Disclaimer: Cette histoire appartient à LyricalKris (lien sur mon profil), je ne fais que traduire.
Bonjour tout le monde! Comment ça va?
Je vous remercie pour toutes vos reviews et les nouvelles mises en alerte/favori :)
manon: Merci pour ta review =) C'est vrai, tout est encore très flou, mais ça devrait changer avec ce chapitre. Je te rassure, Bella n'a rien à voir là dedans, c'est surtout Rosalie que ça concerne :) A bientôt! xoxo
Merci à ma bêta, Missleez^^
CHAPITRE 5 : C'est juste un petit béguin
Edward se réveilla dans une maison inconnue, clignant des yeux à cause de la lumière du soleil.
Bordel mais où était-il ?
Il regardait un mur qui lui rappelait plus un plateau de cinéma qu'autre chose. Sur la majeure partie du mur était dessiné un lac pittoresque. Un château de pierre était niché dans un coin de la pièce, une partie peinte sur le mur et l'autre partie était une aire de jeu vraiment incroyable. Les yeux d'Edward furent attirés par un animal moche qui était pendu à un arbre peint sur le mur.
« Putain c'est quoi ça ? »
« Ooooooo ! » La voix d'une petite fille se moquait de lui. Edward tendit le cou, se rendant compte qu'il était dans une chambre. L'enfant en question était assise les jambes croisées sur un lit avec une parure Harry Potter, et des lunettes Harry Potter.
« Salut, Alice, » grogna Edward, afin qu'il puisse faire face à la fille à sa droite.
« Salut ! » dit-elle gaiement.
« Alors, c'est quoi cette chose ? » demanda-t-il en pointant l'animal dans le coin.
« Un nargle, » l'informa-t-elle en se balançant d'avant en arrière avec ses mains sur ses chevilles. Puis son visage devint sérieux quand elle glissa du lit, et elle vint se mettre devant lui, les mains sur les hanches. « Écoute. Tu foires encore. »
L'ennui menaça sa patience. « Eh bien, qu'est-ce que je suis censé faire ? Tu m'as dis d'arranger le futur... le passé... peu importe. Qu'est-ce que je suis censé arranger ? »
Alice soupira d'un air solennel. « Beaucoup de choses. »
Frustré, Edward se pinça l'arête du nez. « Tu es obligée d'être fout... si énigmatique ? »
Alice semblait réfléchir. « Qu'est-ce que ça veut dire émag-émagtique ? »
Les lèvres d'Edward s'incurvèrent. « Ça veut dire que tu n'es pas clair. Pourquoi tu ne peux pas juste me dire ce que je dois faire. »
« Oh ! » dit Alice, en insistant sur ce mot. « Parce que c'est contre les règles, » dit-elle d'une voix blasée.
« Ça aiderait si je savais à quoi je joue, encore mieux que les règles du jeu, » grogna Edward.
Levant les yeux au ciel, Alice se leva et lui offrit sa main minuscule. Hésitant, Edward la prit, laissant le personnage le conduire dans une autre pièce. Elle s'assit, les jambes croisées, devant une télé grand écran et tapota l'espace à côté d'elle. Faisant le point, Edward s'assit à l'endroit qu'elle lui avait indiqué.
« Tu vois, » commença Alice, « c'est supposé être difficile. T'as le droit à une nouvelle chance. »
« Alors c'est une punition ? » supposa Edward. « Parce que j'ai gâché la vie des autres personnes. »
Alice souffla. « Non. Non ! » Elle ramassa une télécommande qui était à côté d'elle et s'arrêta, tout à coup inquiète. Elle se leva rapidement et grimpa sur ses genoux, enfouissant sa tête dans sa chemise. « Appuie sur play, » demanda-t-elle en lui donnant la télécommande.
Confus, Edward mit instinctivement un bras autour de la petite fille, la tenant proche de lui alors qu'il appuyait sur le bouton play de la télécommande.
Sur l'écran, il reconnut sa maison au soir, la maison à Seattle qu'il s'était achetée avec son argent, où il vivait seul. Il était confus jusqu'à ce qu'il se voit errer sur l'écran, manifestement ivre alors qu'il chancelait au deuxième étage. Se rappelant ce qui s'était passé ensuite, Edward grinça des dents, Alice près de lui. Pas étonnant que la petite fille s'était caché la tête.
« Bon sang, » murmura-t-il en observant avec horreur alors qu'il tombait. Il s'écrasa au sol, son corps inerte, en bas de l'escalier, une longue entaille à la tempe pissait le sang. « J'aurais pu mourir... » marmonna-t-il quand l'écran devint noir.
