Disclaimer: Cette histoire appartient à LyricalKris (lien sur mon profil), je ne fais que traduire.

Hello hello! J'espère que vous allez bien^^

Merci à toutes pour vos reviews et les nouvelles mises en alerte/favori :)

Anna: Merci pour ta review =) J'essaye vraiment de faire au plus vite pour pouvoir poster régulièrement mais bon, ce n'est pas toujours facile de suivre le rythme. Contente que cette histoire te plaise en tout cas^^ xoxo

Et comme toujours, merci à ma bêta, Missleez.


CHAPITRE 9 : Traumatisme

~ 26 janvier 1999 ~

Edward resta bouche-bée devant son réveil, il se frotta les yeux pour être sûr qu'il voyait bien.

Eh bien, c'était sans précédent.

Cela le mit extrêmement mal à l'aise. Comprendre les règles de ce jeu particulier était assez dur, il n'aimait pas avoir merdé avec ça. S'il faisait quelque chose de bien, il s'attendait à voir Alice afin qu'elle puisse lui montrer ce qu'il avait mal fait en premier lieu. Au moins, ça lui donnait une sorte de but à réaliser, ça lui amenait un semblant de bon sens et de l'ordre dans son monde.

Est-ce que ça voulait dire qu'il avait bien arrangé le 25 janvier ? Ou est-ce qu'il y avait quelque chose qui s'était mal passé le 25 janvier et qu'il y avait deux parties à gérer ? Était-ce comme jouer à un jeu à deux niveaux et si vous merdiez à un moment il fallait recommencer au début, le 25 janvier ?

Edward détestait ces jeux avec une passion ardente.

L'analyse des jeux souleva une question intéressante. Est-ce qu'il avait des vies en illimitée ? La plupart des jeux donnaient plus d'un essai, mais est-ce qu'il y avait une limite ? Est-ce qu'il avait un moment où Alice se laverait les mains de sa stupidité et le laisserait rester mort ?

Ou rester dans un bordel qu'il aurait créé pour lui-même et les gens autour de lui ?

« Edward ? » La voix d'Esmée le fit sursauter alors qu'elle entrait dans sa chambre, et Edward gémit.

La dernière pensée qu'il avait eue avant d'aller au lit hier soir était qu'au moins, s'il devait revivre la journée pour la vingt-et-unième fois, il pourrait le faire sans s'attirer d'ennuis. Comme il l'avait prédit, sa mère et son père n'avaient pas été très heureux qu'il ait manqué son premier cours de la journée et qu'il soit collé pour le reste de la semaine. Il avait fallu une petite discussion en douceur, mais il avait réussi à les convaincre de ne pas lui prendre son ordinateur.

Le compromis d'Esmée était que s'il insistait pour être collé à la chose aux premières heures du matin avant l'école, il devrait faire quelque chose de productif.

« Il est cinq heure et demi du matin Maman, » grommela-t-il.

« Hey oui, » dit-elle gaiement. « Ce qui veut dire que tu as un peu plus d'une heure pour faire une partie de cette saisie de données avant de devoir te préparer pour l'école. » Elle posa une grosse pile de documents sur son bureau, et Edward grimaça. Il savait que sa mère voulait convertir tous ses fichiers papiers, du jour où tout était fait à la main, aux fichiers informatisés.

« Je pourrais toujours prendre l'ordinateur, » menaça-t-elle gentiment.

Gémissant à nouveau, Edward se traîna hors du lit. « Tu es une personne horrible, » marmonna-t-il alors qu'il se laissait tomber sur sa chaise d'ordinateur.

Esmée rit et lui embrassa le front. « Je sais, mais tu m'aimes quand même. »

Edward roula des yeux mais sourit et enlaça sa mère avant qu'elle quitte la pièce.

Quelques temps plus tard, il descendit les escaliers, habillé et prêt pour aller à l'école. Il arriva dans le hall au moment où son père partait.

« Edward, les routes sont enneigées aujourd'hui, » dit Carlisle en s'arrêtant avant de se rendre à la porte. « Laisse ton frère te conduire à l'école. »

« Quoi ? Non, » protesta Edward en fronçant les sourcils. Il adorait sa voiture. La Volvo roulerait bien sur la glace. C'était seulement un trajet court jusqu'à l'école après tout.

