Disclaimer: Cette histoire appartient à LyricalKris (lien sur mon profil), je ne suis que la traductrice.

Coucou tout le monde!

Tout d'abord je tiens à vous présenter mes meilleurs voeux pour cette année 2014. Que cette nouvelle année vous apporte tout ce que vous désirez et plus encore =)

Maintenant, je souhaite toutes vous remercier pour vos reviews et les nouvelles mises en alerte/favori. anayata; bellaeva; Estelle7; bobolavalise et les deux anonymes, un grand merci d'avoir pris le temps de laisser une trace de votre passage^^

Et pour terminer, un énorme merci à ma bêta, Missleez.


CHAPITRE 16 : Rendez-vous ?

~ 13 mars 1999 ~

Edward se réveilla en sursaut, une sensation de vertige, et se retourna. « Va te faire foutre portoloin, » murmura-t-il en se tenant la tête. Il préférait définitivement se réveiller avec un coup de baguette plutôt qu'avec peu importe ce foutu truc qui lui était arrivé. Putain de sorciers...

« Port qui ? Qui est-ce que tu baises ? Voyons voir. Porter ? Porky ? »

Edward se retourna en grognant pour regarder la porte. « Ouais, je suis gay. C'est trop drôle, Emmett, » grogna Edward, pas d'humeur pour la blague de son frère.

« T'es grincheux aujourd'hui, je veux dire, plus que d'habitude, » ricana Emmett. « Putain on est samedi, crétin. Pourquoi t'es réveillé ? »

Edward s'arrêta en se frottant les yeux. « Quoi ? C'est quoi ? » Il roula rapidement pour attraper son réveil. Il resta bouche bée en voyant la date. « Bordel de merde. »

« Ça ! C'est un oxymore. »

« Très content que tu prêtes attention au cours de français. T'es juste un imbécile, » marmonna Edward, ne prêtant pas vraiment attention. Il additionnait les jours dans sa tête. « Pourquoi t'es si choqué que je sois réveillé alors que t'es réveillé aussi ? »

Emmett se mit à rire « Très original, gamin. Je suis juste surexcité. C'est le grand bal aujourd'hui, ce que tu saurais si t'avais été invité. Ma copine et moi ? On va leur montrer quelque chose de spécial. »

Surpris, Edward se leva de son lit, ne voulant pas vraiment entendre Emmett continuer son monologue. « Je n'ai pas réussi à dormir plus d'une foutue heure et tu sais ce qui s'est passé la dernière fois que je suis rentré dans la chambre de maman et papa, » frissonna-t-il. « Ils ne devraient pas être autorisés à faire ça avec des mineurs dans la maison. »

« Mes lunettes, mes lunettes... putain elles sont où ? » grogna Edward, sur le ventre alors qu'il cherchait sous son lit.

« Mec, qu'est-ce que tu fabriques ? Et t'es dégoûtant, je peux voir la raie de ton cul. »

« Emmett ! » grogna Edward de sous son lit. « C'est ce qui arrive quand tu entres dans la chambre des gens pendant qu'ils dorment. Dégage. »

« Très bien, peu importe, Gloomy Gus. Descends et divertis-moi... seulement, mets ton putain de pantalon, » cria le plus âgé des frères Cullen par-dessus son épaule, partant finalement.

Trouvant ses lunettes, Edward les mit sur son visage et se mit à genoux pour regarder le réveil à nouveau.

~ 13 mars 1999, 07:14 ~

« Merde, merde, merde, merde, merde, » chantonna Edward en se relevant. Il trébucha jusqu'à la douche, un peu confus. Une partie de lui pensait que son dernier souvenir était avec Alice dans son pays merveilleux d'Harry Potter, mais le souvenir d'une conversation importante sur MSN la veille au soir lui revint également à l'esprit.

Impatient de se réchauffer, Edward entra sous l'eau alors qu'elle était encore froide, bien qu'il soumit la douche aux termes les plus colorés qu'il avait appris en vingt-neuf ans... et il avait fait des affaires avec des sociétés du Japon, d'Inde et de France. Il savait comment jurer. Une fois que l'eau fut chaude, il put se concentrer un peu mieux.

