Disclaimer: Twilight est la propriété de Stephenie Meyer. Cette histoire appartient à LyricalKris (lien sur mon profil), seule la traduction est à moi.
Helloooo! Comment ça va?
Merci à toutes pour les reviews et les nouvelles mises en alerte/favori; caro; so06 et aussidagility =)
Merci à ma super bêta, Missleez^^
CHAPITRE 22 : C'est ta vie
~ 25 septembre 1999 ~
Les souvenirs d'Edward ne voulaient pas particulièrement l'agresser immédiatement.
Il se souvint de l'enterrement de Jasper. Pendant tout le service, il s'était senti complètement vide. Il s'était assis avec sa mère d'un côté et Bella de l'autre. Son père et son frère (Emmett avait pris une journée pour être là pour Edward), étaient assis avec eux. Bien qu'il n'avait pas compris qui l'avait fait, à un moment donné pendant le service Edward avait réalisé que Bella et lui se tenaient la main. Même si c'était innocent, plus comme une bouée de sauvetage que toute sorte de démonstration d'affection.
Il leur manquait.
Edward avait vraiment détesté l'enterrement. Ça n'avait été absolument d'aucun soutien pour lui mais plutôt une corvée où il avait dû s'asseoir, juste une autre raison que la mort était nulle. Toute l'expérience n'avait aucun sens pour lui. C'était assez triste que Jasper soit mort, surtout aussi jeune. Les funérailles avaient été presque insultantes pour la mémoire de Jasper. Il était le genre de garçon à encourager les gens quand il pensait qu'ils étaient tristes ou, comme quand il avait embêté Edward pour qu'il admette ses sentiments pour Bella, il essayait d'amener les gens à faire ce qui les rendait heureux. Son enterrement n'avait reflété rien de tout ça.
Heureusement, les joueurs avaient mieux su comment honorer sa mémoire. Fires of Heaven avait organisé un enterrement en ligne, en présence de la guilde et quelques autres joueurs. Rare, les feux d'artifices du jeu avaient été éteints et les joueurs réunis s'étaient enivrés, une condition qui avait rendu leurs écrans et leurs textes flous. Ça avait fait sourire Edward en lisant les messages tronqués et en essayant de comprendre ce que les gens disaient. Dans le micro, les membres de la guilde avaient parlé de Jasper, partageant des histoires et des souvenirs.
Le temps passait et comme Alice l'avait promis, la douleur horrible au milieu de sa poitrine diminua minutieusement. Ça faisait moins d'un mois et il pouvait enfin respirer à nouveau. Même si ça devenait plus facile, ce n'était pas difficile de voir pourquoi il avait choisi de faire disparaître ses émotions dans l'alcool dans sa vie précédente. Jour après jour, c'était difficile.
Alors que les jours se transformèrent en semaines, la vie commença à reprendre un rythme normal pour lequel Edward n'était pas prêt. Ses professeurs, plutôt que d'être compréhensifs quand un devoir était rendu en retard, commencèrent à attendre de lui qu'il soit à nouveau rigoureux. Ses camarades arrêtèrent de le regarder avec des yeux sympathiques. Edward n'entendait plus le nom de Jasper chuchoté dans les couloirs.
Il était furieux parce qu'il avait l'impression qu'on l'oubliait. C'était horrible, exaspérant même, parce que est-ce qu'ils ne réalisaient pas ce que le monde avait perdu ?
Il n'y avait qu'une personne sur laquelle il pouvait compter.
Outre leurs cours, ils faisaient maintenant du taekwondo, Edward et Bella continuaient à passer beaucoup de temps ensemble comme ils le faisaient quand Jasper était vivant. Avec Bella, quand à un moment donné son ami lui manquait, il pouvait dire qu'elle pensait à Jasper aussi. C'était réconfortant.
Ils avaient fêté leur dix-huitième anniversaire ensemble tranquillement quelques jours après l'enterrement de Jasper. Un autre jour, Edward se serait senti coupable de ne pas avoir préparé une fête que Bella méritait, mais aucun d'eux n'étaient d'humeur joyeuse.
Depuis, ils avaient commencé à redéfinir la normalité de leur retrouvailles, s'adaptant à être constamment un duo alors qu'ils étaient un trio autrefois.
