tout le monde et il fut seul pendant un moment jusqu'à ce que Jasper arrive à l'école. « Ils me détestent tous, Maman. »

« Parle-leur Edward, » l'encouragea son père. « Comment peuvent-ils te pardonner ou t'inclure si tu ne leur parle pas ? »

Mais semaine après semaine, il avait préféré la compagnie de Jasper et des autres membres de sa guilde. Ses parents ne comprenaient pas qu'ils étaient tous tout aussi réels que les élèves du lycée de Forks. Sa femme dans le jeu était une fille de dix-huit ans nommée Megan, elle venait de New-York et avait trois frères et de longs cheveux blonds bouclés. Leur chef de guilde était un homme de vingt-sept ans de Californie du Sud qui avait deux enfants et une femme sexy.

Alors qu'il réfléchissait, Edward ne s'était jamais senti socialement défavorisé. Ses amis internautes étaient variés et intéressants, offrant une diversité de personnalités à laquelle il n'avait jamais été exposé à Forks.

Pourtant, ses parents s'inquiétaient. Ça valait le coup d'assister à une stupide fête de lycée pour voir sa mère rayonner à l'idée qu'il se socialise avec une maison pleine de gens. Ce qui conduisit à la deuxième raison pour laquelle Edward n'avait pas immédiatement considéré de ne pas aller à la fête : pour tous leurs défauts, James et Royce avaient été les derniers amis qu'il avait eu après la mort de Jasper. Bien sûr, finalement, la vie leur avait fait prendre des directions différentes, surtout après qu'Edward soit devenu sobre, mais le temps qu'ils avaient passé ensemble n'était pas complètement négatif.

En fin de compte, Edward devait reconnaître que la vie de ses parent valaient mieux qu'un peu d'inquiétude de leur part et peut-être, qu'il n'aurait probablement jamais dû être amis avec les deux autres garçons. Ou au moins, il avait quelque chose de nouveau à essayer. James et Royce avaient dû se mettre d'accord pour l'inviter à la fête. C'était l'une des rares choses qui n'avait jamais changé, peu importait comment il vivait ce jour-là.

Alors Edward se cacha à la bibliothèque pendant l'heure du déjeuner, en espérant que Jasper lui pardonnerait. Il courra presque jusqu'en biologie quand il repéra James et Royce dans le couloir. Sans penser à ce qu'il faisait, Edward saisit le bras de sa camarade de classe la plus proche.

« Hey, t'as fait tes devoirs d'hier ? » demanda-t-il précipitamment en tirant la jeune fille sur le côté. Il eut un sursaut quand il se retrouva devant la nouvelle. L'expression sur son visage était celle du choc.

Elle cligna des yeux pendant quelques secondes avant que ses yeux se plissent. « Qu'est-ce que tu crois faire, Edward ? » demanda-t-elle en retirant son bras de son emprise.

Une agréable sensation de chaleur se répartit dans sa poitrine, étirant ses lèvres. « Comment tu t'appelles ? » demanda-t-il à voix haute puis il dut s'empêcher de se frapper le front. Ce n'était pas très délicat de sa part.

Pendant une fraction de seconde, il crut déceler de la peine dans ses traits, mais elle le foudroyait du regard. « T'as pas besoin d'être un tel con. Tu as mis les choses aux clair lundi quand tu as dit que tu pensais que j'étais la saleté sur tes chaussures hors de prix. Alors fais marche arrière et oublie que j'existe ! »

Elle redressa son sac à dos sur son épaule, se retourna et entra dans la salle de biologie avec détermination. Ça aurait pu être une sortie épique si elle n'avait pas failli se prendre la porte en plein visage.

Edward se précipita en avant, étourdi et inquiet. Mais la fille s'était déjà remise, le laissant prendre place à côté d'elle en silence.

« Écoute, » commença-t-il. « Je n'ai pas... »

« Très bien, tout le monde. Nous allons commencer par commenter le chapitre... » commença Monsieur Banner. La jeune fille s'affala sur sa chaise, et retira sa queue de cheval afin de pouvoir se cacher derrière ses cheveux. Elle suivait le cours studieusement, et Edward soupira.

Il aurait aimé se souvenir de ce qu'il avait fait à cette fille. Bien sûr, il avait ses défauts mais il n'avait jamais été un enfoiré avec les femmes. Sans oublier, celle-ci qui lui lançait des éclairs chaque fois qu'il la voyait. De toute évidence, elle lui donnait une impression, alors pourquoi il ne se souvenait pas d'elle dans sa vie d'origine ?

« Qui a une réponse pour nous... une preuve que vous avez réellement lu le chapitre Bella ? »

La jeune fille à côté de lui se racla la gorge et parla d'une voix un peu tremblante. « Le cycle de Kreb ? »

Une sensation de chaleur se répandit dans sa poitrine. Il se retrouva à sourire narquoisement. Bella.

Plutôt que de faire semblant qu'il prêtait attention au cours, Edward se retrouva à se repasser tous ses mots en tête encore et encore. Il s'empêcha de se laisser distraire par la pensée inquiétante qu'il avait gravement offensé cette fille. C'était juste qu'il avait relevé tous les détails. Elle n'avait pas hésité à lui faire face, lui criant que peu importait la connerie qu'il avait oubliée depuis longtemps, il l'avait tout de même commise, elle avait été indéniablement timide quand Monsieur Banner l'avait interrogée.