Il avait demandé à Bella à quelle heure elle voulait partir, se souvenant à quel point il avait espéré qu'elle dirait tôt. Plus tôt était mieux. Plus tôt signifiait plus de temps.

Si on va à Seattle, pendant les cours c'est mieux.

Essayant d'être gentleman, il avait proposé de venir la chercher. Elle avait refusé, ne voulant pas être totalement franche avec son père. Edward se sentit encore mieux. Non seulement il passait la journée avec elle mais il était un secret. Ça le fit se sentir un peu plus... dangereux.

Son lui de vingt-neuf ans se moqua intérieurement de l'adolescent ridicule qu'il avait oublié depuis longtemps.

Mais il avait dû trouver un moyen d'éviter d'être coincé dans son pick-up délabré pendant tout ce temps, la taquinant que s'ils essayaient de se rendre à Seattle dans le pick-up ils n'auraient qu'assez de temps pour faire un coucou à la ville avant de devoir rentrer.

Leurs projets frisaient le ridicule. Finalement, ils optèrent pour la vérité. Edward était supposé aller à la porte et faire signe à Charlie alors qu'ils feraient leur petit bonhomme de chemin.

Bien sûr, ça semblait bien pour Bella, mais son père n'était pas susceptible de tirer ou mutiler une partie d'elle. Edward se laissa un moment pour réfléchir sur à quel point il était bizarre de s'inquiéter à propos du père d'une adolescente avant de sortir de la douche. Il allait être en retard à ce rythme là.

Vu qu'il était en retard, Edward ne fut pas absolument surpris de constater qu'il avait oublié sa serviette. Frissonnant comme un faon, il jeta un œil dans sa chambre pour être sûr qu'Emmett n'était pas revenu avant de s'élancer, enroulant une serviette autour de ses épaules tremblantes.

Environ un million de questions lui traversèrent l'esprit entre le moment où il évita les questions d'Emmett en allant à la porte et où il se gara dans l'allée des Swan. Est-ce qu'ils s'arrêteraient quelque part pour manger ? Et si Bella avait déjà mangé ? Il pourrait s'en passer, mais si son estomac grognait avant le déjeuner ? Ce serait embarrassant. Il n'avait pas vraiment d'appétit de toute façon. Était-elle aussi nerveuse que lui ?

Mais alors qu'Edward était sûr que personne n'avait atteint le niveau de conneries qu'il avait atteint au cours de la dernière heure, il était au moins partiellement positif qu'il y avait plus de signification dans cette petite excursion que juste deux amis qui sortaient. Les deux dernières semaines avaient été remplie de sourires timides et de rires nerveux alors qu'ils discutaient. Plus d'une fois, Edward avait surpris Jasper rouler des yeux à table au déjeuner, imitant des choses obscènes avec ses mains derrière le dos de Bella.

Lorsque la porte s'ouvrit et que Bella apparut, Edward oublia toutes ses questions stupides. Elle jeta un œil dehors, ses yeux trouvant les siens et son visage s'éclaira d'un sourire comme si c'était la réaction la plus naturelle du monde. Elle sortit sur le perron, fermant et verrouillant la porte derrière elle.

« Hey, » appela-t-il, ses yeux faisant des va et viens entre elle et la maison. Est-ce que Charlie le fusillait du regard derrière la fenêtre ?

« Charlie est parti pêché, » dit Bella joyeusement. « Je lui ai laissé un mot même si je vais probablement devoir trouver un endroit à donner. Tu sais... c'est juste pour qu'il ne s'inquiète pas. »

« Ouais, c'est bien, » dit Edward. Il aurait dû se souvenir de prévenir ses parents aussi. Puis, la regardant de plus près alors qu'elle montait du côté passager, il dut rire.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda-t-elle en souriant mais ayant l'air nerveuse.

