Disclaimer: Twilight est la propriété de Stephenie Meyer. Cette histoire appartient à LyricalKris (lien sur mon profil), seule la traduction est à moi.
Coucou à toutes! J'espère que vous allez bien?
Merci à toutes pour vos reviews et les nouvelles mises en alerte/favori, so06: Ne t'inquiète pas, il va falloir du temps mais ça ira. Il va avoir d'autres épreuves à traverser^^; aussidagility: J'avoue, mais il devait passer par là :/. Et merci à ma bêta, Missleez =)
CHAPITRE 20 : Derniers regrets
~ 5 juin1999 ~
Edward se réveilla plus calme qu'il ne l'avait été depuis des jours. Il s'assit, remonta ses genoux contre son torse et s'appuya contre la tête de lit. Enlaçant ses jambes, il posa sa tête sur ses genoux, essayant de se repérer.
Pour la première fois depuis que toute l'histoire avec Bella avait commencé, il se laissa se souvenir de sa première vie, ce qu'il avait et ce qu'il n'avait pas. Il essaya de se rappeler de tous les regrets qu'il avait – il y en avait tellement – et lesquels de ces regrets il n'avait pas résolu.
Ses pensées revinrent d'abord sur Jasper, se souvenant quand il avait disparu de l'école au début du semestre et Edward et le reste du lycée de Forks avaient découvert qu'il était malade. Il était mort quelques jours plus tard. Edward n'était jamais allé le voir parce qu'il était trop occupé à griller ses neurones avec James et Royce.
Il n'y avait rien qu'il pourrait faire quand ça venait à la santé de Jasper. Autant que ça lui faisait peur, il serait là pour son ami. Jusqu'à maintenant, il avait déjà été un aussi bon ami qu'il le pouvait.
En raison de tout ce qui avait déjà changé, Jasper avait beaucoup plus d'amis que juste Edward.
Mettant cette pensée de côté avant qu'elle ne devienne trop lourde à porter, il essaya de réfléchir pour quoi d'autre il avait été absent.
Cherchant dans ses souvenirs, Edward fronça les sourcils quand il réalisa qu'il y avait beaucoup de moments où il avait été désagréable avec ses parents pour aucune bonne raison. Bien sûr, il avait été de mauvaise humeur ces dernières semaines, mais ne s'était-il pas promis il y a peu de temps qu'il ne prendrait jamais ses parents pour acquis ? Après tout, il avait vécu sans eux tellement longtemps.
Tout ce qu'il avait accompli dans sa vie d'adulte ça avait été pour ses parents. Ça avait été son ultime source d'angoisse qu'ils n'aient pas vécu pour le voir, qu'ils n'aient pas vécu pour voir l'un de leurs garçons réaliser leur potentiel.
Comme tout adolescent, Edward eut l'impression que le monde entier tournait autour de lui et que la vie se déroulait tout autour de lui. Il était facile d'agiter une main dédaigneuse aux soucis de son père qu'il n'irait pas dans une bonne université. L'université et l'âge adulte étaient loin.
Mais, en réalité, Edward serait un adulte par les chiffres dans un peu plus de deux semaines. Il choisirait des universités en automne et tout à coup, l'idée qu'il puisse entrer dans une bonne école et voir pour une fois dans sa vie les sourires fiers de ses parents était vivifiante. Pour la première fois depuis la débâcle Bella, il sentit un sens à avoir un but.
Sautant hors du lit, Edward trouva un pantalon de survêtement et se dirigea en bas, essayant de ne pas se souvenir comment cette journée avait tourné avant. Au lieu de ça, quand il trouva ses parents dans la cuisine, il les serra chacun leur tour, fermement en leur disant qu'il les aimait.
« Edward... » dit Carlisle avec méfiance. « Qu'est-ce que tu as fait ? »
Edward rit, le son un peu hystérique. Il pourrait faire tourner la tête de son père s'il lui disait la vérité. Il avait été toute sorte de mauvais fils imaginable dans des époques différentes. Il avait été le mauvais garçon alcoolique et il avait mis en cloque sa petite amie adolescente.
