Disclaimer: Cette histoire appartient à LyricalKris (lien sur mon profil), je ne fais que traduire.
Coucou! J'espère que vous allez bien?
Merci à toutes pour vos reviews et les nouvelles mises en alerte/favori :)
Et un grand merci à ma bêta, Missleez^^
CHAPITRE 11 : Un peu d'évasion
Cette nuit-là, Edward s'empêcha de dormir aussi longtemps qu'il le put.
En démarrant plus comme un cauchemar, ça avait été une journée étonnamment bonne. Après que sa mère l'eut couvert de baisers soulagés, le mettant complètement mal à l'aise devant Bella, Carlisle les avait tous les deux autorisé à rentrer chez eux pour la journée.
« Tu as MSN ? » lui murmura doucement Bella. Esmée et Charlie discutaient derrière eux alors qu'ils sortaient de la chambre d'hôpital. Ils n'avaient pas atteint la salle d'attente où la moitié de l'école devait attendre.
« Ouais, » murmura Edward.
« J'ai juste pensé... tu sais, il n'y a personne d'autre à qui parler puisque tout le monde est à l'école, » dit Bella en butant nerveusement sur ses mots.
Edward remarqua que son cœur avait commencer à battre de façon erratique. Une fille lui avait demandé son adresse MSN. Pas n'importe quelle fille... Bella. C'était ridicule parce que des femmes adultes sexy et enchanteresses lui avaient demandé son numéro et lui avaient donné le leur, mais il n'avais jamais ressenti ce niveau d'excitation. Il avait carrément le vertige, même s'il essayait désespérément d'être cool à ce sujet.
Il marmonna naturellement son adresse juste avant qu'ils sortent du chaos de la salle d'attente.
A la seconde où il rentra chez lui et qu'il put échapper à l'étouffement d'Esmée, Edward courut dans sa chambre pour démarrer son système de messagerie instantanée.
Non pas pour la première fois que toute cette épreuve avait commencé, Edward fut frappé par l'importance des ordinateurs dans son auto lycée. Dans la vraie vie, il était, comme son frère aimait tant lui dire, distrait. Sa langue se prenait dans sa bouche aussi facilement que ses jambes semblaient trébucher sur rien du tout. Doux il n'était pas, et pourtant Edward savait pertinemment qu'il avait un charisme inexploité à la pelle.
L'anonymat de son précieux ordinateur lui permettait de contourner le self-conscient qui le tourmentait quand il errait dans les couloirs du lycée de Forks. Quand il jouait à Everquest, il pouvait donner des ordres aussi bien qu'il pouvait en recevoir. Il avait une tonne d'amis.
Et, plus important pour ce soir-là, il pouvait parler à Bella sans mettre les pieds dans le plat. L'éloquence dont il manquait cruellement disparaissait quand ses doigts dansaient sur le clavier.
Ils discutèrent toute l'après-midi, s'apitoyant sur les réactions excessives de leur mère, ce pour quoi Edward se sentait coupable étant donné qu'il savait très bien à quel point ils étaient passés près de la mort.
Edward resta éveillé tard, remettant à plus tard d'aller dormir parce qu'il ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter qu'il se réveillerait à nouveau au début de cette journée. Il avait toutes les raisons d'essayer de prolonger cette paix, ce bonheur qu'il ressentait.
La troisième fois, Edward faillit tomber devant son écran, il finit par céder et se traîna jusqu'à son lit. Au milieu d'un fervent espoir qu'il se réveillerait à un jour différent, n'importe quel autre jour, se trouvait la réalisation que même si c'était compréhensible qu'il soit resté éveillé si tard, Bella, dans la mesure ou il savait, n'avait aucune raison de rester aussi tard. Son côté le plus logique le lui reprocha. Elle avait failli mourir aujourd'hui. C'était suffisant pour garder quelqu'un éveillé.
Mais il y avait un petit espoir idiot qui grandissait comme un petit scintillement de flamme au centre de sa poitrine que peut-être elle était restée tard parce qu'elle aimait lui parler autant que lui aimait lui parler.
~ 0 ~
« Debout, debout, » appela une voix douce et mélodique.
« Oh non, » grogna Edward alors qu'il ouvrait les yeux, trouvant l'Alice de seize ans au-dessus de lui.
