Harry's Dirty Little Secret

Chapitre 26

By cdraco

Il avait presque décidé de ne pas rentrer à la maison, mais Dobby avait emporté toutes ses affaires dans sa chambre au manoir donc, après avoir erré dans le Londres moldu, il rentra finalement.

Apercevant la chemise de Dobby, il se souvint qu'il devait encore envoyer les souvenirs qu'il avait achetés pour ses amis. Il prit un moment pour écrire une note de remerciement personnel sur chaque boîte puis il chargea Dobby de les emmener à la volière.

Dire qu'il avait été si heureux quelques heures auparavant et avait décidé d'organiser un repas pour remercier tous les gens qui avaient accordé à lui et Harry plus de deux jours au paradis. Maintenant, il était là à se demander ce qu'il devait faire de lui-même. La porte s'ouvrit et il se retourna, pensant que Dobby revenait, mais ce fut sa mère qui apparut à la porte.

« - Draco, Misty m'a dit que tu étais rentré. » Elle s'arrêta alors qu'elle remarquait toutes les valises et les cartons. « - Pas seulement de voyage, à ce que je vois. »

« - Je suis revenu. » Répondit-il tranquillement, s'essayant sur le bord du lit et elle ne tarda pas à le rejoindre.

« - Oh, Draco. C'est pour le mieux. » Elle passa un bras autour de lui et d'une pression douce, pressa son visage contre son épaule. Tristement, elle rajouta : « - Mon chéri, je voulais t'épargner cela. Ne t'inquiète pas, mon amour. Il est préférable d'oublier aussi vite que tu le pourras. »

Ses doigts lui caressèrent les cheveux.

« - Nous allons trouver quelqu'un de beaucoup mieux que Potter. Il sera riche et beau... »

« Ils n'auront pas les yeux verts d'Harry ou ses cheveux en désordre. » Pensa Draco.

« - Ca ne sera pas un infidèle lubrique. » Poursuivit-elle.

« Sauf qu'Harry peut être fidèle. Il commençait juste à être le partenaire que j'ai toujours voulu qu'il soit. »

« - Tu es magnifique et charmant. Tu n'auras aucun problème et tout cela fera partie du passé. » Le rassura-t-elle, tapotant doucement sa main.

« - Est-ce si facile ? Comme tu l'as fait avec Père ? » Draco ne put retenir ses paroles blessantes et ferma les yeux quand il sentit sa mère se raidir. Comment pouvait-elle penser qu'il pourrait tout simplement trouver un remplaçant ?

« - Je suis désolé, maman. C'était déplacé. » Draco soupira, regardant sa mère dans les yeux. « - Je crains de ne pas être d'une bonne compagnie en ce moment et, pour éviter de te blesser, s'il te plait, laisse-moi seul pendant un certain temps. » Demanda-t-il en lui serrant la main.

« - Je suis désolée, Draco. Je veux juste que tu sois heureux et faire ce que je n'ai pas pu. » Ses yeux bleus étaient pleins de larmes alors qu'elle le serrait contre lui avant de sortir de sa chambre.

Il se débarrassa de ses chaussures et rampa sur son lit jusqu'à ce que sa tête soit sur l'oreiller et essaya de se perdre dans le sommeil.

Il fut réveillé plus tard par l'agitation insistante de Dobby.

« - Maître Draco ! Maître Draco ! »

« - Oui, Dobby ? » Gémit-il, la tête toujours enfoui dans son oreiller.

« - L'homme roux avec le même visage sur deux corps insiste pour vous voir. »

Voulait-il parler des jumeaux ? Il se redressa et, bien sûr, les jumeaux Weasley étaient debout au pied de son lit.

« - Salut Draco. » Dirent-ils à l'unisson.

« - Bonjour Fred, George. » Répondit-il avec lassitude, lissant sa chemise.

« - Non. » Déclara Fred en secouant la tête. « - Je refuse d'être appelé par ce nom. C'est 'Neuf' pour toi. »

George hocha la tête.

« - As-tu mangé ? »

« - Tu as l'air si maigre ! »

« - Bien sûr qu'il n'a pas mangé. Comment le pourrait-il alors qu'il s'est séparé de son amour, George ? »

« - Ecoute, tu ne pourras jamais tenir une autre semaine sans me voir, je te le promets. » Fred tomba à genoux à côté du lit.

