Disclaimer: Twilight est la propriété de Stephenie Meyer et cette histoire à LyricalKris (lien sur mon profil). Seule la traduction m'appartient.
Bonjour, bonjour!
Oui oui c'est bien moi! J'espère que vous allez bien depuis tout ce temps? :$
Tout d'abord, j'aimerai souhaiter une très bonne fête à toutes les mamans
Encore une fois, je vous dois des excuses de ne plus avoir donné signe de vie pendant presque 3 mois, mais bon, la vie est faite d'imprévus et avec mes loulous, je n'ai pas vraiment beaucoup de temps de libre lol
Merci à toutes pour les nouvelles mises en alerte/favori et pour vos reviews auxquelles je n'ai pas eu le temps de répondre :$. Isnoname; Maryfanfictions; bellaeva; so06; hp-drago; bobolavalise; anayata; myungyeon; aussidagility; CaRoOThePriinCess; Habswifes; lost-soulandheart et Lia =)
Merci également à ma bêta, Missleez.
CHAPITRE 19 : Un temps pour guérir
~ 22 avril 1999 ~
Edward n'était pas de bonne humeur. La première fois qu'il s'était réveillé à cette date, il avait été envahi d'images merveilleuses de lui embrassant Bella.
Cette fois, au lieu de ça, il se souvint des regards incertains qu'il avait difficilement essayé d'ignorer. Ses interactions avec Bella avaient été guindées. Ils pouvaient encore parler si facilement, et se retrouver souvent à se chamailler. Disputes qui se terminaient avec eux se souriant avec cette étincelle de connexion. Pendant un moment, il y avait une tension délicieuse qui s'attardait dans l'air, et tant de fois il avait voulu se pencher en avant. Évidemment, il savait qu'elle ne l'aurait pas repoussé.
Mais toujours, il se détournait, essayant de ne pas voir l'expression confuse dans ses yeux. Il détestait lui faire du mal, même un peu.
Mais ça vaut mieux, se convint-il en se souvenant combien elle avait pleuré dans ses bras. Il aimait assez Bella pour vouloir ce qu'il y avait de mieux pour elle. Si aujourd'hui leur relation gâcherait le reste de sa vie, il pourrait être fort.
C'était juste... que c'était foutrement nul.
Surtout les jours comme aujourd'hui.
Il y avait quelques jours, la première fois qu'il avait vécu cette journée, il était sur le toit du monde. Tout avait changé maintenant.
Il alla à l'école, ignorant tout le monde, et réussit à ne pas exploser avant midi. Mais à table au déjeuner, la même conversation à propos du bal éclata, et Jasper essaya à nouveau de le pousser à inviter Bella. Mais cette fois, Bella était assise assez loin alors elle n'entendit même pas les taquineries de Jasper.
« Fous moi la paix, » grogna-t-il à son meilleur ami. Trouvant, pour une fois, qu'il n'avait pas faim, il jeta sa nourriture intacte dans la poubelle et quitta la table en trombe, les mains dans les poches.
Au moment où Bella se montra en biologie, il était un peu plus calme. Ce fut plus facile de passer le cours, même si elle était juste à côté de lui. Heureusement, ils ne firent pas d'expérience alors il eut une excuse pour prêter attention au professeur.
Après l'école, aller au kick-boxing, fut une toute autre histoire. Il la regarda manger son kit-kat du coin de l'œil, se rappelant de ses baisers aromatisés au chocolat. Il ne remarqua pas qu'il serrait le volant tellement fort jusqu'à ce que ses doigts commencent à lui faire mal.
« Hé Edward, » demanda Bella, sa voix incertaine.
« Ouais ? »
« Tu vas au bal ? »
Il regarda droit devant lui, se forçant à ne pas la regarder du tout. « Non, » dit-il sourdement.
« Tu veux peut-être... faire quelque chose ? Comme avant ? » demanda-t-elle doucement, et il pouvait entendre la nervosité dans sa voix.
Edward dut serrer les dents pour ne pas dire oui. Pendant un moment, il réfléchit, essayant de se convaincre qu'il pourrait passer du bon temps avec elle et ne pas aller trop loin.
