William se sentait terriblement impuissant et inutile. Il ne pouvait pas inventer un astucieux système pour aider Julia en attendant les médecins ni même la soulagé. Il ne cessait cependant de lui parler tandis qu'il passait un linge humide sur son front en sueur tout en lui tenant la main. Heureusement, le personnels médical demandé arriva. Il était trop tard pour transporter Julia à la clinique, il fallut donc attendre encore un peu qu'on apporte du matériel. Mais au moins, des personnes compétences étaient à son chevet. La jeune femme avait des contraction de plus en plus rapprochées et souffrait également de plus en plus. D'ailleurs, elle serrait de plus en plus fort la main de William qui s'efforçait de faire bonne figure. L'inquiétude se lisait tout de même sur son visage. Tout sembla interminable mais l'enfant finit par voir le jour, un bien beau bébé en pleine santé. Quel soulagement pour le couple ! Julia eu à peine le temps de regarder William soulagée et le sourire aux lèvres avant de perdre connaissance épuisée. On assura à William que tout cela était normal et on s'occupa du petit. Il ne savait pas où donner de la tête, rester avec Julia, aller voir l'enfant ? Il n'avait même pas pris la peine de demander le sexe du bébé. Oh pas par manque d'intérêt non mais William avait été bien trop absorbé par les événements.
« Excusez moi, pourrais-je savoir si j'ai un fils ou une fille je vous prie »
Sa voix était encore un peu fragile, il ne s'était pas totalement remis de toutes ces émotions ! Mais il était heureux, heureux oui, sans doute encore plus que lorsqu'il avait appris la grossesse de Julia ou qu'il lui avait demandé sa main au bord du lac. Il avait presque envie de crier, et pourtant, il n'était pas du genre à laisser paraître ses émotions de la sorte.
« Bien entendu, vous allez également pouvoir le prendre dans vos bras si vous le désirez. C'est une petite fille, une bien jolie petite que vous avez là. »
William sourit, ravie, qu'importe que ce soit une fille ou un garçon, il était père, Julia allait bien l'enfant aussi, en cet instant tout allait pour le mieux. On déposa l'enfant dans ses bras. Les infirmières retournèrent s'occuper de Julia qui reprenait petit à petit conscience. William lui laissa un peu de temps puis s'approcha avec la petite dans ses bras. Julia eu un sourire, un sourire plus large encore qu'elle n'en avait jamais eu. Elle passa délicatement sa main sur le visage de la petite. William s'assit sur le lit, posa l'enfant dans les bras de Julia et passa un bras autour d'eux.
Il fallait un prénom à la petite. Elle avait les yeux clair, peu de cheveux mais on pouvait déjà voir qu'elle ressemblait à sa maman. Après de long moment de réflexion un accord fut trouvé entre les parents et la petite fut nommée Mary Elizabeth en hommage aux deux grand-mères.
Les jours passèrent, William était passé au poste 4 pour donner des nouvelles, annoncer la naissance de l'enfant, et se tenir informé des enquêtes en cours. Les visites commencèrent donc à affluer à l'hôtel où Julia restait en compagnie de la petite Mary Elizabeth. Bien entendu George passa et se montra généreux en présents, l'inspecteur passa avec sa femme qui ne manqua pas de donner des conseils à Julia. Margaret n'était jamais avare de conseils ou d'opinion. Mais cette fois, Julia fut ravie d'avoir les conseils d'une mère. Miss James lui rendit également visite. Au fond, Julia n'était que rarement seule et tous s'émerveillaient devant l'enfant.
William et Julia, bien que très heureux craignaient chacun secrètement de ne pas être à la hauteur. William n'avait pas eu un père exemplaire et redoutait de devenir comme lui, quand à Julia, elle avait peur de ne pas savoir y faire avec la petite. Cependant, avec le temps ils espéraient réussir à surmonter leur crainte. Les nuits n'étaient plus aussi calme que par le passé et ils devaient se relayer pour s'occuper de Mary Elizabeth. Leur avantage résidait dans leur partage des tâches, William refusait de laisser Julia s'occuper sans cesse de l'enfant. Elle devait déjà s'en occuper tandis qu'il enquêtait au poste 4 alors il ne comptait pas la laisser s'en occuper toute la nuit. Et puis c'était elle qui avait porté l'enfant pendant neuf mois, qui avait donné la vie alors elle avait bien droit à un peu de répit. Quand Julia avait raconté cela à Margaret, cette dernière avait approuvé trouvant qu'un père qui s'implique était une excellente chose.
William se replongeait chaque matin dans ses enquêtes, plus ou moins sordides mais il n'attendait qu'un chose : rentrer chez lui et retrouver sa famille. En parlant de chez lui, il avait obtenue l'argent nécessaire pour construire sa maison, les plans étaient terminés il n'y avait plus qu'à attendre que tout soit sorti de terre. Ce soir là, il était fier de rentrer et d'annoncer la nouvelle. Il comptait bien cependant participer autant qu'il le pouvait à la construction prêtant main forte aux ouvriers.
« Julia, j'ai une excellente nouvelle » claironna-t-il en pénétrant dans leur suite à l'hôtel.
« Chut, moins fort la petite s'est endormie... » Elle l'embrassa, sa mine fatiguée resplendissait pourtant.
« Oh pardon, nous allons bientôt pouvoir avoir notre chez nous, terminé l'hôtel ! Les travaux commencent la semaine prochaine ! » Un large sourire étirait ses lèvres, on aurait dit qu'il venait de découvrir une incroyable machine !
Julia était ravie, oh bien entendu leur vie à l'hôtel ne lui déplaisait pas mais elle devait bien avouer qu'avoir une maison à eux, à leur image, était une perspective qui la rendait heureuse.
« Que de changements, un bébé, une maison... cette année est à marquer d'une pierre blanche William ! Je suis ravie d'apprendre que les travaux commenceront bientôt. »
Tout en parlant, elle l'entraîna vers la chambre ou dormait la petite. Ils restèrent là un moment en silence, enlacés à regarder l'enfant si paisible.