Draco se mit à rire. Ça faisait du bien de rire. « - C'est bon. Je vais survivre en quelque sorte. »

« - Mais nous avons besoin de notre frère blond. » Répondit Fred. « - Alors, quand viens-tu à la boutique ? Nous avons beaucoup de projets et nous allons être très occupés. » Il y avait une lueur dans ses yeux qui fit comprendre à Draco qu'ils avaient l'intention de l'occuper.

« - Merlin sait que je ne devrais pas vous laissez livrer à vous-même trop longtemps, je viendrais demain. » Déclara Draco, c'était mieux que se morfondre dans sa chambre.

« - D'accord ! » Crièrent-ils, chacun d'entre eux saisissant une main pour la serrer.

« - Merci pour les cadeaux, Draco. Tu es la seule personne que je connaisse qui offre quelque chose en remerciement d'un cadeau. »

« - De rien. »

Ils se retournèrent pour partir, mais arrivé à la porte, George se retourna.

« - Tu sais, nous espérions que le voyage vous réunirez. » Dit-il calmement.

« - Si j'ai des Gryffondors de mon côté, alors ma situation doit être sinistre en effet. » Répondit Draco en leur faisant un petit signe d'au revoir.


Mercredi, il déjeuna avec son parrain chez lui à l'Impasse du Tisseur.

« - Ta mère, bien sûr, m'écrit chaque jour pour me dire encore et encore comment elle s'inquiète pour toi. En fait, aujourd'hui elle m'a envoyé une beuglante, ce qui a gâché la potion que je brassais depuis plus de cinq heures. » Lui fit savoir Severus, saisissant son verre. « - J'ai imaginé que tu étais enfermé dans ta chambre, menaçant d'une grève de la faim. »

« - Je n'ai plus fait cela depuis que j'ai libéré Dobby. » Répondit Draco avec un sourire.

« - Oui, je me souviens de cela. » Severus sourit, se souvenant de la réaction de Lucius.

« - Mais si tu ne cherches pas à libérer plusieurs de tes elfes de maisons alors tes problèmes - que ta mère insiste pour faire miens - doivent tourner autour de Potter. » Dit Severus.

Draco le regarda un instant. Il pouvait parler à son parrain. Mais il ne savait pas trop quoi dire. Mais il savait qu'il ne tiendrait pas longtemps et qu'il devait se confier à quelqu'un.

« - Ça a toujours été lui. Depuis le moment où je l'ai vu essayer ses robes chez Madame Guipure. Tu sais, une partie de moi pensait qu'une fois que je l'aurais connu en tant qu'amant, je me sentirais moins captivé par lui mais ça s'est empiré au contraire. C'est un bon ami, il est drôle sans chercher à l'être, il me complimentait... » Draco s'arrêta, horrifié. Il ne pouvait pas pleurer devant son parrain.

« - C'est fini alors ? J'espère que tu ne vas pas être un danger pour toi-même ? » Demanda Snape, mi-sérieux.

« - Bien sûr que non. » « Ai-je l'air si mal en point ? » Se demanda Draco.

« - Bien, parce que les déclarations du genre 'je ne peux pas vivre sans toi' ne sont que le signe d'une co-dépendance. » Ricana Snape.

Non, il savait qu'il pouvait vivre sans Harry. Il finirait par trouver quelqu'un qui serait tout à fait acceptable et qu'il pourrait apprendre à aimer. Il savait que ça ne serait pas comme ce qu'il ressentait pour Harry, il savait qu'il ne pourrait pas aimer comme ceci encore une fois mais c'était peut-être mieux comme ça. Cette expérience l'avait laissé se sentir comme s'il était à bout de souffle avec la connaissance qu'Harry ne pourrait pas lui rendre ses sentiments.

« - Draco, je ne veux pas paraître insensible, mais regarde ce que tu as fait jusqu'à présent. Tu as réagi quand le ministère l'a sanctionné et l'a épousé. »

« - Blaise a provoqué tout ça. » Interrompit Draco.

« - Excuse-moi ? »

« - Blaise a payé ces femmes pour prétendre que c'était ses enfants. »

« - Zabini a toujours eu un petit faible pour toi. » Répondit Severus, pas surpris du tout. « - Je t'ai demandé à la fête pour ton mariage si oui ou non tu allais encore avoir besoin de lui. Y as-tu pensé ? » Demanda Severus.

