Voilà le chapitre 2 :)
Les choses sérieuses commencent dès la fin du chapitre et l'intrigue se met en place petit à petit. J'espère que ça vous plaira.
Bonne lecture !
Chapitre 2
Tous les cinq avancèrent au sein du campus avant de s'arrêter devant un bâtiment.
- Tu connais ce bâtiment ? Demanda Juliette à sa meilleure amie.
- Euh non. Il sert à quoi ?
- Très bonne question, répondit Juliette, hilare. Elle se tourna vers Thomas mais il ne semblait pas vraiment avoir de réponse concrète.
- Je sais qu'il s'appelle le bâtiment de la Présidence, et je crois que c'est pour l'administratif... Non en vrai je n'en sais strictement rien.
- Super, marmonna Anna. Je sens que cette visite va être très instructive...
Tout le monde se mit à rire une nouvelle fois.
- Sinon ce bâtiment c'est le Tambour.
- Waouh ! C'est vraiment des noms pourris, rigola Minho.
- Ahah ! Bref, dedans il y a le Ciné-Tambour, c'est une salle où sont projetés des films tous les mercredis soirs. C'est surtout utile pour ma filière mais tout le monde peut y aller.
- C'est quoi comme film ? Demanda Minho. Avatar ? Jurassic Park ?
- Plutôt des vieux films en fait... genre Metropolis de Fritz Lang.
- Ca donne envie, ironisa Anna.
Ils continuèrent un peu plus loin et Juliette présenta le bâtiment B et D à Anna. C'était samedi et ils ne pouvaient rentrer dans aucun de ces bâtiments.
Ils firent alors le tour de tout le campus, qu'Anna trouva alors vraiment très grand. Il y avait beaucoup de bâtiments et lorsque l'on était nouveau, il était difficile de réussir à se rappeler de tout. Un vrai labyrinthe cette université !
Ils arrivèrent finalement tous devant le dernier bâtiment.
- Et voici le bâtiment G, alias le bungalow, annonça Juliette avec un grand sourire. Ce "bâtiment" était très petit et ne devait pas pouvoir contenir plus de deux salles.
- Je ne comprend toujours pas pourquoi ils appellent ça un bâtiment, railla Minho. On dirait un placard à balais.
- Et bien il est très cosy comme placard à ballais mon cher Minho, répliqua Juliette avec un petit sourire.
- Et arrête de dénigrer notre campus monsieur le sportif, rigola Thomas en attrapant Juliette et Anna par les épaules.
Tous les trois fréquentaient cette université, ils étaient en quelque sorte la team de ce campus et aimaient se chamailler avec Newt et Minho qui n'étudiaient pas au même endroit, ce dont on pouvait douter vu le temps qu'ils y passaient avec leurs amis.
Après cette visite générale tous se dirigèrent gentiment vers la pelouse et se laissèrent tomber lourdement sur l'herbe. Enfin un peu de repos après cette balade.
Il faisait très beau pour cette semaine de début septembre. Une petite brise tiède venait les rafraichir de temps en temps et il était plus qu'agréable de se prélasser, assis dans l'herbe. C'était apaisant au possible et cela faisait du bien de se poser de la sorte avant de connaitre de nouveau l'agitation de la fac, les révisions, les tutorats à faire et le stress qui accompagnait le tout.
- Alors, ça te fais quoi d'être à la fac ? demanda Newt à sa petite amie en lui attrapant la main.
- Ca change, répondit-elle en souriant.
- C'est la liberté tu veux dire ? Rajouta Minho.
- C'est sûr qu'on se sent beaucoup plus libre !
- Tu peux sécher les cours, personne ne te dira rien et tes parents ne le sauront même pas...
- Toujours là pour les bons conseils, merci Minho, rigola Anna.
Minho haussa les épaules en souriant avant d'attraper un caillou et de le lancer plus loin.
- Et du coup ça se passe toujours bien les études Minho ? Lui demanda Newt.
- Tranquille, chez les STAPS, personne ne m'arrive à le cheville.
- Et ton égo ? Tu n'as pas peur qu'il explose ? Le taquina Juliette. Minho lui fit un grand sourire idiot pour l'exaspérer encore plus.
