Et voilà, nous sommes de retour (pour vous jouer un mauvais touur) ! Merci à tous ceux qui nous lisent.
Ethena : attention à ce que tu fais ! Je t'ai à l'oeil, toi ! Voilà un chapitre un peu plus long, en tout cas, si ça peut te faire plaisir...


Le ciel s'était assombri et les passants se faisaient peu à peu plus rares. Tous trois se réfugièrent dans le parc, à l'abri de l'urbanisation fatigante de la ville. C'est Layton qui brisa le silence en premier.

« Alors, comment comptiez-vous vous y prendre pour le trouver ?

- Pour le moment, nous sommes trop peu informés. Ma première idée était de savoir ce qu'il avait en tête, où est-ce qu'il comptait aller… Mais peut-être son seul but serait-il de reprendre une vie normale à l'air libre, sans arrière-pensée précise…

- Dimitri, on en a déjà parlé. C'est plus qu'évident, Clive veut se venger.

- Tu te bases toujours sur tes ressentis pour fonder des théories, jamais rien de concret, c'est à se demander si tu fais réellement des études en médecine ! Enfin, Maud ! »

Hershel Layton, sentant planer une dispute, jugea utile d'intervenir sans froisser ni l'un ni l'autre.

« Si je peux me permettre, Miss, pourquoi avancez-vous aussi certainement cette théorie ? »

Elle lui lança un regard surpris. Etait-elle vraiment la seule à saisir cette évidence ?

« Vous l'avez vu et entendu comme moi, Professeur, Clive regrette ses gestes. Ses mots, son ton, son expression étaient trop teintés de vérité pour une quelconque mise en scène. Et pour l'avoir fréquenté pendant si longtemps, je peux vous affirmer qu'il n'est pas du genre à changer de convictions comme de chemise.

Si vous étiez à sa place, qu'auriez-vous fait une fois derrière les barreaux ? »

Hershel porta sa main à son menton en position de réflexion. Une mise en situation. Un jeu qu'il ne pratiquait pas assez à son goût. Il s'imagina Clive, avec de lourds regrets et une volonté de bien faire malgré tout. L'odeur moite des cellules lui montait déjà à la tête.

« Je pense que j'aurais tenu à suivre un comportement le plus correct possible, pour me repentir de mes fautes. Réfléchir sur mes erreurs tout en envisageant un meilleur futur.

- Naturellement. C'est le comportement que tout gentleman aurait suivi. Clive était rongé par le remords, il cherchait n'importe quel moyen d'expier ses fautes. Et pourquoi faisait-il ça ?

Parce qu'il suivait son idée de justice. Les méchants étaient punis, cela lui paraissait juste. Alors pourquoi s'échapper ? »

Hershel Layton leva les yeux au ciel. Dieu que la vision de cette fille était maintenant claire ! Il comprenait exactement sur quel terrain elle voulait l'emmener. Un terrain un peu trop psychologique, qui contrariait les raisonnements concrets tel celui de Dimitri.

« Je vois où vous voulez en venir. Clive a pensé que la situation actuelle n'était en réalité qu'en partie juste. De sombres visages, aux mains bien plus souillées que les siennes, flânaient encore en totale liberté, impunis de leurs crimes. Et il n'a pas pu le supporter. Et c'est pour cette raison qu'il s'est enfui : pour s'occuper personnellement de leur cas, se venger de ceux qui osaient faire comme si de rien n'était. »

Maud sourit. Elle était heureuse d'avoir trouvé un allié, en fin de compte.

Hershel ordonna immédiatement à ses méninges de remuer. Clive voulait se venger, soit. Mais…de quelle manière ? Contre qui ? Contre quoi ?

« Toujours est-il » reprit Dimitri, « que nous nous basons sur absolument rien. Et la recherche d'informations risque d'être des plus périlleuses. A moins que… »

Ses lèvres se perdirent en de rapides mouvements, trahissant une intense activité mentale. Maud et Layton lui jetèrent un regard interrogateur. Il se figea quelques secondes avant de pointer son doigt vers le Professeur.

