Note de l'auteur :
Bonjour à toutes et à tous ! J'ai vraiment été surprise de voir que cette histoire vous avait plu ! Effectivement, comme plusieurs me l'ont fait remarquer, il n'est pas courant de voir Ron se tenir aux côtés d'Harry et Hermione non. C'est vrai qu'après m'être acharné sur lui avec "Le vrai visage des gens", j'ai voulu me réconcilier un peu avec lui. Malheureusement pour toutes les personnes qui n'apprécient pas que je m'acharne sur des Weasley, je ne pourrais pas répondre à leur demande pour l'instant. Mais ne vous inquiétez pas, j'y travaille actuellement et il me faut seulement un scénario plausible pour vous le livrer !
Concernant les autres fictions dont vous me réclamez la suite, pas de soucis à avoir, j'avance le plus vite que je peux ! Et j'aurais même une petite surprise, si vous êtes sages !
Je n'ai pas eu le temps de répondre à vos commentaires mais je les ai tous lus. Merci de me suivre avec autant d'enthousiasme !
Bonne lecture !
Gros bizoux
Crystal of Shadow
Mise en lumière
Harry sourit en signant l'acte de propriété. Enfin, il avait son cabinet !
Il avait décidé de refaire la décoration à la Moldue car au moins, ça lui changerait les idées. Il avait dévalisé un magasin de bricolage et maintenant, il était armé pour faire des travaux. Enfin, pas tout à fait.
Le brun se concentra pour créer une lanterne annonçant la présence d'un Médicomage. Il avait été toujours été intrigué sur le fait que les Sorciers, sans avoir de téléphone, pouvaient contacter les secours. La cheminée avait du bon mais en cas de problème médical, ce n'était pas assez rapide. En terminant ses études, il avait appris à lancer ce fameux sort pour annoncer sa présence. Et puisqu'il était là, même s'il n'avait pas encore ouvert, autant prévenir les Sorciers aux alentours qu'un Médicomage était là.
Harry pouvait bénir les Dursley pour lui avoir appris à la manière forte comment entretenir une maison. Maintenant, il pouvait rénover la sienne en faisant appel à un minimum de personnes. Il établit l'ordre des travaux à faire. D'abord poncer et cirer le parquet, puis faire les peintures, installer les luminaires et monter les meubles. Vu qu'il était seul, ça allait lui prendre facilement un mois, uniquement pour le rez-de-chaussée où le cabinet allait être, une chambre, une salle de bain et la cuisine.
Dix heures plus tard, le brun lâchait enfin sa ponceuse. L'après-midi était bien entamé et il sentait qu'il ne ferait rien de bon pour le reste de la journée, sauf peut-être choisir définitivement les peintures et installer le matériel pour le lendemain.
-Excusez-moi ?
Intrigué, Harry abandonna son matériel et rejoignit l'avant de la maison. Une femme avec un enfant de deux ans se tenaient sur le pas de la porte.
-Bonjour, fit la femme. J'ai cru comprendre que vous étiez Médicomage …
-C'est exact, sourit Harry. Je m'appelle Harry.
-Enchantée, sourit pauvrement la femme. Je suis Kylie. Mon fils Anatole est malade. Mais je n'ai rien pour vous payer.
-Nous verrons cela plus tard, sourit Harry. Je vais l'examiner. Excusez-moi mais je suis encore dans les travaux donc mon cabinet est encore sous les bâches.
-Ce n'est pas grave, sourit Kylie. Je vous suis.
Une heure plus tard, le petit garçon avait un traitement et dormait tranquillement sur les genoux de sa mère. Vint le moment de parler du paiement de la consultation.
-Je n'ai pas beaucoup d'argent, se justifia Kylie. La guerre contre Vous Savez Qui nous a fait tout perdre.
-Quel travail faites-vous ? demanda Harry
-Je vends mon corps, avoua en rougissant Kylie.
-Je vois, rougit également Harry. Ecoutez, je peux attendre que vous puissiez me payer, ce n'est pas un problème.
-Je peux vous payer … en nature, hésita Kylie.
-Sans façon, sourit Harry. Rentrez chez vous, j'attendrai que vous ayez réuni la somme.
-Je vous remercie infiniment, pleura Kylie.
-Rentrez, poussa Harry.
Mère et fils partirent rapidement et Harry se retrouva seul.
La même routine continua les jours suivants. Le brun se plongeait dans ses travaux et à un moment ou à un autre, les habitants Sorciers de Southampton venaient le voir pour des consultations. Le fait qu'il ait accepté de soigner un enfant sans paiement avait fait le tour de la communauté et elle lui faisait plus ou moins confiance. Il avait bien fait attention à ne pas donner son nom de famille et puis de toute façon, avec ses changements physiques ces dernières années, il n'était plus le même que quand Voldemort avait mis sa tête à prix.
