Désolée, je n'étais pas chez moi vendredi, je n'ai donc pas pu poster, et je n'ai pas pu non plus samedi. Mais de toute manière, ça ne semble pas poser de problème puisque personne ne s'intéresse à ma fanfic.
Je tiens à rappeler (s'il y a des personnes qui me lisent...), que les reviews sont la seule "rémunération" des auteurs de fanfics. Oui, à la base j'écris cette fanfic pour moi, pour le plaisir. Mais si je prend le temps de la relire, de la corriger et de la publier c'est pour pouvoir la partager avec vous. Or le partage ne va que dans un sens. Je vous offre mon travail et je n'ai même pas de petit message en retour. Ca ne me donne vraiment pas envie de continuer à vous poster la suite... Si vous n'aimez pas et que vous trouvez cela nul, alors dites le moi tout de suite ! J'arrêterais tout, pourquoi s'embêter. Mais si vous aimez et que vous voulez que je continue... faites le moi savoir aussi. Je n'ai eu aucun retour constructif sur l'histoire ou les personnages. Rien.
Quand vous lisez, prenez la peine de laisser un commentaire. Je ne dis pas cela que pour moi mais aussi pour tous les autres auteurs de fanfics en général qui n'ont pas beaucoup voir pas du tout de reviews.
Sinon, dans ce chapitre, on fait un tour du côté de Minho et de Juliette. En espérant que cela vous plaira.
Bonne lecture !
Chapitre 5
Minho était profondément endormi lorsqu'une alarme incendie le réveilla en sursaut. Il se redressa brutalement et mit plusieurs instants avant de reprendre ses esprits. Il lui fallut du temps pour comprendre où il était. L'endroit était assez large et très sombre. Il se souvenait parfaitement avoir perdu connaissance dans le hall du bâtiment B. Mais il ne voyait pas du tout à quel endroit il pouvait désormais se trouver. Il n'étudiait pas à l'université principale de Philadelphie mais il savait que cet endroit n'était pas commun.
Il se leva. Le plafond était étrange, sa hauteur semblait se rétrécir au loin. Son esprit était encore un peu embrumé et il n'arrivait pas à réfléchir correctement.
L'évidence lui sauta aux yeux, il se demandait même pourquoi il n'y avait pas pensé avant. Il devait être dans une salle de sport, et plus précisément sous les gradins. Enfermé sous les gradins. Etrange...
Il se rapprocha et essaya de passer à travers les espaces entre les étages mais ces derniers étaient vraiment trop petits. Il ne pourrait pas s'y glisser. Mais comment avait-il atterri là alors ?
Il n'en avait aucune idée. Le bruit d'une alarme parvint jusqu'à ses oreilles avant de s'arrêter à peine quelques secondes plus tard. Etrange.
Minho décida de suivre les gradins sur toute leur longueur pour voir s'il n'y avait pas un endroit où sortir. Quoi que rester ici était peut-être une meilleure idée. Il était en quelque sorte à l'abri du Wicked. S'il ne pouvait pas sortir, eux ne pourraient pas rentrer. Enfin théoriquement. Mais Minho se doutait bien que le Wicked n'allait pas gentiment le mettre dans un endroit où ils ne pourraient pas l'atteindre.
Et son idée se confirma lorsqu'il arriva au bout. Un chien de grosse taille dormait tranquillement là.
Il ouvrait parfois la bouche dans son sommeil et Minho découvrit ainsi ses belles canines tranchantes. Il avait bien moins envie de rester ici, désormais. Avoir un chien pareil dans les parages n'était pas très rassurant. Si le Wicked l'avait mis là c'est qu'il devait être assez agressif.
Minho devait vite trouver un moyen de sortir de là. Dans le cas contraire, il était très mal. Pourvu que le clébard ne se réveille pas !
Minho refit une fois toute la largeur lorsque le bâtiment se mit à trembler. Il s'accrocha aux planches de bois de justesse et resta ainsi sur ses jambes.
Il repensa alors au chien et tourna subitement la tête. S'il était réveillé il ne donnait pas cher de sa peau.
Heureusement, ce gros chien semblait dormir très profondément. Du moins pour l'instant.
Minho se mit à réfléchir rapidement mais il ne voyait pas vraiment comment il allait pouvoir sortir de là. Il allait devoir casser quelque chose pour pouvoir passer.
