Note de l'auteur :
Bonjour ! Honnêtement, cette histoire a un peu les mêmes origines que « Règlements de compte » : elle n'était pas prévue au programme ! Enfin bref, aux alentours de la publication du premier chapitre « Le vrai visage des gens », je me suis plongé corps et âme dans un fandom que j'ai toujours adoré, celui de Gundam Wing A/C. Les grands noms – Calamithy, Catirella et Lysanea pour ne citer qu'eux (ou elles) – ont écrit d'excellentes UA, ce qui m'a fait me rendre compte d'une chose, que je restais qu'au château d'Hogwarts, ou sinon pas très loin, et des sept années de scolarité de notre petit sorcier favori. Je me suis dit, pourquoi pas ? Il serait temps que je sorte des sentiers battus pour ouvrir mes horizons.
En espérant que ce qui va suivre va vous plaire,
Bonne lecture à tous !
Crystal of Shadow
DISCLAIMER : L'univers d'Harry Potter appartient à J. K. Rowling. Seule l'histoire m'appartient.
Soirée entre potes
Durant sa 7e année, Ron avait découvert beaucoup de choses et notamment les sorties en boîte Moldues avec Dean Thomas et Seamus Finnigan. Il avait continué après être devenu Auror et avait fait découvrir ce plaisir à son meilleur ami Harry. Contrairement à lui, ce dernier n'en était pas spécialement fan mais de temps en temps, il aimait se laisser aller sur la musique.
Après un bon repas, les deux amis s'étaient rendus dans l'un des endroits préférés de Ron, une boîte de nuit mi Sorcière mi Moldue qui commençait à gagner en popularité. Un cousin de Seamus avait profité de la reconstruction de l'Angleterre pour s'implanter aux abords de Londres. Toute la jeunesse Sorcière venait s'y détendre et son succès était de plus en plus grand. Ils s'étaient installés dans une alcôve et regardaient tranquillement les autres clients se déhancher sur la piste de danse.
-Tu n'as pas peur que ta sœur vienne ici ? fit Harry
-Je connais le videur, sourit Ron. Et il sait que quand je suis à l'intérieur, ma sœur n'entre pas. Nos bagarres sont passées à la postérité, tu sais.
-Je suis désolé que tu aies tourné le dos à ta famille, fit Harry.
-Bon, déjà, tu vas passer à quelque chose de plus léger, sourit Ron en lui retirant son Whisky Pur Feu. Ensuite, arrête de t'excuser à chaque fois que tu bois ! Nos buts n'étaient plus les mêmes, point barre ! Ne te sens pas responsable !
-Je sais, soupira Harry.
-Allez, oublie ça ! fit Ron en lui mettant une grande claque dans le dos. On va s'amuser ! Et puis, tu pourras peut-être te dégoter quelqu'un et moi aussi !
Harry sourit. Ron avait eu beaucoup de mal avec sa bisexualité mais s'y était fait avec le temps. Maintenant, c'était le roux qui le poussait à se trouver des conquêtes. Roux qui venait justement de finir son verre cul sec.
-Je vais danser, fit Ron. Tu viens ?
-Plus tard, refusa Harry. Je reste là.
-OK, fit Ron en se levant.
Le roux avait bien changé et n'était plus écrasé par la personnalité imposante de sa mère. Il était bien plus libre et ça se voyait dans sa façon de flirter avec les filles autour de lui.
-Bonsoir, fit une voix.
Les yeux d'Harry s'écarquillèrent.
-Nott ? s'exclama Harry. Je ne pensais pas que tu serais en Angleterre ! Je te pensais en Amérique.
-Je suis revenu, sourit Théo. Puis-je ?
-Fais-toi plaisir, accepta Harry.
-Merci, sourit Théo en prenant place. Je ne pensais pas que tu accepterais de parler à un Slytherin.
-J'ai arrêté de définir les gens par rapport à leur maison, répondit Harry en reportant son regard vers la piste de danse. Nous sommes beaucoup trop complexes pour qu'on puisse nous cantonner à quatre maisons …
-Tu as grandi, constata Théo.
-Disons que j'ai appris à voir le monde autrement, fit Harry. Que me vaut ta présence à mes côtés ?
-Je t'ai reconnu, fit Théo. Je ne pensais pas que toi tu le ferais.
-Comme quoi, la vie est pleine de surprises, sourit Harry. Ça fait longtemps que tu es revenu ?