« Tu n'es pas mort, » dit Alice en levant la tête. « Mais faire mieux est vraiment difficile. C'est contre les règles que je te dises ce que tu dois faire. » Elle tapota sur son front avec ses petits doigts. « Réfléchis. Tout arrive pour une bonne raison. »
~ 7:01, 8 janvier 1999 ~
Edward se réveilla en sursaut, et tâtonna l'air devant lui. Alice avait disparu. Poudlard avait disparu. Le putain de nargle avait disparu. Il ne pouvait pas voir ses posters de geeks, mais il était sûr qu'ils étaient là. En train de se moquer de lui.
« Enfant démoniaque, » grommela-t-il en se retournant et en enfouissant sa tête dans son oreiller. Aggravé, en plus d'être irrité d'avoir à nouveau dix-sept ans, Edward détestait absolument échouer, il se défoula sur son oreiller.
« Edward ? »
« Quoi ? » grogna-t-il.
« Eh bien... quelqu'un s'est levé du mauvais pied ce matin. »
Edward inspira profondément avant de rouler pour faire face à sa mère. « Désolé, Maman, » dit-il contrit.
« Ça va, » lui sourit-elle. « Mais n'en prend pas l'habitude. » Elle ébouriffa ses cheveux, taquine. « Maintenant, lève-toi. Tu vas être en retard à l'école si tu dors plus longtemps. »
« Qui s'en préoccupe ? » marmonna Edward quand Esmée s'éloigna. Il était fortement perturbé à l'idée de répéter ses cours, les mêmes cours, encore et encore pour ce qui semblait être la millionième fois.
Les visions de son corps brisé et contusionné agressèrent son esprit, lui rappelant ce qu'était l'alternative. Assurément, vivre et arranger la vie des autres valait bien un petit purgatoire.
Mais un cours de mathématiques ?
Edward essaya difficilement de ne pas se cogner sur sa table alors qu'il faisait la sourde oreille au babillement du professeur au sujet d'une équation.
Alice avait dit que tout se passait pour une raison. Il devait y avoir une plus grande importance au fait qu'il répétait ce jour particulier. Mais ne l'avait-il pas changé de toutes les manières imaginables ?
Apparemment non.
Mais si ce n'était pas ses parents, qu'est-ce qu'il était censé arranger ? A quel point ses décisions auraient pu affecter quelqu'un d'autre ?
Les points importants de la vie d'Edward avaient été de tomber avec James et Royce, la mort de Jasper, être envoyé en cure de désintoxication, et la mort de ses parents. Un seul de ses événements se passait aujourd'hui. James et Royce... mais Edward n'avait que contrarié l'amitié potentielle... pas vrai ?
S'il allait à la fête, il allait être ivre et finir au lit avec Rosalie. Mais ça n'allait pas marcher non plus.
Qu'est-ce qu'il manquait ?
Agité, Edward scanna la classe, cherchant quelque chose qui attirerait son attention plus que les mathématiques, qui contrairement à ce que disait le professeur, il savait pertinemment qu'il n'allait jamais les réutiliser. Ses yeux passèrent sur chacun de ses camarades de classe, se distrayant de sa frustration en se concentrant sur leur vie pendant un moment.
Il était évident qu'il n'était pas le seul à ne pas prêter attention à l'enseignant. A sa droite, Ben Cheney avait posé sa tête dans ses mains sur sa table. Il regardait Angela Weber à travers la pièce en se léchant la lèvre inférieure alors qu'elle mordillait le bout de son crayon. Edward sourit au regard émerveillé sur le visage du garçon. Il eut du mal à ne pas rire quand, Angela leva les yeux, et vit Ben l'observer. Ben devint rouge vif et il se plongea brusquement dans le livre de maths qui encombrait sa table comme s'il cherchait quelque chose. Puis ce fut au tour d'Angela de le fixer, avec convoitise.
Ah, le désir des adolescents.
Légèrement derrière Angela, les yeux d'Edward tombèrent sur Rosalie. Son esprit rejoua le peu qu'il se souvenait de leur rencontre, leurs rencontres, et il se tortilla sur sa chaise quand son corps réagit automatiquement.
Putain de désir d'adolescents.
C'était un mystère qu'il n'avait pas encore résolu, mais il n'eut pas le temps de s'y attarder. Comment son amitié avec Royce avait survécu alors qu'il avait fini par baiser sa petite-amie ?
Il y avait un bourdonnement au fond de son esprit, et Edward avait un sentiment de malaise qu'il manquait quelque chose. Pendant tout le cours, ses yeux continuèrent à errer vers Rosalie. Elle ne leva jamais les yeux vers lui. Pas une seule fois. Elle avait l'air complètement inconsciente de sa présence.