Mais son père n'avait pas besoin de le savoir. Il ne se souviendrait jamais de ces choses. « J'ai rien fait, » dit-il innocemment, gardant son visage vide des angoisses de ses vies passées. « Je suis juste de bonne humeur. »
« Toi de bonne humeur ? » grogna Emmett alors qu'il entrait. Puis il se jeta sur Edward, attrapant ses bras et lui les tirant dans le dos de manière qu'il soit très difficile pour lui de s'échapper. « Dépêche-toi Papa, prends le flingue. C'est pas Edward. Edward est un enfoiré maussade. C'est un alien imposteur ! »
Edward grogna alors qu'il se débattait. « Lâche-moi, connard ! J'allais te faire des pancakes, mais maintenant tu peux oublier ça. »
Instantanément, Emmett le libéra et s'assit à table avec ses mains jointes angéliquement devant lui. « Papa, Edward a évidemment l'humeur la plus gaie de toute la famille. Je ne sais pas de quoi tu parles. »
Carlisle se tourna légèrement pour faire un petit sourire à sa femme. « Nos enfants sont dingues. »
« Oui, eh bien. Il est trop tard pour les échanger maintenant, » le réconforta Esmée en lui tapotant la main.
Roulant des yeux, Edward commença à fouiller dans le placard et le réfrigérateur pour rassembler les ingrédients pour le petit déjeuner. Il ressentit un étrange sentiment de déjà-vu, quelque chose qui était étonnamment rare étant donné les circonstances. Il se rappela soudain que son père avait dit quelque chose au sujet d'un emploi à temps partiel à l'hôpital.
« Alors, » dit-il nonchalamment alors qu'il préparait les bols pour faire quatre fournées différentes de pancakes. « J'ai pensé à trouver un emploi. C'est difficile de trouver à Forks mais... »
Il avait lancé l'appât et son père ne tarda pas à répondre. « En fait, le Docteur Snow a parlé de trouver quelqu'un pour aider avec un travail énorme de saisie de données. »
Edward hocha la tête. « Tu peux lui parler de moi ? » demanda-il, se retournant assez longtemps pour voir ses deux parents sourire largement.
« Bien sûr, » dit Carlisle. Il était difficile de ne pas entendre la fierté dans sa voix.
~ 0 ~
Quand Edward remonta à son ordinateur, il fut heureux de trouver Jasper et Bella en ligne et connectés à la partie. Il se connecta avec son personnage du niveau le plus bas, voulant jouer avec Bella.
Alors qu'ils avaient tous les trois décidé de se réunir pour le dîner ce soir-là, il y eut un coup à la porte. Un instant plus tard, Carlisle entra. « Le Docteur Snow veut te parler. »
« Ça ne peut pas attendre, je suis au milieu de... » Edward s'interrompit quand il vit l'expression déçue sur le visage de son père. « Donne-moi une minute, » modifia-t-il en tapant un au revoir précipité à Jasper et Bella. Fidèle à sa parole, il ne lui fallut que quelques secondes avant de se tourner vers Carlisle. « Très bien, je suis prêt. »
~ 0 ~
Edward fut le dernier à arriver au Pacific Pizza. « Désolé, » murmura-t-il en se glissant à côté de Bella.
« Pas grave. Ça veut juste dire que tu dois aller commander, » dit Jasper avec un haussement d'épaules.
Ils se chamaillèrent sur les garnitures, la dispute se terminant en une brève bataille de pop-corn, vu que pour des raisons inconnues le Pacific Pizza servait des pop-corn comme les restaurants mexicains servaient des chips. Quand ils s'accordèrent sur une pizza suprême, ce que Bella dit être de la triche, Edward alla au comptoir pour commander.
« T'es dingue, » Jasper accusait Bella quand Edward revint.
« Oh oui, je suis folle, » répondit Bella impassible. « Tu sais Jasper, ce foutu argent qui fait tourner le monde ? En fait il ne pousse pas sur les arbres. »
« Qu'est-ce que j'ai manqué ? » demanda Edward en se rasseyant à côté de Bella.
