Hello ! Alors l'histoire appartient à Polley9. Je ne fais que la traduire. J'espère que cette traduction vous convient. Merci pour vos messages d'encouragements et désolée pour les fautes d'orthographes :S
PS : Quelqu'un m'a fait remarquer que j'avais écrit Katelyn au lieu de Caitlin, je tiens donc à m'excuser, cependant je ne fais que réécrire ce que l'auteur a écrit :) de plus, écrire juste Cait pour Kate me paraîtrait bizarre, donc si vous voulez que je me mette à écrire Cait signalez le moi, mais j'écrirais Caitlin dorénavant ;)
Chapitre 3
Faire confiance.
Gibbs retourna dans la chambre et reprit la petite main de Tony dans la sienne. Il pouvait sentir quand Tony se raidissait et ses yeux en croisèrent deux autres emplis de confusion à cause des drogues ayant été injectées. Gibbs fit alors un de ses rares sourire en coin au petit garçon. Tony le toisa pendant quelques secondes puis dit :
- Vous n'êtes pas obligé de tenir ma main. Je peux me débrouiller.
Gibbs mit la tête sur le côté et répondit :
- Peut être que tu ne devrait pas avoir à te débrouiller.
Tony continua à fixer l'agent pendant quelques secondes de plus, puis, détourna son regard, indifférent. Gibbs secoua doucement la tête, il n'aimait pas la façon dont le garçon était détaché et isolé de tout. Il du se forcer à arrêter de penser à tout ce qui avait pu lui arriver pour le rendre comme ça. Il soupira mentalement puis se concentra à nouveau sur le fait de tenir aussi fermement qu'il pouvait la main du garçon il pouvait sentir la douleur et la nervosité qui se propageait dans le corps de l'enfant comme des vagues se jetant sur la plage. Gibbs serra un peu plus sa main et dit :
- Tu as le droit de dire que ça fait mal.
Tony le regarda comme s'il venait de lui pousser une deuxième tête, et secoua la tête autant qu'il le pu pour lui montrer son opinion.
- Pourquoi ne me parlerais-tu pas un peu de toi ? Dit Gibbs en soupirant.
Tony le regarda comme si il était fou et répliqua :
- Désolé mais je ne dois pas parler aux étrangers.
Gibbs tenta de cacher le bref éclat de rire qui lui échappa et répondit plus sérieusement :
- Et bien tu peux si c'est pour une enquête fédérale.
Tony fixa dubitativement l'agent et demanda timidement :
- Je... J'ai... J'ai des problèmes ?
Et avant que quiconque ne puisse lui répondre, il continua rapidement :
- Parce que je ne voulais pas être là bas, c'était un accident, je suis tombé et j'étais très fatigué alors j'ai décidé d'attendre là quelques minutes pour me reposer un petit peu. Mais ensuite, ces hommes sont venus et ont commencé à se disputer et puis ensuite celui avec les cheveux noirs à tué l'autre et quand il a voulu vérifier qu'il était mort, il m'a vu.
Gibbs mit doucement sa main sur la bouche de Tony et dit :
- Premièrement, Tu. N'as. Rien. Fais. De. Mal. Deuxièmement, on a déjà attrapé l'homme qui à tué l'autre. Et troisièmement, je veux savoir ce que tu faisais là.
Tony fronça les sourcil et soupira fortement. Il regarda ensuite les draps et commença à parler d'une voix à peine au dessus d'un chuchotement.
- Je... Je vis dans la rue et j'ai en quelque sorte été mit dehors de ma dernière cachette donc j'ai du chercher un autre endroit ce qui n'est pas facile, c'est pour ça que je me baladais tard.
Gibbs leva un sourcil et demanda :
- Pourquoi tu vis dans la rue ?
Tony ferma la bouche et détourna son regard de l'agent qui soupira et poursuivit :
- Écoute, je sais déjà qui tu es.
Les yeux de l'enfant devinrent si larges que Gibbs pensa qu'ils allaient sortir de sa tête, mais ce à quoi il ne s'attendait pas c'était que Tony se mettrait à hyper-ventiler et déclencherait toutes les alarmes. Gibbs posa alors sa main sur le sommet du crâne de Tony.
