Chapitre 6
Surprises
Tony se réveilla soudainement avec la sensation d'être bousculé. Ses yeux s'ouvrirent en papillonnant pour trouver une Abby hyperactive, rebondissant légèrement à ses côtés sur le lit. Il grogna et couvrit sa figure avec ses couvertures en criant :
- SORS DE LA ABBY
Abby rigola et répliqua :
- Non. Je peux pas Tony boy. J'ai dit à Gibbs que je te réveillerais et t'aiderais à te préparer pour la fête.
Tony grogna encore et se retourna, s'enterrant plus profondément sous la couette, commençant déjà à se rendormir, quand il fut retourné et privé de ses couvertures, exposant complètement son corps légèrement vêtu à l'air froid de la pièce. Il resta allongé avec les yeux fermement clos et inspira profondément.
Il ouvrit finalement un œil et foudroya du regard Abby qui était maintenant aux pieds du lit et lui souriait d'un air innocent. Après quelques minutes de combat de regards, Tony plia enfin.
- Bien ! Je suis réveillé.
- Et bien, il était temps ! Plaisanta-t-elle.
- Dis-moi pourquoi c'est tellement important que je me lève tout de suite ? Gémit-t-il.
- Parce que tout le monde veut te rencontrer idiot. Tu dors depuis seulement trois heures.
- Pourquoi on m'a pas réveillé plus tôt ? Râla-t-il en se frottant le visage.
- Et bien j'ai essayé, mais Ducky ET Gibbs on faillit me tuer quand je l'ai suggéré.
Tony resta allongé et pensa à tout ça une minute. Ses souvenirs étaient assez flous après qu'ils soient rentrés de chez le médecin, il se rappelait de Gibbs lui parlant de la fête et il se rappela vaguement ne pas vouloir s'endormir car il savait qu'il allait faire des cauchemars, particulièrement après les évènements de la journée. Et il se souvenait de Ducky et Gibbs échangeant des regards et que Ducky lui avait ensuite apporté un verre de lait qui, en y réfléchissant avait un goût étrange. Soudainement, il se redressa vivement (autant qu'il le put, car ses muscles dorsaux étaient toujours très sensibles depuis qu'ils lui avaient enlevé les points) et hoqueta.
- Ils m'ont drogué !
Abby le regarda confusément.
- Qui ? Gibbs et Ducky ?
- Oui ! C'était dans le sale verre de lait qu'ils m'ont fait boire ! C'est injuste ! Je n'ai même pas eut une chance.
Abby haussa simplement les épaules et répondit :
- Et bien, ils devaient avoir leurs raisons. Je suis sûre qu'ils ne t'auraient pas drogué simplement parce qu'ils pouvaient.
Avec un reniflement, Gibbs sortit de l'encadrement de la porte en répondant :
- Je ne serais pas si sûr de ça Abby.
Tony parvint à avoir l'air choqué tandis qu'Abby secouait la tête et reprit :
- Aller Gibbs, je sais que tu ne ferais pas ça. Qu'est-ce que tu fais ici au fait ?
- Vous preniez trop longtemps.
Le sourire de Abby s'agrandit :
- Ohhhh tu t'inquiétais Gibbs ! C'est trop mignon !
- J'ai juste pensé que je viendrais voir comment ça se passait ici.
Abby sourit encore plus grand et répondit :
- On va descendre bientôt Gibbs, n'est-ce pas Tony ?
Elle se tourna alors vers le garçon avec un sourcil haussé lui faisant comprendre de ne pas négocier. Tony fit une grimace puis répondit :
- Bien sûr.
La scientifique se retourna vers Gibbs.
- Tu vois ? Maintenant, laisse-moi dix minutes et il sera prêt et les garçons pourront le transporter en bas.
Gibbs secoua simplement la tête et lança un dernier regard d'excuse à Tony et sortit de la chambre. Tony grogna encore et se demanda ce qui l'attendait exactement.