« Notre bonne Bella a trouvé un job pour les vacances, » déclara Jasper, définitivement contrarié.
« Oh. » Edward haussa les épaules. « Moi aussi, » dit-il et il expliqua ce qui s'était passé ce matin. « Alors, où est-ce que tu vas travailler ? »
« Chez Newton, » dit Bella en remuant les glaçons dans son coca de façon nonchalante.
« Newton ! » s'écrièrent Edward et Jasper en chœur. Jasper se mit à rire. Edward fronça les sourcils. « Newton est rusé, je peux lui accorder ça. Il cherchait quelqu'un, » expliqua le garçon blond.
Bella plissa les yeux. « Qu'est-ce que tu racontes ? Mike est avec Jessica. »
« Ouais, Mike est avec Jessica parce qu'un tiens vaut mieux que deux tu l'auras et tout ça, » dit Jasper avec un signe de la main dédaigneux. « On verra avec combien d'heures tu te retrouveras à travailler avec lui. »
« Peu importe, » dit Bella à sa boisson.
Edward resta relativement silencieux, menant un combat interne parce qu'il savait qu'il avait laissé le droit à quiconque serait intéressé par Bella. Sous la table, il plia les doigts, essayant de se détendre.
« Eh bien, pour info, je pense que vous êtes tous les deux dingues, » rétorqua Jasper. « Il nous reste seulement un peu de temps avant qu'on doive devenir adultes, et ensuite vous serez pris au piège. Vous trouvez un travail avec des règles et des horaires et votre vie ne vous appartient plus. Merde, il nous reste très peu de ce temps précieux et vous allez le perdre à travailler ? »
Le cœur d'Edward se serra pour une raison totalement différente. Si Jasper savait seulement le peu de temps qu'il lui restait effectivement...
« Peut-être que tes parents sont indépendamment riches, » grogna Bella. « Mais les miens ne le sont pas. Si je veux aller à l'université, j'ai besoin d'argent. »
Jasper leva les yeux au ciel. « Mes parents ne sont pas riches. Mais qui s'en soucie ? Je veux dire, il reste seulement quelques années sans que je doive travailler, sans avoir à me soucier du monde sauf où je vais me procurer les 15,99 dollars pour garder mon abonnement à EQ. Si je vais à l'université avec quelques années de retard, c'est important, dans le long terme ? »
« Eh bien, je suppose que tu vas devoir mener la grande vie pour nous tous, » déclara Edward, sa voix trop douce pour être joueuse.
Les yeux de Jasper rencontrèrent les siens, et Edward jura pendant une seconde qu'il savait. Mais ensuite, Jasper se contenta de rire et le moment passa.
~ 0 ~
« Hé, Bella ? » dit Edward alors qu'il la raccompagnait à sa voiture plus tard dans la soirée.
« Hmm ? »
Il avait tergiversé sur cette conversation toute la nuit. Pourrait-il vraiment le gérer ? C'était une sorte de foutue chose d'homme des cavernes à faire, après tout, et il n'avait pas le droit d'être possessif envers Bella.
Mais, merde, il n'aimait tout simplement pas l'idée qu'elle travaille avec Mike.
« Si je pouvais te faire entrer à l'hôpital, tu préférerais prendre ce job que travailler chez Newton ? »
Bella s'arrêta et le regarda. Elle se mit à rire. « Ouais, parce que j'adore travailler dans une boutique d'articles de sport. C'est tellement mon truc. Bien sûr que je préférerais travailler avec des ordinateurs. »
« Eh bien, je suis pas sûr, mais je crois que le Docteur Snow pourrait être à la recherche de plus d'une personne, » dit lentement Edward.
« Oh Edward, » dit Bella, une expression heureuse sur son visage. « Ce serait tellement incroyable. »
Il lui sourit. « Je vais essayer, » promit-il, trouvant que le frisson de la rendre heureuse ne s'était pas dissipé du tout.
Elle serra son bras brièvement. « Merci. »
~ 0 ~
Ce soir-là, après qu'il soit allé se coucher, Edward se retrouva face à une Alice de seize ans, plutôt irritée.