Alors que la matinée se terminait, Edward observa pendant qu'il traversait le couloir. Il était évident que les autres gamins étaient très conscients les uns des autres. Il y avait déjà quelques uns à part, suspendus l'un à l'autre dans les couloirs... des flirts maladroits dans les couloirs... des garçons odieux jouaient les idiots en faisant des mouvements derrière le dos des filles pendant que leurs amis riaient... les filles minaudaient et riaient après qu'elles aient souri timidement aux garçons.
Edward commença à se rendre compte que le sexe et la luxure au lycée avaient des significations différentes que dans le monde d'où il venait. A vingt-neuf ans, le sexe n'était pas d'une grande importance. Quand il sortait pour affaire ou juste pour se changer les idées, il était conscient qu'il était attirant. Quand il sentait qu'il intéressait quelqu'un, il emmenait une femme chez lui, sans penser plus loin que de partager du plaisir. Il n'y avait rien de dramatique dans ces liaisons.
Mais au lycée, tout semblait être une question de vie ou de mort. Alors, ivre et excité, son état d'esprit avait dû être celui qu'il avait à vingt-neuf ans.
Rosalie n'avait pas vingt-neuf ans. C'était une adolescente normale. Pour elle, le sexe devait avoir beaucoup plus d'importance. Et le fait était que, peu importait le nombre de fois qu'il avait vécu cette journée, elle ne l'avait jamais regardé jusqu'à ce que James et Royce le traînent pour s'asseoir avec eux à la fête.
Elle n'avait pas de sentiment à son égard... pas d'attirance du tout.
Edward jurait qu'il pouvait sentir le contenu de son estomac commençait à remuer de façon écœurante.
« Mec, » la voix de Jasper coupa le son de son cœur qui battait rapidement dans ses oreilles. « Tu vas bien ? Tu as l'air vert... »
« Je crois que je vais être malade... » murmura Edward en une fraction de seconde avant qu'il doive aller n'importe où mais ailleurs que là. Il sortit de la cafétéria aussi vite que ses jambes lui permettaient, sans passer par les toilettes et il se précipita par la porte latérale de l'école. Il ne s'arrêta pas là, au lieu de ça il courut jusqu'au bord de la forêt qui entourait l'école. Bien qu'il entendait Jasper criait son nom, il ne s'arrêta pas. Il avait l'impression qu'il ne devait pas s'arrêter. Il se sentait vil et sombre, trop foutu pour être près des autres gamins, des gamins innocents.
Lorsqu'il fut protégé par la forêt, Edward tomba à genoux, ses poumons brûlaient alors qu'il avalait l'air par à-coups. Son estomac se tordit, et avant qu'il puisse reprendre son souffle, il rendit ses tripes sur la mousse humide et les aiguilles de pins autour de lui.
« Edward... putain. Ça va ? » souffla difficilement Jasper, évidemment effrayé par le comportement tout à coup erratique de son ami.
Jasper lui tapota le dos maladroitement mais Edward frissonna, ayant l'impression que le toucher de l'autre garçon le brûlerait comme de l'eau bénite sur un démon impur. « Non, » dit-il âprement, ayant des hauts-de cœur secs vu qu'il n'avait rien dans l'estomac à part de la bile.
« Qu'est-ce qui s'est passé ? Je dois aller chercher l'infirmière ? » demanda Jasper.
Edward s'assit, toujours à bout de souffle. Il pencha la tête en arrière, laissant la bruine qui tombait à travers le couvert des arbres, refroidir son visage brûlant. « Je crois... » essaya-t-il, déglutissant difficilement à cause du mauvais goût dans sa bouche. « Je crois que j'ai violé Rosalie... »
Le silence dans la forêt était stupéfiant. C'était comme si même les oiseaux avaient entendu sa confession.
« Quoi ? » répondit finalement Jasper, complètement sidéré. « Quand est-ce que tu aurais... Edward, putain de quoi tu parles ? »
Se relevant, Edward se mit à faire les cent pas. « Elle m'aime pas. Elle m'a à peine toléré quand on a fait ce projet... Il n'y a aucun moyen qu'elle ait été proche de moi si elle était sobre. »
« Ça n'a pas de sens ! » dit Jasper en le regardant, impuissant.
Edward s'arrêta et regarda son ami avec des yeux torturés. « C'est pas grave ce qu'elle a fait... si elle n'avait pas eu de rapport sexuel avec moi quand l'alcool n'altérait pas son jugement, c'est un viol. » Il tomba à nouveau à genoux, ses mains dans ses cheveux et sa tête s'inclina sous la culpabilité.