Dix minutes plus tard, il comprit pourquoi Gibbs lui avait lancé un tel regard de compassion plutôt. Tony avait un très bon goût vestimentaire et Abby avait eu du mal à lui choisir une tenue et Tony avait dû en abandonné certains à cause de son plâtre. Finalement, après ce qui lui avait semblé une éternité, ils avaient trouvé quelque chose de confortable pour Tony et d'assez élégant selon Abby.
Bien qu'il fut heureux que le débat vestimentaire soit clôt, il se retrouva à souhaiter avoir un peu plus de temps avant de devoir faire face à autant de nouvelles personnes. Il déglutit difficilement quand il vit que McGee et un homme qu'il avait encore à rencontrer, l'attendaient devant le sommet des escaliers. McGee, voyant l'appréhension de Tony, répliqua rapidement :
- Tony, voici Eric Graceton. Graceton voici Tony.
Graceton avait appris par Gibbs et McGee que Tony était extrêmement nerveux en présence d'autres hommes, alors d'une façon non-menaçante, il s'approcha et tendit sa main à Tony en le gratifiant d'un sourire.
- C'est un plaisir de te rencontrer.
Tony était très mal à l'aise sans Gibbs comme support, mais grâce à ses années de pratique, il put sortir une réplique en gardant les yeux vers le sol :
- Merci, moi de même.
Graceton et McGee échangèrent un rapide regard et McGee haussa les épaules, et, ne voulant pas perdre plus de temps reprit :
- Et si on descendait pour qu'on puisse tous s'installer ?
Le garçon se demanda momentanément s'ils pouvaient entendre les battements de son cœur, car à cet instant ce dernier essayait de bondir hors de sa poitrine. Il était complètement figé quand ils descendirent son fauteuil au rez-de-chaussée, et il le resta jusqu'à ce qu'il soit poussé dans le patio et placé à quelques mètres du barbecue où Gibbs était debout à préparer les hamburgers et les hot-dogs. Il jeta un œil à Tony et lui lança un petit sourire. L'enfant réussi à prendre une longue inspiration et expira lentement, puis sourit un peu à l'agent. Ce dernier ferma de couvercle du grill et alla vers Tony en demandant :
- Comment tu vas ?
- Ça va, dit-il en regardant les personnes autour de lui.
Le plus âgé lui lança un regard dubitatif.
- Ouai. C'est pour ça que tu as l'air d'être prêt à bondir hors de ton siège ?
Tony plissa les yeux.
- Et bien si tu le sais déjà, pourquoi tu le demande ?
- Parce que Tony, je voulais que ce soit toi qui me le dise.
- Je vais bien, dit-il en soupirant et en secouant la tête, c'est pas la première fête à laquelle je vais.
Gibbs allait dire quelque chose mais à ce moment, Abby amenait Kate et Gerald vers eux, alors avec un profond soupir, Gibbs recula et retourna vers le grill, surveillant du coin de l'œil les réactions de Tony. Il le vit soupirer fortement et se redresser dans sa chaise, souriant à Abby. C'était un faux sourire. L'agent voyait les traits serrés autour de sa bouche et de ses yeux, une indication claire qu'il paniquait intérieurement. Gibbs débattit avec lui-même pour savoir si il devait aller le voir et essayer de le rassurer, ou s'il devait le laisser gérer tout seul. Il décida qu'il allait attendre une minute pour voir si les choses s'empiraient ou non.
Abby courut vers Tony en l'enlaçant.
- Tony, voici Kate Todd, elle est l'agent sénior de Gibbs, et ce charmant jeune homme est Gerald, l'assistant de Ducky. Kate, Gerald, voici Tony.
Abby avait maintenant relâché le garçon et avait simplement un bras autour de ses épaules. Le petit la regarda puis se retourna vers Gibbs qui, heureusement, le regardait du coin des yeux, puis il retourna de nouveau son regard sur les personnes en face de lui et répondit :
- Salut.
Kate fut la première à avancer et à serrer la main du jeune garçon.
