Disclaimer: Twilight est la propriété de Stephenie Meyer. L'histoire appartient à LyricalKris (lien sur mon profil), seule la traduction m'appartient.

Bonsoir!

Merci à toutes pour vos reviews et les nouvelles mises en alerte/favori. aussidagility; soraya2107: Ca va venir ne t'inquiète pas ;)

Merci également à larosesurleau pour la correction.


CHAPITRE 23 : Code Quantum

« Tu joues bien. »

Edward sourit légèrement alors qu'il s'asseyait, regardant dans la chambre maintenant familière d'Alice. Elle était couverte de rouge et or aujourd'hui, avec un immense tableau d'une femme ronde qui semblait le fusiller du regard.

Il la fusilla du regard en retour, juste pour voir ce qui allait se passer. La femme eut l'air consterné. « Eh bien, je n'ai jamais... » grommela-t-elle et sortit rapidement du tableau. Les yeux d'Edward s'écarquillèrent et il secoua la tête comme pour s'assurer qu'il avait vraiment vu ce qu'il pensait.

« Hé ! Fais attention à ce que je dis ! »

Edward regarda Alice, essayant de se rappeler ce qu'elle venait de dire. « Hmm. Merci. Alors tu me disais que je suis censé aller à Julliard ? »

« Tu es supposé faire quelque chose qui te rend heureux. » Elle lui sourit. « T'es un frimeur. »

« Ça veut dire que je vais y entrer ? » demanda-t-il, curieux et un peu étourdi. « Comment ça marche ? Si je n'avais pas vécu à vingt-neuf ans, je ne jouerais pas aussi bien du piano. »

« Le talent fait, euh, parti de toi, » lui expliqua-t-elle. « C'est de la triche, mais juste un peu. » Elle sourit jusqu'aux oreilles, tenant son pouce et son index à quelques millimètres l'un de l'autre. « Tu as toujours été capable de le faire. »

Edward pensa qu'il était préférable de ne pas chercher plus loin. Avec les règles alambiquées de ce jeu encore plus confus, il était agréable de récolter un avantage facile.

Alice sortit sa baguette et l'agita dans les airs. « Accio boule de cristal ! »

Edward dut se baisser alors qu'une boule de cristal ayant l'air lourde descendait dans les airs. « Bon sang. »

« Désolée, » dit Alice, mais elle riait.

Elle regarda la boule, une expression de concentration sur le visage, sa petite langue au bord de ses lèvres alors qu'elle bougeait ses mains sur le verre. Quand la boule commença à se remplir de ce qui ressemblait à des nuages, elle commença à sautiller avec enthousiasme. « Tu vois ? Je pourrais être suuuuuuuper bonne pour la divi... divi... divi-ation. »

Ne semblant foutrement pas savoir de quoi elle parlait, Edward se rapprocha, curieux de savoir ce qu'elle allait lui montrer.

Dans la brume de la boule, il se vit assis à sa table. Il y avait une grande enveloppe devant lui. Ses parents étaient assis en face de lui et Bella était assise à son côté. Ils regardaient tous la chose comme si elle était sur le point d'exploser.

« Bon sang, » dit enfin Bella en prenant l'enveloppe. Elle l'ouvrit alors que les trois Cullen la regardaient les yeux écarquillés. Alors qu'elle lisait les premières lignes, elle fit le plus grand sourire qu'Edward ne pourrait jamais se souvenir d'avoir vu. « Tu es accepté ! Oh mon dieu Edward. Tu es accepté ! »

Edward observait alors qu'il était assis immobile, une expression hilare et pantoise sur le visage alors que ses parents et Bella l'enlaçaient, une fierté exultante évidente sur tous les visages.

Heureux comme il l'était, à la fois qu'il puisse voir ses parents être heureux et parce qu'il devait l'admettre, la pensée de fréquenter une école comme Julliard le ravissait au plus haut point, il y avait encore un doute à la scène. « Et Bella ? » demanda-t-il doucement à Alice.

Alice pencha la tête en le regardant avec des yeux curieux. Elle ne dit rien, mais agita à nouveau la main au-dessus de la boule de cristal.

La scène changea et Edward put voir qu'il était dans la chambre de Bella, ayant l'air un peu contrarié. Les bras croisés, et un peu l'air arrogant pensa-t-il, il regarda alors qu'il commençait à fouiller sur son bureau. Il fronça les sourcils quand il ne trouva qu'une simple feuille. C'était une lettre de refus... de l'université de New York.