« On est habillé pareil, » souligna-t-il, ne sachant pas pourquoi cette idée lui plaisait tant. Ils portaient tous les deux un haut beige à boutons et un jean.

Elle baissa les yeux et poussa un petit soupir. « C'est gênant, » murmura-t-elle.

« Non, » protesta-t-il. « C'est... »

« Je plaisantais, » dit-elle rapidement. « Ça vient d'X-Files tu te souviens ? »

Edward plissa le nez. « Sérieusement, Bella. Bon sang, comment je suis censé connaître cette référence ? C'était trop vague. Chris Carter lui-même n'aurait pas eu cette référence. »

« Peu importe, il est évident que l'un d'entre nous dans cette voiture est un vrai fan et l'autre est juste un poseur, » répliqua Bella.

Ils se sourirent, la légère maladresse de tout ce qui s'était passé entre eux s'estompait dans le confort de l'habitacle.

Elle rendait ça facile de tout oublier, s'il était un homme de vingt-neuf ans qui avait si bien détruit sa propre vie ou il était un garçon de dix-sept ans qui ne savait foutrement pas ce qu'il faisait.

Qu'est-ce qu'elle faisait dans cette première réalité ? Qui était-elle devenue ?

Ses actions l'avaient gardé à Forks ? A quelle vie il l'avait volé ?

« Hey, comment c'était Phœnix ? Je veux dire, le truc sur le fait qu'on peut faire cuire un œuf sur le trottoir ? C'est un mythe urbain ou quoi ? » demanda-t-il.

Bella arqua un sourcil. « Tu peux faire cuire un œuf sur le trottoir n'importe où. »

Il détourna le regard de la route un moment afin de la regarder en coin. Elle rit derrière sa main et répondit. « Il fait un peu chaud. »

« Tu préfères le temps chaud ? Je n'ai jamais compris. Je veux dire, tu as seulement tant de vêtements que tu peux enlever. Je veux dire, non pas que tu enlèves tes vêtements. Hm. »

Eh bien, c'était agréable de savoir que l'idiot n'avait pas disparu.

A part les bégaiements occasionnels et les tics nerveux, le trajet fut génial. Edward fut presque déçu lorsque l'horizon de Seattle se dressa devant eux. Il luttait pour repousser les doutes qui montaient en lui alors qu'ils approchaient de la première destination. Il n'avait pas exactement exécuter son plan en fonction de Bella.

« Pourquoi on est au Seattle Center ? » demanda Bella, perplexe. « Il n'y a pas de librairies ici... à moins que tu comptes les boutiques de cadeaux. »

« Calme-toi. Je veux te montrer quelque chose. D'ailleurs, ce n'est pas comme si ça prenait beaucoup de temps d'aller dans une librairie, » la taquina Edward.

Elle renifla mais sortit de la voiture. « Il est clair que tu ne m'as jamais vue dans une librairie, » murmura-t-elle alors qu'elle s'approchait de lui.

L'envie de lui prendre la main était écrasante. Edward coinça ses mains dans ses poches, serrant les poings. Il la regarda du coin de l'œil, pensant qu'elle était très jolie avec ses joues roses dû à l'air froid. Il ne savait pas pourquoi cette adolescente le menait par le bout du nez, mais pour le moment il n'allait pas s'attarder là-dessus. Elle lui avait dit oui à lui et ce stupide petit fait lui réchauffait le cœur.

« Je peux te poser une question ? » demanda-t-il alors qu'ils marchaient. Quand elle hocha la tête, il lâcha la question qui le taraudait. « Pourquoi tu ne veux pas aller au bal ? Je veux dire, tout le monde sait que c'est un peu stupide, mais ça ne semble pas les rendre moins impatients tu sais ? »

« Alors qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? » continua Bella.

« Non, je... Ce n'est pas ce que je voulais dire, » bafouilla Edward avant qu'elle lui sourit.