- Je suis contente de te rencontrer. Abby n'arrête pas de parler de toi depuis une semaine.
Tony regarda Abby, qui haussa simplement les épaules, et s'adressa à Kate :
- Je ne pense pas qu'Abby soit très difficile à impressionner.
Les trois adultes autour de lui eurent un sourire et Gerald prit la parole :
- C'est seulement si elle t'aime bien.
- Qu'est-ce qu'il se passe si elle t'aime pas ? Demanda le petit garçon.
- Je ne voudrais pas que tu fasses des cauchemars, petit. Répondit Kate en faisant rire Gerald.
Tony grimaça sarcastiquement et pensa 'Ca peut pas être pire que ceux que je fais déjà'.
- A cet instant, Gibbs intervint :
- A table !
Tout le monde arrêta ce qu'ils faisaient et se regroupa autour de la table de picnic, en parlant avec excitation. Gibbs fit rouler Tony jusqu'à la table et allait le mettre à côté de sa propre chaise quand Abby intervint et demanda :
- Oh Gibbs, est-ce que Tony peut s'asseoir ici avec Ducky et moi ? S'te plait S'te plait, s'te plaaaaaiiiiiit ?
Gibbs regarda Tony et lui demanda doucement :
- Ça te va ?
Tony le regarda avec incertitude et Gibbs allait prendre la décision pour lui, mais il prit la parole :
- Ouai, je pense que je peux le faire.
L'agent regarda les personnes autour tandis qu'ils étaient assis à la table en savourant la nourriture et en discutant. Cela se voyait qu'ils étaient tous proches. Il ne savait pas trop quand ou comment, mais Ducky et Abby avaient réussis à ce que Tony leur parle, puis en fasse de même pour les autres. Gibbs sourit en entendant Kate poser une question à Tony :
- Alors tu es en quelle classe à l'école ?
Gibbs releva la tête à cette question, c'était un sujet qu'ils n'avaient jamais abordé avant et il était curieux d'en connaître la réponse.
Tony sembla un peu embarrassé et eut l'air soudain très intéressé du contenu de son assiette, puis murmura quelque chose d'incompréhensible. Kate se pencha sur la table et demanda :
- Pardon ?
Tony soupira, jeta un œil à droite et à gauche et baissa de nouveau la tête en reprenant un peu plus fort :
- Je ne le suis pas.
- Comment ça, demanda curieusement Abby, tu ne vas pas à l'école ?
- Et bien, dit-il mal à l'aise, c'est un peu ça. J'ai eu mon diplôme de lycée par correspondance au printemps, et j'ai presque fini ma licence à Harvard.
A ce moment, McGee, Graceton et Gerald recrachèrent ce qu'ils étaient en train de boire et Kate fit tomber son verre d'eau sur la table.
Ducky et Gibbs était les moins surpris par cette information, mais étaient tout de même choqués et Abby avait plus ou moins réussi à ne pas l'être du tout mais était plutôt rayonnante quand et lança triomphalement :
- Je le savais ! Ceci explique cela ! Tu passes une licence de quoi ?
Tony n'était pas habitué à une réaction positive et rougit un peu :
- Hum… art du langage et psychologie.
Abby fit le tour de la table et serra le garçon dans ses bras, et en faisant cela, elle renversa accidentellement son assiette sur lui. Elle commença instantanément à s'excuser et à essayer d'essuyer son tee shirt mais réussi simplement à en étaler partout. Abby se figea quand elle l'entendit glapir. Ils regardèrent tous ce qui allait se passer. Gibbs et Ducky étaient assis sur le bord de leur siège, prêts à intervenir si nécessaire
Tony ne savait pas pourquoi il l'avait fait, mais il avait eu en une fraction de seconde, un flash-back qui l'avait surpris. Il avait essayé de retenir le son mais il n'avait pas été assez rapide, et maintenant, Abby le regardait comme si elle allait pleurer et tout le monde avait l'air figé.
