Coucou les filles (et les garçons?). J'ai eu beaucoup de réactions à propos du dernier chapitre donc tout d'abord: un grand merci à toute celle qui aiment mon travaille et qui le font savoir (c'est très touchant) et puis pour celles qui avaient des questions je vais essayer d'expliquer le mieux possible:

1. Cette histoire est bel et bien Bella/Edward, pas de panique, je ne pense pas que je serais capable de réellement voir un autre couple principale dans un histoire aussi élaborée. La relation entre Alice et Edward peut sembler un peu ambigu et apparemment ça met quelques personnes mal à l'aise, mais je peux vous ASSURER que je n'ai PAS DU TOUT l'intention de les mettre ensemble ou quoi que ce soit. ILS SONT JUSTE AMIS.

Par contre ne vous attendez pas à ce que Bella et Edward soit ensemble dans les premiers chapitres qui suivent, parce que vous serez déçues (j'aime garder le meilleur pour la fin ;) )

2. Certaines personnes m'ont fait comprendre qu'ils ne comprennent pas vraiment où nous sommes entrain d'aller, mais pour l'instant il ne faut pas essayer de comprendre ou de chercher des liens. Si j'explique tout dans les premiers chapitres il n'y aurait pas d'intrigue et donc pas d'histoire. Normalement tout devrait devenir clair mais il faut faire preuve d'un peu de patience...

Voilà j'ai répondu aux deux questions qui revenaient le plus souvent.

Vu que ce chapitre est assez court j'essayerais d'en poster un demain, mais je viens de commencer à travailler donc ne m'en voulez pas si j'oublie :/

Si vous voulez encore savoir quelque chose, n'hésitez pas! :)


SIXIÈME CHAPITRE

Je me rends compte qu'il doit se tenir debout à côté de moi depuis un moment, quand il passe sa main devant mes yeux. Ses sourcils sont froncés et il a l'air plus que légèrement irrité. Je vois ses lèvres bouger, puis le spasme nerveux d'un muscle près de son nez, le retroussant un peu. Je le reconnais immédiatement.

Je m'empresse de sortir mon oreillette de mon oreille.

"Est-ce que tu vas encore bouger?" Il semble sur la défensive, sa voix est agressive. Je le regarde la bouche entrouverte, ne comprenant pas pourquoi il m'assaille ainsi. "Est-ce que tu m'entends? T'es pas lente d'esprit, n'est-ce pas?"

Il est très énervant.

"C'est quoi ton problème?" Je ne sais même pas si je dois m'énerver ou juste me sentir offensée. Il souffle et croise les bras sur sa large poitrine.

"Mon problème est que tu te tiens là depuis près de cinq minutes et que j'aimerais bien aussi acheter quelque chose, moi aussi. De préférence avant que mon train n'arrive." Dit-il en hochant doucement la tête vers le distributeur. Je cligne les yeux, me demandant pendant un quart de secondes si c'est une farce.

"T'es sérieux, là?" Il ne change pas de posture, me scrutant d'un air arrogant qui me donne envie de lui arracher les yeux.

"Est-ce que tu as fait ton choix?" Je suis tellement surprise, que j'ai besoin de plusieurs secondes avant de pouvoir répondre.

Je passe ma langue sur ma lèvre et me racle la gorge.

"Bon, déjà, t'as pas besoin de te conduire comme un con pour une foutue barre de chocolat et puis aussi, tu pourrais arrêter de me parler comme si je savais que t'étais derrière moi…" Je dois me retenir pour ne pas lever mon index en l'air d'une manière très inappropriée. "Et puis aussi, je ne sais pas si tu te crois tellement mieux que les autres ou si c'est juste à cause de ton physique que tu te crois permis de parler aux autres comme si tout le monde était de la merde, surtout qu'on ne se connaît ni d'Adam, ni d'Eve. Et enfin, que je sache, la politesse est toujours requise, vu qu'on n'a pas élevé les cochons ensemble." Il reste perplexe, les bras ballants, le buste légèrement vers l'arrière, comme si je l'avais poussé. Je paris qu'il n'a pas l'habitude qu'on lui réponde.

