Me revoilà avec le chapitre 3 :) Après la fin inquiétante du chapitre 2, vous allez découvrir ici ce qu'il en est de Thomas et de Newt. J'espère que ça va vous plaire.

Bonne lecture ! :)


Chapitre 3

Le monde était brumeux. Tout semblait irréel.

Thomas était allongé, les yeux fermés. Et il lui était impossible de les ouvrir. Son corps ne lui répondait plus.

Une idée lui traversa l'esprit. Il devait être en plein rêve.

Des voix résonnèrent jusqu'à ses oreilles. Elles semblaient toutes proches.

Ses yeux s'ouvrirent d'un coup, sans rien contrôler, et il se redressa sur la petite couchette sur laquelle il se trouvait. Celui qui contrôlait son corps devait lui aussi essayer d'écouter ce que se disaient les voix (quel rêve étrange...). Il perçut d'ailleurs un brin de la conversation.

- Je te laisse t'occuper de celui là, dit une voix masculine. Ne nous déçoit pas.

Thomas perçut comme une menace dans sa voix.

- Tout va bientôt changer, répondit ce qui devait une jeune femme, d'après le timbre doux de sa voix.

Cette phrase inquiéta Thomas. Et cette voix féminine lui rappelait quelqu'un. Il réfléchit rapidement et l'évidence lui sauta au yeux lorsque la porte s'ouvrit et que la jeune femme vint se placer devant lui en souriant.

Ce rêve était vraiment étrange. Il semblait... réel.

Thomas se posa alors une inquiétante question. Etait-ce un souvenir qui ne remontait à la surface que maintenant ? Ce n'était alors que lui même qui contrôlait son corps...

Mais dans ce cas... qu'était ce souvenir étrange ? Et pourquoi était-elle là ?

Thomas se réveilla en sursaut. Il se sentait encore troublé après ce rêve plus que bizarre. Il n'arrêtait pas de se dire que cela semblait être un vrai souvenir mais il n'arrivait pas à concevoir une telle chose.

Mais après ce rêve, le pire restait de se remémorer de vrais souvenirs. Tel que celui où il était encore dans les toilettes, parlant à Juliette. Il avait à peine commencé sa phrase que quelqu'un avait violemment posé sa main sur sa bouche avant de lui insérer quelque chose de froid dans le cou.

Et ce qu'il constata n'était pas très réconfortant non plus. Il était encore une fois allongé, et d'après ce qu'il voyait à sa droite, il était dans une salle de cours. Il vit à travers les vitres que le soleil était en train de se coucher. Combien de temps avait-il été inconscient ?

Une douleur survint au niveau de son bras. Il avait une toute petite entaille... Que lui était-il arrivé ?

Il aurait bien continué à réfléchir à tous les événements étranges qui se produisaient aujourd'hui mais un sentiment d'urgence l'envahit. Une odeur de brûlé vint jusqu'à ses narines. Il se releva furtivement et à son grand désespoir, il vit qu'un incendie s'était déclaré dans la pièce dans laquelle il se trouvait. C'était quoi ce bordel ?

Et il se souvint du Wicked... Il était mal. Lui ainsi que... Ses amis ! Où étaient ses amis ?

Il ne prit pourtant pas trop le temps d'y penser et regarda partout autour de lui dans l'espoir de repérer quelque chose pour éteindre le feu qui était pour l'instant de petite ampleur. Une chaise seulement était en train de brûler, mais s'il ne faisait rien, tout cela pourrait vite dégénérer.

