Et voici le dernier chapitre ! Je vous remercie d'avoir prit le temps de lire cette histoire, et qu'elle vous ai plu. Je voulais remercier toutes les personnes qui ont ou qui vont laisser des messages, qu'ils soient positifs (ou négatifs), ils me font toujours plaisir !
J'espère de tout cœur que vous apprécierez cette fin !
Encore merci pour tout
Fury ne voulait pas que Aloïs soit là lorsqu'ils viendraient récupérer Loki. Craignant que la fille de Stark fasse encore des siennes, il n'avait pas donné d'heure exacte à laquelle ils feraient sortir le dieu de sa cage. Le départ officiel était prévu pour quinze heures, dans Central Park. Mais l'horaire à laquelle une armée d'agents du SHIELD viendraient récupérer l'Asgardien n'avait été communiqué qu'à certains agents. Consciente du choix du directeur, Aloïs n'avait pas fait de vagues. Elle-même craignait d'agir n'importe comment. C'était étrange, la jeune femme avait l'impression qu'il allait lui manquer.
Elle avait eu du mal à trouver le sommeil la veille. La fille de Tony ne s'était pas couchée tôt et avait lutté un moment pour s''endormir. Malgré cela, elle s'était réveillée aux alentours de huit heures. Aloïs avait était allée s'entraîner une heure, et avait oublié de manger. Elle se sentait mal.
N'y tenant plus, la jeune femme retourna dans son bureau, attrapa son ordinateur, et alla s'installer sur la plateforme à côté du premier moteur. Quand même sanglée à la barrière, les jambes dans le vide, et une paire de caches-oreilles pour se protéger du bruit, Aloïs hacka les caméras de surveillance de la cage de Loki. Apparemment, Fury n'avait pas encore donné l'ordre de récupérer le dieu. Ce dernier était d'ailleurs assis sur le sol, adossé à un pillier de la barrière. La jeune femme agrandit l'image retransmise par les caméras d'une impulsion de doigts. L'Asgardien s'était assoupit, et dormait la tête posée contre le mur de verre. Posé sur ses genoux, "Lord of the Flies" était ouvert. Il avait l'air serein, celui d'un enfant innocent endormis en écoutant la berceuse de sa mère. La fille de Tony ne pouvait s'empêcher de trouver ça mignon.
« Non ! », pensa-t-elle soudain, « Cet homme a tué plus de deux-cent-cinquante personnes en cinq jours »
Vu le bruit produit par les hélices de l'héliporter, Aloïs n'entendit pas Clint Barton arriver.
- Que fais-tu ? lui demanda-t-il
Elle ferma précipitamment son PC.
- Rien.
- Je venais pour m'excuser, reprit l'agent Barton, de quand j'étais possédé.
- Ce n'est rien, comme tu l'as dit, tu étais possédé, je n'ai rien à te reprocher.
- Ça me soulage de savoir qu'il va passer le reste de ses jours enfermé à Asgard.
- D'accord avec toi, répondit-t-elle.
Clint s'assit à côté d'elle.
- Tu seras là tout à l'heure, quand les frères aliens repartiront chez eux ?
- Bien sûr, je ne vais pas rater ça ! On va enfin savoir comment marche le Tesseract !
- Si tu l'dis, sourit Clint. D'ailleurs, comment ça va avec ton père ?
- La dernière fois qu'on s'est vus ... c'était quand j'étais à l'hôpital.
- Et alors ?
- C'est allé, mais la fois d'avant, je me suis quand même fait tirer dessus par un malade !
- C'est pas faux. On a cru que t'allais y rester. Natasha était dans un état !
La jeune femme se tourna vers l'agent :
- Il en faut plus pour anéantir Aloïs Stark !
Ils rirent tous les deux.
- Stark est quand même compliqué quand il s'y met, ajouta Clint.
- Regardez-moi ! Je suis le grand génie playboy philanthrope milliardaire, Tony Stark ! l'imita Aloïs.
- Bravo ! l'applaudit Barton, belle imitation.
Il la regarda rire.
- Tu sais, on a tous eu des soucis avec nos parents, et le jour où on n'en a plus, on regrette.
- J'imagine ...
Tandis qu'ils discutaient, le SHIELD faisait sortir Loki, et l'emmena, pour qu'il retourne à Asgard.
Ils étaient arrivés par voiture dans Central Park. La zone avait été réservée par le SHIELD, et aucun civil ne serait présent pour voir les deux Asgardiens retourner chez eux.
Aloïs avait refusé de venir avec son père, et était arrivée sur une moto bleue foncée. Lorsqu'elle s'était garée (dans un magnifique crissement de pneus) la jeune femme avait retiré son casque et libéré ses longs cheveux blonds.
Le dieu brun vit la fille de Stark arriver sur son étrange engin. Ses yeux seuls pouvaient exprimer ce qu'il ressentait, car il avait les mains liées, et la bouche cousue par une invention humaine et stupide.
La jeune femme regarda Thor faire ses adieux à toute la petite troupe new yorkaise. Elle ne le connaissait pas plus que ça, et son départ lui importait peu. Ce qui l'intéressait, c'était de voir Loki gêné par la foule de Vengeurs.
Les « grands » ne la regardaient pas. Elle s'approcha du dieu. L'Asgardien la regardait, et respirait par saccade. Elle allait lui faire du mal, le brun en était convaincu.
La jeune femme glissa sa main dans les cheveux noirs de Loki. Elle détacha le bâillon du dieu avec douceur, et passa son doigt sur la pâle joue de l'Asgardien.
La fille de Stark sourit. C'était un sourire triste, le même qu'elle avait eu lorsqu'il l'avait enlevée. La jeune femme paraissait troublée, mais bizarrement sereine.
- Vous allez me manquer, lui dit-elle. Si vous voulez, revenez envahir la Terre, ça nous occupera.
Le dieu la fixa un instant, puis constatant que personne ne les regardait, il lui répondit.
- Je ne reviendrai pas. Je vais passer plusieurs siècles en prison.
Il inclina la tête et la cala sur le dos de la main de la jeune femme.
- Vous aussi allez me manquer.
Il était honnête et la fille de Tony le savait.
- Je suis heureux de vous avoir rencontré. Même si ce fut dans de telles circonstances, j'ai beaucoup appris grâce à toi.
C'était la première fois qu'il la tutoyait. Ils se regardaient, et sans qu'ils ne se concertent, ils s'embrassèrent.
Ce fut Tony qui remarqua la disparition de sa fille. Le milliardaire faillit avoir une crise cardiaque quand il vit Aloïs et le néo-gothique. Il fut ramené à la vie par le rire de Thor, qui n'avait rien de discret.
Le génie toussa un grand coup derrière sa fille. Le petit couple se sépara, presque à contre cœur. Tony attrapa le bras d'Aloïs, et l'attira vers lui, tout en lançant un regard aussi noir que les ténèbres du néant sur le frère de Thor.
Le dieu blond sortit le Tesseract, et le donna à son frère. Ce dernier lui fit un regard entendu (la fille de Tony lui avait remis son bâillon électronique), et le dieu du Tonnerre enclencha l'appareil.
Un rayon descendit du ciel et les deux frères partirent vers les étoiles.
