Titre : I'll be right back (in 24 years)
Auteur : AnaKLee
Disclaimer : Rien ne m'appartient. Je ne fais que la TRADUCTION.
L'histoire n'appartient qu'à l'auteur original, AnaKLee. , qui publie d'autres excellentes fictions sur sur ce site et sur AO3
Il ne fallu pas longtemps à Derek pour se rendre compte qu'être un bébé craignait. Bien sûr, quand sa mère était venu dans la nursery pour le bercer dans le but de le rendormir, il s'était senti comme dans un rêve... Et puis, il s'était réveillé avec la couche sale. Evidemment, depuis qu'il était "techniquement" un bébé, il n'y avait aucune honte... alors qu'à 24 ans, c'était la pire humiliation. Il n'avait apparemment aucun contrôle sur son propre corps, autre que faire de ridicules bruits de bébé et peut-être quelques expressions (probablement méconnaissables). Sa mère était revenue et l'avait immédiatement mis sur la table à langer.
"Dieu, tu pues Der-bear." Dit-elle en le regardant amoureusement.
Merci maman, de remuer le couteau dans la plaie, pourquoi tu ne... Pour sa propre santé mentale, Derek décida de fermer les yeux et de se réfugier dans une partie enfouie de son esprit jusqu'à ce qu'il soit propre et rhabillé.
Quand ce fut fait, elle le prit dans ses bras, le gardant contre sa poitrine. Dans la cuisine, ils trouvèrent son père, faisant des crêpes pendant qu'une Laura de 5 ans parlait à un Peter de 10 ans, qui ne l'écoutait pas vraiment. Talia le mit dans une sorte de transat sur la table, juste à côté de Peter. Elle commença à réchauffer un biberon pour Derek, et c'était une bonne chose parce qu'il était affamé. En cet instant, il était très heureux que sa mère déteste allaiter. Il se souvenait quand Cora avait été un bébé ; il lui avait demandé ce qu'était cet étrange sorte de pompe. Et le garçon l'avait vraiment regretté.
Tout était tranquille, jusqu'à ce que Peter décide de lui enfoncer un doigt dans le ventre.
"Pourquoi est-il si calme ?"
Pourquoi es-tu un tel sale gosse ? Laisse-moi tranquille, espèce d'idiot ! Malheureusement, le regard caractéristique de Derek ne semblait pas marcher à cet âge. Talia s'assit finalement à côté de son fil avec sa nourriture. Elle le reprit dans ses bras avant de la lui donner.
"Je sais pas... Il a l'air d'aller bien cependant. Peut-être qu'il est juste fatigué." Dit-elle.
Non, je ne le suis pas, ne t'avise pas de me remettre dans mon berceau.
La journée fut une série de repas, de rots, de changement de couches et de siestes. Quand il se réveilla cette nuit-là, tellement affamé que ça lui faisait mal, il décida de rester silencieux. Il était un adulte, il pouvait attendre. Il réussi à se rendormir pour se réveiller moins d'une heure plus tard. Ses parents vinrent, ayant l'air plutôt inquiet. Ils le virent allongé là, éveillé et silencieux. Ils le nourrirent et le remirent au lit, le regardant jusqu'à ce qu'il s'endorme.
