Chapitre 3 :

William n'avait que peu dormit mais il se devait d'aller travailler. Il avait encore en tête les événements de la veille. Comment un homme avait il pu se glisser au sein du poste 4, libérer un détenu et se faire tuer par se dernier avant qu'il ne s'échappe. L'affaire était sans doute plus compliqué qu'ils ne l'avaient pensé au départ. William ne tarda pas à sortir de l'hôtel et à enfourcher sa bicyclette pour éclaircir certains points de l'enquête comme le lien entre l'homme qui venait d'être tué et celui qui s'était évadé. Qu'avaient ils pu manquer ? La matinée ne fut pas très fructueuse, William ne trouva aucun nouvel élément bien qu'il relu de nombreuses fois les informations collectées jusqu'alors sans trouver le moindre point commun. Il fallait donc recommencer et tout reprendre depuis le début. Aide de Georges et d'Henry, il fit donc de nouvelles recherches dans la presse, la famille et l'entourage de la victime et du suspect. Ce fut Henry qui trouva un début de solutions. Tout deux avaient pris le même trains des années durant et chaque fois à la même date. Les témoignages comportant l'information n'avaient pas été réellement étudiés pour leur peu de fiabilité mais c'était à ce stade de l'enquête leur seule piste. L'heure du déjeuner arriva et William fut bien heureux de pouvoir partir du poste 4 pour retrouver Julia. Il n'avait bien entendu pas oublié l'invitation de cette dernière. Il se rendit donc à l'hôpital où l'attendait déjà son épouse. Quand Julia le vit, un large sourire étira ses lèvres. Sourire auquel il ne put s'empêcher de répondre. Il devait bien être l'homme le plus chanceux du monde d'avoir une femme si brillante et belle. Dès le premier jour il avait su que c'était la femme de sa vie et malgré les difficultés ils avaient finit par s'unir et pouvaient à présent montrer leur affection l'un pour l'autre sans crainte. Julia s'avança et prit joyeusement le bras de William.

-Alors comment s'est passé ta matinée ?

- Elle fut longue et nous n'avons pas véritablement avancé dans l'enquête... L'incident d'hier soir ayant tout bousculé...

-Oh je vois, souhaites-tu que nous en parlions durant le repas ? J'aime travailler avec toi et un regard extérieur peut t'être utile.

Il était vrai que lorsqu'ils travaillaient ensemble au poste, ils s'aidaient sans cesse dans la résolutions de mystères. L'amour de William pour la science avait aidé à leur rapprochement.

-J'accepte volontiers. Mais il me faut commencer par la soirée d'hier. A ce propos, je m'excuse d'être rentré si tard hier... J'aurais aimé passer un peu plus de temps avec toi après notre discussion...

Il passa sa main derrière sa nuque un peu gêné bien qu'il sache que Julia ne lui en voulait sans doute pas. Le regard qu'elle lui adressa voulait dire bien plus que des mots. Il enchaîna donc sur un résumé de sa soirée d'hier et la mort mystérieuse qui avait eu lieu dans l'une des cellules du poste.

-Et personne n'a rien remarqué ? Le Docteur Grace a-t-elle trouver des indices significatifs ?

-Malheureusement rien, l'homme portait un uniforme de police et n'a visiblement pas tarder avant de se rendre vers les cellules. Les autres agents étaient occupés et n'ont pas fait attention à un collègue. Je pense que les choses avaient été préparées à l'avance et longuement étudiées …

Mais il ignorait encore pourquoi, comment leur suspect avait il su qu'il serait pris par la police et comment la victime avait pu se procurer un uniforme, planifier l'évasion avec autant de minutie...

-William, se pourrait-il que ces deux hommes aient planifié depuis le début de se retrouver au poste ? Du moins jusqu'à ce que l'un des deux ne décide de faire cavalier seul... Il faut une grande organisation et un grand sang froid pour réussir une telle évasion au nez et à la barbe des forces de l'ordre. J'aimerais que vous me donniez plus d'informations sur les deux individus, il me plairait d'en faire un profil psychologique.