Jasper se rapprocha, debout devant lui. « T'as eu des rapports avec Rosalie ? Rosalie, la petite-amie de Royce King ? »
Edward acquiesça lamentablement.
« Putain s'est arrivé quand ? »
La question apporta une certaine clarté aux pensées frénétiques d'Edward, des pensées coupables. « Je... ça n'est pas arrivé. Pas encore. »
Alors que sa panique se calmait, d'autres informations commencèrent à filtrer dans l'esprit d'Edward. Peut-être qu'il avait une vision du sexe qui n'était probablement pas la plus saine pour un lycéen... mais Eric Yorkie non. Et d'ailleurs, la première fois Edward avait dix-sept ans, il était plutôt naïf et innocent.
Compte tenu de toutes les émotions de la situation, Edward se força à aligner la journée comme une équation de maths, ou comme l'un de ces puzzles logiques avec les points et les xs.
Trouver les constantes.
Rosalie était une constante. Peu importe le scénario, elle finissait dans une pièce sombre à coucher avec un garçon, Edward ne pouvait pas imaginer qu'elle le veuille à la lumière vive du jour. A moins que Rosalie abritait une foule de béguins secrets qu'elle ne laissait pas transparaître, quelqu'un avait pris avantage sur elle.
Rejouant la journée qu'il avait vécue à plusieurs reprises, la seule autre constante qu'Edward put trouver, c'était James et Royce. Ils arrivaient toujours à le coincer, et quand ils n'y parvenaient pas, ils coinçaient Eric...
Était-ce juste une coïncidence que ce soit Eric qui ait fini nu avec Rosalie ?
« Edward ! »
Edward releva la tête et jeta un coup d'œil à son meilleur ami. Il aurait désespérément aimé pouvoir lui expliquer la situation. Au lieu de ça, il prit une profonde inspiration. « Rien. C'est rien. »
Jasper le regardait comme si une deuxième tête lui avait poussé. « Tu planes là ? Qu'est-ce qui t'arrive ? »
« Je plane, » dit brièvement Edward en guise d'explication, mais la dernière chose dont il avait besoin était que Jasper pense qu'il se droguait... ou pire, lui demandait de partager. « Non... euh... » bafouilla-t-il. « Je sais pas. Je pense que je me suis souvenu d'un cauchemar que j'ai fait ou un truc dans le genre » finit-il sans conviction.
Jasper arqua un sourcil. « Un cauchemar ? T'as couru jusqu'ici comme si t'avais le feu au cul et t'as laissé tomber ton déjeuner pour un cauchemar dont tu t'es souvenu ? »
Edward offrit un faible sourire à l'autre garçon. « Réaction retardée ? »
Secouant la tête, Jasper lui offrit sa main, l'aidant à se relever. « Mec, tu es un putain de malade, tu le sais ça ? »
Edward lui sourit de façon ironique. « Ouais. Je sais. »
~ 0 ~
Se massant les tempes, Edward passa la totalité de son cours d'espagnol à essayer de trouver un scénario, un quelconque scénario, qui en quelque sorte n'impliquait pas James et Royce dans l'organisation du viol de Rosalie.
Et bon sang... si ça s'était passé de cette façon la première fois, pourquoi ne s'en était-il pas rendu compte ?
L'estomac d'Edward se tordit. Quelque part dans les recoins vagues de son esprit, il se souvenait d'avoir essayé de parler à Rosalie après. Tout était vraiment flou. Sa vie était passée de très simple à très compliquée rapidement.
C'était amusant. Esmée et Carlisle avaient craint que la vie d'Edward tournerait mal parce qu'il passait trop de temps sur son ordinateur. C'était quand il avait commencé à avoir plus d'amis en chair et en os qu'il avait eu plus de problèmes.
Mais en dépit de tout ce chaos qu'ils avaient mis dans sa vie, Edward était réticent à penser que ses deux futurs amis feraient quelque chose comme ça. Ils étaient bruyants et odieux, oui, mais faire du mal à quelqu'un de cette façon était une toute autre histoire. Et Rosalie était supposée être la petite-amie de Royce.
Là encore, Edward avait toujours su que James et Royce étaient des ennuis.
« Hey, abruti, » dit Emmett en frappant dans sa chaise. « La cloche a sonné il y a une minute. Allons-y. »
Rassemblant ses livres, Edward suivit son frère hors de la classe. Maintes et maintes fois, il avait traité tous les éléments d'informations qu'il avait. Une pensée aléatoire dériva à la surface et il se retourna légèrement pour regarder Emmett. « Hey, Em ? »
« Hey, Edward ? » dit Emmett en plaisantant alors qu'ils montaient dans la Volvo.
