Harry's Dirty Little Secret

Chapitre 25

By cdraco

Olivier quitta la réunion de la famille Weasley en se sentant hors de son élément. Il ne savait pas pourquoi il avait dit à Percy qu'il ferait cela. C'était un mensonge, il savait exactement pourquoi il était prêt à faire cela, c'était parce que ça rendait Percy heureux.

Son problème maintenant était d'essayer de trouver une façon d'aborder le sujet avec Harry et jusqu'à présent, il n'avait rien. Pourquoi serait-il qualifié pour cela ?

Apparemment, rester quelques années sans petit-ami, mais avec de la compagnie lui avait donné l'étiquette de playboy, mais il avait cessé d'être un playboy et donc le meilleur choix pour parler à Harry. Du moins, c'est le consensus.

Eh bien, il n'y avait vraiment qu'une seule façon de s'y prendre et c'était la même façon qu'il avait géré les choses quand il était capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor. Olivier haussa les épaules, sa méthode avait value des résultats avant.

Le lundi matin, ils accueillirent tous chaleureusement Harry et des câlins furent échangés jusqu'à ce qu'il passe en mode capitaine et commence les exercices d'entraînement. Olivier lui-même se plongea dans les arrêts de Souafle et l'après-midi fila alors qu'ils passaient d'un exercice à l'autre.

Lorsque l'entraînement fut terminé et que tous les joueurs l'aient encouragé au moins une fois, Olivier savait qu'il était temps de parler à Harry. Il resta avec lui pendant que les autres allèrent aux douches.

« - Comment était Saint-Thomas ? » Commença Olivier par hasard. Il pouvait voir l'entrée des douches de là où ils étaient et il vit Mark lui faire un signe 'feu vert'.

« - C'était génial. Il y a même un petit quartier sorcier près de l'endroit où nous sommes allés. Nous nous sommes surtout détendus sur la plage quand Draco ne voulait pas acheter plein de souvenirs. Je jure que je crois que je l'ai vu prendre quelque chose pour son elfe de maison aussi. » Harry enleva ses gants et les fixa au manche de son balai.

« - Où est mon souvenir alors ? » Olivier lui donna un petit coup sur l'épaule.

« - Draco voulait tous vous inviter à venir manger en guise de remerciement, donc il va probablement te le donner en suivant. » Harry haussa les épaules.

« - C'est gentil de sa part d'avoir pensé à nous puisque visiblement tu ne l'as pas fait dans ton petit coin de paradis. » Taquina Olivier.

« - J'avais mon esprit focalisé sur d'autres choses que des voyous en sueur. » Harry le frappa sur l'épaule.

« - Je suis sûr que tu l'as fait. » Ricana Olivier, se sentant plus à l'aise maintenant qu'ils tombaient dans leur schéma régulier de conversation. « - Tu as l'air bien, Harry. Tu as l'air détendu... heureux. » Commenta Olivier.

« - Tu craques sur moi, Olivier ? » Se moqua Harry de son ami. « - Parce que je dois te dire que je suis pris. »

« - Tu n'es pas vraiment mon genre, Potter. » Répliqua Olivier.

« - Ouais, je connais ton genre. Les roux, les taches de rousseur et acharné de travail sont plus à ton goût, hein ? »

« - Ouais, le tout chez une seule personne. C'est un peu drôle, n'est-ce pas ? »

« - Quoi ? »

« - Tu te souviens de mon premier jour d'entraînement ? Tu avais traîné ce pauvre Draco ici en voyage de noce et je voulais le séduire et maintenant, me voilà quelques mois plus tard, complètement séduit par une seule personne. » Olivier sourit, ayant tout à coup envie d'appeler Percy pour voir comment il allait.

« - Excuse-moi ? » Olivier ne remarqua pas le ton sérieux.

« - Je veux dire, ça a été l'encensement agréable de notre avoine mais c'est juste bien, tu sais ? Le désir de s'installer. Je sais que c'est un peu tôt, mais en voyant combien tu es heureux avec Draco, ça me donne envie de proposer à Percy. » Expliqua Olivier.

« - Pourquoi est-ce que Draco et moi te donnons cette idée, Olivier ? » Demanda doucement Harry, jouant avec la couture de son gant qui était toujours accroché à son balai.

