Il avait attendu qu'il quitte la pièce pour oser bouger, ne tardant pas à sortir du bâtiment et découvrant le lieu où il se trouvait : c'était comme leur centre d'entrainement, mais de hauts murs noirs s'élevaient dans le ciel, ils n'étaient pas comparables aux murs protégeant l'humanité, mais ils étaient tout de même impressionnant. Il y avait une dizaine de casernes, deux bâtiments, quatre serres pour faire pousser des fruits et légumes, un poulailler, une écurie ne possédant que deux vaches laitière et ainsi de suite.

Jean s'était concentré sur l'idée de franchir le mur plutôt que d'explorer les lieux, ses jambes le trahissant, mais sa volonté était suffisamment forte pour le porter. Il n'y avait pas la moindre porte pour sortir, juste des échelles fixées contre les murs et entourées de barre pour empêcher ceux qui montaient de tomber. Il fallut tout de même deux heures au blond pour arriver au sommet. Au bas du mur, il y avait une horde de Titans qui grondait désespérément, impossible de survivre s'il descendait et cela même avec un matériel de tridimension : il n'y avait pas le moindre arbre à plusieurs kilomètres à la ronde.

Désespéré, Jean se laissa tomber en fixant l'horizon, se demandant où il pouvait se trouver : s'il y avait eu ce genre de bâtiment entre le mur Maria et le mur Sina, il l'aurait su ... Surtout que cela ressemblait à une place où des êtres humains pouvaient vivre tranquillement, mais ce n'était pas le cas ... Il ne se trouvait véritablement plus dans l'enceinte du mur ...

- La vue est belle, non ? Lâcha ironiquement Marco derrière lui.

Le blond eut un sursaut, mais ne tenta pas de fuir cette fois : il n'avait nul part où aller de toute manière, la hauteur du mur lui donnait des vertiges et il se sentait de plus en plus faible, se vidant inexplicablement de toute son énergie. Le traître portait une trousse de soin et s'assit près de lui, écartant le tissu tâché de sang pour dévoiler la blessure fraîche.

- Pourquoi m'as tu mordu ? Demanda t'il, tout en continuant de fixer l'horizon qui s'offrait à lui.

- Réflexe de Titan. Sourit il étrangement.

- Alors, tu es un Titan ?

- Le genre "intelligent" ... Pas comme ces stupides qui courent un peu n'importe où pour bouffer de l'humain !

- Tu ne vas pas me manger ?

L'idée était terrifiante, mais plausible : s'il était un Titan, alors pourquoi ne le dévorerait il pas ? Marco commença à désinfecter la plaie, faisant grimacer de douleur Jean, lui prouvant que ses soupçons terrifiants n'étaient peut être pas fondés : pourquoi prendrait il soin de lui si c'était pour après le bouffer ? Parce qu'il voulait soigner son morceau de viande.

- Ca dépend de la signification du mot "manger". Murmura t'il étrangement. C'est moche, je n'aurais pas dû céder à ma pulsion ... Ca laissera une cicatrice.

- Que comptes tu faire de moi ? S'énerva Jean. Est c'que je suis un garde manger ?

- Oui, un garde manger ...

Cela fit frémir de peur le blond. Les doigts du traître fixèrent une compresse sur la plaie, il dut cependant lui retirer sa chemise pour bien la bander et l'explorateur se laissa faire, fatigué autant physiquement que moralement. Lorsque la nuit tomba, le ténébreux lui avait remis sa chemise et l'attrapa pour le tirer vers l'échelle, il était cependant trop fatigué pour la descendre, mais la question ne se posa plus lorsque le traître le transporta sur son épaule.

Il fut allongé sur le lit et recouvert et Jean se laissa aller, savourant cette chaleur qui l'envahit. Une mains frôla délicatement son front.

- Ne dors pas, tu dois manger. Lâcha Marco.

