Salut ! Voilà le chapitre 6 où trois des personnages vont enfin se retrouver ;) On est à peu près à un tiers du premier tome pour l'instant :)
Merci beaucoup à SweetMaya pour sa review ! Tu m'as remotivée et j'espère te retrouver par la suite :)
Bonne lecture !
Chapitre 6
Malgré la deuxième explosion et le nouveau mal de crâne qui allait avec, Thomas s'était une fois de plus remis sur ses pieds.
Quoi qu'il fasse désormais, la personne sur le bâtiment d'en face semblait décidée à ne pas le laisser partir aussi facilement. Elle le surveillait et il lui était désormais impossible d'aller jusqu'à la fenêtre, de l'enjamber et de sauter. Un de ces petits projectiles viendrait sans le doute le réduire en cendres bien avant.
Alors c'était ça ? La fin ?
Il allait vraiment devoir rester là à attendre de mourir ? Il ne pouvait s'y résoudre mais la triste réalité s'affichait à lui, aussi douloureuse soit-elle.
Thomas essaya d'avancer, mais sans pouvoir contrôler son corps, ses jambes se dérobèrent sous son poids alors qu'il avait du mal à respirer. Il s'effondra par terre, à bout de force. L'heure de l'asphyxie était venue.
Il n'avait plus la force de se relever. Sa gorge le brûlait. Il avait chaud. Il avait besoin de respirer.
C'était la chose la plus difficile qu'il n'ait jamais eu à faire. Lâcher prise et attendre. Il ferma alors les yeux et imagina le visage de Juliette. Il voulait partir avec son image.
Il se préparait à la mort, même s'il ne savait pas ce que ça voulait réellement dire. Mais une chose étrange se produisit. Quelque chose lui tombait dessus. Quelque chose d'humide et de rafraichissant.
De l'eau ! De l'eau !
Thomas rouvrit rapidement les yeux et put constater avec plaisir que les extincteurs au plafond s'étaient déclenchés. Comment ? Il ne le savait pas. Il s'en moquait presque.
Mais même si les flammes disparaissaient sous l'eau, ses forces n'allaient pas revenir aussi rapidement. Et l'air lui manquait. Il rampa jusqu'aux fenêtres et jeta un rapide coup d'œil dehors. La personne avait disparu.
Après un intense effort, il s'appuya sur une chaise et se remit debout avant de passer sa tête dehors et de respirer l'air comme jamais il ne l'avait fait. Il inspira une grande bouffée et dieu que ça faisait du bien. Un vrai regain d'énergie !
Il resta un moment à la fenêtre. Si bien qu'il ne savait pas s'il était resté dix minutes ou bien une heure entière. Jamais l'air frais ne lui avait été aussi bénéfique.
Il espérait que le plus dur était passé et il se retourna pour observer les ravages du feu. Encore un peu plus et le plafond aurait été sacrément attaqué et endommagé. Et cela aurait été bien autre chose que de l'eau qui lui serait tombé dessus.
La nouvelle étape restait cependant de sortir de cette pièce. Après avoir échappé aux flammes, l'idée de sauter lui paraissait bien moins intéressante.
Il resta donc un petit moment à réfléchir avant d'inspecter de nouveau la pièce de fond en comble. Et il remarqua un détail pour le moins important. Quelque chose de pourtant très basique auquel il n'avait même pas pensé. L'aération. Quoi de mieux qu'un petit tour là dedans comme dans les films ?
Thomas poussa le bureau (enfin ce qu'il en restait) en dessous de l'ouverture et monta dessus. C'était le moment d'espérer que la grille n'était pas vissée.
Après avoir forcé dessus quelque minutes il réussit à l'ouvrir avec soulagement. Pourquoi diable n'y avait-il pas pensé avant ?
Se glisser à l'intérieur fut un jeu d'enfant. Restait la grande question... tourner à gauche ou à droite ?
Il choisit par hasard et tourna à droite. Il marcha à quatre pattes plusieurs minutes avant de trouver une sortie qui donnait sur un couloir. Il en avait bien trouvé une qui donnait sur la salle d'à côté mais il ne voulait pas se risquer à rester de nouveau enfermé. Un couloir lui semblait être un endroit moins oppressant.
Les lumières étaient éteintes mais comme ce bâtiment contenait des fenêtres partout et que la lune éclairait particulièrement ce soir là, Thomas put voir où il allait.
Il se dirigea vers les escaliers pour retourner dans l'entrée du bâtiment. Il marchait aussi silencieusement que possible. Il n'avait pas envie de tomber sur une des personnes du Wicked...
Après avoir descendu deux escaliers il se retrouva au premier étage. Il s'apprêtait à en descendre un autre lorsqu'un bruit suspect le fit se stopper net. La panique le gagna de nouveau. Le bruit venait de derrière la porte qui menait aux escaliers. On aurait dit que quelqu'un était tombé.
Thomas hésita grandement entre continuer comme s'il n'avait rien entendu ou prendre le risque d'aller voir. Cela pouvait très bien être un nouveau piège. Comme cela pouvait être un de ses amis.
