Coucou mes petits loups! :) Comment allez-vous en cette belle journée ensoleillée?
Je tenais à remercier ceux qui ont laissé des reviews, ça me fait très plaisir! En attendant, je ne vous laisse pas plus attendre, vous êtes tous trop impatients de savoir la suite, alors bonne lecture!
Chapitre 8 :
_ Tu sais ce qu'il se passe dans la famille de San? Demanda Dani.
_ Bah non pourquoi? Répondit Rachel.
_ Elle est partit en urgence à Lima.
_ Je vais appeler mes pères.
Dani se trouvait chez Finn et Rachel, elle était venue chercher des réponses auprès de la meilleure amie de Santana mais apparemment cette dernière ne savait rien, pas même le départ de la Latina.
"Coucou papa, dis moi, tu ne saurais pas ce qu'il se passe chez les Lopez?"
"Vraiment?"
"D'accord, merci beaucoup et si tu les croises, tu leur dis que je pense fort à eux."
Rachel était assise sur l'accoudoir du canapé songeuse, elle en avait même oublié Dani qui elle était inquiète face à la réaction de la diva.
_ Alors? Fit-elle impatiente.
_ Sa grand-mère est à l'hôpital, elle a fait une petite crise cardiaque.
Ces paroles jetèrent un grand silence dans la pièce. Tous savaient à quel point l'hispanique tenait à sa grand-mère et ils n'étaient pas dupes, si Santana était partit ça ne signifiait rien de bon et personne n'osait imaginer dans quel état la brune allait revenir. C'était un nouveau coup dur et celui était particulièrement violent.
_ Tu restes planté la, tu crois que l'avion va venir à toi? T'attend quoi pour aller la rejoindre? Cracha Rachel.
_ Elle m'a laissé un mot me disant de ne pas la rejoindre, je vais pas y aller alors qu'elle ne veut pas de moi.
_ Mais elle a besoin d'un soutien! Commença à s'énerver Rachel.
En effet, Santana allait avoir besoin d'un soutien. Elle était en ce moment même dans la voiture avec sa mère, elles étaient en direction de l'hôpital et la jeune hispanique n'avait pas lâché un mot depuis son arrivé, elle avait juste offert un câlin à sa mère. Lorsqu'elles arrivèrent à l'hôpital les deux femmes montèrent quatre à quatre les marches et la professeure découvrit son père devant la porte de la chambre de sa grand-mère.
_ Ça fait combien de temps que vous êtes la?
_ On est la depuis hier soir, répondit Maribel.
_ Allez manger quelque chose, je m'occupe d'elle.
C'était sa façon à elle de leur dire de partir, de leur dire qu'elle avait besoin d'être seule avec son abuela. Une fois que ses parents furent partis elle prit une grande inspiration et rentra doucement dans la chambre. La vieille femme était allongée sur le lit en plein milieu de la pièce, des tuyaux rentraient et sortaient de sa gorge et de son nez. Cette vision provoqua un pincement au cœur à la latine mais cette dernière continua à avancer dans la pièce et s'assit au pied du lit puis prit la main de sa grand-mère entre les siennes et la caressa. Elle pensait à tous ses souvenirs avec Alma, les bons comme les mauvais mais elle fut tirée de sa rêverie lorsque la main de sa grand-mère se mit à bouger.
_ Que tu es belle Santana! Parla Alma d'une voix très faible et cassée.
_ Je tien de toi c'est pour ça, répondit Santana d'une voix douce en se rapprochant du visage de la vieillarde pour lui embrasser le front. Tu nous as fait peur, tu ne peux pas t'imaginer comment! J'ai eut si peur de te perdre Abuela...
_ Je ne pouvais pas partir sans te dire au revoir. Santana avait les larmes aux yeux. Oh ne pleure pas, tu es une Lopez! Les Lopez ne pleurent pas Santana.
La jeune hispanique ne répondit rien et ravala ses larmes.
_ Tu es plus belle quand tu es heureuse ma fille, quand tu souris. La jeune brune hocha simplement de la tête laissant un silence épais s'installer. Il est temps que je te dise quelque chose ma fille, reprit Alma quelques minutes plus tard. Je suis désolée, désolée d'avoir réagit comme...
_ Chut Abuela, on en reparlera plus tard, il faut que tu te repose.
_ J'aurai aimé connaître celle qui te rend heureuse ma fille, poursuivit Alma qui sentait ses forces l'abandonner.
_ Tu la connais Abuela, ferme tes yeux maintenant.
_ Prend moi dans tes bras Santana.
La jeune fille ne se fit pas prier, elle fit ce qui lui était demandé et commença à faire des caresses à sa grand-mère qui lui souffla un "je t'aime" avant de s'endormir.
