Salut tout le monde ! Voici l'avant dernier chapitre, pour celles et ceux qui l'attendaient.
Remerciements à Fet, pour sa chouette review !
Un dernier rendez-vous et une réécriture de "Thor, légendes d'Asgard" au programme (VOYEZ CE DESSIN ANIME, IL EST GENIAL !)
Bonne lecture !
Aloïs entra en courant dans la salle d'incarcération de Loki. Elle était (très) en retard pour leur rendez-vous quotidien, et elle s'était dépêchée pour venir. La jeune femme avait trouvé le dieu allongé sur sa couchette, les yeux fermés, et le sourire aux lèvres.
- Qu'est-ce qui vous fait rire ainsi ? demanda la fille de Tony
Loki se redressa en faisant mine d'essuyer une larme, avec un sourire jusqu'aux oreilles.
- Bonjour, lui répondit-il
- De quoi riiez-vous ?
- Je me suis rappelé d'un épisode de mon passé.
- Je croyais que ce dernier vous donnait des nausées ?
- C'est partiellement vrai. Mais vivre avec Thor avait quand même certains avantages.
- Que s'était-il passé ? demanda la jeune femme, curieuse d'en savoir plus.
- Mon frère s'amusait à se battre avec les Eineerjar, et il avait gagné une fois de plus. Mais les soldats faisaient exprès de le laisser gagner. Il s'était disputé avec Odin. Nous étions partis tout deux pour Jotunheim avec le trio Palatin.
- Qu'est-il arrivé ensuite ?
Aloïs s'était assise sur le sol et écoutait l'Asgardien avec attention. Il était doué pour raconter des histoires, et elle n'allait pas en perdre une miette.
- Mais Thor avait fait des bêtises, et a manqué de déclarer une nouvelle guerre avec Laufey. A cause de sa stupidité, il a manqué d'en déclarer une seconde quelques dizaines d'années après. Il avait pour but de retrouver l'épée de Surtur. Je l'avais accompagné.
- Surtur ? l'interrompit-elle. Qui est-ce ?
- Un démon qu'Odin avait vaincu avant notre naissance. Durant la Seconde Guerre des Mondes.
- Je n'y connais rien en histoire Asgardienne. Pourriez-vous me faire un débriefing ?
Le dieu prenait réellement du plaisir à exposer son savoir à cette mortelle. C'est ça, il allait devenir prof d'histoire.
- La Première Guerre des Mondes eut lieu lorsque vos peuples commençaient à développer un peu de connaissances. Au début de ce que vous appelez "Préhistoire". Cette guerre opposa le Roi Bor, le grand-père de Thor, à Malekith, le chef des Elfes Noirs. Au début, ce conflit n'opposait que les Jotuns et les Svartes, qui, en position de faiblesse, demandèrent l'aide d'Asgard. Bor la leur refusa, et finit par prendre les armes contre Svartalfheim, pour s'opposer à Malekith. Lors de la Seconde Guerre des Mondes, ce furent Asgard et Muspelheim qui s'affrontèrent. Et la Troisième Guerre opposa Asgard à Jotunheim.
- Et pourquoi Thor voulait-il cette épée ?
- Pour passer un rite d'initiation qu'Odin lui refusait.
- Et qu'est-ce qui vous amusait autant ?
- Nous venions de partir, et nous étions arrivés dans une taverne, et le trio ne se doutait pas que nous les avions accompagnés. Les trois guerriers s'étaient installés à une table, et nous les avions rejoints, lorsque Thor eut un "petit différent" avec le Loup Fenris ...
- Ce n'est pas votre fils d'après la mythologie ?
Loki fit mine de s'énerver :
- Vous allez arrêter de me couper toutes les cinq secondes ? En plus, ces histoires ne sont que fadaises !
- Donc, si j'ai bien compris, Sleipnir, Fenris, Jormurgand et Héla ne sont pas vos enfants ?
- Non. Je me demande bien ce que vos anciens se sont imaginés, ou ce qu'ils ont pris comme substances hallucinogènes.
- Vous n'êtes pas drôle. Vous êtes sûr que vous n'avez pas enfanté d'un cheval à huit pattes ?
L'Asgardien s'énerva pour de bon :
- Certain !
- Alors d'où viennent ces mythes ?
- Fenris est le chef d'une meute de Loups, une des espèces vivant à Niflheim. Jormurgand est un dragon qui garde une de mes cachettes, et ce n'est en AUCUN CAS un SERPENT. Pour Sleipnir, il se peut que ce soit "accidentellement" de ma faute ...
- Pourquoi ? Questionna la jeune femme, curieuse de connaître l'explication de cette soi-disant "méprise"
- Thor et moi nous nous étions amusés à faire des mélanges de plantes, et j'ai dû m'en débarrasser en vitesse lorsque Mère est arrivée. Le contenu de la cuve s'est malencontreusement retrouvé dans l'abreuvoir du cheval d'Odin, qui est tombé malade, et à qui il a poussé six autres pattes. Voilà.