Aujourd'hui, la sonnette retentit avant qu'Edward soit prêt. Il mit un t-shirt et courut en bas à temps pour voir sa mère ouvrir la porte à Bella.
« Hé, » salua-t-elle en lui offrant un sourire.
Avec Bella, c'était un peu plus facile de sourire.
Esmée resta avec eux pendant quelques minutes avant que Carlisle ne l'éloigne. Ils allaient faire un peu de shopping antique à Port Angeles pour le travail d'Esmée. Ils proposèrent d'emmener Edward et Bella au restaurant pour déjeuner, mais les adolescents déclinèrent l'invitation, optant pour piller le frigo pour se substanter.
Une fois qu'ils eurent mangé à leur faim, ils s'installèrent dans le salon pour regarder des films. Edward fut distrait quand Bella attrapa son sac à dos et en sortit une tonne de brochures.
« Qu'est-ce que c'est que tout ça ? » demanda-t-il en en attrapant un. C'était une brochure de l'université de Northwestern.
Rapidement, Bella lui reprit la chose des mains. Elle ricana quand elle vit comment l'université était décrite et la jeta sur le côté. « Je n'irai jamais à Northwestern, » murmura-t-elle. « Et je ne veux pas vivre sur la côte est de toute façon. J'ai juste pris toutes les brochures qu'il y avait dans le bureau de la conseillère d'orientation. »
« Pour chercher des universités ? » demanda Edward, essayant de cacher le choc et l'indignation dans sa voix. Ça ne lui était tout simplement pas venu à l'esprit qu'elle irait si loin pour l'université. Ça aurait dû être évident. Elle parlait de l'Arizona, et plus précisément du soleil, avec de la nostalgie dans la voix.
Elle le méritait : être quelque part au soleil.
Bella leva les yeux vers lui, son expression un peu confuse. « On n'a pas beaucoup de temps pour faire les demandes. Tu n'as pas du tout pensé à l'université ? »
Edward regarda à nouveau l'écran en haussant les épaules. « J'ai déjà pensé à tout. Je suis presque sûr d'être pris à l'UDub. C'est une bonne école pour étudier les affaires. »
« Hmmm, » fit Bella nonchalamment
« Quoi ? »
Elle fronça les sourcils. « Je sais que tu l'as déjà dit, mais je pense quand même que ça ne te convient pas. Les affaires. Et... » Elle souffla, le regard incertain, le même qu'elle avait quand elle était sur le point de dire quelque chose et qu'elle ne savait pas comment se serait pris. « Edward tu es vraiment... très brillant. Tu pourrais faire ce que tu veux, être celui que tu veux être. »
« On dirait mon père, » grommela Edward.
« Eh bien, je ne vais pas te donner un coup de pied au cul. J'y crois vraiment, » dit Bella en s'asseyant sur les genoux dans le canapé. « Allez. Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que tu veux être un homme d'affaires. »
Edward la regarda, sur le point de dire ces mots, mais l'expression dans ses yeux l'en empêcha. Il y avait cette étincelle, un feu qui lui avait manqué depuis qu'il avait mis fin à leur relation. Elle avait l'habitude de le regarder comme ça, avec une foi passionnée. Il comprenait ce regard. Il l'avait regardée de la même façon, l'aimant tellement que s'il avait le droit à un souhait, il aurait souhaité son bonheur, peu importe ce que ça impliquait.
« On doit tous faire quelque chose, » murmura-t-il à la place, sa voix n'ayant absolument aucune conviction. Le fait qu'il savait sans aucun doute qu'il serait bon pour diriger sa propre affaire était une chose puissante. Il n'y avait pas beaucoup de gens qui avait la garantie de réussir, quel que soit leur domaine de prédilection.
Il savait qu'il réussirait, et que ses parents seraient fiers. C'était ce qui comptait, non ?