Il ouvrit la bouche pour argumenter mais Carlisle lui fit un regard d'avertissement. « Ne discute pas avec moi. Laisse Emmett t'emmener. »

Emmett émergea de la cuisine, un bol de céréales à la main, mâchant bruyamment. « Ouais, petit frère. Après tout, une Jeep c'est une voiture d'homme. »

Carlisle secoua la tête vers son fils aîné et partit avec un sourire amusé sur le visage. Effectivement, alors qu'il ouvrait la porte, Edward put voir que Forks était recouvert d'une couche de neige. Plus que ça, la pluie de la veille avait gelé sur la glace sur le trottoir et l'allée.

Admettant le point, Edward accepta de monter avec Emmett sans aucune difficulté, à la place il s'assit à la table de la cuisine afin qu'il puisse engloutir un bol de céréales... puis un autre.

Bien que Edward avait encore du mal à ignorer sa psyché de vingt-neuf ans et céder aux caprices de son corps et de son esprit, certains changements étaient plus faciles que d'autres. Pendant tous les jours d'avant, il avait ignoré le besoin constant de manger quand ses parents étaient à l'extérieur et à la maison. Il était déterminé à ne pas être une bête vorace comme Emmett. Il n'était pas vraiment en train de mourir de faim. Mais depuis sa conversation avec la jeune Alice, il se permettait de se faire plaisir.

Hey, au moins il ne siphonnait pas le reste de son lait comme Emmett le faisait.

Quand les deux garçons furent rassasiés ils se dirigèrent dehors pour aller à l'école. Edward céda à son envie naturelle de harceler son frère aîné en faisant le copilote. Emmett le menaça de le laisser sur le bord de la route. Bien sûr, ça ne conduit Edward qu'à le tatillonner encore plus.

« Dégage ! » exigea Emmett en se garant sur côté de la route.

Edward le regarda, incrédule. « Em, allez. »

« Nan, gamin. Je t'avais prévenu. » Les frères se fixèrent. Après un moment, Emmett sourit.

« Regarde, si tu sors maintenant tu peux facilement faire reste du trajet avant que la cloche sonne. Tu me fais attendre, tu vas avoir une autre retenue. »

« Alors toi aussi, » contra Edward.

« Et c'est censé me faire chier pourquoi ? Tu crois que maman et papa vont m'arracher à mon travail ou à mes activités extra-scolaire pour lesquelles papa a tout fait pour que ce soit sur mon relevé de notes ? »

Sachant qu'il était coincé, et vraiment, c'était juste quelques rues, Edward sortit de la Jeep, en prenant soin de claquer la portière très fort. Tout ce qu'il entendit fut le gros rire d'Emmett alors qu'il s'éloignait.

Resserrant son manteau autour de lui, Edward se mit à marcher, en marmonnant sur les nombreuses façons qu'il allait tuer son frère. Pourquoi il n'avait pas encore parlé à ses parents pour les arts martiaux ?

Edward fut tiré de ses pensées meurtrières par des bruits provenant d'un vieux pick-up délabré qui s'arrêta à côté de lui. Il regarda, ennuyé, jusqu'à ce qu'il voit qui conduisait.

« Tu as besoin d'un taxi ? » cria Bella par-dessus le rugissement du moteur.

Mettant ses mains autour de ses oreilles, Edward cria, « Quoi ? » Puis il sourit pour lui faire savoir qu'il la taquinait.

Bella roula des yeux, lui faisant signe de monter, et Edward reconnaissant, grimpa dans la cabine.

« Alors, comment tu t'es retrouvé à être piéton un jour comme aujourd'hui ? » demanda Bella alors qu'elle conduisait.

Edward ricana. « Tu n'as pas de frère et sœur, pas vrai ? »

« Non. »

« Eh bien... tu as de la chance. »

Edward lui expliqua la situation alors qu'ils se garaient sur le parking. Il fronça les sourcils quand Bella rit à son histoire. « Quoi ? C'était pas drôle ! »

« C'était un peu drôle, » dit-elle gentiment, et Edward ne put s'empêcher de sourire quand elle sourit. Il sortit, se précipitant à ses côtés quand elle glissa, se rattrapant de justesse au pick-up.

« Là, » dit-il en la rééquilibrant, « laisse-moi t'aid... »

Il fut interrompu par le bruit terrible d'un crissement de pneus tout près... trop près. Se tête se releva à temps pour voir une masse de métal bleu tourner follement vers lui. Bella cria, mais aucun d'eux n'eut le temps de réagir. Son instinct lui fit la tirer en avant, repliant son corps contre le sien et il se détourna du véhicule hors de contrôle comme s'il pouvait la protéger. Il y eut l'horrible bruit du métal qui craquait et s'écrasait alors que le corps d'Edward et Bella étaient projetés vers l'avant, coincés entre le pick-up et l'autre véhicule. Très vite, tout ce qu'Edward savait c'était l'incroyable douleur, l'agonie chassa toute autre pensée.