Il examina les gradins. Il y avait des planches de bois qu'il pouvait essayer de casser. Cela n'allait pas être simple mais c'était sa seule chance.
Minho se mit le plus loin possible du chien et il commença à donner des coups de pieds sur une planche en bois en bas. Il s'aida aussi de ses bras pour essayer de l'arracher. Et à force d'insister, Minho sentit qu'il n'était plus très loin de la réussite. Il gardait toujours un œil attentif sur le chien, de l'autre côté. Ce dernier commençait à remuer un peu ses pattes. Ce qui n'était pas bon signe du tout. Il allait bientôt se réveiller. Et il allait probablement avoir envie de se mettre quelque chose sous la dent. Comme Minho par exemple.
- Foutu Wicked de merde, grommela Minho qui avait très envie de leur casser la gueule.
Il n'allait pas se laisser faire ! Si le Wicked croyait qu'il pouvait jouer tranquillement avec lui et ses amis eh bien il s'était trompé ! Minho comptait leur montrer ce qu'il pensait de leur petit jeu.
En attendant il était toujours coincé.
Une deuxième secousse le fit cette fois tomber à la renverse. Mais que se passait-il dans ce bâtiment ? Etait-il en train de s'écrouler ? Cela donna encore plus envie à Minho de sortir de là. Il se releva rapidement et jeta machinalement un coup d'œil vers le chien avant de se remettre au travail. Ce n'est que quelques secondes plus tard qu'il se rendit compte de ce qu'il avait vu juste avant, sans vraiment réaliser.
Le chien avait ouvert les yeux.
Oh. Putain de merde.
Plus de temps à perdre. Cette fois Minho se souciait peu de faire du bruit, il y allait de toutes ses forces. Il entendit un grognement animal plus loin derrière lui. Le chien l'avait repéré et ne semblait pas vouloir lui faire des câlins.
Minho donna encore un violent coup pour faire sauter définitivement la planche. Oh miracle !
Il se précipita par le trou qui, bien qu'un peu étroit, lui laissa assez de place pour passer. Il sauta alors sur ses deux pieds, se relevant, et sauta par dessus la barrière qui s'éparait les gradins du terrains de basket. Il se rua vers la première porte qu'il vit. Mais elle ne s'ouvrait pas.
Exactement à l'opposé se trouvait une autre porte mais alors qu'il espérait y aller, il vit le chien passer sa tête par le trou. Atteindre la porte était désormais impossible. Le chien lui sauterait dessus bien avant. Ce dernier avançait lentement vers Minho, les babines retroussées.
Il fallait qu'il réfléchisse et vite. En temps normal, un chien un peu énervé ne lui faisait pas vraiment peur. Mais celui là avait quelque chose de démoniaque. Et ce n'était pas un petit chien...
Minho regarda furtivement autour de lui et son regard resta posté sur le filet de Basket.
Sérieux ?!
Une batte de baseball se trouvait dans le filet.
Alors comme ça le Wicked voulait voir du spectacle ? Il ne voulait pas les tuer, du moins pas tout de suite, il voulait les voir se battre.
Minho n'hésita pas, bien qu'il savait qu'il allait exactement dans la direction que le Wicked voulait lui faire prendre, il savait aussi que c'était la seule solution. Il courut vers le filet et sauta le plus haut possible. Il était tellement motivé pour se défendre, tout se jouait dans ce saut qui devait être le plus beau qu'il ait jamais fait. Il réussit à donner un coup violent dans le filet et la batte tomba par terre alors que Minho retombait sur les genoux.
A peine avait-il eu le temps de regarder où la batte avait atterri que le chien lui sautait déjà dessus. Ils roulèrent tous deux sur quelques mètres alors que ce démon enfonçait ses canines dans le ventre de Minho, lui arrachant un douloureux cri.
- Enfoiré ! Hurla Minho, fou de rage. Il donna un violent coup de pied au chien, ce qui le fit reculer un peu, et Minho eut assez de temps pour attraper la batte et accueillir son adversaire qui lui sautait de nouveau dessus.
Un coup de batte le fit tomber par terre, le rendant encore plus furieux. Un deuxième lui cassa une patte et lui donna une mauvaise allure. Et enfin, un troisième coup de batte assomma ce maudit chien !