« - On peut vraiment dire que vous êtes amoureux, les gars. Que tu n'as jamais été dans une relation pendant des années avant de savoir que tu es amoureux. » Olivier haussa les épaules en souriant et se sentant infiniment mieux de discuter mariage avec Percy dans un avenir proche.

« - Je ne suis pas amoureux de Draco. » Murmura Harry comme si la déclaration d'Olivier l'accusait de quelque chose d'abominable.

« - Il n'y a rien de honteux Harry d'aimer quelqu'un. » Olivier tenta de rassurer son ami.

« - Je ne sais pas pourquoi tu continues à dire ça. Tu dis n'importe quoi, Dubois. J'en profite et c'est un bon ami. Il me dit qu'il m'aime, mais que fait-il ? Il s'insère dans ma famille et se rend vulnérable. »

« - Vulnérable ? » Répéta Olivier, préoccupé par le comportement d'Harry. Sa respiration semblait avoir augmenté.

« - Il y a toujours un risque en amour Harry, mais je pense que ça en vaut la peine. » Dit Olivier à voix basse.

« - Je ne suis pas amoureux de Draco ! Bordel, je ne sais pas si je crois vraiment qu'il m'aime. Je veux dire, comment le pourrait-il ? Ecoute, nous profitons l'un de l'autre, mais il a promis que si ça ne fonctionnait pas, il m'accorderait le divorce. Où as-tu eu l'idée ridicule que je l'aimais ? »

« - Hé, calme-toi. Je ne voulais rien dire de telle. » Se rétracta Olivier, levant les mains en signe de soumission. « - Qu'est-ce qui se passe là ? »

« - Oui, c'est vrai. Tu crois que je suis éperdument et bêtement amoureux de Draco. Comme s'il pouvait me faire faire tout ce qu'il veut et que je suis attaché à lui. Que nous vivons heureux et lié à jamais dans le mariage. » S'énerva Harry, jetant son balai au sol. « - Eh bien ce n'est pas vrai. Si quoi que ce soit, Draco m'aime et c'est parce qu'il n'est pas moche que je continue cette mascarade, mais quand j'aurais eu ma dose de lui, je pourrais tout aussi bien passer à un autre cul. » Cracha Harry.

Olivier fut complètement pris de court. Il ne reconnaissait pas son ami en ce moment. En quelques instants à peine, il passait de discréditer les affections de Draco à les lui jeter au visage.

« - Espèce de sale merde. Je devrais te massacrer sur-le-champ. » Les mots dégoulinaient de colère et ils se retournèrent pour voir Blaise approcher d'eux.

Harry porta automatiquement la main à sa baguette, oubliant qu'il ne la portait pas quand il jouait.

« - Quoi, tu n'as rien à dire pour ta défense ? » Blaise se rapprocha avec sa propre baguette à la main.

« - Ce ne sont pas tes affaires ! » Grogna Harry, fatigué d'avoir tout le temps Blaise qui se mettait entre Draco et lui.

« - Ça l'est lorsque tu te joues de mon meilleur ami. » Ils commencèrent à se tourner autour. Olivier ne pouvait que regarder en état de choc.

« - C'est ça le problème, n'est-ce pas Zabini ? Que je suis avec Draco, que j'arrive à le toucher, le mordre, le baiser et que tu n'as aucune chance parce qu'il m'aime. » Railla Harry.

Le Serpentard se précipita soudainement vers lui, le jetant au sol avant de commencer à frapper le visage d'Harry.

« - Pourquoi Draco te veux ? » Grogna-t-il.

« - Parce que je suis le célèbre Harry Potter. » Se moqua Harry, le sang coulant de sa lèvre fendue.

« - Tu es vraiment un connard, Potter ! » Blaise continua à le frapper. « - Pourquoi ne pourrait-il pas être à moi ? J'étais tout le temps là mais il ne voyait que toi ! »

Harry bloqua certains de ses coups de poings et réussit finalement à le repousser avec l'aide d'Olivier qui lui cria de se calmer.

Harry essuya le coin de ses lèvres et regarda l'homme à la peau sombre, les deux genoux dans la boue.