« Hershel.

- Oui, Dimitri ?

- Toi, tu pourrais y arriver. Je connais un nid à informations, très fiable, auquel, si tu arrivais à t'y faire passer pour un allié, tu pourrais peut-être soutirer quelques-unes nous permettant de faire une avancée considérable. »

Hershel fronça les sourcils. Ce rôle d'agent double l'incommodait au possible, mais il avait beau remuer l'affaire dans tous les sens, il ne voyait pas de stratégie plus ingénieuse.

« Attendez… Quel nid d'informations ?,le questionna Maud.

- Je parle de Scotland Yard, bien évidemment. Hershel ? Tu es bien silencieux… »

Non. On ne pouvait pas réfléchir aussi rapidement quand on parlait de Clive. Et de berner de manière aussi vile la police nationale. Pas même le Professeur. Clive était un adversaire redoutable, les brigades londoniennes puissantes, les deux sur un pied d'égalité.

S'il n'intervenait pas, l'issue de ce conflit pencherait d'un côté comme de l'autre. Ce serait sa prise de décision qui donnerait l'avantage à un des deux camps.

« Il se fait tard, les amis, il vaudrait mieux que chacun retourne chez soi. » proposa-t-il en guise de réponse.

« Tu as raison, nous y verrons mieux après une bonne nuit de sommeil. » approuva Dimitri. « Au fait… »

Le scientifique fouilla dans ses poches et en sortit un minuscule engin.

« Prends ceci. Si tu as des problèmes, appuie dessus. Tu nous mettras alors automatiquement au courant Maud et moi, souffla Dimitri avant d'emporter Maud avec lui. »

Hershel, surpris de la spontanéité du geste, resserra son emprise sur l'objet et tourna les talons.

Cette scène se déroulait sous le regard d'un mystérieux individu.

« Alors comme ça, ils sont décidés à retrouver l'autre écervelé... »

Layton passait seulement la porte de sa maison lorsque Flora l'accueillit.

« Professeur ! Je suis si heureuse de vous revoir ! Nous avons de la visite !

- De la visite ? » s'étonna le professeur. « Pour moi ? Mais qui ?

- Vous n'avez qu'à venir ! dans le salon ! » s'écria Flora.

Le professeur débarqua dans la dite pièce, cherchant des yeux le visiteur.

« - Bonsoir, Professeur. »

Layton se retourna et aperçut le visiteur.

« Ravi de te revoir, Luke. » dit-il avec une mine ravie.
NdA : Nous nous excusons platement d'avoir fait revenir ce boulet.
Luke Triton sentit son petit cœur battre un peu plus vite lorsque le haut de forme bien connu apparut à la porte. Adressant un grand sourire à Flora, complice de la scène et qui s'était fait une joie d'organiser les retrouvailles, il s'empressa de cacher maladroitement le paquet qu'il tenait dans un coin de la petite pièce.

Pendant ce temps, le gentleman rangea le léger objet donné par Dimitri dans une de ses innombrables poches, calé entre un trousseau de clé et la copie d'un mystérieux symbole archéologique particulièrement prometteur. Quand le duo de jeunes gens apparut, il eut un sursaut. Saluant poliment Luke, l'image de l'enfant pleurant avant de prendre le ferry qui l'emmènerait vers son père lui revint, non sans émotion d'ailleurs, mais il traita le petit avec respect, sachant combien son ancien assistant tenait à être "grand".

Il lui tira une chaise à la bonne taille. « Assieds-toi, je t'en prie ! »

Le Professeur remarqua la présence symbolique de la pochette en bandoulière de Luke, que celui-ci déposa sous la chaise avec un sourire entendu à son mentor. Comme il devait avoir pensé à lui, lui aussi !

Flora préféra s'éclipser : ces deux-là avaient besoin de se retrouver. A petits pas, elle s'échappa vers la cuisine en chantonnant.