Il essaya d'abord la chose la plus basique, ouvrir la porte pour s'échapper. Mais évidemment elle était verrouillée. Quel que soit le jeu sadique que lui préparait le Wicked, cela risquait de ne pas être très agréable. Il enfouit ensuite sa main dans sa poche pour y prendre son téléphone, mais la poche était vide. Il lui restait une dernière vraie chance avant qu'il ne doive se résoudre à s'occuper lui même de cet incendie. Il souleva un petit clapet et tira l'alarme incendie. Un son strident et inquiétant se mit alors à résonner dans le bâtiment mais à peine quelques secondes plus tard, tout s'arrêta. Il l'actionna de nouveau mais plus aucun son ne vint à ses oreilles. Il essaya ensuite une deuxième alarme incendie pour les cas de grandes urgences qui activait normalement des jets d'eau. Mais évidemment pas une seule goutte ne voulu tomber. Foutu matériel. Foutu Wicked.

Pendant que Thomas avait essayé ses premières options, le feu avait continué son chemin de destruction et un grand meuble en bois avait aussi prit feu.

Il chercha alors un grand tissu et s'était même résolu à dire adieu à sa veste pour éteindre les flammes lorsqu'il remarqua avec joie un extincteur à l'autre bout de la pièce. Trop facile. Beaucoup trop...

Ah oui. Ce n'était pas si facile que ça en fin de compte. Le feu avait pris sur une petite zone et traçait en quelque sorte un trait. Une frontière de feu.

Et il fallait évidemment que l'extincteur se trouve de l'autre côté.

Traverser les flammes ou les laisser venir à soi ?

Pas une seule hésitation, Thomas s'avança et monta sur un bureau espérant réussir à sauter par dessus les flammes qui n'étaient pour l'instant pas très hautes.

- Respire, Thomas, respire, se murmura t'il.

Il inspira un grand coup et pris d'un puissant sentiment d'adrénaline il sauta et retomba de l'autre côté en une roulade plus ou moins réussie.

En une fraction de seconde il attrapa l'extincteur et commença par asperger sa jambe qui était en train de prendre feu. Il se releva ensuite et entreprit de tout éteindre. Pourquoi diable devait-il s'improviser pompier ?

Une fois l'incendie maitrisé, il trouva que ce n'était finalement pas si terrible que ça. Mais peut-être aurait-il dû toucher du bois car ce qui se préparait était bien moins réjouissant.

Thomas retourna près de la porte d'entrée de la salle tout en s'époussetant. Il avait plein de suie partout ! Il n'imagina même pas son visage qui devait être couvert de traces noires. Il se posta au plus près de l'entrée.

- Il y a quelqu'un ?! Cria t'il aussi fort qu'il le pouvait. Juliette ? Newt ? Appela t'il espérant avoir une réponse. Il appela aussi ses deux autres amis mais personne ne répondit. Etaient-ils en train de subir la même chose que lui ?

Il se jeta une fois sur la porte pour essayer de la faire céder mais ce fut en vain. Il eut beau essayer encore plusieurs fois cette dernière tenait bon. Quelque chose devait la bloquer par derrière. Il se laissa finalement tomber, assis dos à la porte. Mais que lui arrivait-il ? Il n'arrivait pas à croire que c'était à leur tour de voir leur destin entre les mains des sadiques du Wicked. C'était lui et ses amis qui allaient cette fois servir de jeu à ces psychopathes. Et cela ne l'enchantait absolument pas. Si seulement Teresa avait pu lui dire comment elle avait réussit à leur survivre.

Thomas pensa à sa petite amie qui devait être morte de peur à l'heure actuelle. Et à ses autres amis. Il fallait qu'il les trouve mais il ne parvenait pas à ouvrir cette fichue porte ! Et il se doutait bien que le Wicked n'allait pas juste le laisser attendre tranquillement derrière une porte. Et c'était ça le plus inquiétant. Qu'allait-il se passer ensuite ? Tout pouvait se produire, vraiment tout. Thomas avait vu une fois à la télévision qu'ils n'avaient pas hésité à faire sauter la moitié d'un bâtiment ou à mettre le feu. Ils avaient fait bien d'autres choses sadiques que Thomas ne préféra pas se remémorer. Il ne lui restait plus qu'à attendre là. Attendre qu'on essaye de lui faire peur ou de le tuer. Ce n'était pas très joyeux comme perspective.