Les parents de l'hispanique étaient revenus quelques minutes plus tard, tous attendaient le réveil de la vieille femme. Personne ne parlait, aucun ne voulait briser ce silence, tous étaient dans leur pensés mais ils furent sortis de leur torpeur lorsque le rythme cardiaque de la vieille femme se mit à ralentir sur une des machines. Les trois personnes présentent dans la salle se regardèrent, c'était la fin. Pedro, le père de Santana, était en larme, Maribel quant à elle essayait de soutenir son mari dans cette dure épreuve. Lorsque le cardiogramme s'arrêta complètement laissant un bruit désagréable se propager dans la pièce Santana embrassa son Abuela une dernière fois sur le front, se leva, prit son sac à main, se dirigea vers son père et lui fit un bisou sur la joue en lui soufflant un "courage papa" et sortit de la pièce après avoir jeté un dernier regard sur la femme morte.
Dans le couloir sa mère l'interpella et lui demanda ce qu'elle faisait.
_ Je vais m'occuper de tout les papiers, ça sera moins dure pour papa.
_ Merci mon cœur.
Santana reprit sa route, elle avait besoin d'être seule, cependant, inconsciemment elle sortit son portable et envoya un texto à Quinn.
"Rejoins-moi chez mes parents à Lima stp"
La réponse lui parvint quelques secondes plus tard.
"D'accord, je serai la dans la nuit, prévient tes parents ma belle"
Quinn était dans sa voiture, en route pour Lima, mais elle avait besoin de savoir ce qu'il se passait, or, la seule qui pouvait lui donner ces réponses était sa mère. Elle mit alors son kit main libre et appela Judy. Après plusieurs sonneries cette dernière décrocha.
"Oh Quinn, ça tombe bien que tu m'appelles, j'allais le faire! Tu es au courant? "
"Au courant de quoi?"
"Santana ne t'as pas dit? Alma Lopez est décédée."
"Oh non... Je vais justement la rejoindre, elle m'a demandé de venir mais je ne savais pas pour quoi."
"Elle t'a demandé de venir c'est ça? Je vois je vois..."
"Maman il ne se passe rien entre San et moi, c'est du passé notre histoire, elle est en couple et on est juste de très bonnes amies, point final."
"Pourquoi elle n'a pas demandé à sa petite amie de venir alors? "
"Je sais pas maman! Bon je te laisse, bisous"
"Bisous et passes me voir ma chérie!"
Après plusieurs heures de routes Quinn arriva dans la nuit chez les Lopez. Maribel qui ne dormait pas alla lui ouvrir la porte. Après les quelques politesses après un décès Maribel invita Quinn à monter.
_ Monte, tu connais le chemin, il n'a pas changé, sourit la mère Lopez tendrement.
_ Merci.
_ Fais attention, elle doit dormir, elle était fatigué et n'a même pas voulu manger ce soir, informa la brune.
_ D'accord, merci pour l'information.
C'est sur qu'à l'heure qu'il est elle doit dormir, pensa Quinn. Cette dernière pénétra ensuite sans toquer dans la chambre de Santana. La pièce n'avait pas changé depuis qu'elle était venue la quitter.
La Latina était allongée en boule dans son lit et serrait fortement un coussin dans ses bras. Contrairement à ce que les deux autres femmes pensaient la brune ne dormait pas, elle était bel et bien réveillée ou plutôt elle n'avait pas encore fermé l'œil de la nuit. Elle se retourna alors vers la porte d'entrée et fit face à une Quinn debout qui se savait pas quoi faire face à la situation.
_ Tu voulais me voir San? Fit-elle en s'asseyant sur le lit.
Alors qu'elle venait à peine de s'assoir l'hispanique posa sa tête sur les genoux de la blonde et se mit à pleurer à chaudes larmes. La journaliste lui prodiguait de douces caresses dans les cheveux pour l'apaiser mais pour l'instant elles ne faisaient aucun effet. Quinn pouvait ressentir la tristesse qui se dégageait de Santana, l'amour qu'elle portait à sa grand-mère, elle sentait aussi la détresse dans ses pleurs. Ses cuisses étaient trempées par les larmes de la brune qui roulaient sur son visage. L'hispanique était parcourue de frissons, de tremblements et malgré toute sa bonne volonté la blonde ne pu retenir une larme de rouler sur sa joue en voyant la femme qu'elle aimait dans cet état la.
_ Elle... est morte... dans... mes bras..., parvint à dire la brune entre deux sanglots.
_ Calme toi San, je suis là, sèche tes larmes princesse, souffla Quinn en essuyant les larmes de la jeune femme.
Elle commença ensuite à lui caresser ses joues et ses lèvres. En voyant que Santana s'endormait elle lui demanda de se décaler pour qu'elles puissent s'allonger, mais avant la latine décida d'aller à la fenêtre fumer une cigarette avant d'aller dormir. Elle se leva, prit son paquet et ouvrit la fenêtre pour finir par allumer sa cigarette. La lueur de la lune reflétait sur son visage, elle regardait le ciel lorsqu'une larme roula solennellement sur sa joue. Quinn la regardait, elle était sur le côté et dans un geste tendre elle lui essuya sa joue.
_ Elle reste là, fit Quinn en posant sa main sur le cœur de Santana qui frissonna à ce contact.
