Harry's Dirty Little Secret
Chapitre 14
By cdraco
« - Pourquoi avais-tu besoin de faire ça, Malfoy ? » Demanda tristement Fred, s'agrippant à la taille de son frère ainé et le soutenant alors que George faisait de même de l'autre côté de Percy alors que les jumeaux venaient de transplaner dans la petite pièce se trouvant au-dessus de leur magasin de farces.
« - Vous ne croyez sincèrement pas que j'ingurgiterais quoi que ce soit que vous me donneriez ? » Leur demanda gentiment Draco et il utilisa sa baguette pour faire léviter les différentes choses se trouvant dans le canapé où ils comptaient mettre le Weasley inconscient. « - Je ne vois pas le problème avec le numéro trois se confessant à Dubois. Vous avez donné l'occasion à cet homme de faire quelque chose qu'il désirait probablement faire depuis Poudlard. » Draco sourit. « - Qu'est-ce que c'était de toute façon ? Du Veritaserum ? »
Fred se retourna pour lui faire face après avoir fini d'arranger confortablement les membres de Percy tandis que George allait lui chercher une couverture.
« - Un peu de Veritaserum, mais c'est surtout un fort désinhibant avec un soupçon d'aphrodisiaque. » Admit-il.
« - Et pourquoi m'avez-vous donné cette concoction ? » Demanda Draco en haussant un sourcil.
« - Eh bien, Malfoy, tu es un jeune marié. » Répondit George en souriant largement. « - Nous avons pensé que ça serait un bon cadeau. »
Le blond roula des yeux. « - Tu n'avais pas l'air de penser ainsi quand ton frère l'a pris. »
« - Parce que Percy n'est pas prêt pour quelque chose de si fort encore. Il est plus fragile. » Expliqua George avec un haussement d'épaule.
« - Et maman nous aurait tué s'il avait fait quelque chose de 'méchant'. »
« Qui sait... peut-être que ça sera le catalyseur qui va débuter une romance entre Dubois et le numéro trois. » Songea Draco.
« - Il a raison et au moins nous n'avons plus à tâter ce sujet du bout du pied maintenant que Perce a finalement avoué. » Dit Fred à son jumeau.
George eut l'air pensif puis hocha la tête avec enthousiasme.
« - Alors, est-ce ici que vous concoctez vos potions philtre d'amour et de luxure ? » Demanda Draco en observant les flacons se trouvant sur une table encombrée et faisant attention à ne toucher à rien du tout.
« - Ce sont plus que de simples philtres d'amour ridicules. » Contra Fred.
« - Nous créons du rire... »
« - ... Et nous permettons de faire reculer la tristesse. » Termina Fred avec un sourire.
« - Tu veux voir le magasin ? » Offrit George.
« - Pourquoi pas ? » Répondit Draco en haussant les épaules et les suivant vers les escaliers qui menaient à la boutique.
Après lui avoir fait faire le grand tour, il refusa sagement les Crèmes canari et les Pralines longue langue en plissant les yeux.
Ils haussèrent les épaules et remirent les bonbons dans leurs boites respectives comme s'ils disaient : Comment peut-on ne pas en vouloir ?
Draco fut impressionné par toute l'imagination se trouvant derrière leur vaste sélection de marchandises. Le magasin semblait vous inviter à l'intérieur et était rempli de bonbons colorés étiquetés par 'pour les plus aventureux', 'attention danger' et le plus comique de tous : 'ne prenons pas de sécurité' avec l'image d'un poulet jaune vif derrière le mot sécurité.
Draco fut heureux de voir sa sucrerie préférée, les Nougat Néansang, se trouvant dans les bacs 'aventureux'.
« Il y a beaucoup de potentiel ici. » Décida Draco alors qu'il sortait une sucette de son enveloppe et la portait à ses lèvres. Par contre, ils avaient l'air de manquer d'espace, leurs boites étaient remplies à ras bord et les marchandises qui n'étaient pas en rayons étaient conservées près des caisses par manque d'espace.
« - C'est un peu le bordel. » Fit George en haussant les épaules, remarquant l'intérêt du blond.
« - Nous avons besoin de plus d'espace. » Admit Fred.
« - Avez-vous des projets pour développer votre entreprise ? Peut-être ouvrir un deuxième magasin quelque part ? »
« - Il faut de l'argent pour cela Malfoy et nous n'en sommes pas encore là. » Répondit simplement Fred en croisant les bras.
« - Et si je vous donnais les fonds pour le faire ? » Demanda Draco en piochant un Nougat Néansang.