Thomas se releva et inspecta minutieusement toute la pièce. La seule porte de cette salle était impossible de l'ouvrir. Il s'approcha alors de la fenêtre. Le soleil était sur le point de disparaitre. Il allait faire nuit très bientôt. Et c'était encore moins rassurant, la nuit avait quelque chose d'inquiétant. Et encore plus dans cette situation.

Tout le mur était fait de baies vitrés et seulement deux s'ouvraient. Thomas se rapprocha de la vitre pour regarder vers le bas. Il devait être au troisième étage. Il pourrait sauter. Mais il se casserait sans doute quelque chose et les autres lui tomberaient directement dessus. Il avait quand même la chance de ne pas être au quatrième étage de ce bâtiment. C'était d'ailleurs un des seuls bâtiments qu'il ne connaissait pas très bien. Il n'avait que très peu cours ici. Dommage pour lui, il aura été utile de connaitre les lieux de son futur calvaire.

Il regarda finalement au loin, espérant voir quelque chose d'intéressant.

Il regretta aussitôt. Une silhouette se trouvait sur le bâtiment d'en face. Elle tenait quelque chose mais Thomas n'arrivait pas trop à voir quoi. Il la scruta un moment. Elle restait là à attendre. Attendre quoi ?

Eh bien il était temps de le savoir puisqu'elle se mit debout. Thomas comprit alors parfaitement l'usage de ce qu'elle tenait dans la main, même s'il ne savait pas exactement ce que c'était mais il se doutait que ce n'était pas quelque chose d'agréable.

Elle pointa son objet menaçant dans la direction de Thomas. Son cœur manqua un battement. Il se recula vivement alors que le projectile volait déjà droit sur la salle.

La vitre se brisa avec fracas et l'objet explosa au milieu de la salle. Le souffle de l'explosion projeta violemment Thomas en arrière.


Lorsque Newt reprit conscience, il n'eut pas besoin d'ouvrir les yeux pour savoir une chose. Il n'était pas à l'intérieur.

Il sentait le souffle du vent sur ses joues et ses cheveux.

Il ouvrit alors les yeux mais ce qu'il vit ne lui plut pas forcément. Si c'était une blague elle n'était absolument pas drôle. Newt se releva et put en effet constater avec désarroi qu'il se trouvait sur le toit du bâtiment B.

Que diable faisait-il sur le toit ?

Il se rapprocha du vide. Quatre étages en plus du toit. Super !

Mieux valait alors éviter de tomber...

Les précédent événements lui revinrent en mémoire. De mieux en mieux. Si lui et ses amis étaient réellement entre les mains du Wicked alors ils étaient mal. Très mal.

Newt préférait ne pas penser à ce qui l'attendait. Il avait toujours été plutôt anxieux et son esprit se mit à penser à toutes sortes de choses désagréables. Il était très inquiet sur le fait qu'il ne soit pas avec ses amis. Il avait besoin de les savoir en sécurité.

Puis des chiffres lui vinrent à l'esprit. Huit attaques, douze morts. Dix-neuf disparitions. Un seul survivant.

Les lieux semblaient souvent choisis totalement au hasard. Un petit centre commercial, des égouts, un vieil hôpital abandonné, et un grand entrepôt. Newt ne se souvenait plus des autres. Mais il pouvait désormais ajouter "université" à la liste.

Mais le plus étonnant était que même si beaucoup -dont la police- disaient que le Wicked était juste une organisation de psychopathes, les disparitions ne collaient pas. Ils aimaient faire peur, terroriser leurs victimes avant de les tuer. Mais pourquoi en avaient-ils gardé dix-neufs ? Dont on n'avait d'ailleurs toujours pas de nouvelles. Tout était bizarre. Il y avait quelque chose qui clochait.

