L'histoire ne m'appartient pas, ses personnages non plus, je ne fais que traduire la fiction de Polley9.

Merci des nombreux encouragements pour la traduction de cette fic, cela fait plaisir.


Chapitre 7

Dire la vérité

Tony était énervé ! Non, il était plus qu'énervé, il était furieux ! Il ne pouvait pas croire que Gibbs et Ducky lui aient fait ça. C'était tout simplement injuste ! Il comprenait qu'il devait parfois aller chez le médecin c'est juste une des nombreuses choses qu'il faut subir si on saigne à en mourir. Mais cela lui était impensable que quelqu'un fasse cela volontairement.

Il se retrouvait alors assis en fixant méchamment le mur opposé tandis que Gibbs et Ducky étaient assis chacun d'un côté de lui, s'assurant qu'il ne s'enfuirait pas encore, et le médecin se trouvait en face de lui. Et pas n'importe quel médecin… un psy ! Voilà pourquoi il était tant agacé.

Dr. Cranston gardait un regard calme pendant qu'elle observait silencieusement ses nouveaux patients qu'ils en soient ou non conscients ces sessions allaient également servir à s'occuper de leurs problèmes, pas que ceux du garçon.

Quand elle pensa que cela faisait assez longtemps, elle s'éclaira la gorge et prit la parole :

- Ok je pense qu'assez de temps s'est écoulé pour que tout le monde se soit calmé considérablement. Alors, pourquoi Tony ne nous raconterait pas comment vous vous êtes rencontrés ?

Tony l'ignora et, même sous le regard courroucé de Gibbs et même sous les encouragements de Ducky, il décida qu'il n'allait pas coopérer tant qu'il y pourrait quelque chose. Ils attendirent tous quelques minutes puis le docteur se tourna vers Gibbs et demanda :

- Agent Gibbs pourriez-vous nous raconter comment vous et Tony vous êtes rencontrés ?

Gibbs eut l'air assez embarrassé avant de répondre :

- Bien sûr Doc. C'était il y a environ un mois maintenant. On a reçu un appel à propos d'un officier retrouvé mort et à ses côtés, un garçon sans domicile inconscient. Alors mon équipe et moi-même y sommes allés et avons commencé à travailler. J'ai vu que le petit ne coopérait pas alors je suis intervenu et tenté ma chance. J'ai pensé qu'il devait probablement avoir froid, faim et être fatigué alors j'ai attrapé des barres de céréales et de l'eau et me suis approché de lui. Je voyais qu'il avait mal et était terrifié, et je lui ai demandé s'il voulait manger en lui tendant les gâteaux et l'eau. Ca à marcher. Je l'ai convaincu qu'il pouvait venir avec moi et la première chose qu'il m'a dite quand je lui aie demandé si je pouvais l'aider à se lever était que je devais seulement toucher son bras. C'est là que j'ai eu un pressentiment.

Le médecin leva la main pour qu'il s'arrête et demanda :

- Pourquoi pensez-vous qu'il ait dit ça ?

Gibbs semble encore plus gêné maintenant car ce n'était définitivement pas un sujet qu'il avait abordé jusqu'à présent. Il se racla la gorge et répondit d'une voix enrouée :

- Je pense… Je pense qu'il a dit ça car quelqu'un, probablement un homme, lui avait fait beaucoup de mal.

Le docteur se tourna vers Tony et lui demanda :

- Est-ce que c'est vrai Tony ? Quelqu'un t'a-t-il fait du mal.

Tony senti son visage rougir et, alors qu'il sentait sa colère grandir, que sa jambe commença à tressauter, il refusa tout de même de répondre à la question.

Ils regardèrent tous le changement de comportement du garçon pendant quelques minutes, puis le médecin indiqua à Gibbs de poursuivre son histoire.

