Disclaimer : tout appartient à J. K. Rowlings

Pairing : HP/DM

Merci pour votre enthousiasme. Bonne lecture !


Chapitre 6 : Apaisements

Quelques heures plus tard, Harry ramena une Lily profondément endormie à Godric's Hollow. Il avait décliné l'offre de Molly de rester au Terrier le temps que tout soit remis en état. Draco lui avait également suggéré de revenir à l'appartement, sans plus de succès. A défaut de pouvoir le ramener chez lui, il le suivait donc au Cottage, établissant la liste des magasins qui recevraient leur visite dès le lendemain.

-... donc, nous passerons chez Tissard et Brodette pour ton linge de maison. Ils ont un superbe coton satiné pour les draps de lit. Et puis, pour le mobilier de ...

- Draco !

- Quoi ?

- Est-ce que c'est vraiment nécessaire ?

- Quoi donc ?

- Tout ce ... luxe ?

- Mais ... Enfin Harry, et la classe ?

- Draco, on parle de moi là, et de mes enfants. Moi, tout ce que je veux, c'est un endroit chaleureux et confortable pour vivre.

- Hem, oui bon, on verra ça plus tard.

- C'est ça, plus tard, sourit-il en ouvrant la porte de la maison.

Il monta rapidement à l'étage et glissa sa fille dans son lit, entendant Draco faire le tour des pièces, sûrement pour déterminer ce qu'il l'inciterait à acheter. Il s'appuya contre le montant de la porte, réfléchissant à ce qui s'était produit plus tôt dans la journée. La méchanceté dont avait fait preuve Ginny le dépassait totalement. Il savait que son ex-femme pouvait être vindicative, mais il ne s'était pas attendu à ce qu'elle aille aussi loin dans sa volonté de lui faire du mal. La réaction des Weasley l'avait un peu réconforté.

Avec un sourire, il se rappela la remarque abasourdie de Draco lorsque personne n'avait remis en cause sa présence. Le blond ne s'était pas attendu à cette mansuétude de leur part, mais elle n'étonnait pas Harry plus que cela. Hormis Ginny et Ronald, tous avaient su passer au-dessus des évènements de leur adolescence et avaient compris que l'héritier Malefoy avait subi des pressions inimaginables pour un enfant. Ce qu'ils étaient tous à l'époque. De plus, leurs rencontres régulières étaient maintenant un fait connu et chacun savait qu'ils entretenaient des relations amicales. L'auror soupçonnait que George en savait même un peu plus que les autres. De toute façon, les réactions du blond avaient été des plus révélatrices cet après-midi. Après un moment de gêne, Arthur, Bill et Charlie avaient agi comme à leur habitude, retenant parfois un sourire entendu à la vue de Draco câlinant Harry.

Harry sentit des bras se glisser le long de ses flancs et deux mains chaudes se serrer contre son ventre tandis que des lèvres mutines butinaient son cou. Avec un soupir de bien-être, il se cala contre le torse accueillant

- Tu vas bien ? souffla Draco.

- Mmmm...

- Viens, toi aussi tu as besoin de repos.

Draco tira Harry vers la salle de bains. Il le délesta rapidement de ses vêtements et le poussa sous la douche chaude, entreprenant de le laver avec délicatesse. Il passait la fleur de douche sur le corps de son amant, massant au passage les muscles noués, sans aucun mouvement équivoque. Quant Harry se tourna pour le faire subir le même traitement, une étincelle gourmande dans les yeux, le blond l'en empêcha.

- Laisse-toi faire, chuchota-t-il. Ce soir, je m'occupe de toi.

Harry insista cependant, glissant une main coquine le long de la fine ligne de poils blonds sur son ventre. Draco stoppa son vagabondage, bloquant son corps contre la paroi.

- Pas ce soir, mon petit griffon.

- Mais ...

- Je te l'ai dit, ce soir je m'occupe de toi.

Et sur ces mots, il poussa son amant hors de la cabine et l'enveloppa d'une grande serviette moelleuse en se faisant la réflexion qu'heureusement, la Belette enragée n'avait pas tout détruit. Après les avoir tous deux bien séchés, il guida Harry vers la chambre de James dans laquelle il avait préalablement agrandi le lit. Il lui retira son drap de bain et le poussa à plat ventre sur le matelas après avoir écarté la couette. Avant qu'il n'ait pu protester, il s'installa en tenue d'Adam sur ses cuisses et commença à lui masser le dos. Après quelques minutes, Harry se sentait flotter sur un nuage, une seule raideur continuait à le tarauder.