Après que chacun ait prit des nouvelles des études de l'autre, Newt sortit un jeu de cartes et comme à son habitude, le petit groupe enchaîna plusieurs parties.
Ils aimaient se rassembler tous ensemble pour faire des jeux de cartes. Anna et Juliette gagnaient souvent et passaient ensuite la journée à se moquer des garçons.
Cette fois ci, bien que Newt crut avoir la main, Juliette reprit le dessus avant de se faire finalement doublée par Anna. Et cette dernière ne cachait pas sa joie.
- Vous trichez de toute façon, dit Thomas, un sourire aux lèvres.
- Ouais ! Faites gaffe, on vous surveille, renchérit Newt en les fixant droit dans les yeux l'une après l'autre ce qui fit rire encore plus les deux jeunes filles.
Qu'il était bon d'être entre amis et de rigoler ainsi !
Ils restèrent là, assis dans l'herbe, à discuter et rire pendant deux bonnes heures. Ils finirent finalement par se lever lorsque leurs montres indiquait dix-sept heures.
- C'est bien beau la fac, mais y rester la semaine me suffit déjà, souffla Juliette en se levant.
Ils se dirigèrent alors gentiment vers le métro, Minho en sifflotant.
Lorsqu'ils passèrent devant le bâtiment L Juliette se dirigea vers l'entrée.
- Attendez, je veux juste voir si c'est ouvert, expliqua rapidement Juliette avant de se diriger vers la porte du hall.
- Oh bah fallait me dire que c'était ta nouvelle passion de vérifier si les portes étaient ouvertes, railla Minho.
- Je cherche à aller aux toilettes tocard, répliqua t'elle.
- Madame aime se faire désirer, expliqua Thomas avec un sourire narquois.
Juliette passait son temps à aller aux toilettes -problème de petite vessie se plaignait-elle, c'était plutôt psychologique mais bon... - et tout le monde prenait plaisir à l'embêter, souvent parce qu'ils en avaient marre de l'attendre.
Mais malheureusement pour Juliette, la porte du bâtiment L n'était pas ouverte. Juliette ne renonça pas et elle décida d'essayer aussi la porte du bâtiment B sur le chemin du retour.
Ils se dirigèrent vers ce bâtiment alors que Minho râlait, comme à son habitude.
- Eh c'est ouvert ! S'écria Juliette alors que les autres étaient prêts à sortir une ou deux petites piques sur elle.
Ils décidèrent d'aller l'attendre dans le hall et rentrèrent donc tous dans le bâtiment.
Une fois qu'ils furent à l'intérieur, Juliette fila à un des pôles toilettes qui se trouvait sur le couloir de gauche et Thomas décida d'y aller lui aussi. Les autres allèrent dans le couloir de droite où des sièges les attendaient.
- Ils passent leur vie à pisser c'est pas croyable, soupira Minho et son enthousiasme légendaire, ce qui fit sourire Anna et Newt.
- Tu veux qu'on te rappelle que tu passes ta vie à manger ? Lui lança gentiment Newt mais avec un sourire narquois.
- Tu viens de me le rappeler abruti...
Newt lui fit un grand sourire avant de lui donner une petite tape dans le dos.
Tous les trois s'assirent finalement sur des petits fauteuils en attendant leur amie, tout en lisant l'horoscope sur un journal qui trainait.
- Alors pour Minho..., commença Anna. Vous commencez à perdre patience et à être effrayé par tout ce qui vous entoure. Respirez un grand coup et après une longue nuit, vos forces pourront vous aider à trouver le droit chemin.
- Que du plonk cet horoscope, répondit-il avec un mot issu de leur vocabulaire de groupe. Et vous deux ? Votre horoscope dit que vous allez faire un tour en licorne et arriver au pays des bisounours ?
- Si tu es jaloux tu peux simplement essayer de te trouver une copine, répondit Newt avant de prendre la main d'Anna pour énerver encore plus Minho.
Ce dernier lui adressa un regard exaspéré.
- Bon... ils sont longs ces tocards...
A rigoler sur l'horoscope et autre ils en avaient presque oublié qu'ils attendaient Juliette et Thomas.