Il prit de grandes respirations tandis que la peur due au flash-back s'effaçait peu à peu. Puis, il releva la tête vers Abby :
- Je vais bien Abby, t'inquiète pas.
- Est-ce…Est-ce… Est-ce que je t'ai fait mal ?
- Non. T'inquiète pas Abby. Je vais bien, vraiment. Je te promets. Il faut juste que je monte me changer.
Aussitôt il roula son fauteuil roulant hors de table et vers la porte. Gibbs se leva également pour l'aider et en jetant un coup d'œil au-dessus de son épaule, lança :
- Graceton, avec moi !
Graceton se leva immédiatement et suivit Gibbs dans la maison. Ils portèrent Tony jusqu'à sa chambre, et attendirent dans le couloir pendant qu'il se changeait. Graceton regarda Gibbs et dit :
- Je vous promets patron, rien de tout cela n'est apparu dans les recherches que j'ai faites sur lui, et j'ai vraiment cherché partout.
Gibbs allait répondre quand McGee arriva en courant.
- Patron je crois qu'Abby a besoin de vous en bas, elle est pas mal secouée.
Gibbs regarda alternativement ses deux agents et répondit à voix basse :
- Ne le laissez pas se faire mal.
Les deux hommes acquiescèrent et fixèrent Gibbs s'approcher de la porte de la chambre et parler :
- Tony, je dois descendre pendant quelques minutes, McGee et Graceton vont t'aider à redescendre. Ne leur complique pas la tâche.
- Je n'y aurais jamais pensé, répondit la voix de Tony, dans laquelle on pouvait entendre du sarcasme.
Gibbs secoua la tête et reprit, en s'adressant à ses agents :
- Ne le laisser pas marcher, il peut seulement se tenir debout pendant quelques minutes à la fois et il a besoin de quelqu'un pour ne pas perdre l'équilibre, si il a une attitude un peu étrange, alors venez chercher soit Ducky, soit moi. Compris ?
Ils acquiescèrent et répondirent en chœur :
- Oui patron.
Sur ce, Gibbs partit et les deux hommes attendirent dans un silence angoissant, aucun des deux ne voulant subir la colère de leur chef si quoi que ce soit venait à se produire.
Après quelques minutes d'attente, la porte s'ouvrit enfin et Tony passa sa tête dans l'entrebâillement :
- Hum… J'ai peut être besoin d'un peu d'aide.
McGee et Graceton bougèrent rapidement de leur place et entrèrent dans la pièce. McGee, qui avait aidé à tout mettre en place ne pensa pas vraiment à la décoration de la chambre et alla directement vers Tony et commença à l'aider avec son tee-shirt, mais Graceton, qui n'avait jamais vu cette pièce fut choqué par cet environnement. Il explora curieusement la chambre et s'exclama quand il trouva la Xbox de Tony et ses jeux. Sans se retourner il s'exclama :
- Cette console est géniale !
- J'aime bien, répondit le jeune garçon en haussant les épaules.
Alors que Graceton continuait à lorgner sur la console, Tony se tourna pour lui demander :
- Tu veux jouer ?
McGee et Graceton échangèrent un regard et McGee demanda :
- Tu as le droit avec ton bras en écharpe ?
Tony leva les yeux au ciel et répondit sarcastiquement :
- J'ai encore une partie d'hier en cours.
Ce que Tony ne mentionna pas était que Gibbs ne le savait pas et aurait surement quelque chose à y redire, ce qui n'était pas très encourageant. McGee et Graceton échangèrent encore un regard et puis Graceton dit :
- Je joue.
McGee délibéra pendant une minute et décida de jouer également. Ils s'installèrent tous et Tony leur dit où il gardait les autres manettes de jeu. Rapidement, ils se retrouvèrent perdus dans le jeu et oublièrent qu'ils étaient supposés redescendre avec les autres.
Ducky regarda l'heure et se tourna vers Gibbs :
- Ils prennent beaucoup de temps Jethro. Pense-tu que nous devrions aller voir ce qu'ils font ?