Elle fronça les sourcils, mais ses yeux reflétaient la bonne humeur. « Hey. Ne me dis pas que tu n'es pas content de me voir. »
Edward soupira en se redressant, il regarda autour de lui pour voir qu'il était sur un canapé. Il lui ébouriffa les cheveux en regardant Alice prudemment. « Ton toi de cinq ans me manque. Quand tu as seize ans, c'est parce que tu expliques des choses que je ne veux pas entendre. »
« Techniquement, cette petite miss a quatre ans, et c'est dégueulasse d'essayer d'aligner ses pensées pas si concrètes assez longtemps pour qu'elle te parle, » dit Alice en sautant sur le canapé à côté de lui. « En parlant de corps vivants, tu es de mieux en mieux en adolescent. C'est bien pour toi. »
« Combattre me donne mal à la tête, » dit Edward. Il fronça les sourcils. « Alice, s'il te plaît... dis-moi si j'ai bien vécu cette journée. » Sa voix était suppliante, mais il ne pouvait pas en éprouver de la honte. Il se sentait fatigué et usé, comme un homme beaucoup plus âgé que ses vingt-neuf ans.
Elle l'étudia curieusement. « Tu te remettrais vraiment devant le van, pas vrai ? Pour elle ? »
L'irritation fit hérisser les poils d'Edward. « Ce n'est pas à propos de Bella. C'est faux. Je comprends que mes parents ne devraient pas mourir, mais elle a survécu la première fois. »
« Ce futur a disparu, » dit Alice. « Tu as pensé à ta nièce et à ton neveu ? »
« De quoi tu parles ? » grogna Edward, frustré par l'incapacité totale d'Alice de répondre à une question directe. Mais après sa réaction de colère initiale, il laissa sa question en suspend. Soudain, il rechigna. « Oh mon dieu. »
Alice hocha la tête, sachant qu'il en était parvenu à la conclusion qu'elle voulait. « Emmett et Victoria n'ont aucune raison de se rencontrer, ce qui on le sait tous les deux, est une bonne chose. Mais, ça veut dire que Riley et Bree n'existeront pas. »
Edward laissa tomber sa tête entre ses mains, ses pensées étaient confuses et son cœur était lourd de chagrin. Il se souvint de sa petit nièce enroulant ses bras autour de son cou et s'accrochant fermement. Il se souvint de son dernier murmure, 'Tu vas me manquer', et se demanda si elle savait. Il se souvint du câlin inhabituel de Riley.
Peu importe ce qu'il pensait de leur mère, les enfants de son frère avaient toujours été précieux pour lui. « Qu'est-ce que j'ai fait ? » murmura-t-il.
« Oh Edward, » soupira Alice en lui frottant doucement le dos. « Même quand la vie devient tordue au-delà des projets du destin, il y a toujours des aspects positifs. Riley et Bree étaient les bonnes choses qui étaient ressorties de tes erreurs. »
« Mais ils sont partis maintenant, » dit Edward d'une voix rauque.
« Je suis désolée. Je ne savais pas que ce serait si dur pour toi. »
« C'étaient les enfants de mon frère, » aboya Edward.
« Il ne se souviendra pas d'eux. Si tu lui montres une photo, Emmett n'aura aucune idée de qui ils étaient, » fit remarquer Alice.
« Je me souviendrai d'eux, » marmonna-t-il. Se sentant plus confus que jamais, Edward se pinça l'arête du nez, essayant de passer au-dessus de la douleur écrasante. « Et Bella ? » demanda-t-il, son cœur se tordant avec une certaine appréhension.
« Détends-toi s'il te plaît, » ordonna Alice. « Tu as fait la bonne chose. »
« Elle ne va pas mourir ? » confirma-t-il.
« Pas aujourd'hui. » Sans le regarder elle ajouta rapidement. « Elle vivra une longue vie, Edward. »
Le soulagement qui déferla sur lui fit se détendre tous les muscles de son corps. Il se pencha en avant, tombant du canapé à genoux ayant l'impression qu'il allait pleurer.
« Souviens-toi que les choses peuvent toujours changer, » l'avertit Alice. « Je sais que c'est une... version modifiée de la vie, mais c'est toujours la vraie vie. »
Il fit un geste de la main vers elle, riant tout à coup. Au milieu de tout le reste, la culpabilité, la confusion, la frustration, maintenant il se sentait complètement étourdi.
« Bon sang, » dit Alice en roulant des yeux. « Tu perds la raison. »
« A quoi tu t'attendais ? Tu as jeté une voiture sur moi, » dit Edward avec une ironie désabusée, commençant à se ressaisir.
« Je n'ai rien fait, » protesta-t-elle.