- Hey, calme toi. Tout va bien. Je ne le laisserais plus te faire de mal.
Les yeux de Tony étaient emplis plus de douleur et de désespoir que Gibbs n'avait observé chez personne encore. Mais encore une fois, il ne connaissait pas l'histoire entière de Tony donc il préférait ne pas sauter sur des conclusions. Il baissa la tête vers Tony et s'aperçut qu'il était en plein conflit intérieur.
- Tu peux me poser toutes les questions que tu veux.
Tony le fixa et se lança :
- Vous... n'avez pas... Vous n'avez pas appelé mon père hein ?
Gibbs secoua négativement la tête :
- Non... Sauf si tu veux qu'on le fasse.
Les yeux de Tony devinrent encore plus larges et il agita frénétiquement la tête de gauche à droite. Gibbs acquiesça en signe de compréhension, il savait que ce qu'il allait faire était techniquement un coup bas mais il avait vraiment besoin que le petit parle pour pouvoir prendre les bonnes décisions. Il hésita un instant puis reprit :
- Tony, si tu ne veux pas que j'appelle ton père, il me faut une raison.
Tony plissa de nouveau les yeux et Gibbs pensa que si il continuait dans cette voie, ces derniers resterais comme ça pour toujours. Finalement, Tony demanda :
- Si je vous dit ce qui s'est passé, vous promettez que je ne retournerais pas avec lui ?
Gibbs le regarda alors dans les yeux et lui répondit :
- Je te promet de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour te protéger de lui. Et je ne brise jamais mes promesses.
Tony laissa échapper un long et triste soupir qui sembla venir du plus profond de son âme. Après quelques minutes, il commença à parler d'une voix à peine plus forte qu'il chuchotement.
- On s'est disputé il y a environ cinq mois. Il... il n'était pas... content d'une note que j'avais eu à une évaluation à l'école. Donc il... hum... il m'a frappé pendant longtemps et ensuite il a demandé à un employé de préparer mon sac et de me jeter dehors. Je vis dans la rue depuis. Je savais que cette fois était différente parce que d'habitude il envoyait toujours le majordome me chercher avant la fin de la nuit mais cette fois il m'a dit qu'il me déshéritait et qu'il ne voulait plus jamais me revoir.
Dire que les occupants de la salle était sidérés serait un euphémisme. Il étaient au delà du choc, il étaient horrifiés. Gibbs fut le premier à se remettre, il se pencha vers Tony et ignora le sursaut de celui-ci , il le regarda dans les yeux et lui dit :
- C'est bien mon grand.
Sur ce, il le tapota gentiment sous le menton et retourna son regard sur Ducky et l'autre docteur et reprit :
- Je dois retourner au bureau. Faites ce que vous pouvez pour le mettre à l'aise et informez moi régulièrement. Ok Duck ?
- Bien sûr Jethro
Gibbs acquiesça et s'éclipsa.
Gibbs se rua dans le bureau, surprenant ses agents par la même occasion. Avant qu'ils ne puissent s'en remettre il aboya :
- Au rapport maintenant ! Et McGee, je veux que vous m'apportiez des papiers de garde après les avoir fais signer par le juge Mathis ! Dites lui que je lui demande une faveur et que je les veux entre mes mains avant la fin de la journée.
- Je... Je m'en occupe patron.
Gibbs se tourna vers Kate et la fixa comme s'il attendait quelque chose. Kate secoua juste la tête et commença son rapport en attrapant la télécommande et allumant l'écran.
- Ok alors j'ai fait comme vous vouliez et me suis renseignée sur DiNozzo Sénior et ce que j'ai découvert est assez intéressant. Il semblerait qu'il s'occupe de différents business en même temps dans de petites sociétés, mais une fois que j'ai eu fouillé un peu plus, j'ai remarqué que toutes les adresses de ces petites entreprises étaient les mêmes, ce qui normalement n'est pas un problème, mais cet endroit n'est pas seulement trop petit pour tant d'entreprises mais ce ne sont que des résidences à par un entrepôt. J'ai ensuite réussi à trouver des images d'une caméra de surveillance routière et voilà ce que j'ai apprit.