Totalement conscient des tensions qui habitaient encore le corps étendu sous lui, Draco se laissa glisser pour pouvoir retourner son amant. Aussitôt, la hampe de celui-ci tressauta. Avec un grognement, Harry tenta de se redresser, cherchant avidement les lèvres fines qui souriaient d'un air moqueur, mais il fut fermement repoussé sur le dos tandis que le blond se réinstallait à cheval sur ses hanches. Avec un malin plaisir, il fit courir ses mains sur le torse hâlé, torturant au passage les petites éminences de chaire plus foncées, tirant des miaulements de plaisir de sa victime. Se penchant pour mordiller ses lèvres, il appuya doucement son bassin sur le sexe impatient, imprimant un mouvement de va-et-vient qui leur arracha à tous deux des gémissements.

Harry voulut agripper les hanches de Draco pour accélérer le mouvement, mais celui-ci emprisonna ses mains au-dessus de sa tête avant de faire glisser ses lèvres le long de la mâchoire légèrement bleuie d'une barbe naissante. Il suçota le cou, dessinant une marque sombre au creux de l'épaule. Lentement, il descendit sur la poitrine, léchant, baisant, mordillant tour à tour. Il glissa autour du nombril avant de descendre vers le pubis.

D'un mouvement réflexe, Harry lança ses hanches en avant, mais Draco se contenta de le repousser en écartant les cuisses sur lesquelles il s'attarda, caressant avec insistance la peau douce à l'intérieur de celles-ci. Il lâcha les mains du brun pour assurer sa prise sur ses hanches. Pour résister à la montée des sensations et à la frustration que Draco engendrait en évitant sciemment le centre de son plaisir, Harry saisit les draps à pleine main.

Faisant enfin preuve de miséricorde, le blond se pencha sur le membre enfiévré et souffla légèrement avec malice sur la tête de celui-ci. Il taquina de la pointe de la langue la petite fente avant de glisser le long de la veine qui pulsait sous l'affluence du sang. Il engloba ensuite les bourses tendues, les mordillant légèrement. Enfin, il glissa la verge palpitante dans sa bouche, détendant sa gorge pour l'accueillir au mieux. Doucement, il entama un rythme variant les succions légères et plus fortes, alternant avec des léchages et même des morsures à peine esquissées, se régalant des supplications qu'émettait Harry. Il intensifia la torture jusqu'à sentir les cuisses du brun se tétaniser, se resserrant contre ses épaules. Bloquant plus solidement son bassin, Il suça plus fort, jusqu'à ce que Harry capitule enfin et se libère dans sa bouche. Il savoura le liquide doux-amer avant de le relâcher pour venir s'étendre tout contre lui, le souffle tout aussi haletant que celui de son amant.

En sentant le membre gonflé battre contre sa cuisse, l'Auror voulut se placer face à lui mais Draco bloqua son mouvement, le forçant plutôt à se tourner de l'autre côté, pressa son torse contre son dos et glissa son bras contre son flanc pour le maintenir.

- Mais Draco, je veux ... se plaignit Harry en gigotant pour se dégager.

- Dors petit griffon !

- Mais et toi ?

- Ce soir, c'était pour toi, chuchota Draco. Tu me rendras la pareille un autre jour. Dors maintenant, insista-t-il en déposant un baiser sur sa tempe.

OoOoOoOoOoO

Lundi 13 Novembre 2017

Le lendemain, les deux hommes se réveillèrent en douceur, dans les bras l'un de l'autre, parfaitement reposés. Après un copieux petit-déjeuner, Draco partit pour le Ministère, non sans donner rendez-vous à Harry pour faire le tour des magasins.

Lily fut ravie que son père l'amène à l'école ce matin-là. Elle babilla tout au long du chemin puis le tira par la main pour le mener devant la directrice de l'établissement. Lorsque la sonnerie retentit pour annoncer le début des cours, elle courut vers ses amies, laissant les adultes à leur discussion.

