Bonjour ! Voilà le deuxième chapitre. Je rappelle que l'histoire appartient à Polley9 et que je ne fais que la traduire. :)

Chapitre 2

S'échapper

Gibbs porta Tony de force jusqu'à la salle d'examen. Le petit bougeait et poussait Gibbs, qui lui était déterminé à faire examiner le garçon. Ducky et le médecin des urgences le suivirent rapidement. L'agent allongea gentiment Tony sur la table d'examen mais le maintint dessus en plaçant ses mains sur ses épaules et le poussant sur la table et Tony essayait toujours de se libérer, et quand le médecin essaya de voir l'état du petit, Tony s'agita plus fort et le frappa sur le torse. Le médecin partit en arrière dans le plateau d'instruments médicaux et en se redressant, s'adressa à Gibbs :

- Agent Gibbs, je vais devoir le sédater.

Gibbs et Ducky échangèrent un regard et Gibbs prit la parole.

- Faites ce que vous avez à faire.

Si ils pensaient que Tony s'agitait avant cela, ils furent surpris quand Gibbs partit à son tour en arrière et Tony en profita pour descendre de la table et était à la moitié du chemin jusqu'à la porte quand Gibbs et un infirmier le rattrapèrent. Le médecin arriva et inséra rapidement une seringue dans la cuisse de Tony et lui injecta le sédatif. Cela prit cinq minutes pour que le garçon succombe au produit. Une fois endormit, tout les adultes soupirèrent de soulagement, ils le soulevèrent et l'emmenèrent jusqu'à la table. Alors que le tee-shirt fut enlevé, un hoquet d'horreur partagé retentit dans la salle, quand ses habitants s'aperçurent du corps battu de l'enfant. L'estomac de Gibbs se retourna à cette vision, il prit rapidement et silencieusement les vêtement de Tony comme pièces à convictions et ensuite prit des photos de la maltraitance. A chaque photos, Gibbs devenait de plus en plus furieux, tout ce qu'il voulait était d'attraper le salaud qui avait fait ça. Ils retournèrent ensuite l'enfant et une infirmière laissa échapper un petit cri. Gibbs se repositionna pour voir mieux et ce qu'il vit le fit voir rouge et il prit d'autre photo du dos du garçon. Gibbs sortit de ses pensées haineuses par le médecin qui lui parlait.

- Vous et le Docteur Mallard devez attendre à l'extérieur maintenant pendant que nous finissons l'examen et faisons des radios.

Gibbs hocha la tête et lui et Ducky sortirent silencieusement hors de la pièce jusqu'à la salle d'attente où ils s'assirent. A un moment Gibbs craqua et dit :

- Ducky ça te dérange d'attendre ici avec lui ? Je vais retourner au bureau et commencer l'affaire.

- Bien sûr Jethro, je te tiens au courant si il se passe quelque chose, lui répondit Ducky avec un petit hochement de tête.

- Merci Duck, je le met sous protection de témoin et je vais envoyé un agent pour sa chambre, je ne pas le laisser tout seul.

- Oui je comprend.

Sur ce, Gibbs sortit de l'hôpital, pensant à l'affaire.


Pendant la journée et demie qui suivit, l'équipe travailla sans relâche à analyser et rechercher tout ce qu'ils pouvaient. Ils cherchaient l'homme qui avait tué l'officier pour l'arrêter, et cherchaient toutes les pistes pour découvrir qui était réellement Tony. Ducky appela Jethro plusieurs fois en l'informant de l'état de Tony, en effet, l'enfant avait dû aller au bloc opératoire pour des hémorragies internes, il avait aussi une épaule déboîtée et une jambe cassée en plusieurs endroits qui allait aussi nécessiter une intervention chirurgicale, à cela s'ajoutait une commotion cérébrale et de multiples lacérations surtout sur le dos, et il y avait également des signes d'abus sexuel. Gibbs ne pouvait pas s'empêcher d'être en colère de tout ce qu'avait subit le petit. Il était donc dans le laboratoire de Abby et l'attendait pour qu'elle lui apprenne quelque chose quand son téléphone sonna.

- Gibbs.

- Oh Jethro, tu dois venir à l'hôpital maintenant, on a comme un problème.

- Ok Duck, je suis sur le chemin.

Il se tourna pour partir quand Abby hurla.

- Attend ! Attend Gibbs, je pense que j'ai quelque chose !

- Et bien qu'est ce que c'est Abby ?

- J'ai trouvé quelque chose sur l'enfant. Viens voir.