« C'était une idée stupide, » dit doucement Bella en se tenant derrière lui. Elle regardait le sol. « Je veux dire, ils ont vraiment un super programme de science. C'est une très bonne école. » Elle haussa les épaules.

Il ne dit rien au début puis hésitant, il la prit dans ses bras. « Tu vas tellement me manquer, » admit-il près de son oreille. « Mais on ne va pas s'oublier. Ça n'arrivera pas. Et tu vas faire des trucs incroyables à Berkeley. »

La scène disparut, laissant un Edward résigné. De toute évidence, Bella était censée aller à Berkeley. Il était content que leur relation ne marcherait pas dans son avenir. « Hé, » dit-il soudain en réalisant la différence entre ce moment et le moment précédent. « Tu ne m'avais jamais montré l'avenir avant. Tu me montres toujours le passé. »

« Tu sais quoi ? » s'exclama Alice, ignorant totalement sa remarque. « Tu devrais composer une musique sur moi ! Quelque chose d'heureux... Tu écris des chansons qui me font pleurer. » Elle fronça les sourcils d'un air sombre.

« Je vais y penser, » murmura-t-il. « Mais Alice, vraiment. Pourquoi tu m'as montré le futur cette fois ? »

Elle pencha la tête. « Parce que c'est le passé. »

Avant qu'il ne puisse intervenir, Alice leva sa baguette. « Nox, » dit-elle, et le monde devint noir.

~ 2 juillet 2005 ~

Des cognements sur la porte réveillèrent Edward en sursaut.

« Allez, espèce d'enfoiré. Tu es foutrement en train de me faire faux bond et je vais te botter les fesses ! Debout ! »

Edward cligna des yeux de façon sporadique, l'esprit embrouillé alors que des souvenirs le rattrapaient. Tellement de souvenirs.

Aveuglément, il tâtonna sur la table de chevet pour trouver ses lunettes mais sa main ne rencontra que des pièces et son portefeuille. Il cligna des yeux à nouveau et réalisa tardivement qu'il pouvait voir sans l'aide de ses lunettes.

C'est vrai. Le cadeau de ses parents quand il avait été diplômé quelques mois auparavant. DES LENTILLES. Il se souvenait d'avoir flippé pour la seconde fois dans ses multiples vies quand il avait essayé de les mettre.

Mettre des choses dans ses yeux lui avait toujours donné des boutons.

Attendez, quand il avait été diplômé ?

Edward regarda sa chambre, une chambre très différente de celle qu'il avait laissée derrière lui à Forks. Il repéra un autocollant de Starfleet sur le couvercle de son ordinateur portable qui semblait très performant sur son bureau et il ricana. Il semblait qu'il n'avait pas tellement changé.

Il poursuivit son inspection de la pièce, ses yeux atterrissant enfin sur un calendrier, un calendrier World of Warcraft.

Ça disait Juillet 2005.

« C'est quoi ce bordel... »

« Edward ! » La personne de l'autre côté de la porte frappa à nouveau. « Allez. On va manquer la première scène, et je vais être énervé ! »

Garrett. Le gars qui essayait de défoncer sa porte était Garrett Larsen.

Ils s'étaient rencontrés pendant la première année d'Edward à Julliard. Il n'avait jamais vu un danseur aussi agile que Garrett. Les performances de l'homme aux cheveux bruns l'avaient stupéfait et rendu un peu jaloux de ses jambes musclées, s'il était honnête à ce sujet.

Après qu'ils aient obtenu leur diplôme, Edward et Garrett avaient tous les deux trouvé un travail à New York, au moins pour l'hiver. Edward jouait du piano pour un showcase de jeunes artistes alors que Garrett avait signé avec le ballet de New York City. Ils avaient trouvé un super appartement à distance égale de leurs deux emplois.

« Je suis levé, connard, » cria Edward, ennuyé, quand Garrett cogna à nouveau à la porte. « Bon sang, comme si tu allais mourir si tu ne vois pas le panel de Battlestar Galactica. »

« Tu ne deviendras pas plus patron qu'Edward James Olmos, Monsieur. Il va rendre les gens fiers de ton nom. Dépêche-toi. »

« C'est bon, d'accord. »

Se précipitant dans sa salle de bain, Edward opta pour une douche pour s'éclaircir les idées. Il essayait toujours de faire le tri dans ses souvenirs, de déterminer où il se situait dans le présent.

Comme toujours, ses pensées dérivèrent sur Bella.