Quelques secondes de silence s'écoulèrent, pendant lesquelles les deux compagnons se jaugèrent mutuellement, avec l'oeil bienveillant de l'amitié. La conversation repartit très naturellement : « Alors, j'ai entendu dire que…

- Professeur, je voulais vous deman… » Ils rirent en constatant qu'ils avaient commencé à parler en même temps.

« Je t'en prie, Luke. Je t'écoute. » sourit Hershel.

Luke joua l'outragé. « Mais non, Professeur ! A vous l'honneur ! Vous devez avoir bien plus de choses passionnantes à raconter !

- Je ne doute pas que tu en aies aussi ! Eh bien, soit, si tu es patient, je pourrais te raconter ce qui m'est arrivé récemment… Même si j'ai bien peur que ce ne soit pas toujours gai, mon garçon. Vois-tu… »

C'est quand une odeur de brûlé emplit ses narines que le Professeur Layton se tira de sa rêverie et comprit. Luke renifla, et baissa des yeux catastrophés vers le sol. Layton devina d'abord que la robe tachée de Flora était due à une énième tentative culinaire plus ou moins maîtrisée…

Puis il se souvint, peut-être à cause de l'odeur de cire ambiante, de la date de son anniversaire. Mais n'était-ce pas le lendemain, pourtant...?

Flora débarqua dans le salon. Elle nota immédiatement l'expression quelque peu dégoûtée de son mentor et réagit au quart de tour.

«Hem... Professeur... J'ai essayé de vous faire un gâteau... Comme c'est votre anniversaire demain... Mais... euh... Mon gâteau à la limande orangée a malencontreusement brûlé ! Je suis sincèrement désolée ! » s'excusa la jeune fille à grands cris.

« Ça ne fait rien, Flora, c'est le geste qui compte. Il me reste quelques gâteaux, nous pourrions les consommer maintena…

- PAS MAINTENANT PROFESSEUR ! Demain ! J'ai organisé une grande fête pour vous !

- Tu as organisé une… Fête ? Mais enfin Flora ! Qu'est-ce que je vais dire à l'u...

- Ah non Professeur ! Vous ne pouvez pas annuler ! Les invités ont déjà accepté, et ils ont rendez-vous demain à onze heures pétantes ! » explosa Flora.

- Qui as-tu invité? » soupira Layton avec appréhension.

La demoiselle commença à compter sur ses doigts, les yeux perdus dans ses souvenirs.

« - Beaucoup de monde, vous savez combien les gens vous apprécient, Professeur ! Il y aura Mr Vladimir… son frère Mr Bélouga, Miss Katia et son père, Clark et sa femme, Arianna et Tony, les inspecteurs Chelmey et Grosky, Miss Janice... Et même Barton ! Ils ont pu se libérer de leurs travaux pour la journée, bonne nouvelle n'est-ce pas ? Je me suis aussi permis d'inviter Dahlia, Andrews, Bruno et même Mamie Mystère, qui a décrété vouloir ramener Mimi et Keats. Même Numéro 3 sera de la partie. »

Le professeur se raidit. Il n'avait pas le choix.

« - Es-tu ici pour ma fête, Luke ? »

Luke sembla hésiter.

«- Euh... Oui, oui bien sûr que je suis là pour votre fête ! »

Cela ne faisait aucun doute, il tentait de faire passer un message à son mentor du regard. Evidemment. Luke avait vécu assez longtemps aux côtés du professeur pour savoir qu'il devait être mêlé, de près ou de loin, à l'affaire Dove. Et il ne comptait sûrement pas rester les bras croisés à grignoter des amuse-gueules.

Le lendemain fut une fête grandiose. Les retrouvailles et les présentations furent joyeuses et, ô miracle, Flora avait réussi à présenter de simples, mais comestibles petits toasts. Dimitri et Maud avaient été invités à la dernière minute, ce qui ne les empêcha pas de profiter de l'ambiance pour autant.