« Je sais que ce n'est pas ce que tu voulais dire, » dit-elle en roulant légèrement les yeux. Puis elle soupira. « Je ne sais pas. Peut-être que je suis née sans cette partie de moi... cette excitation que les gens ont pour les bals et pour les bonbons et tout les autres trucs. »

Edward émit un léger grognement. « Ma mère ne comprend pas du tout. Elle ne peut pas imaginer que j'ai mieux à faire que de passer ma soirée entouré de papier crépon et de paillettes. »

Bella hocha la tête en signe de compréhension, puis baissa les yeux. « C'est ça... et j'ai l'impression que tu vas comprendre, mais tu sais que j'aurais bousillé les pieds de mon pauvre partenaire. Et ce n'est qu'un début. Ça aurait été un de ses moments de sitcom. Je serais tombée et fait rire la salle entière. »

Edward essaya de ne pas rire, mais il ne put s'en empêcher. Il se dit que si elle l'avait invité au bal, à eux deux, ils auraient causé des dégâts considérables.

Ça lui amena un autre doute persistant. Il avait jusqu'ici ressenti une bonne partie de la journée comme un rendez-vous, et les deux semaines précédentes avaient été pleine de regards significatifs et de sourires.

Mais...

Edward passa une main dans ses cheveux, un peu mécontent. Pourquoi il ne pouvait pas lire dans les pensées ? « Alors... si ça avait été, je sais pas, aux filles de choisir pour voir Star Wars... »

« Oh, La menace fantôme ? Il me tarde trop de le voir. Il reste moins de deux mois maintenant, » dit-elle en sautillant.

Edward ressentit une petite pointe de tristesse, sachant qu'elle se méprenait. « Non... je veux dire au lieu d'inviter le garçon pour le bal, si c'était pour un visionnage de la trilogie classique. Comme s'ils avaient transformé le gymnase en petite salle de cinéma pour geek au style de Star Wars... »

« D'accord, » incita Bella. « C'est quoi la question ? »

« Tu aurais invité quelqu'un ? » demanda-t-il en regardant droit devant lui.

Le silence s'étira entre eux assez longtemps pour qu'Edward soit énervé. Finalement, il regarda Bella. Elle regardait ses pieds mais leva les yeux en lui souriant timidement. « J'aurais voulu, » admit-elle, sa voix douce, « mais je me serai sûrement dégonflée. »

Encore une fois, Edward se retrouva à fourrer ses mains dans ses poches et à serrer les poings pour s'empêcher de lui prendre la main. Il se racla légèrement la gorge. « On y est. »

Surprise, Bella regarda devant eux, ayant clairement oublié qu'ils se dirigeaient quelque part. Puis ses sourcils se froncèrent de confusion. « C'est un chantier de construction... »

Il sourit, amusé par son expression. « Ça va être un superbe musée. C'est le Musée EMP. »

« EMP ? Il a l'air... bizarre. »

« La forme... quand il sera terminé, il aura l'air génial, » dit Edward, une note nostalgique d'excitation dans la voix. Quand il avait pensé à des choses qu'ils auraient pu faire de leur journée, il avait été déçu de constater que le musée EMP n'était pas encore construit. Plusieurs fois par an, dans sa vie d'adulte, Edward s'était retrouvé à errer dans ses salles, oubliant tout le reste pendant un après-midi.

Ça aurait été agréable de partager ça avec quelqu'un. Il sentait que Bella aurait compris.

« C'est un musée sur la musique, en grande partie. Tout sur la musique, les artistes, la musique au fil des époques, la musique dans les films, » expliqua-t-il.

« On dirait un bâtiment de science-fiction, à cause de sa forme, » remarqua Bella. Elle pencha la tête. « Ou une baleine vidée... »

« En fait, il va aussi y avoir un couloir de science-fiction renommé. Ça va être incroyable. On parle en mode plein écran, marche dans des vaisseaux spatiaux et tout ça, » dit Edward avec enthousiasme.

