Ode: Seiryuu, merci pour ta review, n'hésite surtout pas à nous faire ce genre de retours, c'est très enrichissant ;)
Hershel s'arrêta net. Les yeux de Sara brillaient dans le noir.
Le Professeur s'était décidé à rendre visite au commissariat dans le but de récolter quelques données sur l'affaire Dove. Il toqua poliment au bureau de l'inspectrice.
« Entrez. »
Layton se pressa d'obéir : cette casquette d' « espion » ne lui plaisait absolument pas. Grande fut sa surprise quand il aperçut l'air renfrogné de Chelmey et l'énergique Grosky.
« Ah ! Professeur ! Vous me voyez ravie de vous recevoir ! l'accueillit Célie.
- Tout le plaisir est pour moi, Miss. Comme convenu, je venais vous assister dans l'affaire Do-
- AU DIABLE L'AFFAIRE DOVE ! s'écria l'Inspectrice. Nous avons bien assez de problèmes comme ça !
- Je suppose donc que vous enquêtez sur l'affaire de la Princesse Oubliée. C'est un délit pour le moins important, je vous l'accorde. Puis-je vous apporter mon aide ?
- Evidemment. J'attendais que vous le proposiez. »
Elle posa une grosse pile de documents devant le professeur. Luke en profita pour y jeter un coup d'œil.
« Autorisation d'enquête sur les lieux, précisa Célie en brandissant un bout de papier sous le nez de Layton. « Autorisation d'inspection de la scène du crime » elle en donna un autre, « Autorisation de fouiller les combles », « Autorisation de parler aux personnes présentes », « Autorisation pour un accompagnateur extérieur », « Autorisation d'aller aux toilettes » et « Autorisation de boire du thé »! Voilà, vous ne devriez point être gêné ! Et maintenant, zou ! Du balai !
- Hé mais attend... » s'exclama Luke.
Le duo se retrouva à la porte en moins de temps qu'il en faut pour le dire.
« Elle ne manque pas d'airs, celle-là ! Traiter ainsi le grand Professeur Layton ! s'indigna-t-il.
- Voyons, Luke, un gentleman ne dit jamais du mal d'une lady,le corrigea Layton. Nous devrions enquêter sur le collier de Kateline. »
London Theater. Le professeur se dirigea d'un pas rapide mais sûr dans la pièce principale, son assistant présentant les autorisations à chaque agent qu'ils croisaient. La largeur de la salle d'expositions donnait une illusion de vide, qui donnait facilement l'impression d'être seul. Cependant, un rapide coup d'œil révélait la présence d'agents gesticulant en tous sens, relevant des empreintes ici et là et isolant la scène du crime à l'aide de barrières en bois.
Layton, comme à son habitude, n'eut besoin que de quelques minutes pour se diriger vers ce qui lui sembla le plus intéressant.
« Vois-tu, Luke, » l'interpella Hershel, « nous avons ici la preuve que le collier a été volé manuellement.
Le Professeur s'était arrêté devant la vitrine qui avait abrité la Lune Agonisante. Luke ne comprit pas immédiatement, et inspecta la présentation sous tous ses angles avant de comprendre.
« Oh, mais bien sûr ! On voit de la sciure ! Le voleur a donc scié le dessous du socle et s'est enfui par...
- Par les souterrains. Ce célèbre monument abrite d'anciennes caves : il est évident que le voleur a dû profiter de ces issues pour s'échapper. »
Hershel se retourna brutalement. Son regard se porta sur la caméra.
« Notre prochaine étape est de visionner ces films... »
Après avoir résolu une énigme sur une porte verrouillée, Hershel se laissa guider par un agent qui fit défiler les films de sécurité.
En première partie, on pouvait voir les gardes, les bijoux, et, parmi eux, la pièce phare. Plus tard dans le visionnage, deux gardes se mirent à courir subitement vers la dernière pièce.
Layton arrêta la vidéo pour en inspecter les détails. Une simple présence suspecte, rien qu'une ombre, pourrait se révéler utile. Mais ses yeux d'expert, dont l'acuité avait augmenté avec les années, ne décelèrent rien de particulier. Le collier demeure en place, aucun mouvement dans cette salle.
L'image suivante représentait toujours la même pièce, sans le collier ni les gardes.
« Mais comment est-ce possible ?! » s'écria Luke.
Le Professeur enfonça son haut de forme sur sa tête, gardant son calme.
« Hum... Auriez-vous l'amabilité de passer les films de la dernière pièce, je vous prie ? »
L'agent s'exécuta. Apparaissaient les gardes, d'abord droits comme des piquets, puis agités, inspectant chaque vitrine.
« Ils viennent d'entendre l'alarme », précisa l'agent.
Layton se pencha sur l'écran. Comme on le lui avait dit la veille, aucun bijou de cette pièce n'avait été dérobé. Les autres gardes apparurent sur la vidéo.
