Je suis contente que vous avez aimé la rencontre de Jacob et Bella. Jacob sera de retour dans deux chapitres ;)
Réponse à Lucie: L'histoire est presque complètement achevée. Enfin, je dois à chaque fois relire les chapitres et c'est à ce moment là que je change parfois un passage ou deux, mais je peux déjà dire qu'il y aura vingt-neuf chapitre...
Le prochain chapitre sera assez court donc je crois que je vais juste le poster demain ou durant ce weekend.
A toute celle qui travaillent comme moi: bonne merde et à celle qui sont en vacances: sales chançardes ;);)
SEPTIÈME CHAPITRE
J'ouvre la porte et lui souris. Il lève la bouteille de tequila qu'il tient à la main et me fait son sourire en coin que j'aime tant.
"J'espère que tu n'as pas oublié les citrons?" Edward lève les yeux au ciel et lève l'autre main, me tendant le sac en papier kraft.
"Bonjour à toi aussi." Je rigole et le prends rapidement dans mes bras, puis ferme la porte derrière lui.
"Alice est déjà en haut."
J'ai mis une nappe sur la table cette fois. La dernière fois on avait tellement renversé que la table n'a presque pas survécu et même si cette table est déjà vieille, je ne crois pas vouloir expliquer à mon père comment on a fait pour complètement la bousiller.
Alice frappe dans ses mains en nous voyons entrer. Elle est déjà aller chercher une planche et un couteau dans la cuisine et pendant qu'Edward allume la télévision, elle coupe les citrons en tranches. J'attrape les petits shooters que j'ai reçus pour mon anniversaire et les pose sur la table, puis je me place devant la collection de dvd, sur les planches attachées au mur à coté du canapé.
On a comme habitude de se retrouver, chez moi ou chez Alice et de jouer ce jeu. La plupart du temps ça se passe chez moi, parce que les parents d'Alice ne sortent pas beaucoup et qu'il y a presque toujours du monde chez Edward.
"Je prends lequel?"
Au début le jeu était différent. Nous regardions un programme télévisé au hasard et puis nous buvions un shot à chaque fois qu'ils disent quelque chose d'inspirant telle que "tu as le choix entre fuir ton passé ou en apprendre en ne plus commettre les mêmes erreurs", deux shots à chaque qu'ils disent quelque chose d'hilarant, trois à chaque fois qu'ils chantent et quatre shots quand quelqu'un se faisait insulter. Puis on avait adopté la deuxième technique quand nous avions décidé que ça prenait trop de temps pour se soûler. Le jeu est très simple maintenant: on choisit un film d'horreur, puis on boit jusqu'à ce qu'on ne sursaute plus à chaque fois que quelque chose se passe. Même si ce n'est pas vraiment un concours, Edward gagne toujours.
Edward va s'asseoir et utilise la télécommande pour allumer le projecteur.
"Quelque chose qu'on n'a pas encore vu." Je n'aime pas quand je dois choisir le film, parce que je n'aime pas choisir.
Comme toutes les fois qu'on joue ce jeu, on est rapidement bourrés.
"J'ai entendu que tu as rencontré Jacob récemment." Le ton d'Edward est un peu trop indifférent. Je me tourne vers lui et j'ai besoin d'un peu de temps avant de pouvoir adapter mes yeux à la faible lumière. Il est couché sur son flanc et se penche vers la table pour y déposer son verre.
"Ouais…" Je réponds.
Alice me jette un regard surpris.
"Ah bon?" Elle a un peu de sel sur son menton. "Le Jacob canon de Edward?" Je souris.
A un certain moment, Edward traînait beaucoup avec ses amis du foot. Bien évidemment, on le rejoignait souvent. Parce que je peux déclarer avec certitude que même si Edward est particulièrement attirant, ses amis ne le sont pas moins.
Celui que je n'aurais jamais oublié est, sans hésiter, Jacob Black. Le plus beau d'entre eux. Je ne pourrais même pas dire si c'est à cause de son physique ou juste parce qu'il était tellement fringant. Il était toujours le premier à vouloir faire rire tout le monde. Il était tellement provocateur et ironique et jusqu'à présent je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui pourrait s'en tirer si bien que lui en étant si peu amical.
Il a ce truc qui fait qu'on aurait tout fait pour être aimé de lui.
"Oui, ce Jacob là." Alice pose ses coudes sur la table et me regarde bouche bée, le buste penché vers l'avant. Elle a toujours des réactions exagérées quand elle a bu.
"Qu'est-ce qui c'est passé? Comment vous vous êtes rencontrés?" Je hausse les épaules en essayant de ne pas trop montrer mon contentement. "Qu'est-ce qu'il t'a dit?" Je sais qu'elle a toujours eu un béguin pour lui et le fait que nous nous soyons parlés il y a peu, alors qu'elle n'a jamais su l'atteindre, me rend fière.
"J'achetais un chocolat dans un automate, à la station de métro près de chez moi et on s'est parlé." Je préfère ne pas mentionner son comportement grossier et impoli. "Je ne savais pas qu'il allait t'en parler." Dis-je en me tournant vers Edward. Je ne savais même pas qu'ils étaient encore amis. Est-ce qu'il a sérieusement contacté Edward dans l'unique but de parler de moi ?