Il poussa finalement la porte et alors qu'il s'avançait dans le couloir il découvrit sa petite amie assise contre le mur. Elle semblait endormie. Thomas se précipita auprès d'elle.
- Juliette ? Ju' tu m'entends ? L'appela t'il en la secouant doucement.
Elle ouvrit lentement les yeux. Il ne savait pas ce qu'ils lui avaient fait mais elle avait l'air sacrément fatiguée. L'inquiétude monta davantage en lui en voyant sa petite amie dans cet état. Il fut cependant rassuré de ne trouver aucune blessure grave à part sur ses mains qui, d'après les traces, avaient été attachées.
Lorsqu'elle émergea enfin, un grand sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu'elle reconnut son petit ami. Il s'approcha alors et la prit dans ses bras. Cela lui faisait un bien fou de la sentir près de lui.
Après cette étreinte Juliette dévisagea Thomas.
- Mais qu'est ce qu'ils t'ont fait ? Demanda t'elle horrifiée en voyant l'apparence de Thomas.
Ses vêtements étaient déchirés par endroits, il avait le visage couvert de poussière et de suie et plusieurs griffures et coupures étaient apparentes un peu partout.
- J'adorerais te raconter mais on devrait chercher les autres.
Il lui prit la main et l'aida à se relever. Le monde semblait tanguer un peu moins mais elle n'était encore pas très stable debout. Thomas se rapprocha alors et la prit par la taille pour qu'elle puisse s'appuyer un peu contre lui. Il lui raconta rapidement ce qui s'était passé car il savait qu'elle allait s'imaginer mille scénarios si elle n'était pas au courant.
- Ils ont mis le feu dans la salle de cours où j'étais. Ils ont lancé deux petits projectiles explosifs aussi. J'ai bien cru que j'allais y passer, murmura t'il alors que Juliette lançait un regard triste à Thomas.
- C'était de la rigolade moi à côté, soupira t'elle. J'étais dans une salle de musique et j'avais les mains liées à une des poutres. Il y avait un couteau devant moi. J'ai réussi à me détacher mais ils ont balancé un espèce de gaz ensuite... Et maintenant je comprends mieux les deux grands bruits que j'ai entendu. Ainsi que la fumée que je voyais à travers la fenêtre.
Thomas lui sourit.
- J'ai peur Thomas, murmura Juliette. Si c'est vraiment le Wicked...
Thomas la stoppa.
- On va s'en sortir ok ?! Je ne les laisserais pas nous faire de mal. Et encore moins te faire du mal à toi c'est compris ? On va sortir de là...
Il l'attira encore plus contre lui alors qu'ils descendaient les escaliers vers le rez-de-chaussée.
D'un même élan, lorsqu'ils furent en bas ils se précipitèrent presque vers la porte. Evidemment elle était fermée.
- Il faut qu'on trouve un truc pour la briser, proposa Juliette.
- Je doute qu'ils nous laissent faire ça. C'est quand j'ai essayé de partir du bâtiment qu'ils ont lancé des projectiles explosifs.
- Quand tu as essayé de partir ?
- Je voulais sauter.
- Mais tu étais à quel étage ? Demanda t'elle choquée.
- Troisième. Voyant le regard incrédule de sa petite amie il rajouta : c'était une situation désespérée, crois moi.
Thomas regarda ensuite dehors.
- Regardes, juste là, lui indiqua t'il. Tu vois ?
Elle regarda alors exactement où il projetait son doigt et elle put voir que sur le bâtiment d'en face une personne se tenait là et observait le bâtiment.
- Elle ne nous laissera pas sortir.
- Super... se lamenta Juliette. Et qu'est ce qu'on fait ?
- On devrait essayer de retrouver les autres.
- J'y ai pensé mais on risque de les rater. Imagines qu'ils aient eu la même idée que nous, de venir ici. Si on s'en va on ne va jamais se retrouver.
- On ne va quand même pas les attendre ici toute la soirée ?
- Je ne sais... commença Juliette mais elle fut interrompu par un bruit.
Thomas se retourna brusquement, tous les sens aux aguets.
- Quelqu'un vient, chuchota Thomas.
- Quel qu'il soit, je te donne ça, lui dit-elle en lui tendant le couteau. Tu t'en serviras mieux que moi.
Il prit le couteau en l'empoignant fermement. Il se plaça devant Juliette et tous les deux avancèrent lentement pour venir se placer devant le couloir de droite. Ils pouvaient désormais entendre des bruits de pas réguliers et qui allaient vite. Quelle que soit cette personne, elle courait. Mais que fuyait-elle ?
Thomas et Juliette se tenaient toujours là, tout raides, attendant de voir ce qui allait débarquer.
Ils purent alors voir une personne surgir au bout du couloir. Et en effet elle courait.
C'était Minho.
- On bouge les gars, on bouge ! Leur criait-il alors qu'il courait vers eux comme si le diable était à ses trousses.
- Minho ?
- J'ai dit, on bouge son putain de cul ! Leur hurla t'il dessus alors qu'il les dépassait à toute vitesse et continuait de courir.
Juliette et Thomas tournèrent en même temps la tête vers le couloir de droite.
