Chapitre 3 : Un appartement pour Miss Granger
Jeudi 31 Août
Lorsque Severus atterrit devant les grilles de Poudlard, il faisait déjà nuit noire. Il les ouvrit, puis, il les traversa à grandes enjambées.
Il arriva assez rapidement devant le château. Avant de monter les escaliers qui l'amèneraient devant la Grande Porte, il se tourna et observa d'un air monotone le ciel.
Il était noir et était faiblement éclairé par une lune. Une pleine lune. Il était également parsemé d'étoiles.
Severus aimait beaucoup observer le ciel. Il se sentait si petit face à l'univers, tout cela le passionnait, l'enchantait, le charmait. Il pouvait rester des heures dans la Tour d'Astronomie à observer le ciel.
Il se sentait seul. Terriblement seul. Et parmi toutes ces étoiles, il pensait s'être trouvé une place.
- Severus ?
Il se retourna brusquement, ne s'attendant pas à être dérangé dans ce moment qui était le sien. Dumbledore était là, face à lui, le visage souriant. Le vieil homme posa sa main tranquillement et amicalement, sur l'épaule de Severus.
- Le ciel est beau ce soir, n'est ce pas ?
Severus ne répondit pas, il se tourna simplement vers le ciel et soupira tristement.
- Pouvez vous m'accompagner jusqu'à mon bureau, s'il vous plaît ?
- Oui, professeur.
Ils montèrent les escaliers, franchirent la Grande Porte, puis avancèrent silencieusement dans le château. Ils arrivèrent rapidement devant la grande statue qu'était l'entrée du bureau de Dumbledore, puis, ils y montèrent.
Dumbledore désigna à Severus, d'un mouvement gracieux de la main, un fauteuil qui se trouvait près du sien.
Celui-ci s'assit docilement, et, attendit patiemment que Dumbledore s'installe également. Le directeur se racla la gorge, prit un bonbon – il n'en proposa pas à Severus, celui-ci refusait toujours – et regarda intensivement le professeur des potions.
- Severus, où étiez vous cet après-midi ?
- En balade.
Le professeur des potions ne voulait pas lui dire la vérité. Cela ne regardait que lui ce qu'il avait fait dans la chambre d'Hermione. Il n'avait pas à se justifier. Dumbledore trouverait cela bizarre si Severus s'était rendu chez la jeune Gryffondor, en cachette, pour lire son journal.
Heureusement pour lui, Dumebledore n'avait pas cette idée là en tête.
- Vous savez aussi bien que moi que si le Mage noir vous demande...
- Oui, professeur. Je vous le dirai. Mais, aujourd'hui, j'avais simplement envie de prendre l'air.
- Bien, je suis rassuré, Severus. Dites moi...
- Hmm?
- Qu'en es-t-il de Draco Malefoy?
- Je sais pertinemment qu'il ne ferait pas de mal à une mouche. Et c'est là que votre... plan... entrera en compte...
- Bien, Severus.
Severus regarda intensivement Dumbledore, celui-ci lui sourit gentiment.
- Professeur, pensez vous vraiment que c'est la meilleure solution ?
- Oui, Severus. Je ne vois pas d'autres alternatives. Nous en avons déjà parlait plusieurs fois.
Severus se leva précipitamment. Il ne voulait plus reparler de ça. Il savait qu'il devait le faire et cette idée l'horripilait déjà assez.
- Bonne nuit, professeur.
Severus n'attendit pas la réponse et sortit rapidement du bureau.
Il garda la même cadence et arriva assez rapidement à son bureau.
Dans son bureau, derrière une tapisserie, il y avait une porte cachée, celle-ci conduit à son appartement.
- Wingardium leviosa.
La tapisserie se leva et lévita dans l'air. Severus ouvrit la porte et y pénétra.
L''appartement de Severus était plutôt grand et confortable. La porte d'entrée donné directement sur un salon dont les murs étaient blanc.
Au milieu de la pièce, se trouvait un canapé en cuir et un fauteuil assortie. Il y avait également une table basse en verre, une vieille horloge et une très grande bibliothèque garnie de livres.
Il y avait aussi une cheminée et un bar. Severus aimait bien se servir un verre, de temps en temps.
Puis, au fond de la pièce, il y avait deux portes. L'une donnait sur la chambre de Severus, l'autre, était un atelier où Severus s'entraînait généralement à la création de nouveaux sorts, ou potions... Il le faisait normalement dans son bureau, mais il avait toujours peur que quelqu'un y rentre sans y avoir été convié et qu'on le dérange.
A présent, il devait en faire une chambre pour la jeune demoiselle. Entre les deux pièces, il y avait une salle de bain. On pouvait y accéder des deux cotés. Il fallait juste qu'il trouve un moyen pour qu'il n'y rentre pas en même temps.
Il entra dans son atelier. Dedans, il n'y avait qu'un bureau, un tableau et des piles énormes de papiers, de dossiers et de livres, répandu dans toute la pièce. Il y avait même des inscriptions sur les murs.
D'un coup de baguette, il fit léviter chaque piles jusqu'au salon, jusqu'à ce qu'il ne reste que le bureau, le tableau et les inscriptions sur les murs.
- Récurvite.
Les inscriptions sur les murs et sur le tableau, ainsi que toute la poussière, saleté et autres, disparurent. Il ne prit pas la peine de recopier les inscriptions, elles étaient inutiles et ne marchaient pas.
Il pointa le bureau de sa baguette et murmura un sort.
- Evanesco.
Le bureau disparu instantanément. Il fit de même pour le tableau. La pièce était à présent vide et propre.
D'un coup de baguette, il fit apparaître un lit à baldaquin, un bureau, un tapis, un fauteuil, des coussins et une grande bibliothèque bien garni. Il hésita à mettre un petit piano pour qu'elle puisse en jouer, puis, il se ravisa. Elle se poserait des questions, comment son professeur pouvait savoir qu'elle jouait du piano ?
Il pointa le mur de sa baguette et les murs changèrent de couleur, ils passèrent d'un gris pale à un magnifique bordeaux. Malgré sa réticence à ce qu'elle vienne, il avait quand même envie qu'elle se sente bien, en sécurité et surtout chez elle.
Il changea également la couleur de deux ou trois objets qu'il trouvait trop fade, puis, il jeta un regard objectif sur la pièce. Charmant, très charmant.
Il sortit de la pièce, satisfait. Lorsqu'il entra dans le salon, il le trouva également fade.
Il pointa les murs de sa baguette et les repeigna en bleu marine. Il fit apparaître des vases un peu partout.
- Orchideus.
Des orchidées remplirent instantanément les vases. La pièce était bien plus jolie comme cela. Il ajouta également quelques coussins et un tapis qui avait l'air confortable.
Il se tourna vers un mur de la pièce qui était vide. Puis, par un élan inconnu, il fit apparaître un piano.
Severus Rogue, au fond de lui, était bienveillant. C'était une partie de lui même qu'il préférait cacher. Il voulait qu'elle se sente bien. Et puis, il aimait bien les notes douce et mélodieuse du piano.
- Récurvite.
La pièce était parfaitement propre, à présent. Tout serait parfait pour l'arriver de la jeune fille.
Severus s'installa confortablement sur son fauteuil, malgré l'heure tardive, et prit son livre qui n'avait pas bougé d'un poil.
Il n'avait pas envie d'aller se coucher maintenant, il était trop anxieux vis à vis de l'arrivé d'Hermione.
Puis, au bout de dix minutes où il n'arriva pas à se concentrer, il prit une potion sans rêve et aller se coucher.