Il se racle la gorge et baisse les yeux. Il a au moins la décence d'avoir l'air désolé. Il me lance un sourire en coin qui se veut, je crois, éblouissant. Il l'est.

"Je m'appelle Jacob."

Je le regarde sans comprendre.

"Et alors?"

Il humidifie sa lèvre inférieure. "Tu as raison, je suis désolé. Je…" Il me regarde entre ses cils, longs et épais. Je n'ai jamais vu des cils si longs chez un garçon. "Je n'aurais pas du te parler ainsi." Il sort quelques pièces de la poche de son jean noir, puis se penche vers la machine pour les insérer dans la fente. "Laisse-moi te payer ce que tu as choisi."

Il parle doucement. Sa voix est lénitive et non condescendante comme là tantôt. Son changement d'attitude est si soudain que je me demande s'il n'a pas un trouble de la personnalité, ou quelque chose dans le genre. Je ne comprends pas comment il peut aller de l'impertinence totale à ce garçon doux et charmeur en l'espace de quelques secondes.

Je ne suis pas impressionnée.

Il ricane, un peu mal à l'aise. Je me tourne vers le distributeur et tape le nombre cinquante-six.

"Je… Je ne parle normalement pas comme ça, tu sais… C'est juste que je n'ai pas vraiment…" Je me baisse pour prendre mon biscuit, puis me retourne vers lui, tentant d'avoir l'air ennuyée, tentant de lui faire comprendre, rien que par le pouvoir de mon regard, à quel point il est insignifiant.

"Franchement, je n'ai pas très envie d'entendre tes problèmes ou pourquoi tu as une mauvaise journée, après que tu m'ais agressée sans raison." Je hausse un sourcil. Je me sens puissante. J'ai repris le contrôle en le remettant à sa place. Néanmoins, il ne semble pas affecté. Il choisit à son tour quelque chose de la machine, puis s'appuie contre le verre.

"Je te connais, n'est-ce pas?" S'enquit-il en plissant les yeux. "J'ai déjà vu ton visage quelque part." Ce n'est même plus une question.

J'attrape la sangle de mon sac et le remet en place sur mon épaule.

"Je ne sais pas." Mensonge.

Il secoue lentement la tête. Il penche la tête, puis un petit sourire se forme sur son visage.

"Si." Me contredit-il inflexiblement. "Edward?" Je ne cille pas en entendant son nom. "Tu es une amie d'Edward, n'est-ce pas?" Il prend un air triomphant. "Je savais bien que j'avais déjà vu ce jolie visage quelque part."

Mon cœur rate un battement et j'aurais envie de me donner un coup de poing dans le visage pour être si pathétique. Le fait de recevoir un peu d'attention ne devrait pas me rendre si heureuse. Et puis pour qui il se prend ? Il ne peut pas venir ici et me dire que je suis jolie. Ma première impulse est de l'insulter, mais mon corps, en grand traître qu'il est, contredit mes pensées. Je sais qu'il se rend compte que je rougis à sa remarque. Je déteste ça. J'observe comment il ouvre lentement son chocolat, puis je le regarde prendre une bouchée. Il bouge tellement lentement. "Alors comme ça tu me trouve beau?"

Je le regarde, confuse. Quoi? Il hausse les épaules, me donnant l'impression déplaisante qu'il est dans ma tête, sachant exactement ce que je pense.

"C'est que tu viens de dire. A cause de mon physique?" Répète-il. Je rigole doucement en levant les yeux au ciel et mes mains deviennent moites.

"Pourquoi le fait que ce soit tout ce que tu as retenu, ne me surprend même pas ?" Même si je ne l'avouerais pour rien au monde, j'aime son assurance. J'aime comme il se tient et la façon dont il semble rayonner. Il semble tellement herculéen et je trouve ça tellement attirant.