-Environ un mois, répondit Théo. Et toi ? J'avais cru comprendre que tu avais également quitté l'Angleterre.
-Je faisais la navette avec l'Angleterre, corrigea doucement Harry. Je compte m'installer à mon compte.
-Tu fais quel métier ? demanda Théo
-Médicomage, répondit Harry. Et toi ?
-J'ai repris les affaires de ma famille, haussa des épaules Théo.
-L'un n'empêche pas l'autre, sourit Harry. J'en suis la preuve vivante. Alors ?
-Tu es perspicace ! rit Théo. Je suis historien. Je me suis rendu compte que cette guerre aurait pu être évitée si nous en savions un peu plus sur notre passé.
-Pas faux, concéda Harry.
Tous les deux se perdirent dans leurs pensées.
-Tu es venu seul ? demanda Harry
-Non, répondit Théo. Les sœurs Greengrass sont là, avec Draco et Blaise.
-Malfoy ? Zabini ? se redressa Harry. Je les pensais aussi à l'étranger.
-On est rentré il y a un mois environ, sourit Théo. Je parle des gars. Les filles sont restées ici.
-Je ne le savais pas, fit Harry.
-Après que le Magenmagot ait déclaré que nous n'étions pas responsables à cause de notre âge, on a préféré se faire oublier, avoua Théo.
-Je peux comprendre, sourit Harry.
-HARRY ! fit Ron en se rapprochant de la table. Oh, je n'avais pas vu que … Nott ?
-Weasley, salua Théo.
-T'as changé, fit Ron. Excuse-moi de te couper mais … Harry, le cousin de Seamus vient de me prévenir. Ginny est ici.
-La poisse ! pesta Harry en se levant. Nott, c'était sympa de te revoir. Je suis intéressé de lire ce que tu as écris. Y'a un endroit où je peux te joindre ?
-Strand Palace Hôtel, répondit Théo.
-Palace Moldu ? nota Harry
-Plus confortable, avoua Théo.
-A la prochaine alors, salua Harry en s'éclipsant.
Théo les regardait s'éloigner en souriant. Comme ça, Harry Potter fuyait Ginny Weasley avec la bénédiction de son frère …
§§§§§
Des cris s'étaient mêlés à la musique quand Blaise se rassit dans l'alcôve après un tour aux toilettes.
-Qu'est-ce qui se passe ? demanda le jeune homme
-Une fille qui pique une crise, haussa des épaules Astoria. La sécurité va sûrement la virer.
-Tu as vu qui s'était ? demanda Draco
-Une rousse, réfléchit Daphnée. Elle hurlait qu'elle voulait voir son fiancé. Elle me disait quelque chose mais je n'arrive pas à savoir qui.
-Sûrement la dernière des Weasley, comprit Théo qui était revenu à sa table depuis une quinzaine de minutes.
-Comment tu sais ça ? fronça des sourcils Draco
-J'ai pu discuter avec Potter, sourit Théo en reprenant une gorgée de sa boisson.
-Vraiment ? railla Draco. Et il ne t'a pas jeté comme un bon Gryffindor ?
-Absolument pas, répondit Théo. Il a été très correct, tu sais.
-Et qu'est-ce qui s'était passé ? demanda Blaise
-On a un peu discuté et Weasley est venu le récupérer pour lui annoncer que sa sœur est là, répondit Théo.
-Ils ne sont toujours pas mariés ? s'étonna Draco
-Non, assura Daphnée. Et pourtant, tout le monde s'y attendait avec les rumeurs. Seulement, on ne voit Potter que pendant les sessions au Magenmagot et très vite à ses repas d'affaires. Tu ne le savais pas ?
-Mère n'est plus trop présente dans les affaires, fit Draco. Elle ne gère que les affaires des Black, et encore, qu'une partie. Je suis en train de regarder pour reprendre celles des Malfoy.
-Je crois qu'on ferait mieux de s'en aller, proposa Astoria.
-Pourquoi ? s'étonna Théo
-Parce que même si tu penses que Potter a changé, la Belette fille, elle, campe sur ses positions concernant les Slytherin, répondit Astoria. Je ne compte pas le nombre de fois où elle s'est bagarrée avec des membres de notre maison. Je ne tendrais pas le bâton pour me faire battre.
-Venez, fit Daphnée en se levant. Je connais le patron. Il nous fera sortir sans problème.
Le groupe se leva et se dirigea vers l'un des comptoirs. Sean, le patron, sourit légèrement en voyant Daphnée arriver.