« L'Agent Zer vient de lancer un appel au secours. » reprécisa le policier.
En effet, Mr Zer se tortillait en tous sens, comme possédé, puis reprit le contrôle de son corps en l'espace de quelques minutes. Layton resta silencieux, pensif.
« Professeur ?
- Me serait-il possible de m'entretenir avec l'Agent Zer ? »
Le policier le pria d'attendre dans la salle de surveillance pendant qu'il allait chercher l'agent en question.
« Bonjour... ?
Un grand homme d'allure maigrichonne s'avança timidement vers le gentleman.
- Bonjour, Agent Zer. Je me nomme Hershel Layton. J'enseigne à l'université de Gressenheller.
- Et je suis Luke Triton, son fidèle apprenti !
- Pourriez-vous expliquer votre appel à l'aide ? » l'invita poliment Hershel.
« Pour tout vous dire... Moi-même j'ai du mal à m'en souvenir... »
L'agent se gratta la nuque.
« Je me souviens de l'alarme. Ensuite, j'ai commencé à inspecter les environs, quand j'ai senti des vibrations en moi... Tantôt douloureuses, tantôt plus proches de chatouilles... Impossible de déterminer leur source, elles venaient d'endroits très aléatoires. J'ai cru que le voleur m'agressait, alors j'ai crié à l'aide, voyez-vous ! Puis les vibrations ont disparu...
- Et vous étiez seul ?
- Sans compter les autres gardes, j'étais en effet seul, sans le moindre voleur. »
Layton se massa la tête. Il peinait à faire le lien entre la sciure, un problème de caméras et un garde possédé. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'il avait à établir des rapports entre des faits complètement indépendants les uns des autres. Ainsi, son cerveau ne perdit que quelques minutes à hésiter.
« Je vous en remercie. Pouvez-vous me mener aux circuits électriques des caméras, s'il vous plaît ?
- Aux circuits ? Ouhlà, ça fait une éternité que ne nous les avons pas ouverts... Où sont-ils, déjà… Ah oui ! »
L'Agent Zer s'éclipsa dans le fond de la salle et souleva une plaque d'une hauteur d'environ cinq centimètres qui s'ouvrit dans un nuage de poussière.
« Kof…Voici les…kof kof… circuits d'alimentation. Lord, quelle poussière ! Kof ! Maisdepuis combien de temps est-ce qu'on n'a pas ouvert ces machins ?! Bon sang, c'est tout petit, ici !
- Il a raison, Professeur ! Comment les câbles ont-ils pu être posés par des hommes ? renchérit Luke.
- Un vieux système, mon garçon. Les ouvriers posent les câbles puis masquent leur présence par des plaques, en bois de préférence. Afin d'éviter les vols, ils s'arrangent pour que l'espace soit trop petit pour permettre le maniement d'outils à l'intérieur.
Il laissa échapper un soupir.
- Merci bien, Agent Zer. Allons-y, Luke, j'en ai assez appris pour aujourd'hui.
« Alors de quoi est-il question ? » Célie apparut dans le dos du Professeur.
« Bah, vous verrez demain. » lui lança-t-il avec défi.
Derrière l'écran...
MissM : Ce n'est PAS sérieux.
Ode : Gnagnagna.
MissM : Vous cassez un peu notre rythme, là, non...?
Ode : Bah, j'avais un projet à avancer... Mais don't worry mes cocos ! J'ai trouvé une nouvelle méthode pour cette fanfic !
MissM: Bah voyons !
Ode : En fait, ce qu'il s'est passé pendant notre absen... AIE MES FESSES, absence, c'est que je corrigeais la fic. Mais je ne délimitais pas les chapitres. Ce qui fait que je viens de me rendre compte que j'avais corrigé 3 chapitres, en fait.
MissM : Ne sous-estimez pas les corrections ! Il y a un vrai travail de réécriture et d'examen pour mettre la cohérence du texte à l'épreuve... On supprime toutes les imperfections, à deux mains...
Ode : Dorénavant, avec la big marge que me laisse tout ce que j'ai envoyé à MissM à relire, je vais corriger par "gros" paquets, puis délimiter. Bref, on sera plus régulières.
MissM : Sinon, anecdote de la fanfic !
Ode : Parlons de l'agent Zer.
MissM : Celui qui a un nom pas crédible x)
Ode : Bah... Quand j'écrivais la première version de ce texte, j'étais dans un train. Et y avait du Coca-Cola 0 à coté de moi. J'ai pas cherché loin.
MissM : Quoiii ? *pas au courant* Mais c'est pas un peu stupide, ça, comme anecdote ? Allez, je vous ferai part des miennes... Quand il y aura mes textes (tiens, ça fait longtemps) !
Ode : C'est tout pour aujourd'hui ! et excusez-nous pour le retard, on vous promet de poster plus régulièrement !