Puis il n'y eut que l'obscurité.

~ 0 ~

Edward fut réveillé par un cri perçant, une réaction tardive à voir une voiture, un van, tourner vers lui trop vite pour qu'il s'écarte du chemin. Il toucha son corps, pour voir s'il était en un seul morceau. Quand ses mains s'écartèrent, sans trace de sang, Edward regarda, incrédule.

« Bella ? » cria-t-il comme si soudain il se souvenait qu'elle était avec lui. « Bella ? » hurla-t-il plus frénétiquement. Il se redressa et regarda autour de lui, mais savoir qu'il était dans la maison d'Alice ne le calma pas. Ça ne fit qu'attiser sa panique.

Se levant, Edward parcourut la maison en criant le nom d'Alice.

Ça ne pouvait pas être la façon dont ça se terminait. Est-ce qu'il avait sauvé ses parents juste pour qu'ils puissent voir son corps mutilé ? Et Bella... comment était-ce juste pour Bella ? Dans la vraie réalité elle était vivante, ou il le supposait. Elle n'était définitivement pas morte dans un accident de voiture au lycée. Aussi distrait qu'il l'avait de toute évidence été, il se rappellerait tout de même si quelqu'un était mort sur le parking.

« Al... » le cri furieux d'Edward s'estompa alors qu'il trébuchait dans le salon.

Alice était allongée au sol sur le ventre, les jambes en l'air alors qu'elle regardait un film. Elle avait à nouveau cinq ans et ça mit Edward hors de lui. Tout dans le programme d'Edward lui avait appris à être doux avec les enfants. Il avait l'impression de ne pas avoir le droit d'exiger des réponses quant à savoir si oui ou non il venait vraiment d'être mutilé dans un accident de voiture.

« Alice, » dit-il doucement, se forçant à se calmer.

« Je sais pas pourquoi t'es en colère, » dit-elle sans le regarder.

Edward se mordit la lèvre, luttant pour ne pas perdre patience. « Est-ce que je suis mort ou pas ? Encore une fois ? »

Alice le regarda calmement, une expression ennuyée sur le visage. « Qu'est-ce qui se passe quand tu fais quelque chose de mal ? La journée se termine. Alors pourquoi t'es en colère ? »

S'effondrant contre le mur, Edward poussa un long soupir de soulagement. « Alors j'ai fais quelque chose de mal. Dieu merci. »

« D'accord, » dit Alice avec impatience. « Maintenant je dois regarder tout ça depuis le début. Va-t-en maintenant. »

~ 26 janvier 1999 ~

Il fallut tout le pouvoir de la volonté considérable d'Edward pour passer la matinée sans sombrer dans la folie. Il dut se rappeler quand sa mère le réveilla à cinq heures et demi que personne ne devait être sur le parking. Il pensa courir jusque chez Bella... pour la prévenir d'arriver plus tôt, ou en retard, ou... quelque chose. Mais il doutait que ça mènerait quelque part. Il était plus probable que son père le chasserait.

Alors Edward essaya de se concentrer sur la saisie de données, puis il s'habilla, et mangea les deux bols de gruau que sa mère avait choisi de faire au lieu des céréales. Il ne discuta pas avec son père quand Carlisle lui dit d'aller à l'école avec Emmett et il ne chercha pas bagarre à son frère aîné. Peut-être que le temps que Bella gagnerait en ne le prenant pas ferait toute la différence.

Au moment où ils se garèrent sur le parking de l'école, Edward sortit de la Jeep et monta sur le coffre pour mieux voir.

« Qu'est-ce qui se passe avec toi ? » demanda Emmett en sortant de la voiture. « T'es plus spationauteque d'habitude. »

« Spationaute n'est pas un mot, » marmonna Edward.

« Peu importe. Qu'est-ce que tu fous là ? »

Avant qu'Edward ne puisse répondre, quelqu'un appela son nom, distrayant les garçons. Ils tournèrent la tête pour voir Jasper, ses yeux encore endormis et les mains dans les poches.

Se sentant toujours de mauvaise humeur et paniqué, Edward descendit soigneusement de l'arrière de la Jeep et se dirigea vers l'avant de l'école.