Elle appuya sur un bouton et les images défilèrent sur l'écran. Ils observèrent tous un gros camion de marchandises entra dans l'entrepôt et l'arrière fut ouvert. Juste avant que les portes de l'entrepôt ne se ferme, ils purent apercevoir des pieds alignés à l'arrière du camion. Gibbs demanda aussitôt à Kate :
- Depuis combien de temps as-tu cette vidéo ?
Kate le fixa avec de larges yeux et réplique :
- On l'a eu juste avant que vous n'arriviez.
- Appelle Fornell, transfère lui l'affaire et assure toi qu'il sait tout ce qu'on a sur DiNozzo Sénior. Graceton qu'est ce que tu as sur le petit ?
Graceton se leva et prit la télécommande dans le main de Kate et fit apparaître sa recherche sur l'écran.
- Alors j'ai trouvé des choses très étranges Gibbs.
- Comme quoi Graceton ?!
- Comme le fait qu'il n'y a aucun certificat de naissance sur le dossier du garçon. Je sais uniquement son âge et sa date de naissance grâce à son dossier scolaire. Et regardez là, ce sont toutes les fois où il à été enregistré aux urgences, et bien sur chaque enregistrement, la date de naissance change, cela va de 12 ans à 13 ans. C'est presque comme s'il ne connaissait pas sa date d'anniversaire ou alors qu'il donne juste des fausses informations pour des mesures de sécurités, mais à en juger par l'état dans lequel il était quand on l'a trouvé, j'opterais pour la première hypothèse. Ensuite, il n'y pas aussi pas de dossier médical avant l'école, pas de vaccinations, pas de dentiste, pas de checkup, rien du tout. C'est comme si il n'existait pas avant d'avoir dix ans, ce qui est l'âge auquel il à commencé à aller dans une école privée pour les enfants surdoués.
Gibbs secoua la tête et dit :
- Il y a trop de choses douteuses. Graceton avec moi ! Kate contacte le FBI ! McGee prépare moi ces papiers pour que je les signe !
Et ainsi, ils partirent tous à leurs occupations.
Gibbs arrivait à peine au coin du couloir que de fortes voix venant du bureau des infirmières lui arrivèrent aux oreilles. Il jeta un coup d'œil et ce qu'il vit le fit voir rouge, il accéléra et courait presque en arrivant à sa destination. Il s'arrêta et se retrouva debout face à face avec un DiNozzo Sénior très en colère et son avocat. DiNozzo jeta à Gibbs un regard hautain et ne remarqua même pas Graceton. Gibbs prit une grande inspiration pour se calmer et demanda :
- Que faites vous ici ?
DiNozzo fit signe à son avocat, ce dernier sortit alors des papiers de son sac et répondit :
- Mon client, Monsieur DiNozzo est là pour récupérer ses droits sur son fils unique Anthony DiNozzo Junior et ces papiers légaux signés par un juge vont nous permettre de le reprendre de votre garde et le placer dans une installation du choix de Monsieur DiNozzo.
Gibbs attrapa les papiers des mains de l'avocat et les survolât rapidement, remarquant que l'endroit choisit était en fait un hôpital pour les personnes mentalement retardées. Il releva vivement la tête vers les deux hommes, un feu ardent brûlant dans ses yeux. Son regard était si intense que les hommes firent inconsciemment un pas en arrière. Gibbs se pencha vers eux et gronda :
- IL N'EST PAS mentalement RETARDE ! Et je suis heureux de vous informer que peu importe le nombre de juge que vous vous êtes mit dans la poche, un enquête criminelle aura toujours le dessus sur le reste.
DiNozzo Sénior fit, ce qui était sensé être, un pas menaçant vers Gibbs mais se retrouva retenu par son avocat qui secoua la tête.
- Cela ne vous permettra pas d'obtenir ce que vous voulez Anthony.
DiNozzo se détacha et se retourna face à l'autre mur. La tension était palpable. Le grand silence dura environ dix minutes pendant lesquelles aucun d'eux ne se défila. Alors que Graceton se dit que cela allait durer encore longtemps, il vit McGee arriver avec un regard triomphant sur le visage, ce qui le fit sourire et il fit une danse de la joie dans ses pensées. Gibbs détourna alors momentanément son attention de DiNozzo et regarda son agent :
- Tu l'as McGee ?