Minho se laissa tomber par terre. Il souffla quelques instants avant de se redresser pour soulever son tee shirt et regarder sa blessure. Ce n'était pas aussi horrible qu'il pensait mais ce n'était pas joli non plus. C'était assez profond par endroit mais heureusement, cela ne saignait pas abondamment.
Minho se laissa encore retomber, restant allongé sur le sol. Mon dieu mais qu'est ce qui venait de se passer ? Quel horrible cauchemar ! Qui n'en était même pas un... Après plusieurs minutes à rester ainsi, Minho se sentit beaucoup mieux.
Il se sentait même en pleine forme et il mourrait d'envie d'aller massacrer le Wicked. Minho avait toujours eu du mal à se contrôler lorsqu'il était en colère. Et cette fois ci, il n'aurait aucune envie de se contrôler. Comment ces gens pouvaient-ils être assez monstrueux pour leur infliger ça. Ils ne pouvaient pas être humains.
Et alors que Minho réfléchissait à des plans de vengeance contre le Wicked pour se calmer mentalement, il entendit soudainement un bruit de porte et se releva aussitôt. La porte précédemment fermée était désormais ouverte. Et quelques secondes plus tard, il put voir un autre chien-démon.
- Oh putain de merde !
Sans plus attendre, Minho se précipita vers l'autre porte qui, dieu soit loué, était ouverte. C'est en passant le seuil qu'il se gifla mentalement. Il avait oublié la batte ! Abruti.
Il hésita à retourner en arrière mais le chien venait lui aussi de passer la porte et il semblait encore plus féroce que son copain... Vraiment, super.
Minho prit alors ses jambes à son cou et couru comme si le diable était à ses trousses. Pourvu que ce chien fou ne le rattrape pas...
Lorsque Juliette se réveilla elle ressentit une étrange sensation d'engourdissement dans tout le corps. Et en plus d'une douleur intense au bras, quelque chose la retenait. Elle était en position assise mais elle ne pouvait pas se relever. Elle mit quelques secondes avant de réellement prendre conscience de ce qui se passait. Elle était attachée. Juliette ouvrit les yeux.
Elle était dans une salle de musique, une des seules encore un peu vétuste qui n'avait pas été rénovée. Ses mains étaient liées à une espèce de poutre et ses pieds aussi étaient attachés entre eux.
Elle mit plusieurs minutes avant de se souvenir exactement de ce qui s'était passé. Elle se souvenait être allée aux toilettes, Thomas l'avait accompagnée. Jusqu'à ce qu'elle le voit se faire trainer par terre. Elle se souvenait aussi très bien du mot écrit sur les vitres et des mauvais événements à suivre que cela présageait. La seule chose plutôt floue était le moment où elle avait découvert ses amis. Wicked lui avait fait quelque chose puis plus rien. Et d'après ce qu'elle pouvait désormais voir dans la salle, elle était seule. Ses amis avaient disparu. La situation était déjà très inquiétante mais se retrouver seule dans ce contexte l'était encore plus.
L'angoisse montait de plus en plus en elle. Elle essayait tout de même de ne pas penser au Wicked et à ce qu'ils allaient possiblement leur faire, mais c'était difficile. Son esprit revenait toujours au Wicked.
Elle ne savait pas où étaient ses amis. S'ils allaient bien. S'ils étaient attachés comme elle, ou s'ils connaissaient un sort bien pire...
Juliette tira sur les cordes qui la retenaient mais elles tenaient bon. Elle essaya de délier les nœuds mais ses mains étant dans son dos elle ne voyait rien. De plus les nœuds semblait solidement fait et elle ne les détacherais pas à mains nues.
Elle tourna alors la tête dans tous les sens pour scruter les alentours. Elle remarqua alors un objet qui se trouvait juste devant elle. Pas possible !
Ils lui avaient vraiment laissé un couteau pour se détacher ? Cela semblait bien trop gentil et facile. Enfin, il lui fallait déjà arriver à attraper ce couteau et à le faire glisser jusqu'à ses mains. Puis à couper les cordes. Elle commença à allonger son corps comme elle pouvait pour que ses pieds puissent atteindre le manche du couteau. En faisait ça, ses yeux se posèrent par hasard sur un autre objet. Bien que très classique il y avait quelque chose de très inquiétant. C'était une sorte de réveil qui avait été accroché au mur. Elle n'avait jamais vu de réveil pareil à l'université. Et ce qu'il indiquait faisait monter en elle une sensation d'urgence.