« - Draco t'a vraiment enchaîné, hein ? » Le rire d'Harry était moqueur. « - Tu l'aimes. » Accusa-t-il.

« - Certainement plus que tu ne le pourras jamais. » Blaise se leva, époussetant sa robe. « - Assez pour vouloir lui donner une chance au bonheur. Assez pour mettre ma putain de fierté de côté et de donner de l'argent à des femmes pour qu'elles déposent des plaintes au ministère contre toi. »

Le sourire d'Harry se figea.

« - Ouais, n'oublie pas que je suis un Serpentard. Je savais comment le ministère pourrait agir et ce qui se passerait si je mettais les rouages en mouvement afin que Draco ait une chance. Juste une putain de chance. » Blaise secoua la tête.

« - Tu es à l'origine de ça ! » Hurla Harry, se redressant avec fureur. Olivier sortit de sa stupeur et le saisit par les épaules pour le retenir.

« - Je l'ai fait parce que je voulais lui donner le bonheur qu'il voulait. Mais Merlin sait combien je le regrette maintenant. » Blaise ramassa sa baguette avant de jeter un dernier regard noir à Harry. « - Dubois dit à Audrey que je suis dans l'incapacité de la raccompagner chez elle, s'il te plait. » Dit-il par-dessus les cris d'Harry pour qu'il le lâche.

Puis il transplana.

« - Lâche-moi. » Murmura calmement Harry.

Olivier retira ses bras et le regarda marcher avec colère vers les douches.

« - Harry, attends ! » Essaya-t-il d'appeler.

« - Non, pas tout de suite, Dubois. » Dit sèchement Harry sans se retourner.

Qu'est-ce qu'au nom de Merlin venait-il de se passer ? Il était juste censé parler à Harry, lui faire comprendre qu'il était plus heureux que jamais et il a tout nié. Ils venaient tous les deux d'apprendre la vérité sur les plaintes d'abandon de paternité, ce qu'Olivier n'avait pas vu venir et maintenant... Eh bien, il ne savait pas ce qui allait se passer.

Comment pourrait-il expliquer cela à Percy ?


« - Maître Draco, avez-vous envie d'un peu de gâteau de Maman Weasley ? » Proposa Dobby.

Ses vêtements arrachèrent un petit sourire à Draco. L'elfe de maison portait la chemise qu'il lui avait ramenée de Saint-Thomas où se trouvait deux gros lézards avec les mots 'Les iguanes sont tes amis pour toujours'. Dobby avait tout de suite déclaré qu'il était un des iguanes et Draco était l'autre.

Il regarda la délicieuse pâtisserie faite par Molly et ses pensées se dégrisèrent.

« - Non, Dobby. »

Il se leva et lissa sa chemise. « - Dobby, j'aurais besoin que tu emballes tout. »

« - Oh, Dobby doit-il emballer les affaires de Potter aussi ? » Demanda Dobby avec un regard mécontent.

« - Non, juste mes affaires. Tout. S'il te plait, ne laisse rien derrière. »

Dobby le regarda un instant, tirant sur ses oreilles.

« - Pas de question. » Lui ordonna Draco, puis lui fit signe de partir. Une fois qu'il n'eut plus de public, il s'assit sur le lit et repensa à ce qu'il venait d'apprendre.

Un peu plus tôt, Blaise était sorti de la cheminée. Draco l'avait taquiné sur le fait qu'il venait à l'improviste parce qu'il savait qu'Harry détestait ça mais le visage de Blaise l'avait averti que quelque chose clochait.

Blaise n'avait rien dit. Il lui avait simplement remis une Pensine et Draco avait remarqué un souvenir flottant à la surface. Il l'avait regardé.

Draco avait appris la Légilimencie par son parrain et savait reconnaitre quand un souvenir n'était pas modifié, peu importe combien il souhaitait qu'il le soit. Il avait vu Harry dire qu'il ne le considérait comme rien d'autre qu'un corps chaud et puis Blaise qui se jetait sur lui.

« - Draco, ça n'a pas d'importance de comment vous vous entendez. Peu importe combien tu aimes ce connard, il n'est pas intéressé et n'acceptera jamais une relation permanente avec toi. » Déclara Blaise après qu'il soit sorti de la pensine.

« - Il a peur. » Murmura Draco, mais Blaise ne l'entendit pas.