Gibbs soupira et jeta un coup d'œil à Abby pour être sûr qu'elle allait bien (cela avait pris environ dix minutes pour la convaincre que tout allait bien) puis se retourna vers Ducky :
- Oui Ducky, allons voir ce qu'il se passe.
Les deux hommes marchèrent en silence jusqu'à ce qu'ils entendirent un bruit étrange venant de la chambre de Tony. Tous deux pensant qu'il était arrivé quelque chose accélérèrent mais s'arrêtèrent aussitôt en ouvrant la porte de la chambre. Ils se retrouvèrent face à un spectacle, McGee et Graceton étaient debout et appuyant nerveusement sur les boutons de leur manette alors que Tony était tellement penché en avant qu'ils avaient l'impression qu'il allait tomber de son fauteuil.
Gibbs n'était pas vraiment en colère, comment le pourrait-il alors que le jeune garçon avait le plus grand sourire qu'il avait jamais vu. Il regarda Ducky qui secoua la tête, exaspéré, puis il se racla ma gorge pour avoir l'attention des trois garçons. Ces derniers relevèrent simultanément la tête de leur jeu, portant chacun différents degrés de culpabilité et d'inquiétude.
Ducky prit alors la parole :
- Vous savez que c'est assez impoli d'abandonner le reste des invités pour jouer à un jeu ?
Gibbs continuait de les fixer intensément chacun leur tour. Tony regardait, penaud, entre Gibbs et le médecin :
- C'est vraiment de ma faute. J'ai suggéré qu'on joue pendant quelques minutes. Et apparemment, on n'a pas vu le temps passer.
- Tu crois ? Répondit Gibbs en secouant la tête.
Après les avoir laisser réfléchir pendant une minute, il s'adressa à ses agents :
- Vous deux, descendez, je pense que les filles pourraient avoir besoin d'aide.
Les deux hommes posèrent instantanément leur manette sur le lit et sortirent de la pièce, mais McGee revint une seconde après et demanda :
- Graceton et moi demandons une revanche quand tu pourras rejouer.
- Comme si cela allait changer l'issu de la partie, dit le jeune garçon en roulant les yeux.
McGee allait répondre mais s'arrêta à la vue du regard que lui lança Gibbs. Il hôcha alors la tête et descendit.
Tony regarda les deux hommes et demanda :
- Je ne vais pas avoir de problèmes, hein ?
- Je ne sais pas, qu'est-ce que tu en pense ?
L'enfant regarda ses mains et essaya de cacher la peur qui le traversait. Il releva les yeux et dit :
- Je… Je comprendrais si tu voulais m'enlever la console. C'était vraiment mal de rester ici et jouer alors que tu avais des invités.
L'agent attendit un moment, essayant de prendre en compte tout ce qu'avait dit Tony. Le petit s'attendait vraiment à ce qu'il lui enlève son jeu et ne lui rende jamais. Il soupira encore, il avait l'impression qu'il soupirait beaucoup ces temps-ci.
Il releva la tête de Tony et lui répondit :
- Je ne te l'enlèverais pas. Mais tu n'as pas le droit d'y jouer jusqu'à ce qu'on t'enlève ton attelle, juste parce que pour y jouer tu l'enlève un peu et à long terme cela pourrait te blesser. Compris ?
Tony acquiesça et, spontanément, il entoura son bras non blessé autour du cou de Gibbs et se serra contre lui.
Gibbs fut étonné. Le petit n'avait jamais initié de contact depuis qu'il était avec lui, et pour être honnête Gibbs ne savait pas comment réagir. Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus reçu l'étreinte d'un enfant. Et maintenant que cela lui arrivait, il se souvenu de vieux souvenirs où sa propre petite fille courait et se jetait dans ses bras, lui coupant le souffle. Il regarda Ducky, lui demandant silencieusement quoi faire, celui-ci lui indiqua Tony du menton. Après un instant d'hésitation, il enveloppa alors le garçon dans ses bras et sut tout de suite que c'était la bonne chose à faire. Tout était normal.