Ce dernier acquiesça.
- Évidemment patron et j'ai même fait plus, le juge a fait une ordonnance restrictive contre Monsieur DiNozzo ainsi que tous ses employés et associés pour ne pas qu'ils approchent Tony à moins de 8 kilomètres. Oh et le juge vous a nommé temporaire responsable légal jusqu'au procès, qui malheureusement patron ne se tiendra pas avant le 15 janvier.
Un sourire diabolique s'étendit sur le visage de Gibbs quand il vit l'effet des nouvelles sur DiNozzo. Il se retourna alors vers McGee.
- Tu as très bien fait McGee.
- Merci patron, répondit McGee avec un énorme sourire.
Sénior qui s'énervait cria soudain :
- Par quels droits pouvez vous m'enlever mon fils ?
Gibbs serra les poings et d'une voix menaçante répliqua :
- Maltraitance et négligence.
Sur ces mots, Dinozzo perdit tout contrôle et se jeta sur Gibbs empli de rage. Gibbs se déplaça sur le côté, mit Dinozzo à terre et le menotta et disant :
- Et maintenant je peux rajouter attaque à un agent fédéral. McGee ! Graceton ! Jeter moi cette ordure dehors et appeler Fornell pour venir le récupérer.
Gibbs patienta dans le couloir le temps que Dinozzo et son avocat ne soient plus visibles et alla ensuite voir Tony. Il fut surprit de voir autant de personnes autour du petit, comme une sorte de bouclier humain. Il fit signe à Ducky et lui demanda :
- Mais que s'est il passé Duck ?
Et bien, Sénior et son avocat son entrés ici et ont essayé d'emmener le jeune Anthony avec eux, heureusement que toutes ses personnes ont été interpellées par le bruits des machines étant déconnectées. Nous avons tous accourus et les avons arrêté avant qu'ils n'aient fait trop de dégâts...
- Attend ! Comment ça des dégâts ? Ces salauds lui ont fait du mal ?
- Et bien, de nouveaux bleus, mais plus important ils l'ont tellement stressé que nous avons dû le sédater fortement pour arriver à le calmer.
Gibbs agita la tête de droite à gauche et dit, tout en passant sa main dans les cheveux trop longs de Tony.
- Dis au médecins que je vais être là dorénavant et que je ne partirais pas de si tôt.
Plus tard cette nuit, Gibbs était assis à côté du lit de Tony, une main tenant une tasse de café et l'autre tenant la main du garçon et sur ses genoux était posé un dossier récapitulant les blessures passées et celles actuelles ainsi que tous les documents de passages à l'hôpital. Il pouvait sentir la colère monter en lui tandis qu'il lisait ces rapports dans leur entièreté. L'enfant avait été enregistré à l'hôpital vingt six fois dans les trois dernières années et vingt fois avaient été classées comme des accidents sportifs. Gibbs avait montré à Ducky les vieilles radios et il avait confirmé ses suspicions par rapport au fait que le type des blessures et leur endroit ne pouvaient pas avoir été faites en jouant. Il avait aussi remarqué que la seule fois où cela avait été rapporté aux services sociaux, les médecins et infirmières ayant fait le rapport avaient été licenciés de l'hôpital. Encore une fois, une vague d'adrénaline passa dans ses veines alors que la colère atteignait un pic. Il s'apercevait que le système avait des défauts. Comment pouvez vous ne pas détester ce système quand il se retourne sur vous ! Quand il vous a ignoré alors que vous aviez besoin de lui pour vous protéger ! Sans penser, il se poussa violemment loin du lit et commença à faire les cents pas. En faisant cela il effraya son jeune protégé. Le petit sursauta aussi fort que son corps blessé le lui permit. Il regarda vivement autour de lui, ses yeux montrant à quel point il était effrayé. Gibbs posa rapidement une main apaisante sur la tête de Tony et chuchota :
- Hey... Hey tout va bien...C'est juste moi.
L'enfant acquiesça fiévreusement et se détendit sur le matelas, laissant sa tête basculer sur le côté en soupirant :
- Je te fais confiance Gibbs.