Newt aurait bien voulu découvrir quoi mais il savait qu'il n'avait pas beaucoup de chance de passer la soirée. Il se souvenait assez bien de l'état dans lequel le Wicked avait laissé les différents endroits... Incendie, explosions et bien d'autres choses... S'en prendre à une université était tout de même assez osé. Peut-être essayaient-ils de viser plus haut et d'indiquer que personne n'était en sécurité nulle part.

Newt essaya de se calmer mais tous les détails morbides sur les corps retrouvés lui revenaient à l'esprit.

Blessures par balle. Morsures. Coupures. Asphyxie. Brûlures. Mutilations. Drogues. Hématomes. Ecchymoses.

Et ce qui avaient causé de telles choses...

Attaques. Explosions. Armes. Pistolets. Couteaux. Seringue. Poings. Flèches. Feu. Poison.

Newt paniquait. Et le mot était faible.

Il était quelqu'un de fort, quelqu'un qui était là pour les autres et les aidait constamment, presque au détriment de sa propre personne, mais il était souvent pris de crises de panique. Tout ce qu'il avait à faire c'était d'essayer de les surmonter.

Mais il avait beaucoup plus de mal que les autres à faire abstraction de la réalité. Cela ne se voyait pas la plupart du temps, les autres pensaient qu'il gérait la situation. Mais c'était seulement ce qu'il laissait paraitre. C'était comme une sorte de masque. Pour cacher ses émotions dans les moments difficiles afin de surmonter les événements. Mais même une fois passés, il n'enlevait que rarement son masque. Seul Anna arrivait à le décrypter la plupart du temps.

Il respira lentement et vida son esprit afin de réussir à reprendre le dessus.

Une fois calmé il fut en pleine possession de tous ses moyens et put donc se concentrer entièrement sur sa survie. Newt se dirigea sans attendre vers la porte mais comme il le pensait cette dernière était verrouillée. Et il ne risquait pas l'ouvrir. Les belles grosses chaînes sur la porte risquaient de poser problème.

Newt fit alors le tour du toit pour essayer de trouver une idée. Il se pencha aussi pour voir s'il n'y avait pas une échelle de secours, mais cela aurait été un miracle.

L'espoir. C'était souvent la première chose qu'enlevait le Wicked à ses malheureuses victimes. Généralement ils finissaient toujours par leur enlever la vie. Ou les enlever tout court pour une raison totalement inconnue.

Newt remarqua un petit objet assez lourd sur le toit dont il ne connaissait absolument pas l'utilité. Mais quelle fût sa surprise lorsqu'il découvrit deux objets insolites sur ce toit.

- Ils doivent se foutre de ma gueule, marmonna t'il pour lui même dans un espèce de grognement.

Un arc. Il y avait un arc sur le toit. Et avec des flèches !

Quelque chose clochait sérieusement chez ces types. Et Newt souhaitait plus que tout au monde comprendre pourquoi. Pourquoi ces fous faisaient ça ?

Newt se doutait qu'il y avait forcément anguille sous roche. Il ne lui avait pas laissé un arc juste pour ses beaux yeux. Ils devaient simplement avoir envie de jouer un peu. Ils allaient sans doute prendre plaisir à le voir essayer de rester en vie. Mais quoi qu'il en était, Newt prit l'arc et le carquois de flèches. Il se sentait légèrement plus en sécurité avec ça sous la main.

Mais ce n'était pas un arc et quelques pauvres petites flèches qui allait l'aider à quitter du toit. Il n'avait aucune idée d'échappatoire. Le temps de tout explorer, la nuit était tombée depuis quelque minutes, et il faisait sérieusement froid. L'obscurité gagnait alors de plus en plus de terrain et Newt risquait de ne plus voir grand chose d'ici peu.

Il vérifia s'il avait encore son téléphone -se criant intérieurement dessus de ne pas avoir vérifié avant- mais sa recherche fut vaine. Il ne fallait pas abuser. Ils lui avaient déjà laisser un arc. C'était gentil de leur part.