Le gâteau, commandé lui aussi à la dernière minute, arriva. Les visages s'illuminèrent en attendant que Layton fasse son vœu.

Au moment où il allait couper le gâteau, la tension était palpable, chacun retenait son souffle, Maud cria.

« Eh bien, c'est qu'on a l'air de bien s'amuser, ici » siffla une voix narquoise.

Tout le monde se retourna. S'avança un individu non invité au centre de la pièce.

Clive lança un regard moqueur à l'assemblée.

Un murmure terrifié parcourut l'autrefois joyeuse réunion. Les guirlandes installées par la jeune Reinhold semblèrent faner, devant la puissance de l'aura presque maléfique que Clive avait amené avec lui. Comme si le mal en personne était entré dans la pièce.

Tous se sentirent d'un seul coup à la fois coupables et effrayés; coupables d'avoir réussi à festoyer joyeusement, alors que tous avaient remarqué la ride qui creusait le front du gentleman. Effrayés d'être eux-mêmes confrontés à cette chose, pleine de fureur et de force, une force destructrice qui faisaient monter un frisson le long de toutes les échines. Paralysés par ces deux sentiments, aucun invité n'eut l'audace d'oser faire un seul mouvement.

De toute façon, l'expression de Clive n'aurait trompé personne. Il avait le pouvoir de les empêcher de tout mouvement rien que par son expression terrifiante : il en voulait à quelqu'un, et il réussirait. Comme au sommet de sa puissance, sa bouche crispée témoignait de sa force intellectuelle - peut-être de sa victoire, se dit Hershel, mais sur qui, sur quoi ?

Le Professeur s'avança immédiatement d'un pas, se plaçant de cette manière entre le groupe et le jeune homme en fuite, car il n'arrivait pas à donner à Clive le nom de criminel, aussi ridicule que soit cette réticence. Il n'osait pas regarder Maud, dont il sentait la présence. Sa première pensée fut pour elle, et im mettait toute sa force dans l'espoir qu'elle serait assez raisonnable pour comprendre qu'elle ne devait pas intervenir. Pas encore.

« Clive. Je ne crois pas que tu aies reçu de carton d'invitation, n'est-ce pas ? »

Hershel tutoya volontairement le fugitif, essayant à la fois de le raisonner et d'être aussi posé qu'il le fallait, tout en cherchant l'homme dans ce calculateur apparemment inhumain, dont il voyait l'intention mauvaise dans chacune de ses phrases, de son comportement- dans sa venue ici. Il se déplaça légèrement, de façon à pouvoir voir les moindres gestes et expressions de Dimitri, et garder un contact avec lui. Il avait une confiance totale dans son ami pour réagir à l'unisson avec lui, et s'il regrettait la haine que mettait Dimitri dans chaque geste à l'intention de Clive, il savait qu'elle ne ferait qu'aider le jeune scientifique à agir toujours plus rapidement. Dimitri bouillonnait.

« En effet Professeur, je me suis invité de moi-même. » déclara Clive. « Vous savez bien que votre anniversaire est un événement important, et je me devais d'y assister. N'est-ce pas le devoir d'un gentleman ? » ajouta-t-il ironiquement.

Un remous ébranla l'assemblée.

« Qui est... Ce jeune homme ? » murmura Arianna au hasard, espérant désespérément une réponse.

« Un certain Clive Dove, non ? » souffla Bruno, incertain.

« C'est lui qui s'est vengé de l'accident d'il y a 10 ans, en créant une réplique de Londres. » expliqua Janice.

« Hello! Como estas ? Watashiwa à la recherche des mountains de Deutsch ! »

« Que fait Pavel ici ? » s'esclaffa Mamie Mystère.

« Eh ! Mais je le reconnais ! » hurla Clark, « c'est le criminel qui s'est échappé de la prison de Londres ! »

Le groupe s'agitait, mais personne ne voulait avancer. Il semblait il y avoir une limite entre Clive et les convives.