- Je l'ai donc aidé à se lever et l'ai emmené à la camionnette où je lui ai donné de quoi mangé. J'ai ensuite appelé Ducky pour qu'il regarde son état de santé. Dès que je lui ai dit qui Ducky était, le petit a réagi fortement et j'ai cru qu'il n'était peut-être pas tant blessé que ça s'il pouvait bouger comme ça. Et comme j'avais tort. Il s'est ensuite endormit et s'est réveillé à mi-chemin vers les urgences où il a commencé à se débattre. C'était comme tenter de maintenir le diable de Tasmanie. A un moment, il m'a frappé si fort que j'ai lâché prise. Mais finalement nous avons réussis à l'emmener dans les urgences et les médecins ont pris la main et l'on sé daté pour le soigner.

Dr. Cranston inclina sa tête sur le côté et demanda :

- Quelles étaient ses blessures ?

Ducky est plus à même de vous répondre. Répondit Gibbs en haussant les épaules.

- Dr. Mallard, quelle était l'étendue de ses blessures ?

- Ah oui et bien ma chère, elles étaient nombreuses en fait. Il avait de multiples lacérations sur son dos et son torse dues à avoir été fouetté. Il avait également une jambe sévèrement cassée. C'était une fracture en spirale, ce qui indique que quelqu'un lui a attrapé la jambe et l'a tournée jusqu'à ce qu'elle casse. Ensuite, il avait une épaule complètement disloquée montrant que quelqu'un l'ai attrapé et tiré avec une grande force. Et puis il y av...

- STOP ! Vous ne savez pas de quoi vous parlez ! Alors arrêtez ! Hurla Tony.

Gibbs allait dire quelque chose quand le médecin prit la parole :

- Pourquoi Tony ? Pourquoi devons-nous arrêter ?

Tony attrapa ses cheveux avec sa bonne main et chuchota :

- Parce qu'on n'est pas supposés en parler. Personne ne peut savoir ce qu'il s'est passé. Personne !

- Mais Tony, ils savent déjà ce qu'il s'est passé. Tes blessures ne mentent pas. Le docteur Mallard est un médecin particulier. Il peut dire exactement ce qu'il est arrivé à quelqu'un en regardant leurs radios.

Un sanglot échappa à Tony :

- S'il vous plaît… S'il vous plaît arrêtez. Je peux pas faire ça maintenant.

Le médecin fit un signe à Gibbs qui fut aussitôt à genou à côté de Tony et commença à le calmer. Il le rapprocha de lui et lui chuchota à l'oreille doucement.

Les épaules du jeune garçon avaient commencées à tremblées avec les sanglots retenus mais quelques larmes s'échappèrent de ses yeux. Il enterra sa figure dans l'épaule de Gibbs. Il voulait simplement oublier que tout cela était arrivé. Il ne pouvait pas croire qu'il se soit effondré comme ça. Mais après les avoir entendus parler de ça comme si s'était un simple fait l'avait juste rendu de plus en plus en colère, plus qu'il ne l'avait jamais été. En colère contre eux pour en avoir parlé, en colère contre son père et le reste du monde, et surtout en colère contre lui-même pour s'être permis de s'effondrer à propos de tout ça. Il avait vécu plusieurs années sans craquer. Et pire que tout, il était tombé dans le piège du psy. Il savait qu'elle avait voulu avoir une réaction de lui et il était tombé dans le piège.

Après plusieurs minutes, Tony réussit à se calmer et reprendre le contrôle de ses émotions puis il s'écarta de Gibbs et en prenant un air sans expression il dit :

- Très bien Doc. Je vais devoir vous surveiller, vous êtes sournoise.

Le médecin haussa simplement les épaules :

- Si tu as l'intention de résister, je vais insister d'autant plus. Maintenant, puisque que cette séance a été assez éprouvante pour toi, pourquoi ne nous arrêterions nous pas ici pour cette fois et je reviendrais après demain à la même heure.

Tony grogna et gémis :

- Vraiment ! On va se voir plus d'une fois par semaine ?

Le Dr. Cranston sourit.

- Ouep. Estime-toi heureux que ce ne soit pas tous les jours comme on avait initialement prévu.

Tony jeta sa tête en arrière dramatiquement et grogna fortement. Le Dr. Cranston s'approcha de lui et plaça une main sur son épaule en disant :

- Je sais mais je suis sûre que tu survivras. Porte toi bien Tony et n'embête pas Gibbs et Ducky, ils veulent seulement ce qui est le mieux pour toi.