Newt gratta légèrement son bras droit qui le picotait mais cela ne fit que créer une nouvelle douleur. Il souleva sa manche et découvrit une petite plaie. Alors comme ça ils s'étaient en plus amusé à lui charcuter le bras. Super. Vraiment.

Newt s'assit par terre et se mit à réfléchir à toutes les possibilités. Il avait déjà rayée celle de sauter du toit. A cette hauteur il risquait de ne pas en sortir vivant. Ou pas entier en tout cas. Et finalement rester bien tranquillement sur le toit à attendre le tentait bien plus que de s'écraser en bas. Mais il se doutait qu'il n'aurait pas infiniment le droit de rester ici. Où était le plaisir du Wicked s'il passait toute la soirée sur le toit à attendre ? Mais quoi qu'ils avaient prévu pour lui, Newt préférait essayer de s'échapper avant.

Son esprit fusait de tous les côtés et pensait à plein de choses en même temps lorsqu'il finit par s'arrêter sur une idée. Le wicked semblait s'amuser avec ses victimes. Il repensa alors à l'objet non identifié laissé sur le toit. Si cet objet était là c'était pour une raison. Il devait peut être passer une épreuve avant que le Wicked ne s'amuse réellement avec lui.

Plus le temps passait et plus il avait envie de rester sur ce toit finalement. Mais il avait aussi très envie de s'échapper d'ici et de réussir à s'enfuir. Il tenait absolument à retrouver Anna. Il ressentait le besoin de la protéger.

Il était en train de penser à elle lorsqu'il entendit comme le bruit d'une alarme incendie. Il tendit l'oreille. L'alarme semblait venir du bâtiment sur lequel il se trouvait. Malheureusement, depuis le toit, il ne pouvait pas en être sûr. Le son strident s'arrêta cependant au bout de quelques secondes. Newt pria pour ses amis en espérant qu'il n'y avait pas vraiment le feu. Il respira un grand coup, sentant que son esprit était sur le point de repenser à toutes ces choses horribles et sadiques que le Wicked avait fait aux autres. Il préférait agir pour ne plus penser.

Il se releva et s'approcha du vide. Le bâtiment formait un L et Newt se trouvait dans l'angle. Il voyait donc une fenêtre qui se trouvait à peu près en face de lui. Peut-être que s'il arrivait à jeter cet objet sur le côté il réussirait à briser la vitre de l'étage d'en dessous. Il y avait une espèce de gouttière juste à côté. Il pourrait ensuite essayer de s'y accrocher pour passer par la vitre une fois celle ci cassée. Enfin ce n'était qu'une idée. Et qui ne s'avérait pas simple du tout. Et plutôt du genre risqué.

Newt hésitait. Jusqu'ici, c'était le seul moyen qu'il avait trouvé pour s'échapper de cet endroit. Et plus le temps passait et plus il ressentait le besoin d'être près d'Anna, de la voir et de savoir qu'elle allait bien. Il n'avait alors pas vraiment le choix.

Newt alla poser son arc non loin de la fenêtre qui allait être sa future victime avant d'aller chercher l'objet qui ressemblait finalement à un petit cylindre.

Il était un peu lourd mais rien de bien méchant, Newt pouvait aisément le tenir d'une main. Il serait idéal à jeter contre une vitre pour la briser.

Il se positionna alors de manière à être le plus face possible à la fenêtre sans être trop loin. S'il ratait, il n'avait plus rien pour briser la vitre. Il pouvait toujours essayer avec ses flèches mais le bout était en bois et ne semblait pas très solide. Cela transpercerait un homme ou un animal sans problème mais pour une vitre, c'était moins évident.

Tout reposait alors sur son lancer.

Newt sentait la pression monter en lui. Il fallait qu'il réussisse. Il le devait s'il comptait revoir Anna.