« - Nous ne prenons pas l'argent de la famille. » Répondit George.
« - Ni la charité. » Rajouta Fred.
« - Je ne parle pas de charité. Je parle d'investir dans votre entreprise et faire en sorte que chacun d'entre nous soit amplement compensés. Un réaménagement, peut-être un autre employé ou deux et éventuellement, l'ouverture d'un autre magasin. » Corrigea Draco, secrètement touché qu'ils le considèrent déjà comme un membre de la famille.
Fred leva un doigt et fit signe à George de le suivre dans le coin le plus éloigné où ils lui tournèrent le dos et se mirent à chuchoter.
Draco déballa sa friandise et savoura le goût acidulé du sang artificiel, il n'avait jamais compris pourquoi il aimait ces choses. Peut-être que c'était les réactions choquées qu'il obtenait des gens qui le voyaient en profiter.
« - D'accord, Malfoy. Nous sommes d'accord. » Annoncèrent-ils tous les deux, apparaissant soudainement devant lui, les mains tendues.
Il ne répondit pas parce qu'il avait la bouche pleine, mais il tendit la main pour serrer la leur.
« - Maintenant, tu nous dois quatorze mornilles pour les bonbons, espèce de vampire. » Taquina Fred, serrant la main de Draco.
Draco se contenta de sourire.
Harry résista à l'envie de tirer sur le col relevé de sa longue redingote. Après avoir transplané de son appartement, il avait erré un peu au hasard partout dans la campagne et différentes villes, tentant de se débarrasser de tous ceux qui auraient pu le suivre.
La perruque qu'il portait le démangeait fortement, mais il ne tenta pas de se gratter, de peur de faire bouger les mèches blondes hirsutes qui dévoileraient ses sourcils trop sombres pour être un vrai blond. Ses lunettes avaient été échangées par une paire de lunette de soleil et un chapeau melon complétait son déguisement.
Il hâta le pas, regardant inutilement le parchemin usé dans sa main, après avoir mémorisé les directions la veille. Harry avança dans les rues inconnues, essayant de trouver sa destination souhaitée le plus rapidement possible et de plus en plus réticent à s'exposer à la lumière du soleil, de peur d'être reconnu.
« Calme-toi, Potter. » Se dit-il. « Personne ne te connait ici. C'est une fichue communauté moldue du Pays de Galles à des kilomètres du plus proche village sorcier. Rien à craindre. »
Malgré ses encouragements, il ne fut jamais plus heureux d'arriver quelque part qu'auparavant. Le bâtiment blanc était sur deux étages et semblait assez pittoresque et les chiffres légèrement recourbé indiqué qu'il était au numéro 1789, l'adresse qu'il cherchait.
Heureusement, la salle d'attente contenait qu'une seule autre personne, un homme âgé qui semblait sommeiller avec sa tête sur sa poitrine et ne bougea même pas pour voir Harry entrer, ce dont le brun fut reconnaissant.
« - Puis-je vous aider, monsieur ? » Demanda une infirmière après avoir fait glisser sa fenêtre en verre dépoli.
« - Je suis Rocade. Stan Rocade. J'ai rendez-vous avec le docteur Stern. » Se présenta Harry, fier de ne pas trébucher sur ses mots.
« - Hmm, laissez-moi voir. » Répondit-elle en regardant son agenda. « - Oh oui, c'est à douze heures trente. Vous êtes en avance. » Commenta-t-elle en lui souriant.
« - Oui, je ne voulais pas être en retard. »
« - Je vous laisse remplir cela. » Dit-elle en lui tendant un long questionnaire à remplir. « - S'il vous plait, assurez-vous de répondre à toutes les questions le plus honnêtement possible, le médecin vous recevra bientôt. »
Harry hocha la tête et alla s'asseoir sur le siège opposé de la salle, loin de l'homme qui dormait dans son coin.
Non, sexe et âge. C'était facile, mais Raison de la visite ? Avait-il vraiment envie d'écrire qu'il n'était pas capable de réagir ou pire, avoir une érection ? Décidant qu'il n'avait pas besoin de le voir écrit, il griffonna 'problème personnel'.
Le Docteur Stern était un homme très bien, un peu corpulent, mais très poli et gentil. Mais à ce moment, Harry voulait l'étrangler.
« - Quel est exactement ce problème personnel, Monsieur Rocade ? » Demanda le docteur Stern.
« - J'ai un problème avec mon... vous savez. » Harry fit un vague signe vers ses genoux.
« - Excusez-moi ? » Demanda le médecin, confus.