- Et pour Héla ?
- Je n'ai aucun rapport avec elle.
- Vous mentez.
- Depuis quand diable savez-vous deviner quand je mens ?
- J'ai dit ça au pif dans l'espoir de vous faire réagir. Et ça a marché, dit Aloïs en souriant.
Le dieu soupira. Cette humaine était vraiment insupportable.
- Je voulais enchanter une sigyn pour qu'elle pousse plus vite, afin de l'offrir à Mère, et je me suis trompé de formule. Lorsque j'ai voulu rempoter la fleur, je me suis retrouvé avec un nourrisson au bout des racines.
Cette révélation rendit hilare la fille de Tony. Cette dernière finit de rire cinq bonnes minutes plus tard, et Loki termina (enfin) de lui raconter qu'ils avaient trouvé à la taverne le Trio Palatin en train d'inventer leurs récits de combats, et comment ils avaient fini par mettre le feu à l'échoppe afin de tirer Thor des griffes du Loup. Il lui raconta également la suite de leur aventure, et quelques bêtises qu'il avait faites plus jeune.
Aloïs n'avait jamais ouï de récit si bien conté, mis à part les quelques histoires que Tony lui avait raconté quand elle était petite.
Ensuite, elle lui demanda de lui expliquer ce qui c'était passé avec Héla.
- J'avais l'équivalent de seize ans quand c'est arrivé. La sigyn est une fleur assez rare, et j'avais réussi à m'en procurer un pot pour l'anniversaire de Mère. Le problème, c'était que la fleur n'était encore qu'à son stade de pousse. Et qu'un bourgeon de sigyn n'est pas très joli.
Il fit apparaître une image avec sa magie. Aloïs approuva, car le bourgeon de cette fleur ressemblait à une petite sphère grise d'environ deux centimètres de diamètre.
- J'ai donc décidé de la faire pousser plus vite, mais j'ai inversé quelques mots. La fleur s'est mise à croître un peu tous les jours, comme je m'y attendais.
Sur ces mots, il montra à la fille de Tony la plante qui grandissait. Au final, la fleur avait une grande corolle blanche veinée de jaune, et rouge aux extrémités. Elle était très belle.
- Ma formule avait transmis à la seule et unique graine de la plante, qui lui permet de se reproduire, une partie de mon code génétique. Et je me suis retrouvé avec Héla. Je l'ai apportée à Mère, mais elle me considérait déjà comme son père.
- Quel âge a-t-elle aujourd'hui ?
- L'équivalent asgardien de quinze ans chez les humains.
- C'est vous qui l'avez élevé ?
- J'étais adolescent. Héla a été confiée à des nourrices, mais elle reste ma fille.
- Je vous imagine très bien donnant le biberon à votre gamine.
Loki se demanda tout de même pourquoi la jeune femme était venue le trouver aussi tard dans la nuit.
- Je n'avais pas sommeil, lui répondit-elle, en évitant le regard de l'Asgardien
- Vous mentez, remarqua-t-il. Et mal.
La jeune femme fit une petite moue.
- Vous partez demain. Ou plutôt, aujourd'hui, compte tenu du fait qu'il soit quatre heures du matin. Nous ne nous reverrons pas de sitôt, alors, autant rire ensemble une dernière fois.
- Si vous le dites, dit Loki en faisant mine d'être aussi froid que de la glace.
Bien sûr, elle lui manquerait. La seule humaine qu'il trouvait amusante, il ne la reverrait plus. Ils s'étaient tus tous les deux, et fixaient le sol (pour Aloïs) ou le mur d'en face (pour Loki).
Ce fut la jeune femme qui mit fin au silence en se levant. Elle ouvrit la cage de quelques centimètres, y glissa un paquet, puis s'enfuit en courant après avoir refermé la porte de la cellule.
Aloïs n'aimait pas les adieux. Elle avait trouvé le moyen de les écourter au maximum
Loki s'empara du paquet. Emballé dans un papier kraft banal, il avait une forme cubique. Le dieu déchira l'enveloppe en papier, et découvrit deux livres. Le premier était un manga, version traduite, et qui devait bien faire au moins trois cent pages. "Uchuu Kaizoku Captain Herlock" de Leiji Matsumoto. Le dieu se souvenait de ce titre, il l'avait vu sur les posters du bureau de la jeune femme. Il regarda le second livre. "Sa Majesté des Mouches", William Golding. L'Asgardien ouvrit l'ouvrage à la page de garde, et y trouva un morceau de carton rectangulaire glissé là.
Une main faisant un doigt d'honneur y était dessiné au feutre noir, et au-dessus figurait l'inscription : "Pour sa Majesté des Mouches, cet enfoiré d'Asgardien. Affectueusement, Aloïs Stark."
En dessous de la main au geste expressif, était dessinée une petite chèvre qui tirait la langue.