Il raffermit alors la prise autour du cylindre et inspira un grand coup.

Puis d'un geste vif et fort, le cylindre vola dans les airs quelques instants avant de traverser la vitre, laissant une belle empreinte et des fissures tout autour. Si Newt s'agrippait bien à la gouttière il n'aurait plus qu'à taper contre la vitre avec ses pieds et avec un peu de chance cette dernière finirait par céder entièrement .

Newt alla récupérer le carquois de flèches et l'arc qu'il mit en bandoulière puis il vint se positionner au dessus de la fenêtre, juste à côté de la gouttière. Newt n'avait jamais eu le vertige mais risquer sa vie agrippé à une gouttière ne l'enchantait pas vraiment.

Il se décida quand même à tenter sa chance. Après tout, il avait déjà réussi à faire un trou dans la grande baie vitrée d'une salle de cours. Cela serait bien dommage de s'arrêter là.

Newt commença alors à descendre une de ses jambes dans le vide tout en s'accroupissant pour pouvoir tenir fermement la gouttière de ses deux mains. Il avait du mal à croire ce qu'il était en train de faire. Si on lui avait dit la veille qu'il se retrouverait suspendu à une gouttière à plusieurs mètres du sol dans le seul but de briser une fenêtre pour retourner à l'intérieur eh bien, il serait probablement parti dans un fou rire. Mais à ce moment précis, rire n'était pas sa principale préoccupation. Jamais il n'avait autant eu à se soucier de sa survie. Il faut dire qu'il n'avait jamais été en danger. Théoriquement, il ne craignait rien pour l'instant. A part peut être un vilain rhume s'il restait dehors sur le toit. Mais le simple fait d'être à la merci du Wicked était synonyme de grand danger.

Newt s'agrippa entièrement à la gouttière puis lentement, il laissa sa deuxième jambe glisser dans le vide. Il tenait désormais à la seule force de ses bras. Il allait devoir glisser jusqu'à un espèce de petit rebord où il pourrait poser un de ses pieds pour se stabiliser pendant que l'autre essayerai de finir de briser cette vitre.

Newt commença alors à descendre doucement, évitant tout geste brusque qui risquerait de le faire tout lâcher. Petit à petit il se rapprochait du petit rebord.

Quand il fut enfin arrivé, Newt essaya de se positionner de manière a être le plus stable possible. Il tenait toujours fermement la gouttière lorsque son pied droit frappa violement dans le verre pour le faire céder. Comme il s'y attendait ce dernier ne se brisa pas mais de nouvelles petites fissures se formèrent. A force de frapper il finirait bien par tout casser. Il continua ce scénario un petit moment, assez lentement pour ne prendre aucun risque mais son travail porta ses fruits. D'un dernier violent coup de pied, toute la partie droite de la fenêtre se brisa.

Il avait réussi. Enfin, presque.

Passer dans la salle de cours devrait donc être chose facile.

Son pied droit se posa sur le rebord de la fenêtre et sa main droite agrippa à son tour le rebord. Il lâcha alors d'un coup la gouttière pour pouvoir entièrement rejoindre la fenêtre désormais cassée.

Mais quelque chose d'étrange et de malencontreux se produisit. Newt entendit quelque chose qui ressemblait à une explosion et le bâtiment se mit à trembler quelques instants.

Mais ces quelques instants suffirent à faire perdre l'équilibre à Newt. Tout son corps commença alors à basculer lentement en arrière. Son bras fut écorché par des éclats de verre mais il réussit à rattraper de justesse le bord de la fenêtre.

Retenu par un seul de ses bras, Newt était désormais suspendu au dessus du vide.


Je ne sais pas si des gens me lisent, je n'ai pas vraiment eu de retour... n'hésitez pas à me laisser une review pour me dire ce qui est bien ou non.

Vendredi prochain, on continue avec Thomas et on découvre ce qu'il en est d'Anna :)

Bizzz