« - Juste s'il te plait, s'il te plait, laisse tomber. » Blaise était plus proche de la supplication que ce qu'il n'avait jamais vu.

En voyant son ami ainsi, il se souvint que rester stoïque était l'une des premières choses qu'on apprenait à Serpentard. Ne jamais laisser voir qu'on perd son sang-froid. Mais ici, Blaise le suppliait sérieusement pour qu'il parte.

Autant son ami n'avait pas été en mesure de dire quelque chose avant de lui montrer le souvenir, lui n'était pas en mesure de répondre après l'avoir vu. Alors il lui donna une étreinte serrée et le remercia. C'était il y a une heure.

Draco tourna les yeux vers son reflet dans le miroir de l'armoire. Il se leva et se rapprocha jusqu'à ce qu'il puisse voir les suçons sur son cou. Il les retraça du bout de son doigt et fut horrifié de sentir ses yeux se remplir d'eau.

Il se détourna de la glace et ouvrit les portes de l'armoire. Il commença à attraper ses vêtements et les jeter sur le lit.


Après qu'Harry ait prit une douche, il vola pour essayer de garder ses émotions sous contrôle. Il n'y avait personne aux alentours, mais il pensa qu'Olivier avait demandé à tout le monde de partir.

Il se sentait tellement confus. L'accusation d'Olivier, les machinations de Zabini et où est-ce que Draco était dans tout cela ? Était-il de mèche avec Zabini durant tout ce temps ? Comme ce salaud le lui avait rappelé, il était un Serpentard et ils étaient connus pour leur ruse et pour faire n'importe quoi pour obtenir ce qu'ils voulaient.

Il atterrit rapidement, sentant la colère augmenter de nouveau. Il transplana devant son immeuble, poussant les gens se trouvant dans le hall et monta les escaliers jusqu'à leur étage. Il ouvrit la porte de l'appartement et chercha Draco.

Il le trouva dans la chambre à coucher, une valise ouverte posée sur le lit.

« - As-tu pris plaisir à tout ça ? » Accusa-t-il.

Quand le blond se retourna pour le regarder, les yeux qui avaient toujours été si chaud quand ils le regardaient, étaient à présent des morceaux de glace. Harry déglutit.

« - Je n'ai rien demandé de tout cela, si tu veux le savoir. » Répondit froidement Draco, en jetant un dernier vêtement dans la valise. Son elfe de maison infernal apparut aussitôt, saisit la valise et disparut de nouveau.

« - Je croyais qu'on avait dit plus de mensonges. » Hurla Harry. « - Et maintenant je découvre que tu as demandé à Blaise de provoquer toute cette merde au ministère avec les plaintes d'abandon de paternité afin qu'ils me mettent sur le marché pour que tu puisses m'acheter parce que Draco doit avoir tout ce qu'il veut. » Railla-t-il d'un ton moqueur.

Les yeux de Draco s'écarquillèrent un moment avant que son visage reprenne une expression indéchiffrable.

« - Oh, maintenant tu vas agir avec surprise ? Comme si tu n'avais rien fait avec lui ! » Harry se retint avec peine de renverser la valise au sol.

« - Pense ce que tu veux, Potter, je m'en fiche. » Dit doucement Draco, fermant les fermoirs de sa valise.

« - Bien sûr ! Tu l'as toujours fait. Tu ne me connais pas et tu ne tombes pas amoureux de quelqu'un juste parce qu'il a été la première personne à te baiser. C'était juste du sexe, je ne ressens rien pour toi. » Railla-t-il.

La tête de Draco se redressa et un instant plus tard, il était planté devant lui avec sa baguette sous la gorge d'Harry. « - Tu ressens quelque chose. »

« - Tu ressens quelque chose pour moi. » Répéta-t-il. « - Tu es juste un putain de lâche pour l'admettre. Imagine ça, un Gryffondor lâche. » Deux larmes s'échappèrent de ses yeux même s'il ricana.

Cela eut comme l'effet d'un violent coup dans le ventre d'Harry avant qu'il ne sente une douleur très réelle dans son tibia.

Dobby le regarda avec un air meurtrier et quand il se retourna vers Draco, il avait disparu.

À suivre...