La brune hocha simplement de la tête et jeta sa cigarette sur la route pour aller se mettre en pyjama. Cette dernière pesta en découvrant qu'elle n'avait rien prévu pour dormir, elle ouvrit donc ses anciens placards mais ces derniers étaient vides de ses affaires. Elle enleva alors son jean ainsi que son soutien gorge afin de juste garder son boxer et son tee-shirt sous le regard attentif de Quinn qui était déjà sous les draps.
_ Je peux dormir dans tes bras Q?
_ Bien sur San.
Elle a toujours le même shampooing, pensa Quinn en sentant les cheveux de la brune. Malgré le corps de l'hispanique sur elle la blonde fut rapidement happée dans le pays des rêves.
Le lendemain matin Quinn se réveilla à cause des rayons du soleil qui avaient réussi à s'infiltrer dans la pièce malgré les volets et les rideaux. La première chose qu'elle remarqua fut qu'elle dormait sur Santana. Elle posa ensuite son regard sur le corps de la latine et observa tout d'abord ses longues jambes halées et musclées. Son cœur rata un battement en voyant le boxer de la brune et en découvrant son ventre nu, musclé qui brillait grâce au piercing. Son regard remonta ensuite vers la généreuse poitrine de l'hispanique puis sur son visage. Quinn le trouvait magnifique et fondit en voyant Santana remuer ses lèvres dans le vide. Quelques secondes plus tard elle ouvrit ses yeux qui restèrent mi-clos à cause de la faible luminosité de la pièce ce qui arracha à Quinn un petit sourire à la fois moqueur mais aussi rempli de tendresse.
_ Bien dormi? Demanda la brune d'une voix rauque et encore endormie.
_ Très bien, ça faisait longtemps que je n'avais pas dormi aussi bien et toi?
_ Pareil!
Après être restée quelques minutes de plus dans le lit à se regarder les filles se levèrent. Elles s'habillaient quand Maribel leur rendit une visite mais quelque chose clochait dans cette chambre.
_ Ça sent la cigarette Santana, t'as fumé? Demanda la mère dans un ton de reproches mais face au silence que lui offrait sa fille elle reprit de plus belle. Pensé que habías dejado todo mentira! ¿Quieres que te recuerde cómo termine después de ... Je croyais que tu avais arrêté toutes tes conneries! Tu veux que je te rappelle comment tu as fini après...
_ Stop! Stop! Coupa l'hispanique. No hables de mis problemas antes de Quinn mamá, ella no tiene que ser consciente de ello. Ne parle pas de mes problèmes devant Quinn maman, elle n'a pas à être courant de ça.
_ No Santana, que supera los límites, yo pensaba que tenía todo abajo, me decepcionas.Non Santana, tu dépasses les limites, je croyais que tu avais tout arrêté, tu me déçois.
Maribel tourna les talons plongeant les filles dans un silence. Santana s'assit sur son lit et plongea son visage dans ses mains tandis que Quinn restait la à essayer de déchiffrer leur échange. Elle avait compris seulement de petites bribes de conversation mais elle retenait juste deux choses, Santana avait eut de gros problèmes et elle ne voulait pas qu'elle soit au courant.
Le reste du séjour de Santana se fit rapidement, mais plutôt dur émotionnellement. Elle s'était chargée de l'enterrement, de tout ce qui touchait au notaire ainsi qu'au rangement dans la maison. Bien évidemment Quinn était resté tout du long près de la jeune femme et l'écoutait lorsque la brune lui racontait un souvenir et la soutenait lorsque l'hispanique pleurait.
Durant l'enterrement, alors que les larmes de la Latina menaçaient de couler face à l'émotion Quinn glissa sa main dans celle de l'autre jeune femme et elles scellèrent leurs doigts. Ce geste si banal pour elles attira les regards de la famille de Santana puisqu'à la fin, lorsque la famille se réunit l'oncle de la brune ne put s'empêcher de faire une remarque.
_ Il faut voir le bon côté des choses, j'ai pu rencontrer la très belle petite-amie de ma nièce! Vous allez très bien ensemble!
Ces simples paroles mirent les deux femmes dans une situation assez délicate et elles furent les secondes d'après mal à l'aise. Pour autant, leurs mains étaient toujours emboîtées et Quinn attendait désespérément que Santana les sorte de cette situation.
_ Merci Paolo, fit Santana avant de sortir de se poser à l'écart.
Les filles rentrèrent le soir même à New York et c'est à contre cœur qu'elles durent se séparer. Les bras de l'une allaient manquer à l'autre et ceux de l'autre allaient manquer à l'une, elles s'étaient habituées à la présence de l'autre, à se prendre la main. Elles partageaient la tendresse d'un couple, les attentions d'un couple et elles ressemblaient à un couple. La seule chose qui les différenciées d'un couple c'était qu'elles ne s'embrassaient pas et que cette situation était belle et bien éphémère puisque de retour chez elles, ces moments, ces attentions disparaîtront et resteraient juste des souvenirs.
Eh voilà pour aujourd'hui! Alors, comment avez vous trouvé ce chapitre? Un peu triste je sais mais j'avais envie de changer un peu de registre. Et sinon le rapprochement des filles? :D Et l'oncle de Santana à la fin? :D Dites moi tout!
Bonne fin de semaine et merde pour ceux qui passent des exams!