-Tu as vu qu'elle était là, déclara Sean. Je vais te conduire derrière avec tes amis.
-J'ai l'impression que ce n'est pas la première fois, nota Blaise.
-Ginny Weasley est une plaie, renifla Sean. A chaque fois qu'elle vient, elle se prend la tête avec ceux qui lui font remarquer qu'elle n'est toujours pas lady Potter. On n'est pas encore arrivé à la magie mais plus ça va, plus on s'en rapproche.
Le patron quitta le bar et mena les jeunes gens à l'extérieur de la boîte dans une ruelle sombre.
-Tu seras toujours la bienvenue, Daphnée, sourit Sean. Mais je tiens à mon commerce, tu sais.
-Pourquoi ne pas avoir interdit l'accès à la Belette fille ? haussa un sourcil Blaise
-Parce que je ne peux pas, soupira Sean. Je me suis retrouvé avec un rappel à l'ordre des Aurors la deuxième fois que je lui ai interdit l'accès.
-Elle a le bras long la petite garce, siffla Théo.
-Ce n'est pas son frère ? proposa Astoria. Il me semblait qu'il était Auror.
-Ah non, ce n'est pas Ron ! sourit Sean. La dernière fois que je l'ai vu en présence de sa sœur, il a failli la tuer ! Sur ce coup, aucune chance.
Le patron tendit l'oreille.
-Désolé mais je dois y retourner, annonça Sean. Au plaisir de vous revoir !
Et il referma la porte.
-Je ne savais pas que tu avais une touche avec le patron, sourit Astoria.
-Ne dis pas de bêtises, s'irrita Daphnée. On ferait mieux de partir.
-On va à l'hôtel, proposa Théo. Je ne pense pas qu'on viendra nous chercher dans le monde Moldu.
D'un commun accord, ils s'enfoncèrent dans la nuit.
§§§§§
-Ron ?
-Dans la réserve, Georges !
Georges avança pour retrouver son frère. Ce dernier rangeait les derniers arrivages pour lui filer un coup de main pendant son jour de repos.
-Ron, on peut parler ? demanda Georges
-Maintenant ? s'étonna Ron
-Je ne pense pas que ça pourra attendre, assura Georges.
Conscient que c'était important, Ron délaissa ce qu'il faisait pour suivre Georges. Tous les deux s'installèrent dans le bureau de ce dernier.
-Ecoute, fit Georges. Je viens d'avoir maman. Elle veut que j'arrive à te convaincre qu'Harry devrait rencontrer Ginny.
-Elle n'a jamais fait ça, fronça des sourcils Ron.
-Je sais, confirma Georges. Elle pense que puisque tu vis avec moi, j'aurais plus de poids sur toi.
-Et toi, qu'est-ce que tu en penses ? demanda Ron
-Je ne l'aiderai pas, assura Georges. Quand il a fallu que je remonte la pente à la mort de Fred, ni elle et ni Ginny n'étaient là. J'ai pensé au début qu'elle faisait leur deuil elles aussi mais quand j'ai appris ce qu'elles avaient fait à Harry … Tu dois me trouver dur mais j'ai commencé à cesser de les considérer de ma famille.
-T'inquiète, moi aussi je ne les reconnais plus, soupira Ron. Bon, tu proposes quoi ?
-Je sais que tu es resté ici uniquement pour ne pas me voir replonger dans la déprime, sourit Georges. Mais aujourd'hui, si même maman pense à moi pour faire pression sur toi, je pense qu'il est temps que tu te prennes un logement seul.
-Je sais, souffla Ron, ennuyé.
-Tu as vingt-trois ans maintenant, fit Georges.
-Tu me jettes à la porte ? demanda Ron
-Presque, sourit Georges. J'ai rencontré quelqu'un et ça commence à être sérieux.
-Oh, je vois, et tu ne veux pas que je te surprenne avec, ricana Ron.
-Un peu, rougit Georges.
-Tu me laisses un peu de temps, au moins ? fit Ron
-Bien sûr, sourit Georges. Par contre, ne me donne pas ton adresse.
-Aucun risque, grommela Ron. J'ai bien retenu la leçon avec Hermione. Je vais commencer les recherches.
-Prends quand même ton temps, conseilla Georges.
-Parce que tu penses vraiment que je serais parti dans la précipitation ? ricana Ron
-Allez, file, sourit Georges.