Mais là encore, leur non rendez-vous à Seattle avait été une torture. Il ne pensait pas qu'il garderait son self-contrôle. « Je... hm. J'ai quelque chose à faire ce jour-là. Je dois être à un autre endroit. »
« Oh, » dit-elle après un moment.
Il soupira, sachant qu'il lui donnait des signaux mélangés, et il devait arrêter. « Allez. Allons-y plus tôt. On pourra s'entraîner un peu. »
Elle sourit. « D'accord, » acquiesça-t-elle.
~ 15 mai 1999 ~
Edward se réveilla, roulant automatiquement pour attraper ses lunettes. Quand il réalisa le jour qu'on était, il gémit à voix haute. Le jour du bal. Une fois, il l'avait ressenti comme le plus beau jour de sa vie. Maintenant, il savait que ça ne tournerait pas de la même façon cette fois.
Ce fut pire un moment plus tard, lorsque ses souvenirs le rattrapèrent.
La semaine après le 22 avril, Bella et lui étaient de nouveau en route pour le cours de kick-boxing quand Bella lui avait dit nonchalamment que Tyler Crowley l'avait invitée à aller au bal et qu'elle avait accepté. Edward ferma les yeux très fort, se souvenant de la dispute qu'ils avaient eu à l'époque.
« Je croyais que tu n'aimais pas danser, » avait-il dit en essayant de garder un ton neutre et échouant misérablement.
« C'est vrai. Mais tu n'es pas obligé de danser pour aller au bal. » Elle avait haussé les épaules.
« Alors, Crowley est le grand gagnant ? » avait demandé Edward, son caractère commençant à prendre le contrôle. « Bon sang, Bella. Tu sais à quel point il a été proche de nous tuer ? »
« C'était un accident ! C'est pas comme s'il était un assassin psychotique, » avait soufflé Bella. « Et non, je ne suis pas attirée par lui ou quoi que ce soit. Ça va le soulager pour l'accident. »
« C'est une super raison pour sortir avec quelqu'un. Très sympa, » avait-il marmonné dans sa barbe.
« Oh, qu'est-ce que ça peut te faire ? Tu ne seras pas là ce week-end là, et même si tu l'étais, tu n'irais pas au bal. Qu'est-ce qui t'énerves autant de toute façon ? » avait-elle contesté.
« Parce que... tu ne veux même pas y aller ! » s'était-il embrouillé.
Elle avait soupiré. « Je ne veux pas danser, » avait-elle admit, sa voix plus légère. « Mais, je ne sais pas, Edward. C'est sympa que Jessica et Angela soient impatientes de m'aider à choisir une robe... parce que dieu sait que je n'ai pas la moindre foutue idée. Ouais, ça va être guimauve et moulant et... peu importe. Mais ça va être sympa, tu sais, d'être avec des amis. » Elle avait levé les yeux au ciel. « Et crois-le ou pas, ça fait plaisir qu'un garçon veuille passer du temps avec moi. »
« Je suis un garçon. J'aime passer du temps avec toi, » avait-il dit en râlant.
« Je sais, idiot, » avait dit Bella, en le frappant de façon joueuse sur l'épaule. « Mais tu sais ce que je veux dire. »
« Ouais, » avait admit Edward.
Il soupira, arrachant l'oreiller de sous sa tête et se couvrant le visage et les oreilles avec. Il essaya pendant une longue minute de se cacher du reste du monde, d'oublier que cette journée existait. Pourquoi il était contraint de revivre ces jours ? Ignorer les regards plein d'espoirs de Bella n'avait pas déjà changé ce qui devait être changé ? Elle allait au bal, avec Crowley.
Il resta au lit aussi longtemps qu'il le put, gémissant et généralement se recroquevillant en boule, misérable. Il ignora les frappements persistants d'Emmett et le faible grognement de son estomac vide.
Finalement, incapable de rester immobile un instant de plus, Edward se traîna hors du lit. Se lamentant que même Napster était encore loin, il dut recourir à fouiller dans sa collection de CD et de cassettes, se familiarisant à nouveau avec toute la musique triste des années 90 qu'il pouvait trouver.