« Tu penses vraiment que c'était une bonne idée ? » exigea-t-elle.
Edward soupira en se redressant en position assise. « Je ne sais pas, Alice. Pourquoi tu ne me le dis pas ? Tu es celle qui sait toujours comment les choses vont terminer. »
Elle sembla troublée. En fait, elle sembla être à moitié troublée et à moitié énervée. « Je ne peux pas le dire à coup sûr. L'avenir n'arrête pas de vaciller, » admit-elle en s'asseyant, les jambes croisées à côté de lui avec une moue. « Parfois je vois que tu es capable de garder tes distances, et parfois je vois que tu te laisses aller comme... eh bien... un adolescent. »
« Tu ne peux pas me laisser une chance ? » pria-t-il. « Je sais c'est stupide, mais j'ai foutrement détesté que Tyler l'embrasse. Je ne veux pas donner à Mike plus de chances qu'il a besoin. Je veux dire, les garçons de Forks ne la méritent pas. Et je m'inclus dans cette équation.
L'expression d'Alice était douteuse. « Il va falloir une quantité incroyable de contrôle, » songea-t-elle. « Tu pourrais être assez fort... » Elle soupira. « Très bien, mais si je dois te renvoyer en arrière parce que tu as tout gâché, souviens-toi que c'est toi qui a demandé ça. Aucune maudite Alice cette fois, » avertit-elle.
« Je te le promets, » déclara Edward, soulagé.
Levant les yeux au ciel, Alice posa sa main sur son visage et le poussa en arrière de façon joueuse.
~ 13 juin 1999 ~
« C'est fastidieux » soupira Edward en s'étirant. Il souffla. « Un jour, j'aurai une entreprise et mes subalternes feront ce genre de merde pour moi. »
Bella leva les yeux de son poste de travail, une expression curieuse sur le visage. « Tu veux posséder une entreprise ? »
Edward haussa les épaules. « C'est quelque chose à faire, je suppose. Pourquoi ? »
« Je sais pas, » dit doucement Bella, retournant à son travail. « Tu ne m'es juste pas apparu comme un homme d'affaires, c'est tout. »
Edward se rassit et pencha la tête tout en la regardant. « Je t'apparais comment alors ? »
« Je sais pas, » admit-elle. « Mais allez, tu n'as pas la patience pour les stupides conneries d'un bal de lycée, tu penses que tu vas avoir la patience pour des foutues politiques de bureau ? » Elle rit doucement puis soupira. « Je ne peux pas imaginer que tu seras enfermé dans un bureau huit heures par jour. »
Edward rit parce qu'il y avait eu des semaines où il y avait passé plus de quatre-vingt heures. Mais c'était le prix d'avoir sa propre entreprise.
Bella le regarda à nouveau. « Tu serais heureux ? Je ne peux pas imaginer passer tout ce temps quelque part où je ne serais pas heureuse. »
Encore une fois, Edward ne répondit pas. Il ne pouvait pas vraiment répondre parce qu'il n'avait pas été heureux. Là encore, il n'avait pas été dans sa vie, chez lui, au bureau ou ailleurs.
Mais penser à diriger sa propre entreprise ne le rendait pas heureux non plus dans cette vie.
Edward se rappela que ses parents seraient fiers. Voir leur sourire quand il avait accepté l'offre du Docteur Snow avait comblé un vide dans son cœur. Ça en vaudrait la peine pour ça.
Alors que le son de leurs tapotements sur les touches emplissaient l'air à nouveau, Edward pensa à l'ancien futur de Bella. Il y pensa beaucoup en fait. C'était l'une des nombreuses choses qui étaient comme une croûte qui se soignerait sauf s'il ne pouvait pas arrêter de la gratter.
De toutes les vies des gens qu'il avait changées, le passé de Bella était celui sur lequel il en savait le moins. A cette époque, la première fois, elle était retournée à Phœnix avec sa mère, où Edward et ses foutus amis ne pourraient pas lui faire de mal.