« Qu'est-ce que tu penses de Rosalie Hale ? »
La main d'Emmett glissa et se cogna contre le volant. Il toussa légèrement pour couvrir sa réaction et se mit à rire. « C'est une jolie fille, » dit-il d'un ton neutre.
Penchant la tête sur le côté, Edward étudia attentivement son frère. « Est-ce que tu... lui as écrit des lettres d'amour ? » demanda-t-il, un peu incrédule.
La Volvo fit une embardée quand Emmett regarda Edward avec surprise. « Putain ! » jura Emmett alors qu'il stabilisait la voiture. « Putain, comment tu sais ça ? »
« C'était toi. » Edward se cogna la tête contre l'appuie-tête. « Tu l'aimes bien. »
Quelques pièces manquantes se mirent en place. Si son frère ressentait un truc pour Rosalie, et qu'il avait couché avec elle, en particulier dans des circonstances obscures, il pouvait imaginer qu'elle ne voudrait probablement rien à voir avec un Cullen.
« Elle a un copain, tu sais, » murmura Edward distraitement.
Le visage généralement souriant d'Emmett était serré de colère. « Royce est un con. Elle sait que c'est un con. »
« Il pense que c'est moi, tu sais... qui lui écris ces lettres, » dit Edward en tournant la tête pour regarder par la vitre.
« Écoute, gamin, si ces connards de James et Royce t'emmerdent, dis-le moi. » Il se moqua. « Je couvre tes arrières. »
Edward se tourna vers son frère, son cœur battant bizarrement. Pendant un moment, il se laissa penser à un avenir où Emmett et lui seraient proches, et non des maladroits aliénés comme il s'en souvenait.
Alice avait raison... recommencer était difficile. Mais alors, ses parents ne lui avaient pas appris que rien n'était facile ?
Et s'il ne sauvait pas seulement Emmett de Victoria, mais qu'il le casait avec son amour de lycée, même s'il ne connaissait pas le goût de son frère pour les femmes, ce serait un bonus.
« Hey Em... tu veux aller à une fête ? »
~ 0 ~
Le plan était simple. Edward n'avait aucune idée de ce que James et Royce avaient fait. De toute évidence, il avait été complètement inconscient de ce qui s'était passé avant. Il n'avait pas assez confiance en lui pour remarquer quelque chose avant qu'il ne soit trop tard... encore.
Mais si Emmett était comme tous les autres adolescents, ses yeux seraient constamment sur son béguin, à analyser chacun de ses mouvements.
Bien sûr, remplissant son rôle de grand frère, Emmett était également bon pour être un emmerdeur.
« Bon sang, Edward. Toute cette routine de geek n'est pas stylé, » murmura-t-il en faisant un geste vers la tenue d'Edward.
« Quoi ? » Edward baissa les yeux sur ses vêtements puis regarda son frère. « Mon pantalon me va au moins. Comme si quelqu'un voulait voir tes fesses. »
Toujours en train de se chamailler, les garçons dirent au revoir à leurs parents et se dirigèrent vers la résidence de King.
Emmett semblait inhabituellement grincheux alors qu'il sortait de la Volvo. « Je sais pas pourquoi t'as insisté pour venir ici, gamin. Ta petite-amie va pas être en colère que tu joues pas à ton jeu stupide ce soir ? Il a tapé une vraie crise l'autre jour... »
« Laisse Jasper tranquille, » dit Edward en levant les yeux au ciel.
Emmett sourit. Il posa une main sur l'épaule d'Edward. « Tu sais frangin, si t'as besoin d'aide pour l'annoncer à Maman et Papa, je suis là pour toi. »
Edward poussa son frère, et ils entrèrent dans l'immense maison.
Trébuchant après qu'Emmett l'ait frappé dans l'épaule, Edward tomba dans une pièce à droite du salon. C'était une pièce dans laquelle Edward n'avait pas passé beaucoup de temps les fois précédentes où il avait vécu cette journée. La stéréo diffusait quelque chose d'un peu plus docile que dans la pièce principale.
Presque instantanément, les yeux d'Edward furent attirés au milieu de la pièce où un groupe de trois jeunes filles dansaient et chantaient la chanson de la stéréo.