« Oh, je vois, » gloussa Emmett en lui emboîtant le pas. « Tu attendais Jasper. »

Roulant des yeux, Edward grogna vers son frère. « Si j'étais gay, je n'en aurais pas honte, mais je ne suis pas gay, alors remets-toi. »

« Bon sang, gamin. Calme-toi. Pas besoin d'être sur la défensive, » rit Emmett en secouant la tête alors qu'il changeait de cap, il se dirigea vers Rosalie.

« Pourquoi tu es venu avec Emmett aujourd'hui ? » demanda Jasper en baillant quand Edward arriva à côté de lui.

Edward commença à lui expliquer toute la situation, mais il s'interrompit quand il vit le vieux pick-up de Bella entrer sur le parking. « Attends une seconde, » dit-il rapidement à Jasper avant d'agiter la main énergiquement. « Hey Bella ! »

C'était incroyable de voir à quel point son soulagement fut instantané et profond. Il put prendre une profonde inspiration pour la première fois de la journée, en la voyant vivante et intacte. Elle eut l'air confuse et un peu méfiante, mais quand elle le vit sourire, et Edward dut admettre qu'il devait sourire comme un idiot, elle lui fit un petit sourire en retour.

Mettant son sac sur son épaule, Bella commença à se diriger vers les garçons, mais elle s'arrêta tout à coup, quelque chose aux pneus de son pick-up attira son attention.

« Bella ? » appela Edward à nouveau, cette brique épaisse de crainte et d'inquiétude réapparut dans son ventre. Elle leva les yeux vers lui, ses yeux se remplirent d'une émotion qu'il ne comprenait pas.

Puis ça se produisit.

Une seconde, il se réjouissait de ce besoin inhérent qu'il devait aller vers elle et essuyer les larmes qui menaçaient de couler sur sa joue. La seconde d'après, il y avait ce son grinçant horriblement familier des pneus crissant contre l'asphalte.

« Bella ! » cria-t-il, bougeant déjà alors qu'il regardait ses yeux s'écarquiller de peur. Il se déplaça si vite que le reste du monde sembla s'estomper, mais elle resta immobile à ses yeux.

« Edward ! » Il entendit à peine la voix effrayée de Jasper avant de sentir quelque chose attraper l'arrière de sa veste, l'éloignant de la catastrophe imminente.

Le truc flou bleu, ce que Edward reconnut comme une fourgonnette bleue, le frappa sur le côté alors qu'elle tournoyait. Edward se retrouva propulser en arrière, tout l'air le quitta et il ressentit une sensation écrasante d'un côté de sa poitrine. Il atterrit sur le sol, face vers le haut et regarda le ciel nuageux au-dessus de lui. Mais au-delà de la douleur incroyable qui semblait consumer son corps, Edward était plus conscient du terrible cri interrompu par le crissement du métal écrasé.

Malgré le fait qu'il savait qu'il était blessé, Edward essaya de se lever. Une main le maintenait au sol, et il réalisa que Jasper était agenouillé à côté de lui. Bien qu'il s'affaiblissait rapidement, Edward se tortilla.

« Arrête. Edward, arrête, » dit Jasper avec urgence, la voix brisée. « Bon sang, tu es foutu mec. C'est tellement foutu. »

« Bella, » grogna Edward. Il devait la voir, il avait désespérément besoin de savoir si elle allait bien. « Bella ! »

Mais le regard dans les yeux de Jasper lui dit tout. « Il n'y a rien que tu puisses faire pour elle. S'il te plaît, Edward. Tu dois te calmer, » plaida-t-il.

Edward se rappela vaguement qu'il n'avait jamais entendu son ami paraître si désespéré. Entre la douleur et la façon dont sa tête tournait, il était difficile de se concentrer. Il cherchait toujours après elle, pas vraiment en mesure de croire que c'était vrai.

Autour d'eux c'était le chaos. Les enfants couraient et criaient en le voyant lui... ou la fille écrasée entre deux voitures. Le temps perdit toute signification pour Edward, seulement une série d'images qu'il pouvait à peine comprendre.

La plupart du temps, ses pensées allaient vers Bella. Le désespoir le secoua si fort qu'il ne put retenir ses larmes. Il y avait tellement de frustration et de colère, mais il était impuissant, tordu et brisé sur l'asphalte. Mais il était vivant alors qu'elle ne l'était pas. Ça ne semblait pas juste. Ça ne pouvait pas être vrai. Pas elle. Pourquoi elle ?