Mais qu'est-ce qui avait eu lieu dans son futur, le futur qu'il avait probablement effacé à cause de ses actions ? Avait-elle été amoureuse ? Avait-elle une famille qui, comme sa nièce et son neveu, serait perdue ? Avait-elle le travail de ses rêves ?
C'était frustrant parce que ce n'était pas comme s'il pouvait lui poser des questions sur sa vie passée. S'il avait essayé de demander à Alice, elle lui aurait probablement dit qu'il posait encore trop de questions. De toute façon, il avait généralement d'autres choses en tête quand il faisait face à la fille.
« Qu'est-ce que tu vas étudier à l'université ? » Plus il pouvait en demander, plus elle pourrait savoir.
« Oh, je n'en ai aucune idée, » admit Bella. « Rien ne se détache pour le moment. Je suppose que je peux terminer mes cours généraux et ensuite... » Elle haussa les épaules. « Peut-être que d'ici là je saurais dans quoi je veux partir. »
Edward hocha la tête, un peu déçu qu'elle n'ait donné aucune information concrète. « Eh bien, il y a toujours la science. »
« La science ? »
« Ouais. Tu te souviens en biologie ? Tu as dit que la science était logique. » Il sourit, se souvenant de ses paroles. « La science est stable quand tout le reste du monde est source de confusion. »
Elle rit. « C'est la vérité. Les gens sont vraiment déroutants, » marmonna-t-elle dans sa barbe.
~ 20 juin 1999 ~
Edward ouvrit les yeux sur son dix-huitième anniversaire et regarda le plafond, se réorientant comme à son habitude.
La première fois, il n'avait pas été chez lui du tout. Les souvenirs de son anniversaire étaient flous vu qu'il avait consommé beaucoup d'alcool et avait causé des ennuis à... Hoquiam, s'il se souvenait bien, avec James et Royce.
Il se mit à rire ironiquement, se demandant maintenant pourquoi passer tout son temps dans une brume alcoolique avait semblé si attirant pour lui à un moment donné dans sa vie.
Peut-être que le temps qu'il avait à ce moment là ne valait pas la peine qu'on s'en souvienne.
Sa porte s'ouvrit alors et il se retrouva soudainement sous une attaque. Emmett se tenait à la porte, une bombe de serpentins dans chaque main, l'aspergeant sans pitié tout en gloussant.
« Emmett ! » protesta Edward, essayant d'éviter les pulvérisations mais il réussit seulement à tomber du lit. Emmett avait vidé les deux bombes sur lui avant qu'il ne puisse démêler ses jambes des couvertures.
« Voilà. Tu as l'air festif maintenant ! » déclara Emmett ayant l'air satisfait de son travail. « Joyeux anniversaire, petit frère. Habille toi ou je mange ton steak et tes œufs. Je me fiche de ce que dira Maman. »
Malgré le fait qu'il était complètement dégoûtant, Edward ne put s'empêcher de rire alors qu'il allait dans la salle de bain.
Il n'arrivait pas à se rappeler de la dernière fois où il avait fêté son anniversaire. Ses parents lui faisaient un steak et des œufs, avec le steak si saignant qu'il dégoulinait pratiquement. Habituellement, ils n'étaient pas d'accord avec ça, Carlisle pour des raisons de santé et Esmée parce qu'elle ne pouvait pas supporter de voir le rose qui maculait son assiette. Peut-être que c'était anti-adolescent, mais Edward aimait passer la matinée avec sa famille.
Moins d'une minute après qu'ils eurent terminé de déjeuner, la sonnette retentit. Edward ouvrit la porte pour révéler Jasper et Bella qui étaient venus le kidnapper. Esmée leur fit un geste de la main, et ils se dirigèrent vers Port Angeles. Là, ils virent finalement Matrix, et même si Edward avait, bien sûr, vu le film plusieurs fois, il trouva que c'était toujours agréable compte tenu de la compagnie qu'il avait.
En sortant du film, Jasper était gonflé à bloc. « Ça... déchire. » Il arrêta Edward au milieu du trottoir en mimant de faux coups de poing. « Je sais faire du kung-fu. »
« T'aimerais bien, » dit Edward en ricanant.