Les jours suivants suivirent à peu près le même schéma. Il mangeait, il était changé, il regardait le monde autour de lui et il dormait. Il restait silencieux, même quand quelqu'un essayait de jouer avec lui, ce qui se résumait à lui faire attraper un de leurs doigts avec sa main. Il continua à rester silencieux la nuit pendant 3 jours jusqu'à ce qu'il se rende compte que son silence rendait ses parents très inquiets. Puis, un matin, quand il vit à quel point ils étaient inquiets et épuisés, il prit la décision d'au moins faire semblant un enfant. Ce fut difficile au début. Sa première tentative de pleurer au milieu de la nuit fut assez pathétique. Il semblait plus énervé qu'affamé, mais ça avait fait l'affaire. Heureusement, il ne devait pas pleurer pour être changé ; l'odeur était assez forte pour que chaque loup-garou dans la maison sache qu'il avait besoin d'une nouvelle couche. Pendant la journée, cependant, c'était plutôt facile. Il n'aurait jamais pensé qu'être un enfant soit tellement amusant. Il gloussait, roucoulait et souriait (il essayait du moins) à tout le monde à l'exception de Peter. Chaque fois que Peter le touchait, il criait ; quand Peter lui parlait, il le regardait et la seule fois où Peter essaya de le prendre dans ses bras, il le frappa aussi fort qu'il le pouvait. Le coup n'avait pas été très fort, mais le garçon de 10 ans avait compris le message.
Vas te faire foutre Oncle Peter, je ne t'aime pas.
Quelques mois plus tard, Derek avait l'impression qu'il allait revenir à la civilisation. Il pouvait un peu mieux se déplacer (principalement pour se tourner et se mettre sur le ventre) et tenir sa tête, mais le plus important : il pouvait babiller... et c'était génial. Chaque fois que quelqu'un lui parlait, il pouvait maintenant leur donner une réponse. Ils ne le comprenaient pas la plupart du temps, il ne pouvait pas former des mots ou quoi que ce soit, mais il pouvait communiquer ses émotions plus facilement ; en particulier à Peter. Maintenant, les regards et les coups (qui étaient devenus plus forts) étaient accompagnés de cris de colère et d'insultes babillées. Derek était presque sûr que son premier mot serait "connard" ; en fait, il était presque sûr que c'est ce qui allait arriver.
Sept mois après son retour, Derek réussit finalement à ramper ! Ou bien en quelque sorte. Il y était presque. Il était sur ses mains et ses genoux, essayant d'avancer ou de reculer, mais restait malheureusement immobile. Il avait probablement l'air ridicule à faire des va-et-vient sans réellement soulever un seul de ses membres, mais il pouvait le sentir : bientôt, il serait capable de se déplacer.
Quand il réussit finalement à se tenir debout tout en s'agrippant à la jambe de son père, il avait envie de faire la fête. Malheureusement, sa danse improvisée le fit tomber sur ses fesses. Les larmes lui montèrent aux yeux, même s'il n'était ni triste ni blessé, juste extrêmement frustré et son père le prit dans ses bras, embrassant son front avant de le serrer contre sa poitrine.
"Nous devrions peut-être commencer à sécuriser la maison." Dit-il à Talia.
Dieu, je n'ai jamais pensé que je dirais ça un jour, mais je ne peux pas attendre pour la puberté...
"C'nard." Le silence qui suivit le premier vrai mot de Derek fut suffisant pour savoir qu'ils l'avaient tous compris, peu importe de quelle manière c'était sorti. Et Derek n'avait jamais été aussi fier de lui. Ca valait vraiment son premier mot.
Le premier anniversaire de Derek fut un des meilleurs jours de sa vie, de l'ancienne et de la nouvelle. Il était sur les genoux de sa mère, entouré par la meute entière, y compris l'autre frère de sa mère, Jared ; qui étudiait le droit à UCLA, et sa grand-mère du côté de son père ainsi que la sœur de son père, Malory et son fils, Tom. Il ne se souvenait pas de sa grand-mère dans son ancienne vie mais il pouvait voir à présent d'où son père tenait sa 'zen' attitude.
Derek ouvrit ses cadeaux avec autant d'enthousiasme et de dextérité qu'un petit garçon de un an pouvait avoir. Les jouets avaient l'air bien même s'il savait qu'il ne jouerait avec eux que pour faire semblant. Et le gâteau, qu'il avait porté, était délicieux. Il regarda sa famille, sa meute, et il sourit. Cette fois, ce serait mieux ; il s'assurerait de ça. Cette fois, personne ne mourra.
