Seiryuu: Tu ne peux pas savoir combien ta review nous a fait plaisir, vraiment :) recevoir des compliments sur les points auxquels on a accordé le plus d'importance est très encourageant. Ecrire à deux n'est pas si difficile, c'est plus une question de complémentarité : nous nous complétons l'une l'autre et c'est enrichissant. Bon parfois ça va trop loin (Miss M: non je suis dé-so-lée mais les structures en verre n'existaient pas à cette époque, chère Ode, enlevez-moi ça de votre partie. Presto !) mais c'est une expérience que je recommande ! :D


Hershel Layton s'engouffra dans une allée, jaugeant la distance d'un coup d'œil inattentif. Il fallait agir vite, précis, avant qu'il ne soit trop tard.

Le mystère s'épaississait. Une nouvelle énigme s'approchait dangereusement de lui.

« C'est horrible, Professeur ! Comment peut-on voler la Lune Agonisante sous le nez de caméras de surveillance et des gardiens ? » gémit Luke en fixant son mentor comme si celui-ci, par une intelligence mystérieusement décuplée, avait un don d'omnipotence et connaissait déjà le pourquoi du comment.

« En effet, Luke, cela est très étrange, et l'inspectrice ne semble pas en savoir davantage à ce sujet. Nous ferions bien d'interroger les agents présents sur le lieu du crime pour en apprendre davantage » lui répondit le gentleman sur un ton de courtoisie.

Le duo se dirigea vers la salle des expositions. Hershel voulut s'approcher de la vitrine de la pièce phare quand on l'interpella :

« Hep hep hep, vous deux ! J'vous vois v'nir à tourner autour des preuves ! Nous sommes actuellement en pleine enquête, alors laissez-nous faire not' boulot au lieu de maquiller la scène ! »

Hershel fit volte-face.

« Toutes mes excuses, Monsieur l'Agent. Nous ne voulions absolument pas maquiller la scène et encore moins gêner votre travail mais serait-il possible de...

- OH MAIS JE VOUS RECONNAIS ! Vous êtes Hershel Layton !

- Lui-même, sourit Hershel. Que puis-je pour vous ?

- Pardonnez mon affront, Professeur ! Votre réputation n'est plus à faire, alors, bon...je suppose que je peux vous laisser regarder ! »

- Je vous en suis très reconnaissant. Auriez-vous l'amabilité de répondre à quelques questions ? » continua le professeur avec son habituel sourire.

- Si je peux faire quoi que ce soit pour faire avancer l'enquête ! », enchaîna fièrement l'agent.

Luke sortit son calepin et un stylo plume. A défaut d'avoir un Q.I moyen, il était capable d'assister convenablement le professeur en prenant note des moindres détails. Il tendit l'oreille aux propos de l'agent.

« Alors vous avez assisté au cambriolage ?

- Aux deux, mon bon monsieur !

- Aux... Deux ? » dit Layton avec stupeur. « L'inspectrice Célie n'a point évoqué cet incident...

-C'est normal, Professeur. Le premier n'a débouché sur aucune perte. Nous avons entendu sonner l'alarme dans la dernière pièce. A vrai dire, nous avons tous été surpris, c'est rare qu'il y ait des perturbations dans des lieux aussi prestigieux. Je n'ai rien pu voir, évidemment, je devais rester à mon poste, conta le policier.

- Quelque chose me dit que vous n'y êtes pas resté longtemps... » en déduit Hershel.

« Tout juste, Professeur. Nous avons tous entendu un appel au secours qui venait d'un des gardes de la dernière pièce. Là, on a écouté notre instinct et on a couru l'aider. Quand je suis entré, l'alarme retentissait toujours et le garde se tortillait dans tous les sens. Après ça, nous avons à nouveau entendu une alarme, par-dessus celle qui s'était déjà déclenchée. Je suis revenu illico à ma position initiale et...

- Le collier avait disparu... » compléta Layton.

Il enfonça son menton dans sa main et ferma les yeux. Une mise en scène pour détourner l'attention, c'était plus qu'évident.

« Pourquoi l'alarme s'est-elle déclenchée ?

- Nous en n'avons aucune idée », culpabilisa l'agent. « Aucune pièce volée ou même remplacée, et les caméras de surveillance ne montrent aucune intrusion. De plus, la vitrine du collier est parfaitement intacte...

- Justement, en parlant de caméras, avez-vous eu accès aux films ? questionna le Professeur.

- Non, mais j'ai entendu des échos... On voit le collier puis piouf ! Plus rien. Parti, le collier. Aucune intrusion, aucune présence, rien, rien, rien ! » s'énerva-t-il en faisant de grands gestes.

Hershel rit mentalement. Il avait eu affaire à une boîte de Pandore, un vampire, un spectre, un magicien masqué, mais jamais à un cambrioleur invisible. Comme quoi, la vie réservait toujours des surprises.

« Je vois... Merci beaucoup, Monsieur, votre aide nous fut très précieuse. » le remercia sincèrement Layton. « Allons, Luke, continuons nos recherches. »

Luke rangea son calepin et le suivit. Après quelques témoignages et résolutions d'énigmes en tous genres, Layton jeta un dernier coup d'œil à la vitrine, et ils quittèrent les lieux.

Célie s'était réfugiée dans son bureau. Sur son secrétaire trônaient les différents fichiers du dossier Dove, la photo d'identité prise en prison au-dessus de la pile.

« Allons donc, que nous fais-tu, cette fois-ci ? un vol ? »

Elle tapota la photo de ses longs doigts violets.