« - Quand je suis dans un moment intime... ça ne veut pas... » Harry se tut, espérant que l'homme comprendrait.
« - Je suis désolé. Je ne comprends pas très bien ce que vous essayez de dire. » S'excusa le docteur Stern avec un sourire.
Peut-être que c'était une mauvaise idée de venir dans une petite ville avec un médecin généraliste qui semblait naïf.
Rejetant toute prudence avec impatience et frustration, Harry décida d'expliquer plus simplement.
« - Ma bite ne fonctionne pas. »
« - Vous n'êtes pas capable d'uriner ? » Tenta de clarifier le docteur Stern.
« - Non, pas comme ça, je ne peux pas participer à l'acte, putain ! » S'écria Harry.
« - Oh. Oh ! Bien. » Fit le docteur Stern. « - Voyons voir ce que nous pouvons en dé... déduire, d'accord ? »
Harry leva les yeux au ciel, mais tendit son bras pour qu'il puisse prendre un peu de sang.
Quelques heures plus tard, Harry retourna le voir après être allé voir un film de science-fiction dans un petit cinéma décrépi et ne savait pas s'il était prêt à entendre les résultats.
Il avait eu de la chance, semblait-il, parce que le spécialiste du laboratoire était un cousin du docteur Stern et avait donc pu s'occuper de son cas assez rapidement.
« - Monsieur Rocade, avec ces tests, nous n'avons pas été en mesure de déterminer la cause possible de votre soudaine impuissance. » Le ton du docteur Stern était désolé et il semblait plus calme.
« - N'appelez pas ça comme ça ! » Dit Harry, exaspéré, passant ses mains dans ses cheveux et faisant un peu bouger sa perruque.
« - Monsieur Rocade, ce n'est pas honteux. Beaucoup d'hommes souffrent de cette incapacité, même les plus jeunes. » Dit le docteur d'un ton rassurant.
« - Je n'ai jamais eu de problème de performance avant. Savez-vous combien de personnes ont déposé une plainte pour abandon de paternité en ce moment ? » Demanda Harry.
« - N... Non ! » Balbutia le médecin en rougissant et avec un air scandalisé. « - Nous pouvons faire des tests plus étendus mais ils ne traitent pas les résultats ici dans cette ville. Je vais devoir l'envoyer à Cardiff et il faudra un peu plus de temps. » S'excusa le docteur Stern.
« - Bien, prenez ce dont vous avez besoin. Pour que ce soit fait dès que possible. » Réalisant combien il était grossier, il se frotta les yeux avec lassitude et ajouta : « - S'il vous plait. C'est important. »
« - Bien sûr, monsieur Rocade. Je vais l'envoyer dès que possible. »
Il n'y avait qu'une seule solution à tout ce gâchis, pensa Harry avec résignation alors que le médecin lui souriait bêtement.
« - Vous vivez encore ici, Maître Potter ? Dobby a préparé à manger pour Maître Draco, mais il n'y a rien pour vous. » Informa Dobby à Harry quand il entra dans son appartement.
« - Bien sûr que je vis ici. C'est mon appartement. » Lui dit Harry, confus.
« - Oh, vous n'êtes plus revenu depuis longtemps, monsieur. Dobby pensait que vous étiez parti. »
« - Je suis parti qu'une journée et demi. » Marmonna Harry.
Le petit elfe haussa les épaules. « - Vous voulez manger quelque chose ? »
« - Non, c'est bon. » Répondit Harry. Cet elfe était libre et il se doutait qu'il n'hésiterait pas à cracher dans son plat s'il le désirait. « - Ton elfe de maison est grossier. » Déclara-t-il au maître blond de Dobby qu'il trouva en train de se prélasser dans le salon en regardant la télévision.
« - Il est juste fougueux. » Contredit nonchalamment Draco, sans lever les yeux vers Harry.
« - Ouais, fougueux. » Harry roula des yeux. « - Draco, faisons une trêve... »
« - Je ne savais pas que nous étions en guerre. » Répondit Draco en haussant un sourcil.
Harry savait qu'il devait s'en tenir à son plan.
« - Eh bien, nous ne l'étions pas. Pas vraiment. Écoute, nous sommes partis du mauvais pied. »
Draco le regarda, impassible.
« - Je n'ai jamais voulu me marier. Par Merlin, tu m'as acheté, Draco ! » S'écria le brun, se prenant la tête entre les mains.
« - Pas à petit prix en tout cas. Tu étais très désiré. » Répondit Draco avec sérieux alors qu'il remontait ses genoux vers sa poitrine.
Harry sentait la colère tournoyer dans son ventre.