« Le destin, peu importe, » dit Edward en levant les yeux au ciel. « Je veux dire, c'est quoi le bordel. Le truc de la voiture ne s'est pas produit la première fois. Ça semble cruel de jouer avec nos vies comme ça. C'est quoi le but ? »
Glissant sur le sol à côté de lui, son dos contre le canapé, Alice lui tira l'oreille. Elle regarda à l'intérieur jusqu'à ce qu'il sente ses mains se retirer, ennuyées. « Nop', on ne dirait pas que tes oreilles sont cassées. »
L'expression sur son visage était entièrement impressionnée. « Edward, je t'ai dit il n'y a pas plus de trente secondes que c'est la vraie vie. De mauvaises choses arrivent aux bonnes personnes. Ce n'est pas parce que Bella ne meurt pas en étant adolescente dans ton époque initiale que ça veut dire qu'elle est en sécurité cette fois-ci. Bien que... » elle se tut, en tapotant ses lèvres avec son doigt. « Tout bien considéré, elle est probablement plus en sécurité maintenant. »
Edward se frotta les yeux. Malgré le fait qu'il n'était pas dans son corps d'adolescent, il était difficile de surmonter l'envie de pleurnicher. En toute honnêteté, il était à quelques secondes de piquer une crise. Il voulait crier et frapper quelque chose parce qu'il voulait retrouver son ancienne vie.
Ce n'était pas tout à fait exact. Il y avait des morceaux de son ancienne vie qu'il voulait ravoir. Surtout, il voulait être sûr de lui, confiant et gracieux. Peut-être que l'arrogance n'était pas quelque chose qu'il voulait retrouver, mais c'était foutrement mieux que la confusion. Et au moins dans son ancienne vie, il n'était pas terriblement conscient de ce que ses actions avaient coûté aux autres. Certes, il avait eu le poids de la mort de ses parents sur ses épaules, mais il avait été complètement dans l'ignorance pour Rosalie et Bella. Qui sait ce qu'il avait fait d'autre sans le savoir.
Mais tout comme Emmett ne se souviendrait jamais de ses enfants, Rosalie et Bella ne sauraient pas qu'il avait modifié de façon irréversible leurs chemins par inadvertance. Ce simple constat le fit respirer un peu plus facilement.
Se soucier de tels secrets était nul.
« Je sais, » dit Alice avec réconfort.
Edward la regarda, surpris. « Est-ce que j'ai dit ça à voix haute ? »
« Non, » sourit Alice. « Quoi, tu crois que je peux changer de forme à volonté mais que je ne peux pas lire tes pensées ? »
Il réfléchit, riant légèrement. « Pourquoi cette forme ? » C'était l'une des nombreuses questions qui avait persisté dans le fond de son esprit.
« C'est pratique, vraiment, » dit Alice en prenant un sac sur la table basse devant eux. Elle continua à parler alors qu'elle se mettait à fouiller dedans. « Cette petite fille était à la fête de ta nièce, » dit-elle en sortant un pinceau et une boîte. Ouvrant la boîte, elle sourit malicieusement. « Je veux dire, regarde-moi. Ne suis-je pas adorable ? Et son futur est celui que tu vas devoir... » Alice s'interrompit en le regardant nerveusement pendant un moment. Visiblement, elle en avait trop dit.
« Devoir quoi ? » insista-t-il. Il n'avait pas oublié la grande image. Une grande partie de son temps libre avait été passé à essayer de rassembler les très peu d'indices qu'il avait. Son esprit se brouilla, cherchant une pièce manquante du puzzle. « C'est vrai ! » cria-t-il, soudain excité. « Tu... euh... Alice a dit qu'elle ne se marierait jamais à cause de moi. » Son nez se plissa à cette pensée perplexe. « Qu'est-ce que... »
« Argh. » Alice jeta son pinceau et croisa les bras. « Tu poses trop de questions. Ne t'inquiète pas pour elle... pour moi... peu importe. Je ne suis même pas encore née, » dit-elle en levant les yeux au ciel à sa non prononciation délibérée.