Une demi-heure plus tard, Harry quitta l'école de Godric's Farm rassuré. Madame Harris était une cracmolle, ce que l'Auror savait depuis de nombreuses années, et elle était toujours en contact avec le monde sorcier. Par l'intermédiaire de ses amis, elle avait eu connaissance de la situation et avait d'elle-même parlé des consignes de sécurité concernant Lily. Désormais, seul lui, les parents Weasley, George et Draco seraient autorisés à emmener la fillette hors de l'école. Il transplana ensuite dans le Hall des Arrivées du Ministère.

C'est en souriant qu'il se rendit au deuxième étage qui abritait le Département de la Justice Magique, et donc le Bureau des Aurors. Il traversa d'un pas léger les couloirs, répondant aux saluts de ses subalternes et fit un arrêt devant le bureau de la Secrétaire.

- Auror en Chef, je suis ravie de vous voir de retour, le salua-t-elle ave raideur, bien qu'un petit sourire joue à la commissure de ses lèvres.

- Sania, je vous ai déjà demandé des dizaines de fois de m'appeler Harry.

- Oui, Auror en Chef !

- J'imagine qu'il est encore dans mon bureau ?

La grimace de la femme fut une réponse en elle-même. Avec un haussement d'épaules fataliste, Harry ouvrit doucement la porte qui menait à son office.

Assis devant sa table de travail, un homme raturait rageusement à l'encre rouge ce qui ressemblait à des rapports de mission. Il était tellement concentré sur sa tâche qu'il n'avait pas remarqué l'arrivée de son supérieur. Profitant de ce fait, Harry laissa courir son regard dans la pièce, notant les changements qui avaient été apportés en cinq jours d'absence.

La grande fenêtre magique qui affichait généralement un serein paysage de campagne avait été remplacée par une multitude de petits écrans qui permettaient de surveiller toutes les personnes présentes dans les locaux. Sur le grand mur en face, Il y avait un gigantesque tableau portant le nom de tous les employés, avec des annotations listant des défauts, des manquements au règlement, des erreurs lors de missions, des commentaires divers sur leurs rapports, leurs attitudes.

Atterré de voir tout cela, Harry referma la porte en douceur avant de parler.

- Bonjour, Auror Dawlish. Je vois que vous ne manquez pas d'occupation.

- Hein ! Oh ... Euh ... Bonjour Auror Potter, répondit le plus âgé, déstabilisé mais refusant cependant de reconnaître, même dans un salut, que Harry lui était supérieur en grade.

Harry retint un sourire moqueur devant l'attitude de l'homme. John Dawlish avait vitupéré pendant des jours lors de sa nomination au poste de Chef des Aurors, hurlant à tout un chacun que Harry était bien trop jeune pour occuper une telle fonction. Bien qu'il ait été d'accord avec lui à l'époque, après tout il n'avait que vingt-six ans, il estimait qu'il avait depuis largement fait ses preuves. Mais manifestement, Dawlish n'était pas du même avis.

- Et donc, à quoi vous occupez-vous ?

- À corriger toutes ces inepties dans les rapports, c'est incroyable le nombre d'inexactitudes et d'à-peu-près que tous ces imbéciles dégénérés écrivent pour se débarrasser rapidement de ce qu'ils appellent la paperasse. Vous devriez être plus attentif à ce relâchement.

- Mmmm ... Et l'écran ?

- Ils se permettent bien trop de libertés. De la fermeté, de l'autorité, de la supervision, voilà ce qu'il manque à ce service. C'est comme ce tableau, fit John Dawlish en pointant le mur d'un doigt vindicatif. Vous y voyez le résultat de la nonchalance.

- Manifestement.

A ce mot, l'Auror en Chef eut une bouffée de nostalgie. La vue de Dawlish penché sur son bureau lui avait déjà rappelé son professeur de Potions, Rogue, qui avait l'habitude de surcharger les copies de ceux qu'il dénigrait lors de ses cours. La réponse qu'il avait donnée à l'homme lui avait soudainement fait revivre une scène épique qui avait opposé Severus à l'horrible femme-crapaud, Dolorès Ombrage, lors de son passage en tant que Grande Inquisitrice à Poudlard.