Swan ! C'était son nom de famille. Bien sûr. Edward connaissait le Chef Swan mieux qu'il voulait l'admettre. Il se glissa sur sa chaise, se rappelant le visage découragé de l'homme quand il l'avait vu à dix-huit ans, arrêté pour conduite en état d'ivresse. La déception du chef n'avait été rien comparé à celle de ses parents, mais encore une fois, ça lui collait à la peau. Edward n'avait jamais aimé décevoir les gens qu'il respectait.

Edward fut soigneusement distrait des pensées sur Bella quand il se rappela combien de pitreries honteuses avaient été orchestrées par James et Royce. Au moment où c'était devenu inutile, ils l'avaient éloigné du droit chemin avec leurs propres problèmes, mais quand Edward avait avancé dans le programme, on lui avait enseigné à maintes reprises qu'une partie de son rétablissement était d'analyser ses amitiés.

Même s'il avait eu de la chance qu'ils soient là, Edward doutait sincèrement que ses deux amis auraient eu une bonne influence sur lui.

La cloche sonna, et Edward resta sur sa chaise alors qu'il regardait les autres étudiants sortir, sa bouche se tordit quand sa voisine ne jeta pas un regard dans sa direction alors qu'elle sortait de la salle de classe.

Gardant un œil distrait, Edward quitta la salle de classe et courut vers le cours d'espagnol. Son équilibre décalé l'envoya se cogner dans un autre garçon qu'il reconnut comme Eric Yorkie. Eric avait l'air nettement plus pâle que d'habitude, et quand Edward regarda derrière lui, il put voir James et Royce entrer dans le bâtiment. Vus les regards furtifs et ébahis que Eric leur jetait, Edward devina qu'ils avaient coincé un autre E pour le questionner à propos de Rosalie.

C'est pas mon problème.

Edward ne put s'empêcher de se sentir coupable alors qu'il se dirigeait vers le cours d'espagnol la tête haute.

Après l'école, il fit signe de la main à Emmett et rattrapa Jasper pour rentrer avec lui. Sur le chemin, il sonda soigneusement son meilleur ami sur quelques uns des détails les plus fins du combat de Plane of Time. Ce n'était pas difficile de faire parler Jasper. Edward sourit, se souvenant à quel point l'autre garçon était fasciné par les tactiques.

Vu que leur guilde, Fires of Heaven, était parmi les premières sur tous les serveurs, c'était à eux de déterminer de nouveaux combats. Bien qu'elle était en constante compétition avec Circles of Eternity et quelques autres guildes, Fires of Heaven, était souvent la première à découvrir des nouveaux contenus. Si leurs tactiques avaient du succès, ils pourraient copier les terrains de toutes les autres guildes qui étaient plus loin dans le jeu et améliorer leurs terrains.

Lorsque Jasper arriva chez lui, Edward était malgré lui enthousiasmé par le combat à venir. Il monta les escaliers quatre à quatre, tout en sachant qu'il devait se rappeler comment jouer avant qu'il puisse être aidé par quelqu'un.

Une dispute avec sa mère et quelques heures plus tard, la nuit était tombée. Edward se souvenait à peine qu'il y avait une fête dans un autre endroit à Forks. Lui et le reste de Fires of Heaven s'étaient recueilli dans Plane of Earth, travaillant leur façon de vaincre les monstres avant le combat avec le boss.

Meawene murmure : C'est bizarre que Sony ne fasse rien à part guérir les druides.

Se souriant à lui-même, Edward prit un moment pour calmer l'ego de l'adolescente.

Arcanion murmure : Tu guéris et tu es jolie, qu'est-ce qui n'est pas utile ?

Il ricana alors que le personnage de Mea dansait avec le sien.

« Pas de trucs merdiques. C'est une affaire sérieuse. Nous nous battons ce soir ! » cria Furor, le chef de guilde, dans le micro.

Isli murmure : Ouais, le chef du jeu va vous fouetter bâtards.

Peu importait le nombre de fois où il l'avait vu, le personnage de Jasper le faisait toujours rire. Isli était une femme, un nain paladin... avec une barbe. Beaucoup de gars de la guilde jouaient avec des personnages féminins, mais Jasper jouait avec la grosse femme barbue.

Alors que la soirée avançait et que Edward était perdu dans le jeu, il oublia presque ce qui lui arrivait. Il oublia qu'il avait en fait vingt-neuf ans, et qu'il avait déjà vécu cette journée avant. Il oublia qu'il essayait de changer son destin et celui de ses parents. Il oublia James, Royce et Rosalie jusqu'à presque minuit.

Isli murmure : Les gars... Tyler vient juste de m'envoyer un mail. Cette fête est si nulle ? Katie a vue Eric Yorkie et Rosalie Hale aller dans la chambre des parents de Royce. Le drame. Ça n'a pas dû être un joli spectacle.

Edward regardait l'écran, et une sensation bizarre de culpabilité lui tordit l'estomac.

« Merde ! Le premier Rathe est perdu ! Arcanion, c'est quoi ce bordel ? » cria Furor apparemment furieux.

« Désolé, » dit rapidement Edward, essayant de se sortir du contrôle du monstre. Il avait la tête dans le jeu, mais une partie de lui pensait à la fête.

Il ne pouvait pas s'empêcher d'avoir l'impression qu'il avait manqué quelque chose.


C'est toujours très flou pour Edward. D'après vous, qu'est-ce qu'il a manqué?

J'attends vos hypothèses :P

A très vite!

Très bonne soirée!

Gros bisous.