Mais il n'y arrivait pas, il était désespéré et au bout du rouleau, il n'avait plus envie de rien et s'abandonna complètement dans cette chaleur sous les couvertures, ses yeux se posant sur le visage de Marco, il reconnaissait cette expression, c'était ce visage dont il se souvenait, un sourire doux ... Etait ce un jeu d'acteur ou une facette de lui ? Il ne savait plus et décida de se perdre dans ses songes.


Jean n'avait pas supporté le voyage, il était tombé malade à cause du froid de la route et du manque de nourriture, mais Marco ne s'était pas fait de soucis à son sujet, un mec comme lui ne pouvait pas crever d'une petite maladie de rien du tout, mais il maigrissait sous le regard du ténébreux, il ne pouvait rien faire contre cela, juste continuer à lui faire des réserves pour le cas où il devrait partir, ce qui ne tarderait plus : Reiner et Bertold finiront par tenter une capture et qu'elle échoue ou non, Marco devait retourner dans l'enceinte du mur pour récupérer Annie : ils ne pouvaient pas la laisser là bas !

Dès qu'il fut sur pieds, il gronda à sa manière et protesta vaguement contre l'autorité que lui imposait Marco, il fallait qu'il reprenne du poids et, surtout, qu'il apprenne à se débrouiller seul pour quand il ne serait plus là ... Il fallait également qu'il apprenne à lui obéir, chose qui lui faisait défaut.

- Mange. Ordonna Marco à son captif.

- Tu cherches à m'engraisser pour me rendre plus appréciable pour ton palais ? Hurla Jean à bout.

- Oui, tu es maigre ! Tu n'as que la peau sur les os, ça en devient pitoyable ! Ho, attends voir ... Tu crois qu'en cessant de t'alimenter, tu m'ôteras l'envie de te manger ? Ho mais Jean ... Tu es si naïf !

- Naïf ? S'offusqua le blond.

Oui, très naïf, Marco le plaqua contre le lit.

- Ce n'es pas vraiment ta "Viande" que je convoite, mais bien ta "Chair" ... Ta chaleur, le goût de ta peau, celui de tes lèvres ... Je veux te dévorer, mais dans le sens "Sexuel" du terme !

Jean s'agita sous lui, tentant de le repousser, sauf que le ténébreux voulait lui faire comprendre qu'il ne pourrait rien faire contre cette idée simple : il était à lui maintenant et puis ...

- Je m'en fous que tu sois maigre ou pas : cela ne m'empêchera pas de te désirer ... Si je m'inquiète de ton état physique, c'est simplement parce que je ne veux pas que tu tombes malade ou que tu manques de force ... Lorsque je te ferai l'amour .

Parce que s'il n'avait pas de force suffisante, il ne pourrait pas assouvir complètement les attentes de Marco. Peut être était il temps de lui montrer à quel point il avait raison à ce sujet ? Il lui saisit les poignets, les bloquant au dessus de sa tête d'une main, la seconde soulevant le haut du blond qui écarquilla les yeux.

- Non, attends, ne ...

- Ta gueule, Jean, cette fois, je prends ce que je veux ! Coupa froidement le traître.

Il plongea ses lèvres dans la gorge de son captif, l'embrassant tandis que ses doigts s'attardaient à caresser les boutons de chair, malgré l'avertissement, il s'agita sous lui alors le ténébreux entrava autant que possible ses mouvements, se collant contre lui et le retenant, sa langue glissant sur sa jugulaire et sa main coulant le long de son corps s'insinuant dans le pantalon pour frôler son sexe.

Si Jean était contre ces caresses, son corps, lui, réagissait adorablement aux différents attouchements, les boutons de chair étaient durs et son membre déjà dressé. Marco mordilla le téton ... Le visage du blond était incroyable dans cet instant, il semblait honteux d'éprouver tant de plaisir dans cet acte ... Le traître sourit de manière cruelle à son prisonnier.

- Tu n'as pas besoin d'être aussi embarrassé : je suis entrain de te forcer, là. Murmura t'il en se rapprochant de son oreille. A moins que tu n'aimes ça ? Quand je te touche ... Quand je t'embrasse ...