Harry hocha la tête d'un air concerné avant de faire un mouvement nonchalant de la main. Aussitôt, le bureau reprit l'apparence auquel il était habitué, la fenêtre s'ouvrant virtuellement sur un paysage bucolique tandis que le tableau laissait sa place à la grille de service ainsi que la liste des affaires en cours. L'ensemble des dossiers fut parcouru par un frisson et l'encre rouge disparut avant que les rapports ne passent la porte pour retrouver leur place dans les armoires d'archivage. Harry eut juste le temps d'apercevoir la moue satisfaite de Sania avant que le panneau ne se referme.

Dawlish hoqueta bruyamment, outré que Harry ne tienne pas compte de ses remarques et soufflé par la facilité qu'il avait eu de tout faire disparaître. Avec amusement, le Chef des Aurors se demanda si l'aîné comprendrait un jour que le Bureau du Chef s'adaptait automatiquement à son occupant légitime et gardait donc en mémoire ses préférences. De même pour les rapports de mission. Une fois que le Directeur y avait apposé sa signature, ils devenaient inaltérables.

Sinon, des avancées dans les affaires en cours ?

Rien de significatif pour le moment. Je ... J'ai ... suspendu quelques enquêtes le temps que les rapports soient ... hem ... corrigés, répondit Dawlish qui n'avait pas encore quitté le fauteuil de son supérieur et s'accoudait au bureau.

- Je vois ...

- Stones a arrêté Mondingus Fletcher.

- Encore ! Pour quelle raison, cette fois ?

- Il vendait des fagreuses aux Moldus. Plusieurs d'entre eux ont été blessés. Les Oubliators ont dû intervenir.

- Des ... fagreuses ?

- Oui, ces appareils que les Moldus utilisent pour lier leurs parchemins avec des attaches en métal. Sauf que les liens se détachaient et coupaient les doigts des Moldus. Plusieurs en ont eu des sectionnés.

- Oh, d'accord, des agrafeuses.

- Bon oui, c'est la même chose, grommela l'homme qui n'aimait pas être pris en faute.

- Et qu'avez-vous fait de Ding ?

- Au cachot pour six mois.

- Euh ... c'est un peu excessif non ?

- Il mériterait d'être envoyé à Azkaban.

- Mmmm ... Bien, si nous avons fait le tour, vous pourriez peut-être me rendre mon bureau afin que je puisse me mettre au travail.

- Ah ... euh ... oui bien sûr, répondit Dawlish qui se leva avec une réticence évidente.

Harry prit place dans son fauteuil et s'apprêtait à ouvrir son courrier quand il se rendit compte que John hésitait devant la porte.

- Je peux faire quelque chose pour vous ?

- J'ai reçu une convocation pour un Conseil de Discipline.

- Je vais le noter sur le tableau de service. A quelle date ?

- Le onze décembre...

- Parfait.

- ...

- Autre chose ?

- Eh bien ... Je me demandais si vous pouviez me donner quelques informations supplémentaires ?

- Tout a dû être indiqué dans le courrier que vous avez reçu.

- Non, il n'y a rien de précis.

- Pour quelle fonction avez-vous été appelé ?

-... hum ... heu ... greffier, murmura John comme s'il espérait que personne n'entende sa déclaration.

- Dans ce cas, vous n'avez pas besoin d'en savoir plus. Vous n'aurez d'autre rôle que de consigner la séance.

- Mais ... c'est ... Je pensais que vous pourriez me donner quelques ...

- John, l'interrompit Harry. Vous savez pertinemment que je ne peux rien vous dire.

- Oui mais, c'est pas un rôle pour moi. J'ai des compétences et ...

- Auror Dawlish ! Je n'ai aucun pouvoir décisionnaire dans la tenue des Conseils de Discipline. Si cela ne vous convient pas, signalez-le au Président.

John rougit fortement sous la réprimande. Il fixa un long moment Harry, tentant de le faire céder. Au bout de quelques minutes, il déclara forfait et sortit. Il voulut faire claquer la porte, mais le bureau lui refusa se plaisir en amortissant le battant qui se referma avec un chuintement discret. Une exclamation d'exaspération se fit légèrement entendre, amenant un petit sourire moqueur sur les lèvres de Harry qui reprit l'ouverture de son courrier.