-Bien entendu. La victime travaillait dans l'industrie mécanique, célibataire, vivant chez sa mère, assez discret et travailleur. Du moins c'est ce que nous ont dit ses collègues quand nous les avons interrogé. C'est l'homme qui nous a tiré dessus et s'est enfuit par le train. Quand à l'homme qui s'est échapper nous savons peu de chose de lui mis à part qu'il était marié, sans enfant, et ne travaillait plus depuis plusieurs années suite à un accident. Par le passé cet homme travaillait dans la chimie. Le seul point commun entre nos deux hommes est qu'ils prenaient plusieurs fois par an le même train à la même date. Nous ignorons par contre leur destination puisque les familles nous ont donnés deux villes opposées.

Julia écoutait attentivement préparant mentalement son analyse. Le repas se passa donc tranquillement autour d'une discussion continue sur l'enquête.

-Parfait, si je ne termine pas trop tard j'irais voir le Docteur Grace pour voir si elle a de nouveaux éléments, cela te permettra de te concentrer sur cette histoire de train.

Je dois y retourner malheureusement mais j'adorerais t'aider ce soir si l'affaire n'est pas encore résolue.

Elle se leva rapidement suivie de William puis ils s'embrassèrent et rentrèrent tous deux vers leur emploi.

William éplucha les témoignages, revérifia les indices mais ce n'est pas lui qui trouva une piste prometteuse qui expliquait sans doute l'histoire du train. Julia se rendit comme convenu à la morgue où elle fut ravie d'aider Emily. C'est elle qui remarqua un élément étrange. Elle avait vu les photos su suspect en fuite et la demanda au Docteur Grace. Julia avait remarqué une étrange similarité sur le visage de la victime.

-Emily vous serait il possible de couper un peu les cheveux de la victime et de lui raser la moustache ? Nous prendrons une photographie avant et après ce changement ainsi nous serons certaines de ne pas nous tromper...

-Oh je crois avoir compris, dit Emily regardant tour à tour la photographie du meurtrier et e visage du macchabée. Par contre il faudrait demander à l'inspecteur Murdoch son appareil, je n'en possède pas , ou du moins plus...

-En ce cas je vais de ce pas le chercher.

Et c'est ce qu'elle fit, elle se rendit au poste 4 et entra dans le bureau de William un large sourire aux lèvres.

-William, nous avons découvert quelque chose avec le Docteur Grace ! Nous aurions besoin de ton aide pour prendre quelques clichés du cadavre...

Elle n'en dit pas plus, souhaitant garder une part de mystère et éveiller la curiosité de son mari. Elle voulait l'intriguer. Elle n'eut pas à en dire plus qu'à William sembla ravi de pouvoir sortir de son bureau et de voir éventuellement une nouvelle piste. Il prit sa machine et partit aux côtés de Julia. Une fois à la morgue il obéit aux directives des deux légistes. Une fois qu'il les vit commencer à tailler les cheveux, il comprit, mais pourquoi n'avait il pas vu cela plus tôt ?!

-Mais bien entendu ! Nos deux suspects sont de la même famille ! Cela explique beaucoup de chose mais soulève une énième question. Comment se fait il qu'ils ne portent pas le même nom et que personne dans leur entourage ne connaisse l'autre ?

-Peut-être ont ils été séparés à la naissance et adoptés ? Suggéra le Docteur Grace.

-Oui, il se pourrait même qu'ils n'aient eu vent de leur adoption qu'au moment du début des trajets réguliers en train. William, nous venons de trouver un lien entre les deux meurtriers et donc ton affaire et celle de l'inspecteur Brackenreid !

La joie dans la voix de Julia leur rappelait l'époque où ils travaillaient ensemble. Cela semblait si loin. Mais il n'était pas mécontent pour autant, Julia était à présent sa femme et elle était toujours ravie de l'aider et lui apporter son point de vue psychologique sur les suspects.

-Mesdames, je vous remercie, grâce à vous nous allons pouvoir rapidement avancer dans l'enquête. Je vais prévenir l'inspecteur de nos découvertes et nous rentrerons, il se fait déjà tard. Merci pour votre aide.

Il prévint donc Brackenreid qui fut ravi de voir l'enquête progresser aussi rapidement.

William retrouva Julia à l'entrée du poste 4, et il rentrèrent à l'hôtel heureux de leur journée.

Ils prirent leur repas puis gagnèrent leur chambre où ils échangèrent nombres baisers avant de passer une douce nuit.