- Je sais que leur sens d'orientation est douteux mais quand même... souffla Anna.
Cela faisait plus de cinq minutes qu'ils s'étaient absentés.
- Je vais aller chercher ces deux tas de ferraille, dit Minho en se levant.
Il retourna repartit alors vers la gauche mais s'arrêta au milieu du parcours, fixant les vitres.
- Euh les gars... murmura Minho. Evidemment il savait qu'Anna n'était pas un "gars", comme il disait, mais il ne fallait pas trop chercher à comprendre ses expressions... ainsi que celles du groupe.
Anna et Newt se levèrent alors et vinrent se poster à côté de Minho.
- Je crois pas que c'était là avant... souffla leur ami asiatique.
Il montra du doigt la vitre sur laquelle était écrit en grand un mot. Un mot qui les stressa rapidement.
WICKED
Ce mot sans son contexte ne voulait absolument rien dire, ci ce n'était de part sa traduction anglaise. Ce mot était le nom que se donnait un groupe de meurtriers, psychopathes, tueurs en série... Voilà un an que ce groupe terrorisait le pays, enlevant et tuant des gens choisis au hasard. Certaines personnes n'avaient jamais été retrouvées, elles avaient juste disparues. Personne ne savait si elles étaient mortes ou vivantes. Ces psychopathes agissaient comme des tueurs en série puisqu'ils procédaient toujours de la même manière. Ce qu'ils préféraient ce n'était pas de tuer leur victime, non. C'était de les terroriser, de jouer avec eux tels des rats de laboratoire. Et ils s'en débarrassaient une fois qu'ils en avaient marre de jouer. Ils étaient fous. Ils aimaient faire du mal. Des monstres, voilà ce qu'ils étaient. Ils avaient déjà répété sept fois ce procédé morbide et la police ne les avait toujours pas attrapé. Et personne n'arrivait à comprendre ce qui les poussait à faire de telles choses.
La seule personne à avoir jamais réchappé au Wicked était Teresa, la voisine et meilleure amie de Thomas. Ils étaient très bons amis mais depuis cet événement elle était devenue étrange. Thomas avait essayé de l'aider à surmonter ce traumatisme mais elle semblait s'en être rapidement remise. Elle n'avait d'ailleurs jamais vraiment raconté ce qui c'était passé. Thomas ne savait pas grand chose, si ce n'était que Teresa et deux de ses amies avaient été assommées alors qu'elles se trouvaient dans un vieil entrepôt pour y faire des photos. En reprenant connaissance, elles avaient pu remarquer l'inscription Wicked écrite sur plusieurs murs. Toute l'après midi et la nuit qui avaient suivi avait été un enfer. Elle avait dit à la police que ses agresseurs étaient au nombre de cinq mais qu'il pouvait très bien y en avoir d'autres. Ils avaient passé la soirée à les traquer, à leur faire peur, à les attraper, leur donner quelques coups avant de les laisser repartir pour les courser de plus belle. Teresa ne s'était jamais éternisée sur ce qui s'était passé exactement cette nuit. Le plus intriguant était que Teresa n'avait pas été retrouvée tout de suite. La police avait découvert les corps inanimés de ses deux amies mais aucun signe d'elle. Teresa avait finalement été retrouvée trois jours plus tard, errant en ville dans des vieux vêtements abîmés et couverts de boue et de saleté. Elle ne se souvenait pas de grand chose. Seulement d'une partie de la soirée où elle était coincée dans cet entrepôt mais elle avait été incapable de raconter à la police ce qui s'était passé pendant ces trois jours. C'était le trou noir.
Thomas s'était toujours demandé pourquoi Teresa avait survécu alors que toutes les autres personnes qui étaient passés entre les mains du Wicked avaient fini leur vie plus rapidement que prévu ou avaient juste disparu sans jamais refaire surface. Il était très heureux que Teresa ait survécu mais il se demandait ce qu'elle avait bien pu faire de plus que les autres pour survivre. Et il aurait aimé savoir ce qui avait bien pu se passer pendant ses trois jours. Mais elle ne s'en souvenait plus.