« Et bien sûr, en toute politesse, je me suis permis de vous offrir un modeste présent ! Veuillez accepter ceci, Professeur ! » continua Clive en tendant un paquet.

Hershel lui lança un regard froid et d'une main hésitante, enleva l'emballage, qui révéla la couverture d'un grimoire.

« 'Le Livre des Enigmes'… Très bien vu, Clive. Je suis touché par ton présent », remercia Layton d'une voix pleine de reproches. « Mais peux-tu me dire ce que tu fais ici? Ne devrais-tu pas être en... Prison ?

- C'EST VRAI IL A RAISON! » hurla Chelmey, « INSPECTEUR CHELMEY, CHARGE DE L'ENQUETE. Vous allez me suivre sans faire le malin ! »

Chelmey écarta la foule pour enfiler les menottes à Clive. Ce dernier lui fit un croche-patte habile et le mit à terre, lui arrachant l'objet des mains et l'envoyant ensuite à l'autre bout de la pièce. Un bruit d'horreur sortit de toutes les bouches. Dimitri échangea un regard avec Layton et commença à s'approcher de Clive, mais l'inspecteur Grosky lui coupa le chemin en sautant sur le fugitif.

« - Cette fois-ci je te tiens mon bonhomme ! Et profite de ta dernière minute de lib… »

Grosky tomba par terre comme une masse, Clive rangea sa seringue. Quelques cris s'échappèrent des bouches de demoiselles.

« Allons, n'ayez crainte ! Juste un liquide anesthésiant. Il se relèvera dans 2 ou 3 heures ! » sourit Clive.

« Clive ! Cela suffit maintenant ! Explique-nous où tu veux en venir ! s'énerva Dimitri.

- Tiens tiens, Monsieur le scientifique acharné, quel honneur de vous revoir. Cependant, pour cette fois, je n'ai pas besoin de vous. Je suis juste venu ici pour profiter de la fête : allons, amusez-vous, vous autres ! » proposa-t-il à la foule.

Une tapisserie de visages craintifs, sombres et perdus faisait face au duo formé par le Professeur Layton et Dimitri.

« Clive ?! »

Clive fit un brusque demi-tour. Maud s'était dégagée du rang des invités et le regardait avec... surprise, colère, rage et... Encore de la colère.

Non. Non pas elle ! Pourquoi était-elle-là ? La seule chose qu'il voulait, c'était jouer quelques minutes avec le Professeur ! Pas faire retomber ce poids énorme sur ses épaules ! Clive eut une mine de dégoût, contre quoi ?, et pour la première fois, un air de proie face au prédateur. En se souvenant de Maud lors de ses excès de colère, il opta pour la fuite. Il lança deux boules blanches qui laissèrent échapper un nuage épais lors du choc avec le sol; une fois le nuage dissipé, Clive s'était envolé, et une fenêtre était maintenant ouverte. En s'ouvrant, elle souffla toutes les bougies.

Il avait bel et bien disparu. Magicien jusqu'au bout.

La première pensée de beaucoup d'entre eux fut stupide et puérile : cet homme est un sorcier ! Sinon, comment s'envoler ? comment provoquer des nuages de fumée d'un claquement de doigt ? Le criminel avait bel et bien réussi à se jouer du réel, à troubler les esprits, d'une manière très personnelle, comme pointant du doigt aux convives l'absurdité de l'imagination humaine en quelques instants, et tout cela avec facilité, une facilité déconcertante. Mais cette naïveté ne dura pas. Chacun réalisa bientôt le message tragique contenu dans ce qui venait de se passer sous leurs yeux. Clive était de retour, et dans la splendeur de ses plus grands jours.

Dimitri fut le premier à réagir : se mettant à courir de toutes ses forces, ses mèches pâles tombant de façon effrayante sur ses yeux vifs, il accéléra désespérément, fixant la fenêtre, concentré, dépliant ses muscles dans un mouvement déterminé à rattraper Clive tout en repoussant avec entêtement le probable échec qui l'attendait.

