Ce drabble est une lettre écrite par Sirius à sa mère, des années après le décès de celle-ci.

3.

Walburga Black.

J'ai t'ai hais tellement fort, tellement violement. J'ai détesté à un point inimaginable toi et tes traditions liées à ce que vous aimiez appeler "familles au sang pur". Je t'ai hais toi et le contrôle permanent que tu exercais. Et pourtant. Pourtant, je t'aimais. Oui, je t'aimais comme un enfant aime sa mère. Je me disais qu'au fond le problème venait de moi pour que tu soies aussi froide et distante avec moi. Je m'en voulais d'être un mauvais garçon pour toi.

J'avais mal aussi. Te voir t'occuper si chalereusement de Regulus alors que tu ne me réservais que les regards noir et la colère, me blessait au plus haut point. Alors oui j'étais jaloux de lui et de l'attention que tu lui portais. Dans ma tête de gosse je ne le supportais pas. Et je pense que je ne le supporterais pas même à cet instant. J'ai toujours pensé que c'était mon côté égoïste qui se manifestait à ces moments. Je me suis toujours demandé ce que j'avais bien pu faire pour mériter ta haine.

De ce fait, j'ai voulu attirer ton attention par tous les moyens que je trouvais. Je voulais que tu me vois aussi, je voulais compter pour toi, même si pour cela je devais essuyer tes colères. Je me disais que de cette façon j'avais une partie de ton attention même si ce n'était pas celle que je souhaitais. Plus les années passaient et plus je voyais qu'au fond cela ne me suffuisait pas. J'étais et le suis encore, trop fier pour avouer que je souffrais de cette vie de famille.

Je gardais la tête haute et clamait à qui voulait l'entendre que je voud haïssais plus que tout. Rien qu'une belle façade n'est-ce pas ? Toute mon arrogance ressortait bien à ces moments. Moyen de me protéger ? Peut être. Tout ce que je sais c'est que j'ai hérité dès lors du rôle de mouton noir des Black. Ce n'était pas mon but mais au final je voulais être différent de toi, d'eux. Je ne voulais pas de votre dogme. Je voulais être libre mais au fond mes choix m'ont enchaînés dans une illusion que je devais maintenir. Par arrogance j'ai fini à Griffondor pour vous montrer ma différence.

J'ai joué le rôle du gamin pourri gâté, toujours joyeux et charmant. Je savais que ça te mettrait hors de toi. Ta progéniture se conduisait comme ces sorciers de seconde zone, s'alliant avec eux. L'honneur des Black était baffoué, comme l'aimait me le rappeler cette chère folle de Bellatrix. Une chose était sûre, c'était que si vous n'aviez pas réussi à nous imposer votre coupe, à Androméda et moi, vous aviez réussi à former vos petits automates sur les autres. Je tenais à Androméda et tu en as joué. C'était ignoble de ta part. Tu as pris la décision de nous empêcher de nous voir. Du jour au lendemain j'ai perdu l'un de mes plus grands repères familliaux. A défaut d'être mon repère familliale, tu as voulu que je n'en ai pas.

Par contre, je t'ai haîs pour ça et te hais encore, et crois-moi je ne te pardonnerais jamais. J'ai grandi sans elle durant plusieurs années dans ce foutu manoir trop glauque pour en être honnête. Sans Alphar je serais devenu fou, mais ça n'a pas duré, lui aussi tu m'as empêcher de le voir. Tu m'as détruit dès mon plus jeune âge pour essayer en vain de me faire changer. Si je suis comme je me tiens à cet instant cette plume à la main, rédigeant une lettre d'amertumr que tu ne liras jamais et qui vieillira au fond de mon foutu tirroir, c'est de ta faute et seulement de ta faute. Je suis devenu hargneux, colérique et instable par le biais de votre comportement envers moi.

J'en ai fais des conneries, j'en suis responsable mais demande toi pourquoi je suis tel quel. Tu n'as pas hésité à briser ton fils par fierté. Ma vie a été si sombre depuis le début. J'ai fini de chuter le jour de la mort de mes plus proches amis. EN vrai tu avais le contrôle sur moi, non pas par tes prétendues valeurs nobles mais par les sentiments que j'éprouvais envers toi.

Je te hais autant que je t'aime.