Le temps passait tortueusement lentement.
Au moment où la nuit tomba, Edward ne put plus repousser ses pensées de Bella. Sa tête était remplie de beaucoup trop de questions. Est-ce qu'elle passait un bon moment ? Et si elle commençait à apprécier Tyler ? Et si Tyler avait, comme Jasper et Emmett, l'intention de faire passer leur temps ensemble au niveau supérieur ? C'était le soir du bal après tout. Et si Tyler s'attendait à ça d'elle ? Et si Bella le voulait ?
Edward repoussa ces pensées, connaissant bien Bella. Elle ne coucherait pas avec Tyler – un garçon par lequel elle avait admis ne pas être attiré.
Mais... tout de même. Il se demandait.
Il se posa des questions jusqu'à ce qu'il cède à ses pulsions, courant dans les escaliers et montant dans sa voiture avant d'avoir pu réfléchir à ce qu'il faisait. Il se gara dans la rue des Swan, éteignant ses phares. Il était assez loin de chez Bella pour qu'elle ne voit pas sa voiture, et pourtant, il pourrait voir si... quand Tyler la ramènerait à la maison.
« Parce que ce n'est pas mal du tout, » se murmura Edward à lui-même, haussant les épaules dans son siège, les bras croisés sur son torse serré. Malgré le fait qu'il savait qu'il était un peu fou, il ne pouvait pas se résoudre à partir.
Une heure passa, puis une autre demi-heure avant que la voiture de Tyler se gare derrière le pick-up de Charlie.
Edward retint son souffle alors que Bella sortait. Elle était absolument magnifique en bleu, ses longs cheveux tombaient en vagues dans son dos. Soudain, il n'arrivait plus à se souvenir pourquoi il n'avait pas voulu aller au bal avec elle la première fois. Il suffisait juste de la regarder pour savoir que ça aurait été une super soirée. Il pariait qu'il aurait pu la convaincre de danser, et elle aurait eu l'air merveilleuse dans ses bras...
Bella se frotta les bras dans la fraîcheur de la soirée, et Edward sentit une vague de désapprobation pour le garçon qui sortait du côté conducteur. Il aurait dû lui proposer une veste.
Au lieu de ça, Tyler passa son bras autour des épaules de Bella alors qu'il la guidait vers sa porte, faisant encore plus hérisser les poils d'Edward. Sur le porche, ils s'attardèrent, échangeant quelques mots.
Pour Edward, on aurait dit qu'il était dans le public en train de regarder un film d'horreur. Il pouvait entendre la musique tendue, cambrant vers le crescendo, l'alertant du danger à venir. Il voulait crier à la scène qui se déroulait devant lui, dire à la jeune fille naïve et innocente de surveiller le monstre sur le point de bondir.
Il ne fit aucun bruit, du moins pas un que Bella puisse entendre, alors que Tyler se penchait pour l'embrasser. Même si ça lui faisait mal, Edward n'essaya pas de détourner le regard. Il regarda alors qu'ils s'embrassaient, le bras de Tyler toujours autour de ses épaules.
Son premier baiser, si Edward ne se trompait pas.
A cette pensée, il ferma les yeux brièvement. Il détestait avec une passion ardente que quelqu'un d'autre soit son premier baiser, son premier tout. Ces moments lui appartenaient. Ils avaient été tellement, tellement bons. Et il voulait lui donner ses premiers moments, maintenant que lui avait eu les siens en retour.
Mais ensuite il réalisa que Bella ne tomberait jamais aussi amoureuse de Tyler qu'elle l'avait été de lui. C'était un petit baiser à la fin de la soirée du bal et ça ne ressemblait en rien au baiser qu'Edward et elle avaient partagé dans la librairie, après qu'ils s'étaient connectés à bien des niveaux. Effectivement, quand Edward ouvrit les yeux, Bella avait déjà un pied sur le pas de la porte. Elle jeta un sourire à Tyler, mais entra ensuite. Son sourire n'était pas aussi grand que chaque fois qu'il l'avait embrassée, et avec lui, elle avait toujours fait durer le moment aussi longtemps que possible.