Chickity China the Chinese chicken
You have a drumstick and your brain stops tickin'
Watchin' X-Files with no lights on
We're dans la maison
I hope the Smoking Man's in this one
Les lèvres d'Edward s'étirèrent dans un sourire. Il ne put s'en empêcher. Sa partenaire de labo... Bella... semblait différente qu'il l'avait vue avant. Au lieu d'être timide et renfrognée, elle souriait, son visage rougi par la lueur révélatrice d'une jeune fille qui avait déjà bu un verre ou deux et elle était prise en sandwich entre Jessica et Angela. Elle rit alors que les langues des filles s'emmêlaient sur les mots compliqués de la chanson. Elles riaient toutes, mais c'était d'elle qu'il ne pouvait détacher ses yeux.
« Elle est magnifique, » marmonna-t-il, ignorant qu'il parlait à voix haute jusqu'à ce qu'il entende le gros rire de son frère. Surpris, il sortit de sa rêverie et tomba sur Emmett et les trois filles qui désormais le regardaient. « Je hm... J'aime vraiment X-Files, » lâcha-t-il.
Les filles ricanèrent. Même Bella sourit, même si évidemment elle essayait de ne pas le faire. Ça valut presque la mortification complète et totale d'Edward. Presque. « Je hm... vais y aller... ouais. »
Il se précipita hors de la pièce avant de s'embarrasser davantage. Il regrettait vraiment d'être aussi ballot qu'un ado de dix-sept ans au lieu d'être aussi charmant qu'un homme de vingt-neuf ans. Bon sang...
Edward était tellement occupé à se blâmer intérieurement qu'il ne remarqua pas James jusqu'à ce qu'il le percute.
« Woaw, Cullen. Doucement, mec. T'es pas mon type » plaisanta l'autre garçon, riant rauquement de sa blague. Il enroula un bras autour des épaules d'Edward et le guida dans la direction qu'il le savait, menait à Rosalie, Royce et à l'alcool. « Je te cherchais justement. »
« Hey, Damon. Tu dois demander la permission avant de sortir avec mon petit frère. » Le ton d'Emmett était léger et jovial, mais Edward pouvait entendre la menace. Il apprécia alors qu'il était sur le point de hausser les épaules sous l'étreinte de James. Il n'eut pas besoin de voir qu'Emmett avait attrapé l'autre garçon par le poignet, enlevant son bras des épaules d'Edward.
Le sourire facile de James faiblit et il regarda Emmett et Edward. « Tu as amené ton grand frère ? »
« Nan, je l'ai juste suivi. Je ne peux pas laisser le petit morveux avoir des ennuis, si ? » il ébouriffa les cheveux d'Edward. Grognant, Edward frappa dans sa main. « Quoi qu'il en soit, » dit Emmett en riant, « tu le traites bien maintenant, tu entends ? Il a un couvre-feu. »
Riant à nouveau, Emmett se retourna et fondit dans la foule. Le sourire de James disparut. « Mec, ton frère est un trou du cul. Viens. Allons prendre un verre. »
~ 0 ~
« Edward ? »
Grognant, Edward essaya d'ouvrir les yeux. Il était confus et désorienté. Putain ? S'était encore arrivé ?
« Fiston. Réveille-toi. »
« Papa ? » s'entendit-il murmurer.
Ouvrant finalement les yeux, Edward essaya de se concentrer. Il devait toujours avoir ses lunettes parce que quand ses yeux roulèrent enfin, il trouva le visage devant lui, il pouvait voir son père clairement. Carlisle avait un regard dans ses yeux qui était à la fois inquiet et furieux. « Je suis désolé, » dit-il instantanément, mais il n'était pas sûr de la raison pour laquelle il s'excusait.
L'expression de Carlisle s'adoucit. « Tu vas bien, Edward. J'ai juste besoin que tu boives un peu d'eau, d'accord ? » dit-il en plaçant une paille entre les lèvres d'Edward. « Doucement, » avertit-il quand Edward commença à boire trop vite, trouvant qu'il avait excessivement soif.
Edward obéit instantanément à son père, et alors qu'il buvait, il prit le temps de regarder autour de lui. Il était dans son salon, allongé sur un des canapés. Ses yeux tombèrent sur deux personnes entassées sur le canapé en face. Sa mère était assise, un bras autour d'une Rosalie débraillée et au bord des larmes. Emmett se tenait derrière le canapé, semblant bien pire que ce qu'Edward se souvenait. Sa lèvre était fendue et sa joue meurtrie, il contractait sa main comme s'il avait récemment frappé quelque chose. Ou quelqu'un.
Et debout à droite de son père se tenait... le Chef Swan.