Il prit connaissance de sa propre convocation à la Commission de Discipline, fronçant les sourcils à la lecture de certains noms composant la Présidence. La séance risquait d'être houleuse au possible, mais heureusement, tout cela serait bientôt derrière lui. C'était l'une des choses qu'il appréciait le plus dans le Monde Sorcier. La justice ne traînait pas. Dans moins de deux semaines, l'affaire serait réglée.

OoOoOoOoOoO

Les jours filèrent à toute vitesse. Draco avait réussi à le traîner dans un nombre faramineux de magasins et bien que Harry ait tenté de modérer son enthousiasme, la maison possédait maintenant une touche de luxe évidente, mais l'atmosphère en était confortable et chaleureuse, comme il l'avait désiré. La plus grande surprise de Harry provint de l'aménagement de sa chambre. Son amant avait modifié sa commande dans son dos. Les murs étaient tendus de papier crème avec des liserés rouge sombre, tandis les meubles en bois d'une teinte chaude s'inscrivaient harmonieusement dans le décor. La pièce était devenue la jumelle de la chambre de l'appartement de Belgravia, à l'exception bien sûr de la couleur rouge remplaçant le vert.

Draco avait été un peu circonspect en se présentant ce soir-là, mais Harry avait su lui démontrer un enthousiasme des plus ... luxurieux.

Durant toute la semaine, Draco était venu retrouver les Potter père et fille à Godric's Hollow, cependant, ils avaient tous passé le week-end à l'appartement du blond.

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Mercredi 15 Novembre 2017

Hermione avait débarqué dans son bureau, plus ébouriffée que jamais, le mercredi matin.

- Harry, tu dois faire quelque chose ? Tu ne peux pas permettre que Ron soit traité ainsi !

- Bonjour Hermione. Oui, merci, je vais bien. Et toi ?

La réplique de l'Auror coupa la jeune femme dans son élan, peu habituée à voir son ami faire preuve d'une telle ironie. Elle se laissa tomber dans le fauteuil face au bureau et reprit.

- Euh, oui bonjour Harry. Je vais bien merci. Je ... je voulais te parler de Ron. Tu ne ...

- Je ne peux rien faire Hermione et tu le sais !

- Mais tu es le Chef des Aurors et ...

- Et ce n'est pas à ce titre que je suis impliqué dans cette affaire. Ron a lancé des Oubliettes sur mes fils. Cette agression a été immédiatement transmise au Département de la Justice. En tant qu'avocate, tu en es parfaitement consciente. D'ailleurs, tu l'as toi-même admis ce soir-là au Terrier.

- Oui mais tu sais comment se passe un Conseil. Ils vont fouiller dans son passé et ressortir tous les squelettes de son placard. Je ...

- De quoi as-tu peur Hermione ? N'as-tu pas confiance en ton mari ?

- Je ... ce n'est pas ça mais ... Je ... je connais Ron et je sais qu'il a sûrement des choses à se reprocher, rien que pour ses rapports. Je te rappelle que j'ai toujours surveillé vos devoirs à Poudlard. Tu dois intervenir.

- Je ne peux pas et franchement, je ne veux pas le faire !

- Harry ! C'est ton meilleur ami, répondit-elle la voix mourante sur ses derniers mots.

- Mon meilleur ami n'aurait pas attaqué mes enfants ! Mon meilleur ami n'aurait pas couvert les infidélités de ma femme ! Mon meilleur ami n'aurait pas utilisé ces mêmes infidélités pour me blesser, tout ça parce que je l'avais consigné au bureau pour qu'il complète ses rapports de mission en retard ! martela-t-il en se levant pour appuyer ses mots. Oui, le dossier de Ronald est loin d'être brillant et il encourra surement des sanctions à ce propos. Pour le reste, je ne sais pas jusqu'où ils pousseront leur enquête.

- Je ... je suis désolée Harry, mais c'est mon mari, le père de Rose et de Hugo et ...

- Je comprends, mais comprend également que je ne peux pas lui pardonner.

- Je ... Je ... oui, désolée Harry, répondit Hermione. Au revoir.

La jeune femme sortit, les épaules basses, tandis que Harry se rasseyait, tremblant encore de colère.

TBC