Prenant un peu de réconfort là-dedans, Edward rentra chez lui.
~ 0 ~
Il se réveilla dans ce qui semblait être une grande piscine de balles. Se frayant un chemin vers lui, sa petite langue sortant en signe de concentration alors qu'elle manœuvrait, il vit la petite Alice de quatre ans.
« Une piscine de balles ? » demanda-t-il, sa voix morte à ses propres oreilles.
Elle le regarda prudemment. « La piscine de balles me rend heureuse, » expliqua-t-elle.
Elle fronça les sourcils quand il ne sourit pas. Avec un soupir, elle sortit sa baguette des balles de couleur vive et l'agita. La piscine de balles disparut et ils étaient assis sur le canapé.
Alice se leva et avança jusqu'à ce qu'elle se tienne à côté de lui. Elle se pencha et embrassa sa joue rugueuse avec un baiser enfantin. Puis elle monta rapidement sur ses genoux, enroulant ses bras autour de son cou mince et elle le tint juste aussi fermement qu'elle le pouvait.
Ce fut un réflexe automatique pour Edward d'enrouler ses bras autour d'elle, sa main ferme et protectrice dans son dos. Il voulait lui demander ce qui n'allait pas, mais bien sûr, c'était une question stupide.
Revivre les jours une nouvelle fois, défaire la magnifique histoire qu'il voulait désespérément, Edward ne s'était pas laissé faire le deuil. Dans le petit monde de rêve d'Alice, il était vrai que son corps et son esprit étaient âgés de 29 ans. Ça ne changeait pas le fait qu'il venait de perdre un amour vrai et profond. Bien sûr, les protagonistes de la petite histoire d'amour étaient deux enfants. Et c'était vrai, la romance avait été de courte durée, mais comptait à la fois dans sa vie originale et dans la vie qu'il recréait, Bella était incontestablement l'amour de son existence. C'était peut-être la naïveté adolescente qui parlait, mais il doutait que l'amour soit mieux que ça.
Mais il n'était pas assez naïf pour croire que l'amour était tout ce qu'il y avait dans la vie.
Le petit corps chaud d'Alice était un poids rassurant sur sa poitrine. Soudain, il se retrouva à s'accrocher à elle comme elle s'accrochait à lui. Il la serra aussi fortement qu'il pouvait, la berçant alors que des larmes commençaient à s'accumuler dans ses yeux.
Tenant la petite fille, il pleura. Quand il réalisa toute sa frustration et son impuissance, il pleura plus fort. Malgré tout, Alice ne dit rien et ne fit rien de plus que de garder ses bras autour de son cou. Au bout d'un moment, ça l'énerva. Même si oui ou non elle n'était juste que le messager, c'était elle qui lui disait quel jour était bien et quel jour était mauvais. L'avoir le consola momentanément. Il se rendit vite compte qu'il n'y avait personne d'autre. Personne ne comprenait ce qu'il vivait.
Il se laissa aller pleinement, laissant son cœur blessé être apaisé. Étonnamment, quand ses larmes commencèrent à s'estomper, sa colère s'apaisa. Il commença à voir les choses un peu plus clairement et il se rendit compte que ça devenait facile.
Edward eut ensuite l'intuition de faire le bilan du cadeau qui lui avait été donné. Qu'il ait eu une chance de connaître Bella alors qu'il l'avait complètement ignorée la première fois aurait dû être suffisant. Et puis, il ne l'avait pas perdue, pas complètement. Il aurait pu la perdre. Le van de Tyler l'avait prouvé. Ils étaient toujours bons amis, les meilleurs amis qu'il avait comme un adulte dans sa première vie.
Les cicatrices de sa perte étaient profondes, laissant derrière un espace qu'elle seule pourrait jamais combler, il le savait. Mais il savait aussi que quand Alice le renverrait, il serait encore un gamin avec toute sa vie devant lui.
Comme le temps l'avait prouvé à plusieurs reprises, il était impossible de dire ce que l'avenir apporterait.
Un chapitre difficile pour Edward, ça fait vraiment mal au cœur de le voir comme ça :/
Je vous dis à très bientôt!
Bon dimanche!
xoxo