Harry avait eu la visite de Ron pendant les travaux. Ce dernier lui avait annoncé sa décision de déménager de chez son frère. Le brun soupçonnait une autre raison qu'un désir de liberté mais il savait également que le roux lui expliquerait tout en temps voulu. Mais en attendant, il avait proposé à son meilleur ami que s'il le voulait, il pouvait l'héberger temporairement à Southampton.
Et l'été se poursuivait.
§§§§§
Ginny tournait en rond dans sa chambre.
Après avoir fait sa 7e année en même temps que son frère, elle avait décidé de se tourner vers le Quiddicht professionnel. Bien sûr, elle savait jouer mais elle n'avait pas le talent d'Harry Potter et ça, ses différents entraîneurs l'avaient parfaitement compris après qu'elle ait fait du forcing en déclarant que son petit ami le Sauveur serait peiné qu'elle ne soit pas prise à la hauteur de son talent. Depuis maintenant deux ans, elle restait cantonnée aux équipes de remplacement. Et ça la faisait rager. Sans compter qu'Harry refusait de la voir et avait fait appel à ses frères pour la jeter hors de leur future maison.
Pourquoi ne voulait-il pas comprendre qu'ils étaient faits l'un pour l'autre ?
Depuis maintenant cinq ans, elle faisait tout pour qu'il revienne vers elle. Mais il ne la voyait pas. Et son frère Ron ne faisait rien pour l'aider, quand bien même il était d'accord au début sur l'idée de faire entrer le brun dans la famille. Pourtant, même Hermione trouvait qu'ils allaient bien ensemble ! Et elle était leur meilleure amie !
-Ginny, tu es là ?
La rousse partit ouvrir la porte de sa chambre pour faire entrer Hermione. Les deux filles s'étaient rapprochées depuis la chute de Voldemort. La brune avait accepté de raconter à la rousse toutes les péripéties durant l'année sur les routes du Trio d'Or et maintenant, cette dernière pensait tout connaître de son amour.
-Alors ? demanda Ginny alors qu'elle prenait place sur son lit
-Toujours rien, il ne me regarde même pas, soupira Hermione.
La jeune femme était découragée. Cela faisait bientôt six ans qu'elle tentait en vain d'attirer l'attention de Ron. Elle avait découvert en 4e année, lors du bal du Tournoi des Trois Sorciers, qu'elle avait adoré le regard que le roux lui avait lancé en la découvrant au bras de Viktor Krum. Elle en avait conclu qu'elle l'avait rendu jaloux et qu'il l'aimait. Depuis, elle avait tout fait pour lui plaire. Elle avait cru réussir quand ils campaient dans les bois pour échapper aux Death Eaters mais l'artefact qu'ils transportaient – le médaillon de Slytherin – avait exacerbé les tensions et il était parti pendant un très long moment. Elle avait laissé passer sa chance en refusant de reprendre sa dernière année mais elle voulait avoir une situation stable pour être plus attirante.
Mais tout avait dégénéré quand Ginny s'était installée à Grimmaud Place.
Hermione l'avait accompagné au début, pour voir ce qu'elle allait faire. Puis elle avait dû s'absenter plusieurs semaines pour le compte de son travail. Et à son retour, elle avait découvert que Ginny avait été chassée du manoir Black par ses propres frères et que Ron avait définitivement quitté le Burrow pour Diagon Alley avec son frère Georges. La brune n'était pas intervenue mais quand Harry l'avait invitée avec Ron pour leur montrer où il habitait désormais, elle avait pensé qu'il serait bien qu'ils mettent à plat tous leurs griefs une bonne fois pour toutes. Et elle avait donné la nouvelle adresse à Ginny.
Quand Harry l'avait découvert, il ne lui avait plus adressé la parole. Encore plus quand elle lui avait affirmé que Ginny était faite pour lui. Il avait déjà en travers de la gorge qu'elle l'avait inscrit sans lui en avoir parlé au programme des Aurors peu de temps avant qu'elle ne soit partie à l'étranger pour son travail mais là, la rupture était totale. Et depuis, il ne voulait plus la voir. Ron avait suivi son ami, comme il ne la reconnaissait plus non plus. De toute façon, il avait été pris par son école d'Auror pendant trois ans puis il avait dû faire ses preuves dans son métier.
-Tu savais qu'il comptait déménager ? souffla Hermione
-Vraiment ? s'étonna Ginny. Je pensais qu'il aimait bien être avec Georges. Comment tu le sais ?