Voyant ce qui venait vers eux, ils reculèrent d'abord maladroitement avant de prendre enfin conscience du danger et de rejoindre Minho au pas de course.
Un chien, plutôt de grande taille et potentiellement féroce leur fonçait droit dessus.
Ils ne savaient pas s'il avait la rage ou s'il était seulement fou mais il faisait vraiment peur à voir.
Juliette et Thomas rattrapèrent rapidement Minho car ce dernier s'était arrêté. Il était au bout du couloir qui donnait lieu sur un espace plus grand, encadré par des baies vitrées. Il y avait aussi une porte qui donnait sur l'extérieur mais elle était fermée.
Juliette et Thomas se stoppèrent net.
- Putain de merde, vociféra Minho alors qu'il s'acharnait sur la poignée. Trouvez un truc lourd on va défoncer une vitre !
- Ils ne nous laisseront pas sortir, affirma Thomas.
- Mais qu'est ce que tu racontes ?
Thomas aurait bien aimé répondre mais le chien était déjà là. Il s'était arrêté à quelques mètres d'eux et prenait plaisir à retrousser les babines pour laisser entrevoir ses belles dents tranchantes... rassurant.
- Et là on fait quoi les gars ? intervint Minho.
Personne n'avait vraiment de réponse.
Le chien, ou plutôt la bête, se faisait de plus en plus menaçante et elle risquait de leur bondir dessus d'un instant à l'autre.
Thomas se rappela alors de l'objet qu'il tenait dans le main. Il referma son poing bien fermement autour du manche.
- Thomas, l'appela Juliette en comprenant ce qu'il avait l'intention de faire.
Thomas avait toujours été un grand casse cou. Suicide ou courage ? On ne saurait le dire. Mais lorsqu'une situation difficile se présentait il n'hésitait pas à sauter à pieds joints pour essayer de la résoudre quitte à y risquer sa peau. Il était comme ça. Il détestait rester là à ne rien faire quand il pouvait améliorer la situation. Comme tout le monde il avait très peur mais il apprenait juste à la surmonter.
Thomas avança d'un pas.
- Euh mec ? l'appela Minho. Mais il ne répondit pas.
Il se passa plusieurs secondes dans un grand silence avant que la bête ne se décide et saute en avant. Thomas en fit autant, il courut droit vers elle.
Tous les deux roulèrent sur plusieurs mètres alors que Thomas essayait de la blesser.
Minho et Juliette restèrent là sans rien faire, trop choqués par ce qui venait de se passer si rapidement.
Thomas se débattait avec la bête qui essayait tant bien que mal de planter ses grandes canines dans son cou. Malheureusement, afin de retenir sa mâchoire, Thomas dû lâcher le couteau qui retomba juste à côté. Il tenait le chien aussi loin de lui que possible mais ce dernier semblait vraiment vouloir lui déchirer la gorge.
Minho se ressaisit alors et se précipita près de son ami pour attraper le couteau et le planter dans le chien qui émit un agonisant grognement. Minho le poussa alors d'un coup de pied sur le côté.
Thomas fut heureux de pouvoir enfin se libérer de son emprise et se remit debout.
- Il est mort ? Demanda Juliette en n'osant pas trop s'approcher.
Minho acquiesça en regardant l'état du chien démoniaque.
- C'était pas si compliqué, souffla Thomas.
- Tu es fou, tu sais ça ? Marmonna Minho désespéré par son ami qui était irrécupérable.
Ils soufflèrent tous une minute.
- Ils t'ont fait quoi à toi ? Demanda Juliette.
- C'était ça mon cadeau du Wicked tout à l'heure, dit-il en indiquant du doigt le cadavre du chien. Il y en avait deux. J'en ai assommé un avant de partir en courant mais cet abruti m'a suivi. Et en plus ils ont eu la gentillesse de me laisser un souvenir, grogna Minho en montrant une morsure au niveau du ventre.
Juliette grimaça en voyant la blessure.
- Il faut qu'on trouve Newt et Anna, expliqua Minho.
Les autres approuvèrent.
- On pourrait essayer de retourner dans le hall, proposa Thomas.
Ils se mirent alors en route pour retourner vers le hall. Mais quelques mètres avant d'y parvenir, ils entendirent un son qu'ils pouvaient désormais reconnaitre en mille.
- Encore ? Mais il sort d'où celui là ? Grogna Minho. Y'en a marre des sales clébards enragés.
Ils reculèrent alors tous vivement et se retrouvèrent vite au même endroit que précédemment. Le schéma se répétait.
Un nouveau chien, aussi féroce que le précédent, montra le bout de son nez, les babines retroussées.
Ce chien ci semblait encore plus en colère. Malheureusement pour eux. Et il y avait pire. Deux de ses copains débarquèrent à ses côtés.
- Oh merde, soupira Minho.
- Là on est mal, affirma Juliette désespérée par la situation.
En espérant que vous avez aimé. N'hésitez surtout pas à laisser une review pour me dire ce que vous en pensez, ça m'aide aussi à continuer pour la suite :)
Vendredi prochain, tous les personnages sont enfin réunis, mais pour une courte durée...