Il se rappela d'abord la façon dont elle l'avait étreint le jour avant qu'elle parte pour la Californie. Pendant un moment, elle avait levé les yeux vers lui, une douleur si grande dans son regard qu'il avait pensé, pendant un instant horrible, qu'elle savait. Mais comment elle aurait pu savoir ? Comment elle aurait pu comprendre ce qui l'avait poussée à partir ? Puis elle avait souri en essuyant ses larmes. « C'est comme... le premier jour du reste de nos vies, pas vrai ? »

Il rit et tira sur sa queue de cheval de façon joueuse. « Tu vas être géniale, fillette. »

Au début ils avaient gardé le contact, discutant presque tous les soirs sur MSN. Il fut inévitable que la vie continua son cours, et ils se perdirent progressivement de vue.

Bella et Edward commencèrent tous les deux à se faire des amis. Il l'avait encouragée à sortir quand sa colocataire se plaignait qu'elle était trop studieuse. Doucement, quand il se connectait chaque soir et qu'il la cherchait, elle était de plus en plus déconnectée. Même si elle lui manquait, il était content qu'elle semble avoir trouvé un créneau.

Edward n'eut pas beaucoup de temps pour s'attarder sur leur lien qui se perdait. Son programme était intense, le gardant souvent concentré pendant des jours. Il était dans son élément, à se perdre dans un monde de création et de musique. C'était super de travailler avec des gens qui avaient les mêmes idées.

Bien qu'Edward était heureux dans l'ensemble, il y avait des points de frustration, dont le plus important c'était que ses amis ne comprenaient pas pourquoi il était si réticent aux fêtes qui avaient lieu sur une base hebdomadaire.

Il était en voie de devenir reclus quand il avait rencontré Garrett. L'autre garçon semblait comprendre son souhait de se détourner de ses camarades. Comme Edward, c'était un intello, et il avait pris l'abandon par hasard. Il avait dit à Edward qu'il avait de graves lacunes dans son 'intello-attitude', et l'avait présenté à Firefly entre autres.

Peu à peu, Garrett avait gagné sa confiance et Edward lui avait révélé une partie de la vérité sur la raison pour laquelle il n'avait pas envie de sortir. Bien sûr il avait évité le voyage dans le temps et lui avait parlé de sa brève relation avec Bella, qu'elle était terminée et que même s'il essayait honnêtement de trouver le charme des autres filles, il ne pouvait pas.

Garrett avait sympathisé. Il avait parlé à Edward de sa première petite amie. Ils étaient dans un ballet ensemble. Comme Edward et Bella, ils étaient désespérément amoureux, même s'ils étaient jeunes. Malheureusement, elle était anorexique et était morte avant que ses parents ou lui ne puissent l'aider. Comme Edward, il comprenait la maladresse. Ils étaient tous les deux parmi les garçons les plus attirants de l'école. Se détourner des fêtes intéressées, des filles et des garçons, ne semblait jamais bien.

Garrett s'avéra être exactement ce dont Edward avait besoin. Il avait une soif d'aventure et traîna Edward dans toute la ville, ne le laissant pas se recroqueviller dans sa coquille. Il l'inscrivit sur Facebook et l'ajouta à tous ses amis du lycée. A cause de ça, Mike Newton contacta Edward et allait aller à l'un de ses concerts avec son petit ami... Tyler Crowley.

Edward dut admettre qu'il avait ressenti de la satisfaction de savoir que le premier baiser de Bella et son partenaire au bal de promo aimait exclusivement la compagnie des hommes.

Alors que le temps passait, ils eurent tous les deux des moments aléatoires avec des femmes. Un baiser par ci. Une poignée de rendez-vous qui avaient conduit occasionnellement à des relations sexuelles. Rien n'avait fonctionné. Dans un moment d'ivresse solitaire, ils avaient eu des baisers exploratoires et nécessaires, se demandant si elles pourraient combler ce vide en l'absence de leurs vrais proches.

Ils décidèrent rapidement qu'elles n'étaient que des amies.

Ce qui conduisit à aujourd'hui. Garrett traînait Edward à une convention de science-fiction.

Dans l'ensemble, même si Bella lui manquait toujours et même s'il se demandait ce qu'ils seraient devenus s'ils avaient été autorisés à continuer, Edward avait une vie heureuse.

~ 0 ~

Edward regarda autour de lui nerveusement. Ce n'était pas qu'il ne ressentait pas la même attirance pour les trucs d'intellos, c'était le cas. C'était juste que, comme beaucoup d'autres, une grande partie de la passion était sortie de ses anciens passe-temps. Ça lui faisait mal au cœur. En marchant dans les allées de la culture pop et des souvenirs cultes, il entendit la voix de Jasper débattre sur les bonnes et les mauvaises trilogies originales des livres Star Wars.