-Je suis passé devant l'agence immobilière et il était dedans, fit Hermione.
-Tu as pu te renseigner ? demanda Ginny
-Ça relève du secret professionnel, secoua la tête Hermione. Mes patrons ne voudront pas me couvrir, surtout pour une affaire privée.
-Je vais demander à Georges alors, haussa des épaules Ginny.
-Tu pense qu'il va accepter de te parler ? s'étonna Hermione
-Qui ne tente rien n'a rien, fit Ginny.
-Et sinon, comment ça se passe avec Harry ? demanda Hermione
-On a tenté avec maman d'aller chez lui le mois dernier mais il n'était pas là et les Elfes de maison n'avaient pas voulu nous laisser entrer, soupira Ginny.
-C'est étrange, il n'aime pourtant pas sortir, songea Hermione.
-C'est ce que tu m'as dit, confirma Ginny. Mais il n'était pas là. J'aurais voulu qu'on discute pour que je sache quand je pouvais m'installer avec lui. Depuis qu'il a fini ses études, il n'a fait que m'éviter.
-Je pense qu'il doit se réhabituer à l'Angleterre, supposa Hermione. Tu sais, ça fait cinq ans …
-Ce n'est pas une raison, s'irrita Ginny. Je suis sa fiancée, tout le monde le sait !
-C'est vrai, concéda Hermione. Mais laisse-lui le temps. Tu verras, il reviendra vers toi.
-J'espère, soupira Ginny. Parlons d'autre chose. Ton boulot ?
-Je m'ennuie, bouda Hermione. Ils ne veulent pas me confier des affaires plus sérieuses. Pourtant, je suis très douée ! Je travaille pour eux depuis cinq ans quand même !
-Ils n'ont pas encore vu qu'ils avaient sous la main l'une des personnes qui avaient vaincu Tu Sais Qui ! sourit Ginny
-Ils me cantonnent uniquement aux tâches de secrétariat, bougonna Hermione. Mais je peux préparer des affaires, défendre des gens !
-Tu leur en as parlé ? demanda Ginny. Sinon, tu devrais !
-Je pense que je vais le faire, fit Hermione. Et toi ?
-L'entraîneur ne veut pas me nommer titulaire, souffla Ginny. Je n'aurais pas assez de technique. Moi, qui aie redressé l'équipe de Gryffindor !
-C'est vrai que tu as fait des merveilles quand Harry a été suspendu, se souvint Hermione. Tu comptes faire quoi ?
-Lui prouver que j'ai ma place dans l'équipe titulaire ! gronda Ginny
-Bien dit, sourit Hermione.
La conversation devint plus légère.
§§§§§
Septembre était bien entamé et Harry était bien installé en tant que Médicomage. Il ne s'était jamais douté pendant sa scolarité que les Sorciers étaient aussi nombreux en Angleterre. Le nombre d'enfants qu'il rencontrait lui montrait qu'Hogwarts ne devait pas être la seule école pour Sorciers. Intrigué, il avait décidé de se pencher sur ce point un autre jour.
La maison qu'il avait achetée avait pris forme. Tout avait été restauré et il avait décidé de s'y installer. Ron y habitait également, le temps de trouver un petit chez lui qui lui plairait. De toute façon, comme ils n'avaient pas tout à fait les mêmes horaires, ils ne se marchaient pas sur les pieds.
Ce jour-là, la cloche sonna alors qu'il se trouvait à l'étage. Un bébé qui avait la diarrhée s'était soulagé sur lui et il ne pouvait décemment pas se présenter à ses patients dans un état aussi dégoûtant. De plus, les selles avaient traversé les tissus donc il était bon pour une bonne douche en prime. Bougonnant en essuyant ses cheveux – il avait dû les laver quand il s'était aperçu que le vomi de l'enfant les avait également atteint -, vêtu seulement d'un jean ouvert sur son boxer, il descendit pour ouvrir.
-Désolé, j'étais en haut …
-Potter ?!
Harry se redressa, surpris. La voix lui était familière. Il retira sa serviette et croisa de plein fouet des yeux argent.
-Malfoy ?! Mais qu'est-ce que …
Le regard du brun le détailla et le bras brûlé l'interpella.
-Tu es blessé ! s'exclama Harry. Viens, entre !
Harry entraîna dans son cabinet un Draco totalement figé. Ce dernier ne se remettait pas de la vision de rêve qui l'avait accueilli en ouvrant la porte. Il avait beau s'être étoffé et avoir pris de la carrure, il avait tout de suite reconnu son rival d'enfance. Et il était … waouh ! Carrément bandant !
Mais une douleur aigue le ramena à de plus basses considérations.