« Tu aimes X-Files, pas vrai ? » Elle attendit qu'il hoche la tête avant de poursuivre. « Ce n'est pas souvent que Scully a pu satisfaire la science sur tout ce qui se passait. Il y a une logique à ce qui t'arrive, mais tu ne comprendras probablement pas tout ça jusqu'à ce que tu arrives à la fin de ce petit voyage. Si tu essaies de tout mettre ensemble, tu vas épuiser ta pauvre tête. J'essaie de te dire, tu as dix-sept ans. Ton corps humain ne peut pas en gérer autant. Le stress peut et va te rendre malade à moins que tu veuilles être faible à à peine quarante ans. »
Elle secoua la tête. « C'est ce que j'ai essayé de te dire. Tu as besoin de vacances. » Elle agita la main. « Pour ainsi dire. »
Edward sourit. « Pourquoi l'idée de vacances me rend encore plus nerveux ? »
Alice rit. « Je te renvoie en arrière, mais je veux que tu vives juste l'instant présent. Il n'y a rien à corriger à la journée dans laquelle je vais te renvoyer. » Elle le regarda droit dans les yeux. « Tu comprends ? Sois juste un enfant. Profite de la vie. Normalement. »
Edward était sceptique. « Seulement, tu vas me renvoyer aux vacances du lycée. »
« Oh, bordel de merde, » dit-elle en levant les mains. « Joue avec tes amis. Joue des tours à ton frère. Et oui, fais tes devoirs. Assis-toi et profite des responsabilités limitées du lycée. » Elle roula des yeux. « Ils disent que la jeunesse est gaspillée par les jeunes, mais apparemment, elle est également gaspillée par Edward. »
Aussi désespéré qu'il était de tout bien mettre ensemble et de finalement comprendre ce qu'il traversait, Edward devait admettre que l'idée de passer une journée tranquille était alléchante. « Aucun changement du futur ? » vérifia-t-il, ne croyant pas vraiment qu'il n'y avait pas un autre truc.
« Techniquement, chaque jour change le cours de ton avenir, » souligna Alice. « Mais non, rien d'aussi important que ce que tu as fait ces derniers temps. »
« Hey, le 25 a soudain changé et tu ne m'as jamais dit pourquoi. Qu'est-ce que j'ai changé ce jour-là ? » demanda Edward, se souvenant tout à coup du jour pas si spécial qu'il avait vécu dix-neuf fois.
« Nop', » Alice secoua la tête. « Tu es en vacances. »
« Mais dis-moi pourquoi... »
Alice posa une main sur sa bouche. « Non, non il n'y a pas de pourquoi, » dit-elle dans une impression étonnamment précise de Yoda. « Je ne t'apprendrai rien de plus aujourd'hui. Vide ton esprit de question. »
Edward ne put s'empêcher de sourire. « Fais comme tu veux. »
« Toujours, » dit Alice en riant.
« Hey, Alice ? » demanda Edward après un moment.
Elle le regarda avec une expression d'avertissement. « Si la prochaine chose qui sort de ta bouche est une question, je te jure que je vais te botter les fesses, » le menaça-t-elle.
Edward sourit. « Juste une précision. Tu veux que je sois juste un enfant pendant un petit moment, pas vrai ? »
« C'est vrai. Des vacances. Pour te détendre parce que tu réfléchis foutrement trop. »
Edward hocha la tête. « Je pensais que tu avais dit que tout arrive pour une raison. »
La surprise passa sur les traits d'Alice et elle rejeta la tête en arrière, elle riait si fort qu'elle dut se tenir le ventre. « Tu veux dire que j'ai des arrières pensées en t'envoyant en vacances ? »
« Je t'accuse, » dit carrément Edward.
« Tu n'es pas aussi bête que tu le parais après tout, » dit-elle en hochant la tête en signe d'approbation. « Quoiqu'il en soit, le fait demeure. Tu as du temps pour toi. Essaye de te détendre. » Elle posa sa main sur ses yeux, lui cachant la vue. « Sois prudent. »
~ 29 janvier 1999 ~
Edward roula sur son lit pour attraper ses lunettes et son réveil avant même d'ouvrir les yeux. Quand il vit la date, il dut rire.
Alice avait commencé ses 'vacances' un vendredi. Edward lui en était reconnaissant. Moins il devait revivre le lycée, mieux c'était.
Juste un autre jour.
Edward repassa ce concept dans sa tête encore et encore, ressentant une sensation de liberté s'insinuer dans chaque cellule de son corps. Lentement, un sourire se dessina sur son visage.
Même avant que ce 'recommencement' commence, il ne se souvenait pas de la dernière fois où il s'était réveillé de bonne humeur. Pour une fois, il avait l'impression d'avoir hâte de quelque chose. Il fit la résolution qu'il mettrait de côté sa frustration et sa confusion et que, comme Alice l'avait demandé, il allait simplement profiter du cadeau qui lui était fait.
Laisse-toi aller Edward, ça ne peut te faire que du bien ;)
J'espère que ce chapitre vous a plu, j'attends vos avis avec impatience^^
Bonne soirée!
A bientôt!
xoxo