« - On ne peut pas retenir quelque chose qui n'a jamais été sien. » Répondit Draco en se frottant l'annulaire gauche. C'est alors que Severus réalisa qu'il y avait une ligne blanche là où s'était trouvée son alliance.


Dans le sillage laissé par Draco, c'était comme si chacun des membres de sa famille étaient venus par la volonté de le faire parler. De quoi, exactement, voulaient-ils lui parler ?

La relation qui n'aurait jamais dû commencer avec Draco s'était terminée et ça aurait fini assez tôt de toute façon. Qu'est-ce qui n'allait pas avec eux ? Tout était revenu à la normale. Il pouvait sortir boire et festoyer avec Seamus de nouveau s'il le voulait. Il défiait le ministère pour essayer de le punir à nouveau. S'ils émettaient une objection, il jetterait les actes de Zabini aux visages.

Sauf qu'il ne sortait pas avec Seamus. Il ne sortait avec personne. Il se plongeait dans les entraînements, travaillant plus dur que ce que les joueurs avaient connus avant et ne pensait à rien d'autre qu'à la capture du Vif d'Or lors de la demi-finale de vendredi.

Quand il ne s'entraînait pas, il restait à la maison. Il ne comprenait pas pourquoi ça lui semblait si vide soudainement. Peut-être que Draco avait pris par erreur certaines de ses affaires quand il était parti ?

Mais il savait que le vase qu'il se souvenait avoir été sur la table ou un bibelot sur la table basse n'étaient pas les siens. Sans s'en rendre compte, Draco avait fait de cet appartement le leur au lieu de juste celui d'Harry.

Son porte-savon et shampoing avait l'air seul sans les divers produits capillaire et corporels de Draco rangeaient à côté d'eux. Ses vêtements étaient très espacés pour compenser le vide que les vêtements de Draco avaient laissé derrière. Sa maison entière, qui avait toujours été accueillante, semblait maintenant caverneuse.

Puis il commença à se souvenir des choses.

La façon dont Draco avait l'air quand il dormait et comment c'était agréable pour Harry de le réveiller. Les longues douches partagées avec lui, caressant chaque parcelle de peau alors qu'ils se lavaient. Le moment où il avait essayé d'apprivoiser les cheveux d'Harry en perdant une bouteille entière de lotion capillaire et s'était plaint quand ses cheveux s'étaient révoltés même pas une heure après.

Il ne pouvait pas manger à la table car il se rappelait les repas qu'ils avaient partagés et manger seul lui coupait l'appétit. Il ne pouvait pas se détendre sur le canapé parce qu'il n'arrêtait de se souvenirs des moments de détentes qu'ils avaient partagés certains après-midi en regardant la télévision.

Quand il ne put plus supporter d'être dans son appartement, il commença à se rendre au Terrier après l'entraînement. Qui était une série de problèmes différents.

Hermione semblait avoir réussi à faire arrêter tout le monde de lui poser des questions sur Draco et lui, mais les jumeaux le regardaient sérieusement, Percy essayait de cacher ses sourires heureux quand il revenait de ses rendez-vous avec Olivier et Molly... eh bien, Molly était la pire. Elle n'arrêtait pas de lui envoyer des regards peinés au point qu'il choisissait de rester dans l'ancienne chambre de Ron et sortait seulement pour le dîner.

Le jour du match arriva et ils furent victorieux contre les Frelons de Wimbourne et ce fut l'un des plus grands matchs de sa carrière. Sa famille était restée dans les tribunes, agitant sa bannière et l'encourageant, mais il n'avait pas pu s'empêcher de chercher une tête blonde au milieu des roux.

Après les demi-finales, la finale devait se jouer que dans trois semaines, il n'avait plus rien derrière quoi se cacher. Il dût faire face aux raisons de son exil volontaire de son domicile. Ce n'était pas d'un simple essoufflement personnel qu'il souffrait. Il savait exactement ce qui lui manquait, cette présence qui avait si parfaitement bien remplie sa vie.

Alors il se tourna vers les deux personnes sur qui il pouvait toujours compter. Il se montra à leur porte sans avertissement et Hermione le regarda avant de le prendre dans ses bras.