C'était un compte à rebours. Il indiquait qu'il restait à peu près 20 minutes. Mais 20 minutes avant quoi ? Bizarrement, elle n'avait pas très envie de rester là pour le savoir. Et si c'était une bombe ? Et si elle n'arrivait pas à se détacher à temps ? Elle dut mettre une bonne minute à essayer de se calmer car tous ses membres tremblaient.
Elle reprit ensuite sa tâche et c'est après deux bonnes minutes qu'elle réussit à ramener le couteau vers elle avec ses jambes. L'étape suivante était assez délicate car elle devait donner un petite impulsion au couteau avec ses pieds pour que ce dernier passe derrière elle.
Elle commença à se concentrer quand une alarme se déclencha. Son cœur fit un bond dans sa poitrine et elle releva furtivement la tête.
15 minutes...
Ce n'était donc pas la fin du compte à rebours, cela ressemblait plutôt à une alarme incendie... Le bruit s'arrêta. Et si il y avait le feu dans le bâtiment ? L'inquiétude vis à vis de ses amis ne fit que monter d'un cran. Elle fit son possible pour laisser ses craintes de côté et se concentra de nouveau sur le couteau.
Elle souffla et inspira calmement. Elle savait que le temps pressait. Même si le compte à rebours pouvait déclencher toutes sortes de choses, comme rien du tout. Mais elle savait aussi que jamais la précipitation ne l'avait aidée. Bien au contraire. Aller trop vite ne lui ferait que tout rater. Elle positionna son pied correctement et inspira une dernière fois.
Son pied poussa le couteau d'une manière légère mais énergique. Il s'avança un tout petit peu plus loin que prévu mais il était encore possible de l'attraper. Elle allait juste devoir tirer fort sur les cordes, quitte à se faire mal aux mains.
Et c'est d'ailleurs ce qu'elle fit. Elle passa au moins cinq minutes avant de pouvoir enfin attraper le couteau. Et alors qu'elle le tenait en main, le bâtiment se mit à trembler alors que le bruit d'une explosion vint retentir jusqu'à ses oreilles. Elle fit un petit bond par peur et lâcha le couteau... le sort était contre elle...
10 minutes...
Heureusement elle avait seulement lâché le couteau en dessous d'elle. Elle put donc le rattraper rapidement. Elle le mit alors en position et commença à couper la corde. Et c'était une tâche bien plus longue qu'elle ne l'aurait cru. Sans oublier l'angoisse du chrono qui se rapprochait de plus en plus de zéro et la faisait faire des gestes maladroits et perdre du temps. Et la position dans laquelle elle se trouvait était loin d'être agréable. Les cordes tiraient sans cesse sur ses mains, elle avait l'impression d'avoir les poignets en feu !
5 minutes...
Elle réussit enfin à se libérer ! Elle enleva alors rapidement la corde de ses mains meurtries et entreprit de couper la corde de ses jambes. Elle remarqua aussi à son grand désespoir qu'une autre corde la tenait au niveau du ventre. Ils voulaient vraiment la garder contre cette poutre... Alors qu'elle faisait des gestes de va-et-vient pour couper la corde elle put distinguer comme une fumée noire par la fenêtre. Elle semblait venir d'en haut... Mais elle n'avait pas le temps de penser à ça.
Il ne lui restait que deux minutes lorsqu'elle finit de détacher ses jambes et commença à entailler la dernière corde.
La pression montait irrémédiablement en elle. Jamais elle ne s'était sentie aussi stressée. Jamais elle n'avait eu aussi peur.
2 minutes...
Elle avait presque fini de couper la dernière corde.
Si la porte d'entrée était verrouillée, elle était foutue. Elle pouvait réussir à se libérer en deux minutes mais il suffirait qu'elle ait un autre obstacle et c'en était fini. Et si le chrono indiquait vraiment un danger à venir.
1 minute...
La pression monta encore d'un cran. Et enfin, d'un dernier coup de couteau elle se détacha.