"Je me sens vraiment à mon désavantage maintenant." Il adopte un ton affriolant. J'incline la tête et fais une moue.

"Parce que tu t'es conduis comme un con ?" Il m'ignore, balayant mes paroles avec un sourire et un regard enchanteur.

"Tu connais mon nom maintenant, mais je ne connais pas le tien." Il prend une autre bouchée et vérifie furtivement l'énorme pendule qui est accrochée près de l'escalier qui mène vers le quai, avant de ramener son attention vers moi.

"Je n'ai jamais demandé ton nom." Je lui fais remarquer en souriant. Je chipote à mon bracelet, tout en faisant attention à ne pas sembler trop gentille.

"Bella." Je fini par lui dévoiler. Et quand son sourire s'agrandi, je me rends qu'il vient de gagner. Je ne suis pas certaine de quel jeu on jouait, mais je sais que je n'en suis pas sortie vainqueur.

Il le répète doucement, sans me lâcher du regard et ça me fait sentir quelque chose. "Bella." Comme des milliers de petits picotements sous ma peau.

Son sourire est bizarre. Un coin est plus haut que l'autre, sa lèvre supérieure retroussée sur ses dents blanches et parfaitement alignées. Ce sourire est tellement parfait, que je me dis qu'il a dû passer des heures devant son miroir à s'entraîner.

Mon attention est attirée par le bruit du train, puis par tout les gens qui entre, se bousculant pour y arriver plus rapidement.

Il me suit quand j'entre à mon tour.

Il tient la barre à côté de ma tête. Son bras touche mon épaule. J'inspire discrètement son odeur de garçon puis j'expire promptement parce que je me rends compte à quel point je suis superficielle et débile.

"Comment va Edward? Je ne l'ai plus vu depuis longtemps." Je hausse les épaules et lève lentement la tête vers lui. Il est presque aussi grand qu'Edward.

"On ne s'est plus parlés depuis un certain temps maintenant, mais j'imagine qu'il va bien." Il fronce les sourcils, comme s'il ne me croyait pas.

"Ah bon? Bella?" Demande-t-il à nouveau. Je ne crois pas qu'il attende une réponse à cette question. "Bella, comme dans sa meilleure amie, n'est-ce pas?"

Je ne sais pas ce qu'il s'imagine exactement. Est-ce qu'il nous voit comme une grande famille qui passe chaque moment de la journée ensemble, comme si nous étions des siamois, incapables de fonctionner sans l'autre ? Ca me met tellement hors de moi quand notre entourage présume que nous ne pouvons pas vivre l'un sans l'autre. Edward est mon meilleur ami et je l'aime tellement, mais je ne supporte pas que les gens qui ne nous connaissent pas le sachent. C'est personnel. C'est Edward.

J'inspire profondément, mais ne répond pas. Il rit comme si c'était la chose la plus drôle qu'il n'ait entendu depuis longtemps. "Qu'est-ce qu'il a bien pu faire pour t'avoir sur le dos?" Il croise les bras sur sa poitrine, même si je sais que le train va bientôt s'arrêter pour son premier arrêt et qu'il ne sera plus stabile. Encore un arrêt jusqu'à Port Angeles .

Il pense que nous nous sommes disputés, Edward et moi. Je ne sais pas pourquoi il pense ça, mais je n'ai pas très envie de prendre la peine de le corriger, donc je le laisse parler. Parce que je me fou un peu de ce qu'il pense. "Je veux dire, c'était comme s'il… Je croyais juste que vous étiez…" Il hausse les sourcils, suggestif. Il le dit avec nonchalance mais il me scrute avec curiosité.

Je secoue la tête quand je comprends où il veut en venir. Est-ce que c'est sa manière de me demander si j'ai quelqu'un dans ma vie ? Je rigole.

"Je descend ici." Dis-je quand les portes s'ouvrent.

Il me lance un dernier sourire. "J'espère te revoir. Bella."

Je frissonne.