La respiration d'Edward devint rapide et irrégulière. Il regarda son père et le chef de police tour à tour, pris de panique et de culpabilité, complètement incapable de contrôler ses émotions. Il ne pouvait pas penser clairement et ne pus donc pas s'empêcher de commencer à babiller. « Je suis désolé. Je suis tellement désolé. Je ne voulais pas faire n'importe quoi. Je ne me souviens pas. Je le jure, je ne voulais faire de mal à personne. »
« Edward, » dit son père, en posant ses mains sur les épaules d'Edward et le fit se rasseoir en douceur sur le canapé. « Calme-toi fiston. Tu vas bien. Tu as été drogué, d'accord ? Tu es à la maison et tu es en sécurité. »
« J'ai été drogué ? » répéta-t-il. Il n'arrivait pas à faire que son cerveau se concentre assez longtemps sur une pensée pour vraiment la traiter.
Carlisle soupira et se tourna vers le chef. « Je suis désolé, Charlie. Je ne pense pas qu'Edward soit en forme pour répondre tout de suite à vos questions. »
« Ça va. Je devais juste m'assurer que tout le monde allait bien ce soir. Quoi qu'il en soit, j'ai Bella qui se gèle les fesses sur la banquette arrière, » dit-il fermement. Il se tourna vers Esmée et Rosalie. « Vous êtes sûre que c'est bon pour que Rosalie reste ici ce soir ? Monsieur et Madame Hale sont en route, mais ils ne seront pas là avant demain matin. »
« Bien sûr que c'est bon, Charlie, » assura Esmée en tapotant le bras de Rosalie pour la consoler. « Je sais qu'on va veiller sur Edward cette nuit alors il n'y a pas de problème. Nous avons beaucoup de place. »
Charlie hocha la tête. « Rétablis-toi bien Edward, » dit-il sincèrement. Alors qu'il se retournait pour sortir, il tendit la main à Emmett. « Officieusement... bon boulot ce soir, gamin. »
Emmett fit un faible sourire alors qu'il serrait la main de Charlie.
« Allez, Edward. Bois un peu plus d'eau, » le pria son père.
Alors qu'il buvait, Edward essaya de se reprendre. Il avait envie de pleurer, il était tellement confus et honteux. Mais il commençait à comprendre qu'il n'avait rien fait de mal... du moins, selon ses parents et Charlie Swan.
« Qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda-t-il enfin, mais les mots furent à peine un murmure, même à ses propres oreilles.
« Ne t'inquiète pas pour ça maintenant, » dit doucement Carlisle en passant ses doigts dans les cheveux d'Edward de la façon dont il lui faisait quand il était petit. « Va te coucher. On pourra en parler demain matin. »
Edward pensa protester, mais ses paupières étaient déjà de plus en plus lourdes et difficiles à garder ouvertes. « Très bien, » accepta-t-il finalement avant que ses pensées commencent à devenir trop floues et disparaissent entièrement.
~ 0 ~
Lorsque Edward ouvrit les yeux, il se trouvait assis à une grande table. Il y avait un tas de petits cupcakes devant lui, chacun avec une petite figurine Harry Potter posée au milieu.
Quelqu'un qui applaudissait attira son attention et Edward regarda devant lui pour voir Alice dans le même ensemble de magicienne que quand il l'avait rencontrée, un large sourire semi-édenté sur le visage. « Tu vois ! Je savais que tu pourrais le faire ! » chantonna-t-elle.
Edward sourit faiblement à l'enfant, en passant sa main sur ses yeux. « Alors... ils m'ont drogué ? » dit-il, plus pour lui que pour elle, essayant de rassembler les morceaux de la soirée qu'il venait de vivre. Il n'avait jamais eu l'idée de penser qu'il avait été drogué. D'une part, il se sentait violé et horrifié. D'autre part... toutes les fois qu'il avait pensé qu'il avait succombé à la tentation de l'alcool... ça n'avait pas vraiment été de sa faute. « Pendant tout ce temps... ils m'avaient drogué. Pourquoi ? »
Alice sauta de son côté de la table et se dirigea vers lui. Elle lui tendit la main. Un peu nerveux, Edward se leva et la prit, la laissant le mener dans une autre pièce de cette maison mystérieuse qu'il n'avait jamais vue auparavant.
Au milieu de cette nouvelle pièce, se trouvait un chaudron. Alice traîna un escabeau jusqu'à la chose énorme et regarda à l'intérieur.
« Hm... si l'explication inclut un œil de triton, je ne suis pas sûr que je veux savoir... »
Alice lui lança un regard qui disait 'mec, t'es idiot'. « C'est une pensive. »
« Très bien alors, » dit Edward aimablement, toujours confus.
Alice leva juste les yeux au ciel et sortit sa baguette. Elle tira un truc de sa tempe et l'éloigna lentement. Au grand étonnement d'Edward, un feu follet vaporeux de ce qui ressemblait à de la fumée blanche sortit de sa peau. Quand elle eut ce qui ressemblait à un fil de barbe à papa à l'extrémité de sa baguette, elle le jeta dans le chaudron et lui fit signe de se rapprocher.