« J'ai beaucoup réfléchi depuis que Jasper, » dit-elle doucement. « C'est cliché, mais c'est vrai. Il n'a pas pu vivre sa vie. Si tu ne vas pas vraiment être heureux en te lançant dans les affaires, tu ne vis pas ta vie pleinement, et ce n'est pas lui rendre service ? » Quand Edward ne répondit pas, elle le poussa doucement. « Allez Edward. Tes parents seront toujours fiers de toi tant que tu ne deviens pas un escroc. »
Edward croisa les bras sur son torse et il s'enfonça dans le canapé. « Bon sang qui sait ce qu'il veut faire pour le reste de sa vie à dix-huit ans de toute façon ? » murmura-t-il. « Qu'est-ce que tu cherches de toute façon ? Tu as tout à coup décidé ce que tu voulais faire ? »
« Peut-être. » La voix de Bella était légèrement chantante, presque comme taquine, comme si elle disait, si je le fais, pourquoi pas toi ? Elle sourit. « Je veux dire, je n'ai encore rien décidé de concret. En fait j'ai beaucoup réfléchi à ce que tu as dit à propos de la science. »
A ça, Edward se redressa, et il se détendit légèrement. « Oh ? »
« Ouais. Ça a beaucoup de sens. Il y a tellement de domaines où tu pourrais aller, tellement de différents types de science, » dit-elle pensivement. « Je ne suis pas obligée de décider tout de suite. Tu passes tes deux premières années à faire l'enseignement général, non ? Je pourrais utiliser ce temps pour décider avant d'être diplômée. » Elle fouilla dans ses brochures et en retourna une pour lui montrer. « Cal State Berkeley ? Ils ont un département des sciences fantastique. Et oh, le soleil. Le soleil peut être mieux qu'en Californie ? »
En entendant sa voix rêveuse, Edward ne put s'empêcher de sourire. « La Californie serait bien pour toi, » admit-il. Il se demanda si elle pouvait entendre la note de tristesse dans sa voix.
« On a internet, pas vrai ? » demanda Bella, pensant apparemment la même chose.
« Ouais. » Edward fit de son mieux pour lui offrir un sourire rassurant. « Bien sûr. »
Elle sourit à nouveau et soupira. « Enfin, on verra. Les frais de scolarités sont irréels. Si je ne reçois pas de bourse, c'est une cause perdue de toute façon. »
« Je suppose qu'on va devoir faire des dossiers de demande de bourses, non ? »
~ 0 ~
En fin de journée, Bella rentra chez elle pour terminer ses devoirs vu qu'ils devaient travailler le lendemain.
Ces dernières semaines, à chaque fois qu'il était seul chez lui, Edward se retrouvait à errer autour de son piano.
Pour apaiser l'inquiétude de ses parents, Edward avait été voir la conseillère du lycée pour parler de Jasper. Même si la femme n'avait pas particulièrement été perspicace, elle lui avait donné un conseil qu'il avait entendu. Elle l'avait encouragé à trouver une façon d'honorer et de se souvenir de son ami, une façon d'exprimer sa douleur d'une manière saine.
Comme pour ses parents dans sa première vie, Edward constata qu'il n'y avait qu'une seule langue qui pourrait exprimer ce qu'il ressentait de façon adéquate. Il posa ses doigts sur les touches, laissant la musique parler pour lui, se souvenant de son ami à travers les sons.
La musique s'arrêta finalement, et il se pencha, les bras croisés sur son piano, plongé dans ses pensées.
Il détestait être un homme d'affaires. Ça le rendait malheureux.
S'éloignant de son piano, Edward retourna dans le salon. Il se jeta sur le canapé, les yeux fixés sur la pile de brochures que Bella avait laissée. Il les prit, fouillant dans le tas.
C'était quelque chose qu'il n'avait pas vraiment envisagé auparavant. Ça avait toujours été une fatalité qu'il avait établi que son père voulait qu'il aille dans les affaires, ou qu'il soit médecin, ou quelque chose comme ça. Il n'avait jamais vraiment pensé au fait qu'il avait le choix.
Quand il pensait à l'université, c'était sur l'avenir de Bella qu'il se concentrait. Quand ils étaient ensemble, il pensait qu'ils iraient à l'UDub ensemble il ne pouvait pas imaginer être loin d'elle. Dans cette vie, Bella était agréable. Comme lui, elle se fichait de l'endroit où elle étudierait tant qu'il était avec elle.