Draco soupira et voyant le regard d'Harry, il éteignit la télévision et posa la télécommande. « - Tu as raison, Potter. Nous sommes partis du mauvais pied. Mes parents étaient toujours sur mon dos pour que je m'installe. Ils répétaient sans arrêt que je devais me marier et la plupart des connaissances qu'ils suggéraient avaient au moins dix ans de plus que moi et pas désirable du tout. » Draco fronça les sourcils. « - Et puis, tu étais là avec le ministère qui te condamnait et te forçait à te marier et je t'ai toujours trouvé attirant et assez intelligent. Cela semblait être la solution parfaite. » Draco haussa les épaules. « - Tu aurais été marié de toute façon et je ne pense pas que je suis déplaisant à regarder. »
« - Tu es magnifique. » Déclara Harry d'une voix neutre. « - Alors qu'est-ce que c'est... » Il fit un signe de va-et-vient entre eux. « - ... entre nous ? »
« - Franchement, un mariage de convenance, Potter. »
« - Oh. » Répondit Harry.
« - N'est-ce pas bien pour toi ? A quoi pensais-tu ? Que je t'aimais ou quelque chose ? » Demanda Draco en fronçant les sourcils.
« - Non, bien sûr que non. C'est bien. » Répondit Harry, un peu décontenancé par l'attitude désinvolte du blond.
« - Allons-nous discuter des termes alors, maintenant que le sujet est ouvert ? » Demanda sérieusement Draco, dépliant ses jambes et appelant Dobby. « - Potter, veux-tu boire quelque chose ? » Demanda-t-il en commandant un thé.
« - Non merci. » Harry secoua la tête en regardant l'elfe de maison avec méfiance.
« - Fais comme tu veux. Donc, est-ce que notre mode de sommeil te convient ? Nous pouvons prendre des chambres séparées si tu le souhaites. »
« - Euh, non c'est bon. » Dit Harry, ayant pris l'habitude d'avoir un corps chaud à côté de lui depuis ces deux dernières semaines.
« - Bien, alors comment veux-tu faire ? Nous continuons tous les deux à mener nos vies comme d'habitude, voir nos amis et autres. Quant aux autres activités extra-conjugales, j'espère que tu sauras être plus discret que cela. » Dit Draco en désignant le journal sur la table basse. Il y avait encore une autre photo sordide d'Harry en première page et un article rempli de vilaines insinuations.
« - Bien sûr, je ferais également en sorte qu'aucune de mes aventures amoureuses soient découvertes. »
Harry déglutit alors qu'une boule apparaissait dans sa gorge en entendant les mots de Draco.
« - Tout compte fait, tu seras libre de mener ta vie comme tu le veux et je ferais de même. Acceptes-tu, Potter ? »
Harry était choqué. Draco lui donnait tout ce qu'il voulait. Enfin, presque tout. Un divorce aurait été le bienvenu aussi, mais il avait compté négocier certains termes et Draco les lui offrait sur un plateau d'argent.
« - Bien sûr, nous pourrons continuer à profiter l'un de l'autre... je pense que nos corps sont plutôt compatibles eux. » Dit Draco doucement, posant sa main sur la cuisse d'Harry et se penchant un peu. Le blond retint un rire à l'expression de panique sur le visage d'Harry, connaissant très bien la raison de cette réaction.
« - En fait, je pense que compte tenu de notre accord, nous devons apprendre à être amis d'abord. » Répondit Harry, attrapant la main sur sa jambe pour une poignée de main. « - Pour les apparences et tout ça. »
« - Ça à l'air bien. » Répondit Draco, caressant du bout des doigts l'intérieur de la paume d'Harry alors qu'il retirait la main.
Harry retint avec peine le frisson qui parcourut son dos. Cela allait le tuer, il en était certain. Il n'y avait rien de mal avec sa libido, la sensation d'excitation n'avait pas disparue. Ce sentiment de pression était toujours là même si sa queue ne voulait pas répondre.
Il souffrait d'avoir Draco si près de lui alors que son équipement ne coopérait pas avec lui.
« C'est parfait, cependant. » Pensa Harry, regardant Draco s'emparer de la télécommande et allumez la télévision.
Faire semblant d'être un bon mari allait l'aider à sauver la face jusqu'à ce qu'il soit en mesure de résoudre son problème et une fois que tout serait rentré dans l'ordre, il pourrait également profiter pleinement de cet accord.
Il se demanda brièvement si Draco chercherait à se réchauffer dans le lit de Blaise, puis il décida qu'il s'en moquait.
À suivre...
