Son espoir d'être délivré par ses amis de la cent quatrième unité devenait de plus en plus mince au fil du temps, Jean avait fini par se rendre à l'évidence : ils avaient dû l'oublier, ils devaient le croire mort ou peut être qu'ils étaient morts eux même ? Après tout, l'espérance de vie chez les explorateurs était courte et même s'il n'avait pas une très bonne notion du temps, il était sûr que plusieurs années s'étaient écoulées ... Et demander des nouvelles aux traîtres ne garantissait pas une réponse : il ne valait mieux pas poser la question à Marco, le ténébreux devenait à la limite du violent lorsque Jean s'y risquait, il avait fallu un peu de temps pour comprendre que c'était de la jalousie. Bertold ne lui répondait pas, il se contentait du strict minimum, donnait des indications et des consignes quant à Reiner, lui ? Il était devenu trop étrange pour que Jean se risque à lui parler.
Il avait grandi, il était devenu un homme et il avait appris à vivre avec ce qu'il avait, il lui arrivait souvent de lever les yeux vers le sommet du mur, mais Marco avait détruit les premières barres de l'échelle et il n'avait pas menti en disant que la structure s'enfonçait profondément dans le sol, jamais Jean ne pourrait la franchir sans aide ... Alors il se contentait de regarder les nuages qui passaient et la nuit, il fixait les étoiles.
Jean n'arrivait plus à y croire, alors, pour ne pas sombrer dans la folie, il s'était laissé charmer par Marco. Il avait fait l'expérience de la solitude, pendant plusieurs mois, il était resté seul et c'était à cet instants qu'il avait compris que c'était impossible, qu'il ne voulait plus jamais vivre ainsi, alors il avait cédé, sa raison l'abandonnant complètement et il avait sauté sur son tortionnaire lorsqu'il était arrivé, cela lui avait tant plu que les heures suivantes, le traître lui avait fait l'amour sans s'arrêter. Ce n'était pas grave parce que finalement, oui, le blond aimait ça, sentir celui qui l'avait emprisonné lui faire toute ces choses ...
- Que fais tu là, mon amour ? Demanda le Titan.
- Tu as des yeux pour regarder, non ? Alors, à ton avis, je fais quoi ?
Même si Marco avait réussi à démolir son espoir et à le rendre dépendant à lui même, cela n'avait rien changé à son comportement. Il lança un regard mauvais à son amant qui lui répondit par un sourire, continuant de l'observer entrain de labourer les champs. De "garçon rêvant de sécurité", Jean était passé à "Soldat" pour "Explorateur" à "Prisonnier de Guerre" et maintenant, il était "Fermier" ... La faute à qui ?
Le Titan franchit la barrière pour se coller dans son dos, ses mains se mettant à frôler ses hanches et remontant lentement vers son buste.
- Tu es magnifique, comme toujours. Admit il. Suis moi, j'ai envie qu'on s'amuse.
Le seul point où ils avaient changé, c'était en ça : si Marco lui demandait ce genre de chose, il obéissait sans râler ... Pas parce que s'il refusait, le ténébreux perdrait patience et le violerait mais parce qu'il aimait ça et que lorsqu'il obéissait, il était mené jusqu'au delà de la simple jouissance ...
Il lâcha le râteau et suivit Marco dans une des maisons.
Note de l'Auteur :
Je viens de me rendre compte que j'aurais put publier l'épilogue la semaine dernière ... Il es petit et cette fins doit frustrer plein de monde ! J'en suis franchement désolé, mais je compte bien un jour revenir avec une histoire à la hauteur ! Pas d'inquiétude ! ^^
Au passage : cette fic à était inspiré par Saemoon, ma bêta qui en a écrit les grandes lignes du scénario.
A la prochaine et merci de m'avoir lus pour cette fic.