« Regarde... »
Edward regarda docilement dans le chaudron, tout d'abord étonné de voir à quel point il y avait beaucoup de mèches blanches qui tourbillonnaient de leur plein gré. Puis, alors qu'il regardait de plus près, il put voir des images. Une en particulier ressemblait au couloir du lycée de Forks.
Soudain, Edward tomba.
Il atterrit à côté de James et Royce, marchant avec eux alors qu'ils se hâtaient de descendre le couloir. Il trébucha, se cognant presque contre eux. « Désolé, je euh... »
« Ils peuvent pas t'entendre » l'informa Alice, apparaissant à son autre côté. « Tu vois ? » Elle sauta délibérément sur l'un des autres étudiants.
« Cette garce m'énerve » grogna Royce à James. « Ça fait plusieurs mois et elle m'a même pas laissé aller plus au sud. Putain de vache frigide. »
« Hey » grogna James. Ils ralentirent. Edward fut surpris de se voir non loin de là, marchant avec sa pauvre dégaine. « Tu penses vraiment que l'autre chelou d'Edward lui écrit ces lettres ? »
Royce ricana. « Qu'est-ce qu'on en a à foutre. Je veux donner une leçon à cette garce. Tu ne rejettes pas Royce King. Si elle savait toutes les poulettes qui veulent un morceau de moi... » Il haussa les épaules. « T'as le truc pour ce soir, pas vrai mec ? »
« Bien sûr. »
« Très bien. On le fait. »
La vision s'effaça, et fut remplacée par d'autres images.
James et Royce ricanaient à la fête alors qu'ils mettaient de la drogue dans deux verres, celui de Rosalie et le sien, supposa Edward.
Ce qui devait être le lendemain matin après qu'il ait couché avec Rosalie. Royce la réprimandait comme une salope qui l'avait trompé tandis qu'Edward secouait la tête, semblant complètement confus et désorienté. L'amie de Rosalie, une fille qui s'appelait Vera selon les souvenirs d'Edward, hurlait sur Royce, l'éloignant de Rosalie.
« Viens, Rose. On va rentrer chez toi, » dit-elle en guidant son amie sanglotante vers la porte.
Ricanant, James et Royce se tournèrent vers lui et lui tapotèrent le dos. « Je savais pas que t'avais ça en toi Cullen, » dit James jovialement.
« Ah. Il l'avait en elle ! » gloussa Royce.
La vision changea à nouveau, et Edward se regarda essayer d'attirer l'attention de Rosalie dans le couloir de l'école. Elle se retourna et s'enfuit loin de lui, son visage rougissant furieusement. Il fit un pas vers elle, mais Emmett était là, il le repoussa en arrière avec une grimace sur le visage.
« Laisse-la foutrement tranquille Edward. T'en as pas fait assez ? »
Le couloir devint encore plus bondé alors que James avançait vers Emmett, entrant dans l'espace personnel de l'autre garçon. « Laisse tomber. C'est pas sa faute si c'est une traînée. » Il frappa sur l'épaule d'Edward. « Un mec peut pas dire non quand une femme est sur sa queue, pas vrai mon pote ? »
Emmett s'éloigna, dégoûté.
Il y eut plus d'images, et Edward comprit. Non seulement Rosalie ne lui parla plus jamais, mais elle ne parla jamais à son frère non plus. On se moquait d'elle tandis qu'Edward riait. Edward devint sûr de lui alors qu'il gagnait en popularité. Le feu de Rosalie s'éteignit et sembla finalement partir complètement. Il y eut même quelques vagues visions d'elle sanglotant lors de divers entretiens plus tard dans la vie. C'était horrible et ça faisait mal à voir.
Finalement, Edward fut de retour dans la maison d'Alice. Il s'assit lourdement au sol, en passant une main sur ses yeux. « Tout a changé, pas vrai ? Tout ça n'est pas arrivé ? »
« C'est arrangé maintenant, » confirma Alice.
Edward poussa un soupir de soulagement. « Et je vais ravoir vingt-neuf ans ? »
Alice sourit et agita sa baguette vers lui.
Et voilà, c'est quand même plus clair maintenant non?^^
Pas mal d'entre vous avez plus ou moins deviné qu'Edward avait été drogué.
Alors d'après vous, à quel date se retrouvera Edward dans le prochain chapitre? J'attends vos avis avec impatience :)
Passez une très bonne journée!
A très vite!
xoxo