Et sur ceci elle s'en alla, les laissant tous les trois.

Tony jeta un regard courroucé à Gibbs :

- Je ne peux pas croire que tu m'as fait ça Gibbs !

- Et qu'est-ce que j'étais censé faire ? Tes cauchemars sont de pire en pire et tu as besoin d'en parler.

- Merde Gibbs ! Hurla Tony. Tu ne comprends pas ! Je disais la vérité quand j'ai dit ne pas pouvoir en parler. Ils m'ont fait du mal Gibbs et ils ont dit que si j'en parlais, ils me pourchasseraient et me tueraient ainsi que la personne à qui je l'aurais dit !

Il s'arrêta à cause de la boule sui s'était formée dans sa gorge. Il déglutit difficilement et reprit :

- Je… Je ne veux pas…que vous soyez blessés. Laissez tomber ok ?

Gibbs se mit au sol en face de Tony et prit son visage entre ses mains en le regardant dans les yeux.

- Tu es en sécurité avec moi. Je ne laisserais personne de faire du mal à nouveau. Tu m'as compris ?

Les épaules du garçon se baissèrent de défaite mais il essaya de nouveau, même en sachant que c'était inutile.

- S'il te plaît Gibbs. Ne fais pas ça.

- Tu m'as compris Tony ? Répéta-t-il.

- Oui. Répondit le petit avec un grand soupir. Mais je me demande si toi aussi tu comprends.

Gibbs lui tapota le menton :

- Laisse-moi m'en inquiéter.

NCIS~~~NCIS~~~NCIS~~~NCIS~~~NCIS

Deux jours plus tard.

Tony se retrouva encore assis plutôt inconfortablement dans le salon face au Dr. Cranston. Elle était revenue comme promis et était maintenant assise en le fixant, estimant son état. Après quelques minutes elle sourit légèrement et dit :

- Comment ça va Tony ?

Le concerné soupira et haussa les épaules. Ne se préoccupant pas de répondre verbalement. Après tout, il était là contre sa volonté et comptait bien faire savoir son mécontentement.

Le médecin soupira mentalement et reprit :

- Ok et bien si on jouait à un petit jeu ?

Ceci attira l'attention de l'enfant. Tous ces anciens psy avaient été les même, mais le Dr. Cranston était différente et cela le surprit. Alors, étant assez étonné il abandonna et répondit :

- Quel genre de jeu ?

Je sourire du médecin s'élargit quand elle réalisa qu'elle venait de recevoir une réponse assez positive du garçon :

- Cool, ça s'appelle vrai ou faux. Je vais te poser des questions et tu me diras qi c'est vrai ou si c'est faux. Ok ? C'est vraiment simple.

Tony grogne puis soupira fortement. Il n'avait pas du tout envie de partager ses idées. Il la regarda et lui répondit :

- Euh non.

Elle rigola légèrement.

- Mais tu auras un prix. Dit-elle pour le tenter.

Tony fronça les sourcils puis demanda :

- Quel genre de prix ?

Elle sourit et lui répondit :

- Eh bien, si tu joues le jeu et répond honnêtement sans créer de problèmes, pour chaque réponse que tu me donneras, alors on enlèvera une minute à la séance, ce qui veut dire que tu peux soit n'enlever aucune minute, soit enlever jusqu'à une demie heure. Le choix est à toi.

Le garçon la fixa sceptiquement.

- C'est tout ce que j'ai à faire ? Dire si c'est vrai ou faux ?

- Oui.

- Ok essayons.

- Très bien. Dit-elle en prenant son calepin et un stylo. Ok, les premières questions vont être faciles pour toi. C'est parti vrai ou faux, tu vis avec l'agent Gibbs ?

- Vrai.

- Bien. Vrai ou faux tu as eu au total vingt-six visites aux urgences ces trois dernières années ?

En soupirant il demanda :

- Est-ce que ça peut être à peu près juste ?

- Que veux-tu dire ?

- C'est compliqué. Répondit-il en se pinçant le nez.