« Ouais, on a dû faire face à des conneries vraiment stupides, mais on a sorti Mara Jade de l'équation. Trop mauvais Timothy Zahn ne pouvait pas faire tous les livres et peut-être Aaron Alston. »

Dans une autre allée, c'était la voix de Bella qu'il avait entendue.

« Quoi ? Alors j'ai la copie des bobines des cinq saisons de X-Files et le Star Wars spécial Noël. Les autres non ? »

« Bien sûr, c'est tellement plus facile maintenant il y a tout sur YouTube. J'aurais pu économiser dix-huit dollars si j'avais attendu oh... ça doit faire environ cinq ans que je les ai achetés... »

Edward releva la tête. A l'autre bout du rayon qu'il explorait, il vit la fille (femme) qui parlait de profil. De longs cheveux bruns lui tombaient sur le visage alors qu'elle se penchait par-dessus la table, regardant les copies de DVD, il aurait reconnu sa voix n'importe où.

« Bella ? » demanda-t-il d'une voix étranglée.

Elle se releva tellement vite, qu'elle trébucha et tomba contre un étalage. Les maquettes de bateaux de Star Trek chancelèrent périlleusement. « Oh ! » Elle regarda Edward puis le propriétaire de l'étalage. « Je suis vraiment désolée. »

« Il y a pas de mal, » murmura le propriétaire.

« Edward ? » demanda Bella en faisant un pas vers lui.

Avant qu'il puisse s'en empêcher, il lui saisit la main et l'attira dans une étreinte serrée. « Oh mon dieu, qu'est-ce que tu fais là ? »

Elle rit en l'enlaçant en retour. « En fait, je suis à New York pour un stage d'été, » dit-elle.

Il l'éloigna de lui et la tint à bout de bras. « Et tu ne me l'as pas dit ? Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? »

« Je ne sais pas, » admit-elle en baissant la tête. « Ça fait un moment qu'on n'a pas discuté... »

« Eh bien, tu es là maintenant. Je suppose que c'est ce qui compte, » lâcha-t-il en lui souriant de façon extravagante.

« Ils semblent avoir oublié qu'on existe, » entendit-il Garrett grommeler quelque part derrière lui. Edward et Bella se retournèrent, réalisant qu'ils avaient été un peu impolis envers leurs amis qui étaient là avec eux.

« Hm, voici mon bon ami et colocataire, Garrett Larsen, » présenta Edward. « Garrett, voici Bella Swan. On a été au lycée ensemble. »

« Et voici Katrine Delaney. Elle est dans le même programme que moi, » dit Bella en faisant un geste vers la femme qu'Edward n'avait même pas remarquée jusque-là. Elle était plutôt jolie, avec des cheveux blonds clair et un beau visage.

Mais comme toujours, Edward n'avait d'yeux que pour Bella.

« Appelez-moi Kate, » déclara Kate en serrant la main d'Edward puis celle de Garrett.

« Katie, » la taquina Garrett en tenant sa main plus longtemps que nécessaire.

Edward leva les yeux au ciel et lança un regard d'excuse à Bella. Garrett ne pouvait tout simplement pas s'empêcher d'être dragueur. Son sourire en guise de réponse était amusé.

~ 0 ~

Il ne fallut pas longtemps à Edward et Bella pour trouver une excuse pour s'éclipser.

« Garrett et Kate semblent bien s'entendre, » dit-il alors qu'ils se dirigeaient vers le métro pour se rendre chez Bella.

« Oui, » acquiesça Bella en souriant. « Kate n'est pas vraiment timide avec les garçons. »

« Garrett non plus, mais il est rare qu'il accroche si vite, » songea-t-il. Il rit, soudain nerveux parce qu'il avait hâte de connaître les garçons dans la vie de Bella et il n'avait aucune idée de comment amener cette conversation sur le tapis. Les années écoulées avaient été bonnes pour le physique d'Edward. Il était beau et il le savait. Il avait retrouvé tout le charme et la douceur qu'il avait perdu quand il était retombé de vingt-neuf à dix-sept ans.

Et pourtant, avec Bella, tout semblait disparaître. Encore une fois.

Bella choisit ce moment pour le distraire en défaisant les boutons de sa veste. Chaque autre pensée quitta son esprit quand il regarda son t-shirt. Il représentait une femme très sexy à lunettes dans une blouse de laboratoire, assise sur la table périodique des éléments avec le slogan : Les chimistes le font sur la table périodiquement.

Assis à côté d'elle dans le métro, il posa sa tête sur son épaule, gloussant joyeusement.