« Ne mens pas avec moi, mon lapin. Un cambrioleur serait apparu sur la caméra mais toi, le réel ne te satisfait pas. Tu vois grand : tu veux l'irréel. Après une forteresse raseuse de capitales, une machine à voyager dans le temps et une réplique d'un futur Londres, tu m'as prouvé que le fantastique était ton ami de longue date... »

Elle caressait la photo à présent.

« Mais tu restes une créature réelle, mon cher extravagant, et les créatures réelles laissent des traces réelles ! Tu as scié par dessous la vitrine et tu as dérobé le collier. Tu l'as récupéré comme un gentleman voleur et tu as fui comme un rat dans les passages souterrains... Malheureusement, je n'ai aucune preuve pour t'accuser et je ne comprends toujours pas cette histoire de caméras... Je t'ai laissé filer... »

L'inspectrice trouva un coupon du journal titrant la fugue du criminel.

« Mais tu es ma proie, mon cher, ma proie ! Je te trouverai, au bon moment, je briserai cette petite fierté qui t'est propre, je te torturerai et je t'humilierai jusqu'à ce que tu ravales la dernière goutte de ton océan d'orgueil - et c'est seulement ensuite, que j'enverrai les derniers débris de ta personne à l'échafaud... »

Elle froissa l'article d'un coup sec.

« Que veux-tu faire avec ce collier ? Le revendre pour t'acheter une nouvelle vie ? L'offrir à ta sœur en gage de pardon, peut-être ? Que dis-je ? Ce soyeux charognard veut prouver sa supériorité à Scotland Yard ! Rester à Londres après s'être échappé de prison ne lui suffisait pas ! »

Célie ne se doutait pas que dans l'ombre, des cerveaux aussi affûtés que le sien se concentraient sur la Lune Agonisante. Don Paulo et Sara, pris de court, calculaient les effets que le vol imprévu aurait dans leur quête de vengeance, tandis que Descole savourait sa fierté en écoutant le flash info de la radio. Mais celui qui méditait le plus, c'était Clive.

Il s'arrêta sur le sinueux chemin de terre battue menant au colossal manoir de son associé Descole et en profita pour sortir son butin de son veston. Magnifique. Tout simplement splendide. Sobre et complexe, imposant et fragile, un amas de contraires en un seul objet. Pour une raison inconnue, cela lui rappela quelque peu sa propre vision des femmes en général. Il le serra un peu plus. Un éclair de lucidité le traversa.

Que faisait-il-là ?

Etait-ce bien lui qui était en train de serrer une œuvre d'art de plusieurs millions de livres sterling ?

Mais... Papa et Maman m'ont toujours dit que le vol était mal. Les voleurs ne sont que de vulgaires voyous. Je voulais présenter mes articles à Papa et Maman... Comment se fait-il que je n'ai pas terminé mes reportages ? D'ailleurs... Où est Maud ? Et ce nom qui siège à la une des journaux, dans les casiers judiciaires, qu'on prononce avec effroi dans la rue...

C'est le mien ?

Mais Clive Dove n'est-il pas qu'une simple signature à la fin d'un article ? Ne suis-je pas un honnête garçon qui ne veut du mal à personne ?

Je ne suis pas recherché... Non, je n'ai aucune raison d'être recherché...

Calme-toi mon garçon... Il n'y a rien que tu puisses faire... Si tu y vas, tu n'en reviendras pas...

Non. Non. Mes parents sont en vie, tout ceci est absurde...

« ASSEEEEZ! » cria Clive, passant les mains autour de sa tête. « Je SUIS Clive Dove. JE SUIS UN CRIMINEL, UN FOU, UN FUGITIF. JE SUIS RECHERCHE DANS TOUT LE PAYS ET MON NOM EST CONNU DE TOUS. J'AI VOLE CE COLLIER, J'AI ABANDONNE MAUD, JE VEUX ME VENGER, JE SUIS PRET A TUER ET... ET... »

Clive haletait. Sa rage lui était douloureuse, sa douleur le rendait fou.

« ET MES PARENTS SONT MOOOOOOOOORTS! »

Il voulait redevenir enfant pour se recroqueviller et pleurer jusqu'à épuisement. Pour redevenir une personne lambda, et mener une petite vie tranquille avec sa famille. Au lieu de ça, il posa sa main droite sur son visage. Quelle scène pitoyable. Il shoota dans un rocher avant de reprendre son chemin, arrivant face au manoir.


Derrière l'écran...

Miss M: Vous avez lâché l'affaire U-U

Ode: Mais naaaaaaan, regardez ! je publie! :D

Miss M: Dites plutôt que le fandom Layton est trop mort à votre goût...

Ode: Je vais pas critiquer, je passe mon temps sur celui du fabuleux JeanMarco.

MissM: Taisezvousgrandsdieux. Tout d'abord: BONNE ANNEE A VOUS MES LOULOUS. Que pensez-vous de ce chapitre ?

Ode: Plus on avancera, plus nos parties respectives longues. Vous trouverez des chapitre intégralement écrits par l'une de nous deux.

MissM: Vos retours sur la "crise" de Clive ? Ne vous semble-t-elle pas trop "pathos" ? (moi, je l'aime bien :') )

Ode: *fait un signe de croix* PAS LE MOT INTERDIT. D'ailleurs, avez-vous noté la manière dont Célie appelle Clive ?

MissM: Elle le désigne uniquement par des périphrases composées d'oxymores.

Ode: Pas le truc le plus facile à écrire.

MissM: Ce sera tout pour aujourd'hui ! A TRES bientôt mes amis !

Ode: *reçoit un coup de coude* Oui, à TRES bientôt.