Voir ce mot glaça le sang d'Anna, Newt et Minho. Mais ce qui les effraya davantage c'est que Wicked avait été peint sur plusieurs vitres et qu'ils n'avaient rien vu, sans doute trop préoccupés par leur stupide horoscope.
Le Wicked -méchant en anglais- voilà comment ils aimaient se faire appeler. Ils se faisaient passer pour une espèce d'organisation du mal.
- Et si on fichait le camp d'ici ? Murmura Anna en se rapprochant de Newt, la seule personne avec qui elle avait l'impression d'être totalement en sécurité.
Ils s'avancèrent vers le couloir de gauche pour aller chercher leurs amis quand un courant d'air les fit se retourner. La porte était grande ouverte...
Trop préoccupés par cette inquiétante ouverture, ils ne virent pas les trois ombres qui s'avançaient derrière eux tels des fantômes, un petit objet pointu à la main.
Juliette était encore aux toilettes alors que Thomas était déjà en train de se laver les mains.
- La princesse va t'elle se dépêcher ? Demanda t'il.
- Oui, oui, répondit t'elle.
- Toujours... Commença Thomas mais Juliette tira la chasse d'eau au même moment et n'entendit donc pas la suite.
Il lui semblait cependant avoir entendu un grand bruit... comme quelqu'un qui tombait par terre... Elle déverrouilla la porte et la poussa. Mais en vain. La porte ne s'ouvrait pas !
- Thomas... tu comptes me faire la même blague à chaque fois ? S'exaspéra t'elle en espérant que c'était réellement son petit ami qui retenait la porte. A vrai dire, sans vraiment savoir pourquoi, lorsqu'elle avait entendu ce bruit elle avait commencé à s'inquiéter. Comme un mauvais pressentiment.
- Thomas tu es énervant, tu sais que je déteste quand tu fais ça...
Mais aucune réponse. Soit il se fichait totalement d'elle et risquait dans ce cas de passer un sale quart d'heure, soit quelque chose de vraiment inquiétant était en train d'arriver.
Juliette essaya une nouvelle fois d'ouvrir la porte mais quelque chose la retenait... ou quelqu'un. Quelqu'un d'autre que Thomas. Peut-être allait t'elle remettre le verrou en fin de compte.
Juliette se baissa dans l'espoir de voir quelque chose par dessous la porte de la cabine.
Et ce qu'elle vit l'effraya. Ce ne pouvait pas être vrai. Elle devait rêver.
- Thomas ! Hurla t'elle alors en voyant simplement ses jambes disparaitre, allongées au sol et tirées vers la droite. Quelqu'un emportait le corps de son petit ami !
Elle mit toute son énergie pour pousser la porte qui s'ouvrit cette fois sans problème. Plus rien ne la retenait. Juliette sortit lentement, tous les sens en alerte. Elle regarda furtivement de tous les côtés mais elle n'aperçut rien. Rien à part un mot écrit en grand sur la vitre.
WICKED
Et aucune trace de son petit ami. Elle aussi connaissait la signification de ce mot. Et qui l'utilisait. Et cela ne fit que l'angoisser davantage. Silencieusement, elle se rapprocha de la porte pour sortir, se retrouva dans le couloir et marcha vers l'entrée du bâtiment B. Le plus terrifiant était cet horrible silence. Pesant et inquiétant. Ses amis ne pouvaient pas ne faire aucun bruit ! Il s'était passé quelque chose, elle en était désormais sûre. Elle s'avança encore davantage mais elle ne vit d'abord rien dans l'entrée. Jusqu'à ce qu'elle tourne la tête à droite où elle reconnu sans mal les corps inertes de ses quatre amis. Ils étaient là, étendus par terre, inconscients.
Juliette se mit à réfléchir à toute vitesse mais avant qu'elle n'ait pu faire un seul geste, une main se plaqua furtivement sur sa bouche alors qu'une pointe froide et métallique rentrait dans son cou. Et après... elle ne s'en souvenait plus très bien.
N'hésitez pas à laisser une review, même petite, ça me permet de savoir ce qui est bien ou au contraire ce qui ne l'est pas :)
A vendredi prochain pour le prochain chapitre qui expliquera ce qu'il en est de Thomas, puis de Newt, pour le moment.
Bizz