« Quoi ? » demanda Bella, désemparée jusqu'à ce qu'elle baisse les yeux sur son t-shirt. Puis elle leva les yeux au ciel. « Je suppose que tu sais dans quoi j'ai décidé de me spécialiser. »

« Tu es chimiste ? Vraiment ? » il releva la tête, impressionné.

Ils en discutèrent un peu et avant qu'ils ne s'en rendent compte, ils montaient les escaliers jusqu'à son appartement au quatrième étage.

« Tu vis dans l'appartement 42 ? » demanda-t-il, à nouveau amusé. « La réponse à la vie, l'univers et tout. »

Elle le regarda par-dessus son épaule en souriant timidement. « Comme Mulder. »

Le laissant entrer, Bella se débarrassa de sa veste et la jeta sur le canapé. « Fais comme chez toi, d'accord ? Je reviens dans une minute. »

Edward fut heureux d'avoir l'opportunité de regarder autour de lui. Au moment où il avait passé la porte, il se retrouva désireux de tremper dans autant de partie de sa vie qu'il le pouvait. Il était tellement curieux de connaître la femme qu'elle était devenue, il se demandait à quel point elle avait changé de la jeune fille qu'il connaissait.

Riant dans sa barbe, il réalisa qu'elle ne devait pas avoir beaucoup changé. Après tout, il l'avait retrouvée dans une convention de comics et alors qu'il inspectait sa collection de DVD, il retrouva beaucoup de ses vieux trucs d'intellos préférés. Secouant la tête d'amusement, il se déplaça vers sa collection de livres. Ses étagères étaient variées, mais parmi elles se trouvaient de nombreux bouquins qu'il trouvait sur ses propres étagères les mots de Christopher Moore, Chuck Palahniuk, Neil Gaiman, Terry Pratchett et...

Il attrapa un tome en cuir lui semblant familier.

Le Guide Galactique : Tome 5 avait évidemment connu des jours meilleurs. Il était encore bien, la poussière d'or sur l'arrête des pages avait presque disparu. Avec les doigts tremblants, il ouvrit le livre au hasard. Il fut accueilli par les repères à l'encre doré qu'il avait fait cinq ans auparavant.

« C'est mon livre préféré, » dit doucement Bella en se mettant à côté de lui. Elle lui prit le livre des mains et fit courir ses doigts sur les mots soulignés en souriant.

« Tu soulignes les passages, » dit-il lentement. « Moi aussi. »

« Je souligne mes livres, mais... » elle se pinça les lèvres comme si elle décidait de lui dire quelque chose ou non. « Je n'ai pas souligné ce bouquin. Quelqu'un l'a mis dans mon casier un jour, à la fin de ma première année de lycée. » Elle le regarda, l'étudiant, et Edward prit soin de garder un visage neutre. « Bizarre, hm ? »

« Tu aurais un admirateur secret ? » Il lui sourit, incapable de s'empêcher de faire courir son pouce sur son menton. « Non, je ne trouve pas ça bizarre du tout. »

Après que Bella lui ait fait visiter l'appartement, ils s'installèrent sur le canapé pour discuter. C'était toujours aussi facile et Edward s'en souvenait. Le temps passé n'avait pas effacé son affection pour elle et en écoutant cette version adulte de la jeune fille qu'il avait toujours aimée, son adoration ne faisait que s'approfondir.

Le destin était-il cruel à ce point pour la mettre sur son chemin comme ça même si la dernière fois qu'il l'avait vue c'était il y a deux ans quand ils étaient à Forks au même moment ? Comment il pouvait s'attendre à rester loin d'elle quand il se réveillait tous les jours en pensant à elle ?

Mais alors, s'il s'était réveillé aujourd'hui, il y avait une décision qu'il devait prendre. Quelque chose d'important il avait sauté de nombreuses années. Il pouvait espérer...

« Tu as du temps pour un dîner ? » demanda-t-il avant qu'il ne puisse penser à cette décision. Après tout, même s'il finissait par revivre cette journée, ça vaudrait la peine d'avoir une chance de plus avec elle.

Son sourire était timide, mais ses yeux étincelaient de bonheur. « Oh, eh bien. Je vais devoir mettre certaines choses de côté, mais je suis sûre que je peux te faire une place dans mon emploi du temps. »


On a bien avancé dans le temps. Fini l'Edward ado, on retrouve un jeune homme épanoui auquel il ne manquait plus qu'une chose... :P

Comme vous l'avez compris, tout s'accélère désormais.

A bientôt!

Bonne soirée!

xoxo