- Non, je ...

- Tu aimes ça ...

Il caressa son sexe avec plus de vigueur, Jean s'arqua sous lui, gémissant sous le traitement, il en profita pour l'embrasser, sa langue franchissant les lèvres sans trop d'effort et il chercha sa jumelle, savourant cet instant où il put explorer cette bouche. Après un petit moment, le blond finit par jouir dans la main de Marco, un cri s'échappa de sa gorge pour être avalé par la bouche du traître. C'était délicieux ...

Le relâchant, il s'écarta pour avoir une vue d'ensemble. Jean était allongé, des larmes glissant sur ses joues, ses joues rougies par le plaisir, son haut relevé sur son torse souillé par sa propre semence et son sexe sorti du pantalon. Marco savoura cette vision de rêve quelques instants.

- Tu es si beau. Admit il. J'ai envie de te dévorer plus encore ...

Cette constatation lui fit perdre le contrôle de lui même l'espace de quelques secondes, lorsqu'il reprit ses esprits, il avait en partie déchirer les vêtements de Jean, heureusement, il ne l'avait pas blessé, juste causé une belle peur qui le paralysait complètement sous lui alors Marco en profita, glissa ses mains sur le torse offert, récupérant un peu de son sperme pour l'utiliser comme lubrifiant, l'appliquant contre son intimité et la caressant.

Le blond eut une extraordinaire expression, un mélange de désir intense et de honte ravageuse pour son moral, il y avait également de la crainte dans ses yeux et c'était tout à fait normal, il savait comment il pouvait être lorsqu'il était en colère et ça faisait peur ... Sans doute imaginait il qu'il puisse être violent dans l'acte ? Peut être au final, il n'avait jamais été aussi loin avec qui que ce fut et savait qu'il était psychologiquement instable.

- Si tu ne te débats pas, je ne te ferai aucun mal. Promit il en se penchant vers lui. Regarde, je suis doux, non ?

Un doigt pénétra dans les chairs, y allant lentement, caressant l'intérieur des parois, sa main libre cherchant ses points sensibles pour le détendre, il n'avait pas besoin de faire de gros efforts pour y parvenir ... En fait, Jean aimait réellement ce qui lui arrivait, son corps tout du moins ... Et peut être lui ? Il ne l'avait toujours pas repoussé, ni ne lui avait dit de s'arrêter après tout ...

Cette idée, qu'elle soit vraie ou fausse, fit perdre patience à Marco, il écarta les jambes de son captif et s'enfonça dans ses chairs aussi lentement que sa raison le lui permettait. Le blond lâcha un cri de douleur en s'arquant sous lui, les larmes sur le coin de ses yeux redoublèrent et il se débattit, protestant farouchement.

- Ca fait mal ! Retire toi ! S'il te plait, retire toi !

- Calme toi, ça va aller, ne t'inquiète pas ... Jean, détends toi ...

Mais c'était dur, le blond mit plusieurs minutes avant de cesser de se débattre et Marco avait été, pendant ce temps, tiraillé entre son impatience et son désir de lui faire éprouver du plaisir dans l'acte, c'était leur première fois après tout, il fallait que cela soit inoubliable. Cela le serait déjà pour lui, mais pour son prisonnier ? Pour le moment, il semblait terrifié, tremblant sous lui, dissimulant son visage derrière ses bras.

Après quelques instants supplémentaires, Marco finit par se décider à bouger, y allant lentement, gémissant de satisfaction tandis que sous lui, le blond lâchait par intermittence de petits halètements inqualifiables, il finit par se laisser aller au plaisir lorsque son tortionnaire se mit à caresser son sexe, ce fut bien plus agréable à partir de cet instant précis, lorsque Jean s'abandonna enfin au plaisir ...

Et le ténébreux décida de prendre tout son temps pour savourer le corps de l'être qu'il détestait le plus sur cette planète, au point d'en être follement amoureux, à un tel point qu'il fut obsédé par l'idée de le faire sien, définitivement.