-AÏE ! rugit Draco
-Du calme, tempéra Harry. Tu as le bras aux trois quarts brûlés. Qu'est-ce qui s'est passé ?
-Une potion qui a foiré, soupira Draco. Aïe ! Potter ! Tu ne peux pas être plus délicat ?
-Si tu restes tranquille, fit Harry. Tu habites loin d'ici ?
-Pas trop, avoua Draco. Eh ! Ça fait mal !
-Je sais, sourit Harry. Je désinfecte la plaie avant de passer l'onguent.
-Fais-moi voir ça, grogna Draco. Tu étais nul en potions, je te signale !
-Fais-toi plaisir, répondit Harry en plaçant le pot dans sa main valide. Et si tu veux tout savoir, je me suis fourni auprès d'un ami en France, en attendant de trouver un fournisseur plus proche.
-Mouais, renifla Draco. Au moins, il ne t'a pas donné de la camelote. Tu peux y aller.
Tout en souriant, Harry s'appliqua du mieux qu'il pouvait pour étaler la pommade sur tout le bras du blond. Dix minutes plus tard, il terminait et mettait le membre en écharpe.
-Voilà, Malfoy, fit Harry. Une potion d'énergie et une nouvelle dose de l'onguent demain. Par contre, ta chemise est foutue.
-C'est pas grave, dit Draco. Tu aurais quelque chose pour que je puisse rentrer chez moi ? Et pour toi aussi par la même occasion ? Il ne faudrait pas que tu prennes froid.
-Froid ? fit Harry
-Tu es torse nu, Potter, ricana Draco.
Le brun rougit avant de grimper quatre à quatre les marches pour récupérer un sweat et une couverture et de redescendre. Il posa la couverture sur le blond.
-C'est mieux ? demanda Harry
-Merci, fit Draco.
-Ça te dit qu'on passe dans le salon ? proposa Harry. Pour une bonne tasse de thé ?
-Je veux bien, merci, fit Draco.
Ils passèrent donc dans le salon et Harry s'absenta quelques minutes pour préparer et apporter du thé. Draco y trempa les lèvres.
-C'est délicieux, félicita Draco. Je ne savais pas que tu savais faire du thé !
-C'est à la portée de toute le monde, si on a un peu de patience, sourit Harry. Alors, comment tu t'es fait ça ?
-Pas de Malfoy craché ? Pas de valeureux Gryffindor pour contrer un méchant Slytherin ? railla Draco
-J'ai grandi, tu sais, fit Harry. Comme je l'ai dit à Nott, j'ai appris une autre façon de penser. Nous sommes trop complexes pour être catalogués que par quatre maisons.
-Bonne nouvelle, déclara Draco en se calant plus confortablement dans son fauteuil.
-Tu n'as toujours pas répondu à ma question, Malfoy, rappela Harry.
-Une expérience, avoua Draco. Je poursuis les travaux du professeur Snape.
-Lesquels, si ce n'est pas indiscret ? demanda Harry
-L'amélioration de la Potion sans Rêves, révéla Draco. Tu en as fait une consommation industrielle, il parait.
-Personne n'est parfait, haussa des épaules Harry. Tu avances ?
-Assez lentement, ragea Draco.
-Tu trouveras la solution, encouragea Harry.
-Je me souviens que tu as parlé de trouver des fournisseurs anglais, nota Draco. Besoin d'aide ?
-Tu es revenu en Angleterre en même temps que moi, d'après Nott, déclara Harry. Tu as des contacts ?
-Pas exactement, corrigea Draco. Disons qu'avec la guerre, les Slytherin sont très mal considérés et ils n'obtiennent pas de travail. Ils ont des compétences …
-Et tu veux que je les engage ? leva un sourcil Harry
-Non, fit Draco. Je me charge de créer une entreprise de confection de potions. Tu pourras devenir l'un des clients.
-Je vais y réfléchir, promit Harry.
Ils continuèrent de discuter une partie de l'après-midi jusqu'à ce que Draco ne s'aperçoive de l'heure.
-Par Merlin ! pesta Draco. Mère m'attend. Merci pour le thé mais je dois y aller.
-Tu dois revenir demain pour l'onguent, rappela Harry. Et surtout ménager ton bras.
-Quelle heure ? demanda Draco
-Neuf heures, ça t'ira ? proposa Harry
-Parfait, sourit Draco. Encore merci et bonne soirée.
-Garde la couverture, fit Harry. Tu me la rendras demain.
-OK, fit Draco.
Et le blond s'en alla. Le brun savoura une nouvelle tasse thé en se remémorant le coup de chaud qu'il avait eu en apercevant Draco Malfoy sur le pas de la porte. C'était que le blond était à son goût !