Elle tira Gibbs vers son ordinateur et lui montra une photo sur l'écran. C'était effectivement le garçon. Son nom était Anthony D. Dinozzo Jr. Gibbs lut alors le reste des informations. Quand il arriva au bas de la page, il se tourna vers Abby et dit :

- Imprime ça pour moi Abby. Et dit à Kate et McGee que je veux tout ce qu'ils peuvent trouver sur lui et ses parents, je veux les comptes bancaires, les mais, la famille, tout !

Abby lui fit un faux salut militaire et répliqua.

- Je suis dessus mon renard argenté !

Tony était en colère, en fait il était plus qu'en colère, il était furieux. Il était furieux d'être à l'hôpital, furieux d'être attaché à un lit, furieux d'avoir laissé tomber sa garde, furieux d'avoir laissé ces deux hommes l'approcher. Il était furieux qu'ils aient appelés les services sociaux, qui étaient en train de se battre pour savoir ce qu'ils devaient faire de lui. Il s'en fichait à présent, il voulait juste sortir d'ici. Il détestait les hôpitaux, ils lui apportaient beaucoup de mauvais souvenirs et de cauchemars. Il savait qu'il devait être patient et attendre que le bon moment se pré il l'a fait. Pas très longtemps après, une jeune infirmière vint pour vérifier son état et, alors qu'elle se penchait sur lui, il prit discrètement un stylo dans sa poche. Il l'utilisa rapidement pour détacher les liens d'un de ses bras, puisque l'autre était enroulé en toute sécurité autour de son torse.

Il se dit à lui même que c'était une bonne chose qu'il se soit entraîné à faire les choses de ses deux mains, puis, il se détacha les pieds. Ce n'était pas la première fois qu'il s'échappait d'un hôpital, il l'avait fait déjà plusieurs fois et savait ce qui allait et ce qui n'allait pas déclencher l'alerte pour l'équipe médical. Assit sur le côté du lit, il éteignit rapidement toutes les machines l'électrocardiogramme, l'intraveineuse, il arracha le brassard qui prenait sa tension ainsi que la sonde à oxygène, puis il retira doucement l'aiguille dans le dos de sa main. Il prit ensuite une compresse pour arrêter le saignement. Il savait qu'il avait cinq minutes environ pour être partit avant qu'ils remarquent quelque chose donc il se leva sans réfléchir et se trouva soudainement sur le sol. « Quoi ?! » pensa-t-il, pourquoi ses jambes ne fonctionnaient pas ? Il se leva en utilisant le lit comme support.

Il tenta de se mettre complètement debout une seconde fois et découvrit que, bien que faible, il pouvait quand même supporter son poids. Il fit doucement son chemin jusqu'à la porte et vit, pour son soulagement, que tout le monde était tellement prit dans la dispute devant le bureau des infirmières, qu'ils ne firent pas attention à lui, même le garde lui tournait le dos et était assez loin de la porte qu'il put facilement se faufiler derrière lui sans être remarqué. Il utilisa tout cela à son avantage et commença à avancer dans le couloir. Il arriva devant l'ascenseur quand ses portes s'ouvrirent et que ses yeux rencontrèrent les yeux bleus de l'homme qu'il essayait à tout prix d'éviter. Il se mit alors à reculer mais réussit uniquement à tomber sur le dos, provoquant un bref mais fort cri lorsque son dos blessé entra en contact avec le sol dur. Il s'éloigna tout de même de Gibbs en essayant de reprendre sa respiration et en se retenant de crier alors que les sutures dans son dos s'ouvraient.

En deux enjambées, Gibbs se tint au dessus de Tony et aussi délicatement qu'il le put, le souleva dans ses bras et commença à marcher vers la chambre du garçon. Il arriva à un tournant et s'aperçut de la scène en face de lui où le médecin, l'assistante sociale et Ducky se disputaient pendant qu'au bureau des infirmières, tous les écoutaient, la dispute se déroulait surtout entre l'assistante sociale et Ducky.

Gibbs regarda le garçon dans ses bras et demanda :

- Ça fait longtemps qu'ils se disputent ?

Tony haussa les épaules, il était tellement fatigué et désespéré que son plan ait échoué et qu'il serait maintenant sous constante surveillance.

Il sursauta quand un fort sifflement retentit dans l'air et que Gibbs cria :

- HEY !

Tout le monde dans le couloir arrêta ce qu'ils faisaient et le regardèrent. Les personnes qui l'intéressaient le plus étaient quelques peu embarrassées quand ils s'aperçurent de qui il avait dans les bras. Ducky fut le premier à répondre.

- Oh mon dieu, mais que fait-il dehors ?

Gibbs déplaça doucement Tony dans ses bras et répondit :

- Je ne sais pas Duck. Je l'ai trouvé devant l'ascenseur. Je pense qu'il essayait de s'échapper. Mais où est le garde ?!