Rapide comme l'éclair elle se leva tout en gardant le couteau avec elle. Au cas où...
30 secondes...
Elle commençait à se diriger vers la porte lorsqu'une deuxième explosion la fit perdre l'équilibre. Elle tomba à la renverse, bousculant une chaise au passage.
Un peu paniquée par cette deuxième secousse, elle mit plusieurs secondes avant de se relever.
15 secondes.
Ayant repris ses esprits et conscience du potentiellement dangereux compte à rebours, Juliette se remit sur ses pieds et se dirigea vers la porte.
5 secondes.
La porte était là. Elle y était presque.
2 secondes.
Juliette tourna rapidement la poignée priant de tout son corps pour que la porte ne soit pas verrouillée. Elle ouvrit la porte !
Bip.. bip... bip.
Le compte à rebours était désormais fini et émettait un son étrange. Quoi qu'il déclenche, Juliette n'avait pas spécialement envie de le découvrir. Elle sortit alors de la pièce et regarda autour d'elle. C'était un couloir.
Evidemment elle ne connaissait pas bien ce bâtiment. Trop de chance...
Son instinct lui conseillait quand même de retourner dans l'entrée pour essayer de sortir. Même si elle avait du mal à croire que le Wicked la laisserait faire aussi facilement.
Le plus inquiétant dans ce couloir était le silence et l'obscurité. Elle savait qu'elle était fragile, si quelqu'un lui tombait dessus elle ne ferait pas le poids. Et c'était très oppressant de marcher dans ce couloir en ayant l'impression que tout et n'importe quoi était sur le point de vous sauter dessus. Elle avait l'impression que son cœur allait s'arrêter à n'importe quel bruit suspect.
Le couloir qu'elle avait finalement pris à droite ne menait nulle part ailleurs que vers des salles de cours. L'escalier devait être de l'autre côté.
Mais repasser devant sa prison ne lui disait rien qui vaille.
Aucune explosion. C'était déjà ça.
Cependant, elle put constater en s'approchant que le compte à rebours avait bien déclenché quelque chose au final...
Une étrange fumée commençait à s'échapper de la salle.
Juliette n'avait pas très envie qu'elle se répande partout. Elle inspira profondément pour se donner un peu de courage et ne pas se mettre à pleurer comme elle en avait envie depuis le début. Elle s'approcha rapidement et passa la tête dans la salle pour attraper la poignée et refermer rapidement la porte. Cette espèce de fumée ou de gaz avait une étrange odeur et l'étourdissait.
Malheureusement, même la porte fermée, le gaz s'échappait par le dessous de la porte. Elle dut alors dire adieu à sa veste et boucha du mieux qu'elle pouvait la porte pour que plus rien ne puisse s'échapper.
Une fois cette tâche fini elle se laissa tomber par terre. Ce gaz l'avait complètement endormie. Le monde devenait flou et elle avait l'impression d'être sur un bateau qui tanguait sans cesse. Tout semblait en mouvement perpétuel. Et elle détestait ça.
Même si elle avait très envie de rester assise là contre le mur et de dormir, elle s'obligea à se relever.
La sensation était véritablement horrible. Mettre un pied devant l'autre devenait bien difficile soudainement. Son esprit était embrumé.
Juliette marchait de manière désordonnée et dû s'arrêter plusieurs fois pour ne pas tomber. Elle n'était pas sûre de réussir à se relever si c'était le cas.
En plus de la peur qui tétanisait tous ses membres, son corps entier semblait vide d'énergie.
Elle marchait depuis dix minutes, même si elle avait l'impression que cela faisait au moins une heure qu'elle vagabondait dans les couloirs.
Elle remarqua enfin la porte qui menait aux escaliers. Dieu soit loué !
Elle se reposa un instant contre le mur mais ses jambes se dérobèrent sous son poids soudainement devenu trop lourd pour elle. Et Juliette se retrouva par terre, assise contre le mur.
Elle ferma lentement les yeux. Elle pouvait bien se reposer cinq minutes finalement. Rien qu'un petit peu...
Je suis vraiment déçue de n'avoir aucun retour, ceux qui sont dans la même situation que moi savent que c'est assez déprimant...
Vendredi prochain, c'est le temps des retrouvailles pour certains.