« Tu sais beaucoup de choses sur cet endroit et il n'est pas encore construit. Quoi, tu peux prédire l'avenir ? »

Edward haussa les épaules, se sentant un peu gêné. Puis il leva les yeux au ciel en lui donnant un coup de coude. « C'était dans le journal, Bella. »

« Oh, » dit-elle en s'appuyant contre la clôture afin de mieux voir. « C'est plutôt cool, » dit-elle finalement. « Peut-être qu'on reviendra. »

Edward sourit. « La grande ouverture est l'année prochaine, » dit-il nonchalamment.

« Eh bien, tant mieux alors, » dit-elle résolument alors qu'ils faisaient demi-tour.

Retournant à la voiture, Edward retira prudemment sa main de sa poche, se demandant s'il devait juste se lancer. Alors qu'il débattait avec lui-même, il sursauta presque lorsqu'il sentit des doigts agripper les siens. Il tourna la tête et vit que Bella regardait droit devant eux et rougissait furieusement. Souriant, et incroyablement béat, Edward lui saisit fermement la main.

« Alors, » dit Bella en souriant légèrement. « Et maintenant ? »

« Eh bien, je pensais, si tu peux supporter un peu plus longtemps d'être loin de la librairie, » la taquina-t-il en serrant ses doigts, « j'ai pensé qu'on pourrait aller manger un morceau. »

Bella leva les yeux au ciel. « Je pense que je peux gérer. »

~ 0 ~

Bella dans une librairie était fascinante. Une enfant dans un magasin de bonbons lui vint à l'esprit. Il l'observa, un peu fasciné, alors qu'elle faisait des allers retours.

« Je déteste le rayon promotion, » grommela-t-elle. « Je veux dire, comment je peux dire non ? Ce livre est à 3 dollars. Peu importe ce que c'est. »

Edward dut ravaler l'envie de lui acheter tout ce qui la faisait sourire. Ce serait définitivement trop.

« Oh, regarde, » dit Bella avec excitation. Elle prit un livre épais en cuir et passa sa main sur la couverture avec révérence. « Je sais que c'est très ringard... je veux dire, j'ai tous les livres, mais j'aime ces anthologies. Ils sont juste tellement... beaux. » Elle leva les yeux, les joues roses d'embarras.

A l'époque ou l'alcool était un réconfort, un vice, l'un des moments favori et savoureux d'Edward quand il se mettait à boire c'était la chaleur du liquide alors qu'il coulait dans sa gorge, traçant un agréable chemin avant de tomber dans son estomac. C'était l'une de ses sensations préférées et l'une des choses qui lui manquait le plus. Pendant très longtemps, alors qu'il errait dans sa première vie, il avait pensé qu'il ne retrouverait jamais quelque chose qui le réchaufferait à nouveau.

Regarder le visage heureux de Bella alors qu'elle passait ses mains sur les livres, voir le simple plaisir qu'elle tirait des livres qui l'entouraient, Edward sentit l'écho de cette vieille sensation de chaleur. La nervosité commença à envahir sa langue puis se propagea peu à peu jusqu'à ce qu'il la ressente dans ses doigts. Il leva la main et passa le dos de ses doigts sur sa joue, sentant le rougissement.

Il lui fallut un certain degrés d'effort, mais il se détourna suffisamment pour voir le livre qu'elle avait pris. Il dut rire parce que de toutes les femmes qu'il avait connues, cette adolescente qui n'avait pas du tout attiré son attention la première fois continuait à rendre impossible de l'ignorer cette fois. « Le Guide Galactique ? »

« Le Guide Galactique : Tome 5, » le corrigea-t-elle en tapotant les lettres dorés.

Edward pinça les lèvres, curieux. « Tu soulignes les lignes que tu aimes ? »

« Oui, » admit Bella.

Souriant toujours, vu qu'il ne pouvait s'en empêcher, Edward tendit la main. C'était l'autre chose qu'il aimait dans la chaleur de l'alcool quand elle se répandait en lui. Toutes les petites manies et les irritations de la vie, et vu la perte de contrôle et la stupidité qui lui apparaissait quand il était avec Bella perdaient leur avantage comme un frisson d'être chassé par la chaleur de l'eau courante. S'il avait l'habitude de penser à ses actions, il aurait probablement commencé à bégayer et à perdre son chemin dans une conversation inutile.