Gibbs regarda Tony qui avait fermé les yeux. Ducky baissa la tête et dit :

- Pardonne moi Jethro, j'ai quitté mon poste et lui ait permit d'essayer de s'enfuir. Et pour le garde, je ne sais pas quoi te dire, tout ce que je peux te dire c'est qu'il n'ait pas partit de devant la porte.

- Ça devait être important pour que tu le laisse tout seul.

- Oh oui ça l'était. Répondit Ducky avec enthousiasme. Cette dame ici même, continua t il en secouant la tête, qui se fait appeler assistante sociale voulait absolument entrer et couper le pauvre garçon et morceaux, puis elle continuait sur le fait qu'il allait devoir aller dans un centre pour délinquants juvénile jusqu'à ce qu'il soit placé dans une famille d'accueil.

Les yeux de Gibbs se plissèrent de colère alors qu'il regardait la femme debout devant le bureau. Il regarda de nouveau Ducky et demanda :

- Elle a dit ça en face de lui ?

- Hélas oui Jethro. Je peux te dire que je n-ai jamais été aussi choqué et que je n'ai jamais autant détesté quelqu'un de cette façon et aussi rapidement que je l'ai fait avec elle. Elle ne pense qu'à elle, et tu sais que j'ai rencontré beaucoup de personnes dans ma vie Jethro.

Gibbs acquiesça et déplaça de nouveau Tony dans ses bras et réalisa pour la première fois à quel point le petit était léger. Il soupira et dit :

- Aide moi à le remettre dans son lit Duck. Je pense qu'il s'est rouvert des points de sutures sur son dos quand il a essayé de s'éloigner de moi.

- Bien sûr Jethro ! Vite, allonge le sur le côté.

A eux deux, ils réussirent à mettre Tony sur le lit et rebrancher les machines avant que le médecin et l'assistante sociale ne reviennent dans la chambre. Le médecin s'excusa rapidement envers Gibbs d'avoir été aussi distrait. La seule qui n'était pas désolée était l'assistante sociale qui se tenait impatiemment devant la porte, prenant des notes sur un bloc de papier et marmonnant :

- Je savais qu'il allait être un problème. Je l'ai su dès que je l'ai vu. Comment je vais réussir à le placer maintenant ? C'était déjà assez compliqué à cause de son âge et maintenant je dois ajouter le risque de fugue à son dossier. Personne ne veut d'un fugueur...

Gibbs regarda Ducky d'un air choqué et s'aperçut que lui et l'autre médecin portait la même expression de dégoût sur son visage alors qu'ils re-suturaient le dos de Tony. Gibbs lui lança alors dans sa voix la plus effrayante :

- VOUS ! SORTEZ MAINTENANT !

L'assistante sociale leva la tête, surprise, et répliqua :

- Vous me parlez ?

Gibbs la toisa toujours aussi froidement et elle se dépêcha de continuer :

- En tant que responsable légal de l'enfant, je dois être présente lors de toutes les procédures médicales et les traitements.

- Dehors MAINTENANT !

- Écoutez, je ne sais pas pour qui vous vous prenez mais il n'y a aucune chance que je laisse ce garçon ici tout seul. C'est mon travail de m'assurer que ses droits soient bien respectés.

Gibbs ne pouvait plus se retenir plus longtemps et lâcha la main de Tony qu'il tenait comme soutient moral et se rapprocha rapidement de la femme. Il l'a prit par le bras et l'entraîna dans le couloir avec un regard qui la prévenait de ne pas le chercher.

- Je ne sais pas pour qui vous vous prenez mais à mon avis vous êtes la pire excuse d'assistante sociale que j'ai jamais vu, et je vais faire en sorte que vous ne soyez plus sur ce cas et qu'une meilleure assistante sociale en soit assignée.

La femme resta bouche bée pendant un moment puis répondit, pleine de colère :

- Mais qui croyez vous être ? Vous n'avez absolument aucune autorité pour faire ce genre de menaces. Je pourrais portez plainte pour ce que vous venez de dire.

L'agent s'approcha d'un pas menaçant et répliqua :

- Je suis l'inspecteur en chef sur cette enquête ! Le garçon est ma responsabilité il est sous ma protection jusqu'à ce que cette affaire soit close et je serais maudit si je laissais une arrogante et égoïste femme telle que vous le traiter comme s'il était un vulgaire déchet qu'il faudrait jeter. Et s'il vous plaît, je vous encourage à porter plainte et nous verrons jusqu'à où elles iront.

Ce cela, il s'en allât, laissant derrière lui une femme stupéfaite.