« Mec, t'as pas aimé ? Allez, » dit Jasper. Edward se contenta de sourire alors le garçon blond se tourna vers Bella. « Et toi ? T'as apprécié le film à sa juste valeur, non ? »
« Keanu Reeves a finalement trouvé sa vocation, » dit Bella aimablement. « Trinity était assez dure à cuire aussi, j'aime ça. »
« Elle était sexy » déclarèrent Edward et Jasper en même temps. Bella leva les yeux au ciel.
« La vie serait bizarre avec un Oracle, je pense, » dit Jasper pensivement. Il donna un coup de coude à Edward. « Quelqu'un qui connaît tout l'avenir et tout ça ? »
« Ouais, ça devient ennuyeux parfois, » marmonna-t-il dans sa barbe.
« Quoi ? »
« Rien, » dit Edward rapidement. « Peu importe, et si on allait déjeuner ? »
« Et si je te faisais un doigt, » dit Jasper en levant son majeur, « et tu m'appelles ? »
~ 0 ~
Edward fut surpris quand ses deux amis firent un caprice pour aller chez lui après le déjeuner. Mais il était de bonne humeur alors il ne discuta pas. Passer du temps avec Jasper et Bella chez lui serait tout aussi amusant qu'à Port Angeles.
Sauf que quand il passa la porte, il fut accueilli par l'étrange spectacle de la majorité de sa classe et une bonne partie de la classe supérieure diplômée emplissant son salon. « Surprise ! » crièrent-ils, et il sauta littéralement de surprise.
Et bien sûr, il tomba en arrière.
Jasper riait tellement fort qu'il put à peine aider Edward mais il y parvint. « C'est quoi ce bordel ? » murmura Edward, encore un peu étourdi.
« Maintenant, je sais que tu n'es pas si stupide, » chuchota son ami. « A quoi ça ressemble ? Une fête surprise épique. »
Jasper et Bella avancèrent avec lui dans la maison et il fut inondé par des joyeux anniversaire.
Ses parents le rejoignirent enfin, l'entraînant dans une étreinte rapide. « Joyeux anniversaire mon chéri, » lui dit sa mère en le serrant étroitement. « Je ne savais pas que tu étais si populaire. »
« On va sortir, » dit Carlisle en lui donnant une accolade plus virile, évidemment conscient de tous les adolescents présents. « J'espère que ma maison ne sera pas détruite lorsqu'on reviendra, » dit-il sévèrement, mais il avait de l'amusement dans ses yeux.
« Merci, » dit-il en les étreignant tous les deux sans se soucier des personnes qui regardaient.
La fête fut, comme Jasper l'avait promis, épique, malgré l'absence d'alcool. Bien que, comme l'avait signalé Jasper, quelqu'un avait corsé le punch, si Edward était si incliné.
« T'en veux pas ? » demanda Edward, curieux.
Jasper eut l'air penaud. « Il y a quelques semaines, quand j'étais chez Maria... on avait de la bière. Beaucoup de bière. » Il secoua la tête. « Edward, je n'ai jamais été aussi malade de toute ma vie. » Il grogna. « Je déteste vomir. »
« T'as la frousse* ? » demanda Edward avec un sourire tordu.
Jasper ricana et leva son verre de Mountain Dew. « Pour l'instant. »
Encore une fois, le cœur d'Edward se serra. « Ouais, pour l'instant, » répéta-t-il.
Rapidement, il repoussa cette pensée, profitant de la présence de son ami pour le moment.
* Dans le texte original l'auteur utilise l'expression "Scared Straight" qui est le nom d'un programme dans certains états des Etats-Unis, qui tente de réhabiliter les jeunes délinquants. Ce programme a été instauré suite à un documentaire du même nom, filmé dans une prison où des jeunes délinquants rencontrent des condamnés à perpétuités qui essaient de leur faire peur (d'où le titre Scared Straight) pour leur faire prendre conscience de ne pas aller en prison.
J'espère que ce chapitre vous a plu =)
A très vite!
xoxo