Le trio était assis sur le canapé avec Harry blottit entre eux. Il parlait lentement, mais réussi à se confier à eux sur les circonstances exacte de son mariage et sa récente saute d'humeur avec Olivier qui s'était terminé par le départ de Draco.

Ron était resté étonnamment calme quand il entendit parler de la potion que Draco lui avait donnée. Ils savaient maintenant qu'il avait fait plus qu'emmener les Dursley à la fête et avait orchestré les choses pour que Draco le trouve en position compromettante.

« - Je ne peux pas dire que je lui reproche ça, si je voyais Hermione comme ça... » Le visage de Ron se tordit de douleur un instant avant que sa femme se penche et caresse ses cheveux de ses doigts.

« - Il a vraiment dû avoir mal, surtout parce qu'il t'aime. Mais tu ne peux rien y faire si tu ne ressens pas les mêmes sentiments que lui et peut-être que maintenant il va s'en rendre compte et pourra trouver quelqu'un qui l'aimera. » Déclara doucement Hermione.

La pensée de Draco avec quelqu'un d'autre le remplit soudainement de panique. De quelqu'un d'autre l'embrassant, le touchant, se réveillant à ses côtés ; ces privilèges lui appartenaient !

« - Mais je pense que je suis amoureux de Draco. » Avoua doucement Harry en baissant la tête, de sorte qu'il ne vit pas le tendre sourire d'Hermione.

« - Nous savons. » Hermione tapota son genou.

« - Comment le peux-tu alors que je ne le savais même pas ? » Harry redressa la tête et la regarda avec surprise.

« - Je sais que j'ai toujours dit que Ron avait la sensibilité d'une petite cuillère à café, mais tu n'es pas beaucoup mieux. »

Ron eut l'air de vouloir protester, mais il se ravisa et hocha la tête. « - C'est vrai mon pote. Nous sommes un peu lents à la détente. »

« - Tu as besoin de lui dire, Harry. » Hermione braqua ses yeux bruns dans les siens.

« - Je ne peux pas. Draco avait raison. Je suis un putain de lâche. » Il serra les mains.

« - Harry, c'est normal d'avoir peur. L'amour est une émotion très puissante et elle peut être effrayante. Je sais que les Dursleys t'ont traumatisé de ce côté-là et Marietta n'a pas arrangé les choses, mais tu es digne d'amour. Nous t'aimons beaucoup. » Déclara Hermione, essuyant quelques larmes qui coulaient sur sa joue.

« - Au diable tes Moldus. » Grogna Ron, passant un bras autour des épaules d'Harry. « - Je t'aime, mon pote. » Murmura-t-il en détournant les yeux et rougissant.

Harry rigola et regarda Hermione quand elle prit sa main dans la sienne.

« - Olivier m'a répété ce que tu avais dit. Harry, tu ne peux pas laisser le passé dicter ton avenir comme cela. Tu as été plus heureux que je ne t'ai jamais vu et crois-moi lorsque je te dis que tu avais la tête de quelqu'un qui est éperdument amoureux devant tout ce que Draco faisait. »

« - Mais les choses que j'ai dites... tout ce qui s'est passé entre nous... » Commença Harry.

« - Vous avez tous les deux fait des choses puériles et blessantes mais n'importe qui peut dire que vous vous aimez. Alors, va le voir et essaye de résoudre ce problème. » Dit Hermione.

« - Tu es un Gryffondor mon pote. Utilise ce soi-disant courage. » Ron lui frappa sur l'épaule.


Harry rentra chez lui et pour la première fois depuis plusieurs jours, il se sentait plus léger. Il s'arrêta dans la cuisine pour prendre un verre avant d'aller se coucher quand il remarqua un hibou inconnu qui somnolait sur sa table.

Il y avait un rouleau scellé accroché à sa patte et il se réveilla en sursaut quand Harry voulut le prendre. Il hua de colère et tenta de donner un coup de bec à Harry en guise de représailles. Il tendit ensuite sa patte et le brun comprit le signal pour prendre le rouleau. Il le détacha et donna un peu d'eau et de nourriture au hibou.

Il ouvrit le parchemin et se figea quand il reconnut ce que c'était.

Draco lui avait envoyé les papiers du divorce. Il ouvrit la petite pochette qui accompagnait le parchemin et ses doigts se refermèrent autour de l'alliance du blond.

À suivre...