Mais quand il se pencha au-dessus de la fenêtre, la rue était vide.

Le premier geste d'Hershel fut plus logique, ou en tout cas plus humain : il ouvrit la porte, pour s'échapper par la première voie possible dans le même but. Quelques instants avant, il avait évidemment pris soin de faire un geste à Luke, lui ordonnant à mi-mot d'imposer le calme aux invités affolés et d'agir avec discernement. Il avait une confiance totale en lui, et il savait que ses consignes seraient écoutées. Dimitri le suivit, emprunta une rue perpendiculaire que Clive aurait pu choisir pour leur échapper.

L'étau se desserra lentement. Les invités respirèrent, beaucoup laissèrent échapper un sanglot. Mamie Mystère tapa sur l'épaule d'une Katia effondrée, et les amis se réunirent au nom du fantôme de leur peur qui se baladait toujours dans la pièce, se rappelant à eux à mesure qu'ils cherchaient à reconstituer la scène. Ils se mirent à discuter de ce qui leur était arrivé, et tentèrent d'expliquer l'inexplicable. Flora remporta les canapés dans la cuisine avec un soupir d'angoisse.

Courant à travers la rue pavée qu'il connaissait par cœur, le professeur vérifia la présence de l'objet que lui avait confié Dimitri dans sa poche doublée, avant de se diriger dans la direction opposée au scientifique, dans une tentative de mettre son raisonnement au service de la stratégie nécessaire. Rattraper le fugitif semblait déjà quasi impossible.

Mais ce qu'il vit alors dépassait tout entendement : à quelques pas du bloc imposant de Gressenheller qu'il avait l'habitude de dépasser tous les jours, gisait contre la pierre un corps. Un corps fin, un corps jeune, un corps de femme : celui de Sara.


MissM : VOUS !

Ode *se met en PLS* : Oui ?

MissM : ET LES PUBLICATIONS ? EN-VO-YEZ-MOI-CES-CO-RRE-CTI-ONS.

Ode : C'est que je, je... J'ai plus envie.

MissM : PARDOON ? *sort le panpan-cucul habituel*

Ode : Non mais c'est vrai, je suis très fière de ce qu'on a fait, j'adore la fin de la fiction mais...mais... J'ASSUME PAS L'OC T-T !

MissM : Cessez vos enfantillages x) Vous qui vous êtes donné tellement de mal pour transformer Maud en un OC intelligent ! Ça serait horriblement d'hommage de vous arrêter là !

Ode : Nan mais... JE NE VOULAIS PAS D'OC DANS CETTE FIC T-T

Mais j'ai tout simplement pas réussi à le remplacer, Maud était trop utile...pour approfondir Clive...

Je...Vous pourriez vous occuper de la publication, le temps que l'histoire se décentre de Maud :3 ? (hum hum, je le fais déjà depuis le chapitre 3, hein.)

MissM : Ah non, une galère, c'est à deux x)

Ode : ...J'ai un dossier de gentlemen hot sur mon ordi...

MissM tente de toutes ses forces de résister : Raaah ! OK ! JE M'EN OCCUPE !

Ode : Soyons sérieux deux secondes. J'étais très motivée pour publier, d'accord, et je considère que ce qu'on a fait n'est pas mauvais. Mais voilà, publier 'pour de vrai' des passages d'OC m'a stoppée dans mon élan. Je reviens vite, ne vous en faites pas, les cocos !

HEP HEP HEP, mais c'est que la traîtresse me pique mes expressions, en plus !

(Écrivez des fictions, écrivez des fictions, qu'ils disaient... Comme vous pouvez le voir, même quand l'histoire est bouclée, les auteurs de fics trouvent encore des motifs pour s'engueuler. Allez, à très bientôt, MES cocos ! La chargée de publication vous salue bien bas.

Votre petite MissMplease)