- Alors explique moi, on a exactement une heure et quarante-cinq minutes.

- Ok, alors en fait j'ai eu plus d'un alias, et je les ais peut être utilisé plusieurs fois quand je fuyais mon père.

Le médecin e regarda attentivement puis appela :

- Gibbs ! Vous voulez surement être là pour ça.

La mâchoire de Tony s'abaissa et il s'exclama :

- Quoi ! Non ! C'est le secret médical !

La psychologue secoua la tête :

- Pas quand cela fait partie d'une investigation fédérale et encore moins quand tu es mineur.

Gibbs entra dans le salon, couvert de poussière, sortant de la cave. Il s'essuya les mains sur un torchon en répondant :

- Que se passe-t-il ?

Tony réplique rapidement :

- Oh c'est rien.

L'agent leva un sourcil et dit :

- Je ne te le demandais pas. Il se tourna vers le médecin et reprit, Que se passe-t-il doc ?

- Et bien agent Gibbs, il semblerait que ce jeune homme ici même ait de bonnes informations pour vous.

Ils se tournèrent tous les deux vers Tony et le regardèrent s'enfoncer dans son siège, tentant d'éviter leur regard. L'ex marine se racla la gorge, l'incitant à prendre la parole. Le garçon soupira dramatiquement.

- C'est vraiment pas grave.

- Laisse-moi en juger. Dit l'agent en roulant ses yeux.

- D'accord. J'ai dit au Doc que j'ai peut-être bien eu plus d'un alias et que je les ai utilisés dans le passé pour faire des choses comme aller aux urgences, et me cacher de mon père.

- QUOI !

Cette explosion avait été attendue et c'est pourquoi il n'avait pas voulu le dire initialement. L'enfant et le Dr. Cranston regardèrent Gibbs sortir rapidement de la pièce, aller dans la cuisine puis revenir avec son téléphone dans la main. Ils le regardèrent taper fortement des chiffres puis faire les cent as pendant que cela sonnait. Après quelques secondes ils entendirent un 'oui patron' à l'autre bout du fil puis l'agent prit une grande respiration :

- Prend un papier et un crayon, j'ai besoin que tu écrives quelque chose.

- Ok patron je suis prêt.

L'agent tendit le portable à Tony et lui dit, dans une voix qui lui indiquait de ne rien oublier :

- Tous les noms.

Le garçon soupira et prit le téléphone :

- Anthony Paddington, Dimitri Martini, Antonio Bastenalli, et Tony Dimitri.

Il rendit le portable à Gibbs et couvrit son visage de ses mains en prenant une grande, grande, grande inspiration. Il était vraiment dans une sale posture. Il était tellement perdu dans ses pensées qu'il ne remarqua pas que Gibbs avait fini de parler au téléphone et était maintenant accroupit en face de lui, le regardant intensément, jusqu'à ce que Gibbs retira ses mains de sa figure et lui releva la tête afin qu'il le regarde dans les yeux. Avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, Tony se lança :

- Je suis désolé de ne pas t'en avoir parlé.

Gibbs soupira et secoua la tête :

- Tu dois être honnête avec moi. On ne peut pas continuer à découvrir des choses comme ça. A partir de maintenant, tu dois être à cent pour cent honnête avec moi. Est-ce que c'est clair ?

Tony acquiesça silencieusement, ne lâchant pas Gibbs du regard. Ce dernier frotta gentiment le derrière de la tête du garçon et reprit :

- Demain, toi et moi allons aller au bureau et nous allons voir toutes les informations que nous avons et tu vas nous dire ce que tu sais. Ok ?

Le jeune garçon déglutit difficilement et acquiesça avec hésitation. Il était empli de terreur. C'est à cet instant qu'il venait de se rendre compte à quel point la maison de Gibbs était devenue un sanctuaire pour lui. L'idée de passer la journée dehors, avec des étrangers était assez pour le faire frissonner fortement.

Gibbs s'en aperçu et rapprocha Tony de lui et l'enlaça jusqu'à ce qu'il se détende. L'agent espérait énormément que tout se passerait bien demain.