Maintenant qu'il avait l'occasion d'y réfléchir, il pouvait voir que leur attitude rêveuse, la façon dont ils avaient été tellement absorbés l'un par l'autre, les avait empêché de vraiment se concentrer sur leur avenir, ce qu'ils pourraient devenir. C'était un autre élément positif qu'il trouva à contrecœur d'être forcé à ne pas être avec elle. Il était pratiquement sûr qu'elle n'aurait pas pensé à toutes ses options s'ils étaient encore ensemble.
S'il se permettait d'envisager de façon optimiste le plan du destin, il pensait que toute la force qu'Alice avait déployé c'était parce qu'elle voulait qu'il vive heureux pour toujours. Était-il possible qu'il doive trouver une carrière pour laquelle il serait passionné ?
Les pensées d'Edward s'arrêtèrent brusquement quand il trouva une brochure de Juilliard.
Il fit glisser ses doigts avec révérence sur la photo de devant, se demandant comment se serait d'être dans une école avec des gens qui parlaient le même langage que lui. Il avait appris le langage des affaires, mais il s'était toujours senti très mal à l'aise. La musique, d'autre part, coulait dans ses veines il était né pour jouer. C'était la seule chose pour laquelle il était passionné, et juste penser au fait que la musique fasse partie de son avenir...
Edward jeta la brochure sur la pile, dégoûté de lui. Juilliard... C'était puéril d'y penser. Très peu de gens dans le monde méritait de faire de la musique, surtout de la musique classique. Ceux qui le faisaient c'étaient ceux qui se levaient à cinq heures du matin tous les jours afin de pouvoir s'entraîner.
Il se leva et ramassa toutes les brochures. Faisant irruption dans la cuisine, il jeta toute la pile dans la poubelle et s'éloigna.
~ 25 septembre 1999 ~
Edward se retrouva confus quand aucun souvenir ne vint l'assaillir. Il roula sur le côté, ses mains tâtonnant la table de chevet jusqu'à ce qu'il trouve ses lunettes. Quand il vit la date il gémit en tirant la couverture sur sa tête.
Pendant quelques minutes, il joua l'opossum, se souvenant de la frustration due aux jours qui se répétaient. Il avait presque oublié sa place dans le jeu qu'était sa vie.
Voulant être prêt quand Bella arriverait, Edward sortit finalement du lit.
La journée se déroula comme précédemment. Lui et Bella se firent un petit déjeuner et s'installèrent devant la télé. Edward regarda, sans rien dire cette fois au moment où elle sortit la pile de dépliants et de brochures.
Quand elle arriva à la brochure de Juilliard, elle poussa un petit ricanement, allant certainement la jeter. Il l'attrapa avant qu'elle le puisse.
Bella se tourna, son expression perplexe alors qu'elle penchait la tête vers lui.
Se mordillant les lèvres, Edward débattit avec lui-même pendant quelques secondes avant de se lever et de lui tendre la main. « Je veux te montrer quelque chose. »
Elle prit sa main, le laissant la guider jusqu'au piano. Il lui fit signe de s'asseoir, et s'assit sur le banc avant qu'il puisse réfléchir à ce qu'il allait faire. Prenant une profonde inspiration, Edward commença à jouer la mélodie qu'il avait composée pour tenter d'exprimer son chagrin face à la mort de son ami.
Edward entendit un petit halètement de la part de Bella alors qu'il commençait à jouer mais il continua. Il laissa ses doigts voleter sur les touches. Bella avait toujours compris ce qu'il ressentait pour Jasper. Il espérait qu'elle comprendrait tout de même le message même s'il ne parlait pas.
Quand il arriva à la fin du morceau, il fut soudainement conscient que Bella se tenait derrière lui. « Edward, » murmura-t-elle. « C'était Jasper. Je pouvais l'entendre. »
« Oui, » reconnut-il.
« Est-ce que... c'est de toi ? » demanda-t-elle, l'air impressionné.
Edward se retourna pour lui faire face. « Oui, » dit-il prudemment.