Au lieu de ça, Edward la guida d'abord dans un rayon de stylos à côté des livres fantastiques. Bella avait l'air un peu ahuri alors qu'il se tapotait les lèvres. Il repéra l'objet qu'il voulait, un stylo couleur or, et le prit. De là, il l'emmena à la caisse où il acheta le crayon et le livre, roulant des yeux malgré les protestations de Bella. Il refusa la proposition d'un sac par la caissière et se dirigea, toujours main dans la main, vers l'un des canapés qui se trouvaient dans le magasin.

« Qu'est-ce qu'on fait ? » demanda doucement Bella, pas pressée de lâcher sa main.

L'estomac d'Edward fit un petit saut parce que honnêtement, il n'avait aucune idée de ce qui se passait.

« Eh bien, ce n'est pas encore terminé, » expliqua-t-il en ouvrant les premières pages du livre. Il ouvrit le stylo, parcourut les mots de l'introduction jusqu'à ce qu'il trouve la phrase qu'il avait souligné dans sa propre copie bien usée. NE PANIQUE PAS.

Comprenant rapidement l'idée, et heureusement sans le traiter d'idiot, Bella lui prit le stylo et retourna au premier chapitre.

Leur tête penchée et le livre entre eux, ils parcoururent les pages, soulignant les bons mots et se chamaillant pour savoir si les parenthèses ou les crochets étaient mieux pour mettre en évidence des paragraphes entiers. Ils ricanèrent, débattirent sur leurs livres préférés et si oui ou non des lignes étaient utilisables dans les conversations de la vie réelle.

« Les vaisseaux sont accrochés dans le ciel de la même façon que les météorites ne le sont pas » dit Edward.

Bella secoua la tête. « Il espérait et priait qu'il n'y ait pas une vie après la mort. Puis il réalisa qu'il y avait une contradiction et espéra simplement qu'il n'y ait pas une vie après la mort, » répliqua-t-elle.

« Ça ne roule pas sur la langue, » soutint-il.

« Tout ne doit pas rouler sur la langue. Tu dois juste avoir de la finesse, c'est ton problème, » insista-t-elle.

« Et tu as cette finesse si j'ai bien compris ? »

Elle renifla. « Tu plaisantes ? Je ne pourrais pas exclure ça dans une conversation. Mais quand même. Combien de fois tu vas être capable de mettre tout le truc sur le vaisseau dans une conversation ? »

« Quoi ? Les oiseaux, les avions... les papillons. Ils volent tous. Contrairement à une météorite. »

Pendant un moment, Bella donna l'impression qu'elle essayait de ne pas se moquer de lui mais elle abandonna rapidement. Lorsqu'elle se mit à rire, Edward dut rire aussi, sachant que leur conversation était complètement à la limite du ridicule et encore...

La chaleur avait atteint ce stade, ce stade merveilleux où son corps frissonnait et la pièce balançait agréablement. Là, l'humour dans ses yeux, sa proximité, leurs moments partagés, c'était tout ce qui le tirait en avant. Il était incapable de faire quoi que ce soit à part obéir à la traction.

Pour deux personnes souvent maladroite, le premier baiser d'Edward et Bella fut étonnamment coordonné. Bella releva la tête, rencontrant les lèvres d'Edward. Ils restèrent comme ça un moment, comme si personne ne savait quoi faire, même si lui avait le plus d'expérience. Avec Bella, tout était nouveau.

Il bougea lentement ses lèvres, appuyant légèrement au début. Ses lèvres s'approchèrent et il pressa plus fermement, prenant sa lèvre supérieure entre les siennes. Bella soupira, sa main se posa sur sa joue alors que sa bouche répondait à la sienne.

Aucun d'eux ne se souvint qu'ils étaient toujours dans une librairie animée.


Très sympathique ce rendez-vous vous ne trouvez pas?

J'espère que ce chapitre vous a plu^^

A bientôt!

xoxo