« L'ambulance sera bientôt là, » le réconforta quelqu'un, se méprenant sur la cause de ses larmes. Emmett, réalisa vaguement Edward. Emmett lui tenait la main.

La pire partie, la pire chose dont Edward pourrait se rappeler dans toutes ses vies, c'était quand le Chef Swan arriva sur les lieux. Pour un homme qu'Edward se souvenait seulement de stoïque, il n'y avait pas de mot pour ses cris d'angoisse. Il fallut les efforts considérables du Coach Clapp et de Monsieur Banner pour l'empêcher d'essayer de séparer les voitures lui-même. Edward était seulement content que ses lunettes ne soient plus là, probablement cassées, alors il ne pourrait pas voir l'expression sur le visage de Charlie Swan.

C'était sa faute. Ça devait l'être. Dans sa vie originelle, Bella Swan avait vécu au moins jusqu'à sa dernière année de fac.

Edward essaya de dire qu'il était désolé mais il toussa, étouffé par le sang. Il ne pouvait toujours pas se résoudre à se soucier de ses propres blessures, même si Jasper et Emmett tentaient de le calmer.

Un visage grisonnant traversa la foule qui l'entourait. Brett Warner. Le nom sortit de la brume trouble de son cerveau et Edward gémit. Bien sûr, il avait pu se souvenir d'un ambulancier quelconque mais il ne s'était pas souvenu de Bella.

On aurait dit une notion ridicule. Comment avait-elle pu avoir si peu d'importance pour lui la première fois ?

Cette pensée s'envola avec tout le reste. Brett essayait d'attirer son attention. « Edward ? Edward ! » appela-t-il brusquement, essayant de l'amener à se concentrer. « Allez, petit. Reste avec moi. »

Edward resta dans un état de semi-conscience pendant tout le trajet jusqu'à l'hôpital. Au moment où l'ambulance se gara, il put entendre la voix frénétique de son père et ça le remua un peu.

« Bon sang. Edward. » La voix de son père était étranglée et horrifiée, et Edward parvint suffisamment à ouvrir les yeux pour le voir.

« Tu peux l'aider. Tu peux le sauver, pas vrai Papa ? » parvint la voix d'Emmett. Il avait dû suivre l'ambulance.

« Emmett, tu dois rester en retrait, petit, » l'attrapa Brett avant qu'il ne puisse avancer.

« Docteur Cullen. Vous ne devriez pas... » quelqu'un essaya de retenir Carlisle, mais il n'y parvint pas. Au lieu de ça, Carlisle commença à donner des ordres aux gens autour, utilisant des mots qui effrayèrent Edward comme un enfant de cinq ans plus qu'autre chose. Il réussit à entendre 'salle d'opération' et 'collapsus pulmonaire' parmi une kyrielle d'autres choses auxquelles il n'avait pas vraiment envie de penser.

« Docteur Cullen, » essaya à nouveau l'un des autres médecins. « Vous ne pouvez pas opérer votre propre fils. »

« Docteur Snow, ce que je ne peux pas faire pour le moment c'est aider l'enfant Crowley, » grogna Carlisle, plus de colère dans sa voix que Edward n'en avait jamais entendue. « Je suis sûr que vous comprenez. Et il n'y a pas assez de médecin pour le moment pour s'occuper de lui et de mon fils sans moi. »

Que ce soit vrai ou pas, et Edward avait tendance à penser que c'était probablement plus près du faux, Carlisle dut gagner cette discussion parce qu'au milieu de tous ceux qui le poussaient et le tiraient, une main réconfortante passa dans ses cheveux. Edward ouvrit les yeux, trouvant son père qui le regardait. Il put voir que Carlisle était au bord des larmes, mais il y avait aussi de la volonté dans son regard. « Écoute-moi fiston. N'essaie pas de parler, écoute simplement. On va te donner quelque chose, et tu n'auras plus mal d'accord ? Sois fort. Tiens bon, et ça ira mieux quand tu te réveilleras. »

Edward maintint le regard de son père tant qu'il le put, espérant de tout cœur que son père avait raison. Que quand il se réveillerait, tout irait mieux.


Ça devient de plus en plus difficile pour Edward. Comme vous vous en doutez, il va encore revivre cette journée, espérons qu'il trouvera vite ce qu'il faut changer^^

J'espère que ce chapitre vous a plu :)

A bientôt!

xoxo