« C'était incroyable. Je n'avais aucune idée que tu pourrais faire ça. »
Se retournant vers le piano, Edward prit la brochure de Juilliard. Il lui tendit, une expression contemplative sur le visage. « Tu crois que c'est stupide d'y penser ? »
« Eh bien, je ne sais pas trop comment juger ce genre de choses... Mais Edward, c'était magnifique. Si tu peux composer quelque chose d'aussi complexe... » Elle secoua la tête. « Eh bien, ça vaut le coup. »
~ 0 ~
Tout au long du dîner, Edward resta silencieux quelque chose que ses parents ne remarquèrent pas vu qu'ils discutaient de leurs achats. Il semblait que Carlisle ait acheté une peinture et Esmée trouvait qu'elle ne suivait pas du tout avec la décoration.
« Maman. Papa, » Edward interrompit leur petite querelle. Ils se tournèrent vers lui. « Vous seriez déçus si je voulais me diriger vers quelque chose de non traditionnel ? Vous savez, pour le travail ? »
Carlisle fronça instantanément les sourcils, et il regarda Esmée avec une expression interrogatrice avant de se tourner vers Edward. « Qu'est-ce que tu veux dire ? Edward, si tu envisages de ne pas aller à l'université... »
« Ce n'est pas ce que je veux dire, » l'interrompit Edward. Il regarda ses mains, se sentant ridiculement nerveux. « Je veux dire, et si je voulais aller dans un endroit comme... Juilliard ? »
Ses parents semblèrent choqués. Carlisle toussa dans sa main. « Juilliard est une merveilleuse école, mais ce n'est pas un endroit dans lequel tu peux aller sur un coup de tête fiston. »
Sans un mot, Edward repoussa sa chaise. Il fit signe à ses parents de le suivre. Assis au piano, il joua la mélodie qu'il avait composée pour commémorer leur mort, se rappelant comment ils avaient réagi quand il l'avait jouée pour eux pendant une de ses journées répétitives.
Quand il eut terminé, il se retourna, attendant silencieusement leur opinion.
« Mon dieu, Edward, » souffla Esmée, les yeux larmoyants. « C'était tellement beau. Je ne me souviens même pas de la dernière fois où tu as joué du piano. »
« Vous pensez qu'il y a une chance ? Que je puisses y aller ? » demanda-t-il doucement.
« Honnêtement, je n'en ai aucune idée, mais un talent comme ça... Même si tu n'y vas pas, tu pourrais facilement obtenir une bourse dans une grande école, » dit Carlisle, de l'excitation dans la voix.
Edward sentit un sourire commencer à étirer ses lèvres. « Mais ça vous mettrait en colère ? Si je voulais poursuivre une carrière dans la musique plutôt que quelque chose... je ne sais pas, de plus respectable ? »
Ses parents rirent doucement. « C'est ta vie, mon chéri, » dit Esmée en lui ébouriffant les cheveux. « C'est toi qui va la vivre, pas nous. »
« Oui, mais... Je ne veux pas que vous soyez déçus. » La voix d'Edward fut plus enfantine qu'il ne l'aurait voulu.
Esmée lança un regard entendu à Carlisle, leva un sourcil et croisa les bras. Carlisle soupira et se tourna vers son fils. « Edward, si on... si jamais je t'ai donné l'impression que je serais seulement fier de toi si tu suivais une certaine voie, j'en suis désolé. » Il se frotta l'arrière de la tête, l'air penaud. « Je vais admettre que tu m'as inquiété pendant un moment, quand on aurait dit que rien ne t'intéressait à part les jeux. Pas de jugeote, c'est ce que ton grand-père aurait dit. »
« Tu n'as jamais porté d'intérêt à quoi que ce soit, » ajouta doucement Esmée. « Si tu aurais montré un quelconque signe... On t'aurait donné tout ce que tu voulais. Des leçons... même s'il semble que tu n'en aies pas besoin. »
Carlisle passa son bras autour de l'épaule d'Edward, le regardant dans les yeux. « Que tu sois accepté ou pas, c'est un talent incroyable. Ta mère et moi ne serons jamais autre chose que fiers, peu importe ce que tu décides de faire de ta vie. » Il rit. « Fais juste quelque chose. »
On avance, on avance *-*
Les choses vont commencer à bouger et toutes les pièces du puzzle vont se mettre en place :)
J'espère que ce chapitre vous a plu.
Bon dimanche et à bientôt!
xoxo
