Edit : ce chapitre n'est pas bien passé sous nos radars, et il était resté truffé de fautes de frappe en tous genres. Je viens de revoir ça : il est enfin lisible. Merci d'avoir supporté cette lecture. Demandez un collyre pour les yeux gratuit par MP !

« Je crois que vous ne saisissez pas. »

Sara, à mi chemin entre l'agacement et l'amusement face à la réaction de son collègue, fit stopper net le rire de Don Paulo. Depuis sa lecture, celui-ci n'avait fait que tourner en dérision le moindre mot qu'elle prononçait.

« Enfin, y'a rien à saisir, Professeur ! C'est on ne peut plus débile ! Y'a pas plus dangereux pour l'autre salopard !

- 'Bill Hawks'», corrigea Sara. "C'est drôle, vous venez sans vous en rendre compte de soulever la clef du problème.

_ Que voulez-vous dire ?, grommela Don Paulo.

Sara attrapa l'article du Times par ses deux extrémités et le souleva à la verticale, comme une affiche.

« Quel est le but de la police ?

- Protéger le Hawks. », se moqua l'inventeur en sortant un cigare.

- Correct. » répondit Sara, « Cependant, quel est l'inconvénient majeur de la Scène ?

Il en alluma le bout d'un bruit sec.

- N'est-ce pas évident ? Il indique sa position dans les 2, 3 voire 4 mois à venir ! » hurla-t-il de plus belle.

- Parfaitement. Et quelle est la conséquence de cette faille ? »

Don Paulo tira sur son cigare pour en recracher de longues volutes aux allures de cumulonimbus.

- Le gamin ne va laisser une si belle occasion s'échapper : il va lui sauter à la gorge et pouf ! Plus de Hawks !

- Cela ne vous paraît-il pas un peu facile ? »

Don Paulo allait répondre par une nouvelle raillerie quand il saisit la portée des propos de Sara.

" Vous voulez dire que la police…

- … A envisagé cette conséquence, oui. »

Elle sourit. Son collègue avait un minimum d'intelligence.

Un rire sonore retentit de plus belle.

« HAHAHA ! Vous feriez un excellent humoriste, Professeur... mais Scotland Yard nous a prouvé à maintes reprises sa perspicacité limitée ! C'est bien pour ça qu'ils font toujours appel à ce maudit Layton ! »

Sara rougit au nom Layton, mais se ressaisit aussitôt.

« Vous avez en partie raison; cependant, votre expérience vous trompe. Une infime partie de la police est au courant, pour ne pas dire…»

Sara sortit une photo.

« Pour ne pas dire qu'elle. »
Célie souriait de toutes ses dents, fière d'être promue inspectrice de la brigade londonienne.

Don Paulo s'esclaffa à nouveau.

« ELLE ?! J'ai longtemps observé Scotland Yard, Professeur, et je peux vous dire que c'est la pire de toute la bande !

- Inspectrice Célie Warrione. Elle a traqué son propre père pour le livrer à la police. Capacités d'analyse exceptionnelles. Impossible à cerner. Ce qu'on fait de plus redoutable de nos jours. »

Il déglutit. Puis jeta un regard sérieusement désoeuvré à Sara. « Que comptez-vous faire, maintenant ?

- Toujours la même chose : aider Clive Dove à atteindre son but. »

Ils riaient comme des gosses et buvaient comme des hommes. Jamais ni l'un ni l'autre n'aurait imaginé que cette alliance s'avérerait aussi réussie.

« A notre Lune Agonisante ! » cria Clive en levant son verre.

« A notre alliance ! » renchérit Descole, soulevant aussi le sien.

Ils savourèrent silencieusement leur coupe de champagne, contemplant le mannequin en tissu paré du splendide butin.

« Quand même, si on m'avait dit qu'une alliance serait aussi parfaite... » lança Descole, qui se resservait en champagne.

- Enfin, Descole, je vous dois tout ! Le plan, le soutien… Et le luxe, auquel je n'aurais jamais pensé retoucher si vite ! » dit Clive, enjoué, la main également dirigée vers la noble bouteille.

« Voyons, mon cher, c'est vous qui vous êtes occupé du travail ingrat, ne l'oublions pas. D'ailleurs, vos efforts sont récompensés… »

Théâtralement, il sortit l'article de sa cape.

« La Scène vous tend les bras, mon ami ! Que demander de plus ? »

Clive saisit l'article soigneusement découpé et le parcourut des yeux. En un instant, le rictus mauvais du cambrioleur prit la place du naïf sourire de l'enfant amusé. Il n'avait pas osé espérer une telle chose, même dans ses rêves les plus fous. Mais un détail le froissait : n'était-ce pas trop simple ?


Derrière l'écran :

Ode : Mille excuses, je me suis trompée dans la publication ^^' Ce bout-ci aurait du être dans l'ancien chapitre...

MissM : La correction avance bien mes cocos ! Je reviens toute fraîche de Londres (sisi, le vrai), prête à publier de nouveau B)

Ode : Ouais mais votre ordi vient de planter de la pire des manières, je vais encore devoir gérer ça seule U-U

MissM : En attendant, ce n'est pas moi qui ai perdu des parties et qui dois les réécrire :p

Ode : …

MissM : Bref, à la prochaine mes loulous !