Je le regarde humidifier le dos de sa main avec sa langue, puis y verser un peu de sel. Il lèche le sel et avale rapidement le contenu de son verre. Il fait une grimace quand il mord sur une tranche de citron.
"Il m'a demandé ton numéro." J'essaie de ne rien faire paraître, mais je sens l'excitation dans mon ventre. Je change de position, incapable de rester assise. Je me comporte comme une gamine.
Je ne crois pas que je l'apprécie à ce point, mais le fait qu'il s'intéresse à moi est satisfaisant. Je peux voir la jalousie dans les yeux d'Alice quand elle se ressert et je ne peux réprimer le sourire qui déforme ma bouche. Edward a l'air mécontent.
"Quoi, qu'est-ce qu'il a dit? Pourquoi tu tires cette tête?" J'humidifie mes lèvres et le scrute avec curiosité. Il fronce les sourcils.
"Il n'a rien dit. Enfin, à part ça." Dit-il en haussant les épaules.
"Tu le lui as donné?" Il évite mon regard.
"J'ai dit que j'allais d'abord te de demander ton accord." Je ne réponds pas. Il tapote la table avec impatience et je sens son regard peser sur moi. "Est-ce que tu veux que je lui donne ton numéro?"
Je hausse les épaules. "Pourquoi pas." Il se lèche les lèvres et hoche la tête.
"Très bien." Mais je n'ai pas le sentiment qu'il trouve ça très bien.
Je regarde Alice et tente d'ignorer l'expression d'Edward. Je ne veux pas lui demander pourquoi il a l'air si amer. Je sais que c'est parce qu'il a l'impression que nous nous éloignons de lui.
Le téléphone de Alice sonne pour la septième fois et comme à chaque fois qu'il s'est illuminé, elle appuie sur le bouton rouge.
"C'est James?" Je connais déjà la réponse à ma propre question.
"Oui." Je gratte le bout de mon nez, puis m'appuie contre le fauteuil derrière moi. Mes fesses commencent à faire mal, à force de rester assise parterre.
"Tu ne réponds pas?"
Elle ne parle pas immédiatement.
Edward se racle la gorge, mais ne dit rien non-plus.
"On s'est déjà vu cette après-midi." Je sais qu'elle me cache quelque chose. Nous nous affrontons du regard.
Je ne devrais pas insister. Alice ne veut pas que j'insiste. Edward veut que j'insiste. Je sais qu'on va se disputer si on en parle.
"Est-ce que tout va bien entre vous?" J'ai l'impression que ma langue a doublée de volume.
Depuis la scène du restaurant, on a tous intentionnellement évité le sujet. Parce que c'est la solution facile.
"Oui." Elle fait de son mieux pour paraître joyeuse, mais je sais qu'elle fait semblant. Elle déboutonne son chemisier et montre le pendentif autour de son cou. Je ne l'avais même pas remarqué.
C'est un très joli collier. Il est discret, une fine chaîne en argent avec juste une pierre précieuse entant que pendentif. Je me demande s'il est vrai. "Il me l'a offert jeudi."
Edward se redresse lentement et je lui jette un regard d'avertissement. Il m'ignore.
"Donc tu vas vraiment faire comme si tout va bien?" Alice se tourne vers lui un peu trop rapidement: elle s'y attendait.
"De quoi tu te mêles? Tu ne le connais même pas." Il roule des yeux, d'une façon assez dramatique. Je m'adosse contre le canapé où est couché Edward. Je ne devrais pas être agacé. Après tout, c'est moi qui ai commencé cette conversation. Je ne crois pas que je suis agacée parce qu'ils se disputent à cause de Alice et James, mais plutôt parce Edward a envie de se disputer à propos d'eux.
Je ne comprends pas pourquoi il s'implique autant.
"Et toi tu le connais peut-être?" Demande Edward. Il est trop agressif, sur la défensif, probablement à cause de la liqueur. Je sais déjà maintenant que ça ne va pas bien se finir. "Ce mec ne raconte que des conneries, ça se voit de loin."
Alice secoue la tête et son petit nez se retrousse. "Arrête de parler comme si tu le connaissais, Edward. James est absolument adorable avec moi et franchement, je ne comprends pas comment tu peux le juger comme tu le fais."
Edward claque sa langue contre son palet. Il ne fait ça que lorsqu'il commence vraiment à s'énerver.
"Il est peut-être adorable, mais est-ce que tu as déjà rencontré ses amis? Sa famille? Est-ce que tu connais ne serait-ce que le nom de ses parents?" Il secoue la tête, les yeux fermés. "Est-ce qu'il a des frères et sœur, où est-ce qu'il travaille? Est-ce qu'il t'a raconté quoi que ce soit à propos de lui qui puisse être vrai ?" J'entends les phalanges de sa main droite craquer. Une par une. Je ne vois pas où il veut en venir. Qu'est-ce qu'il veut prouver au juste ? Qu'est-ce qu'il insinue ?
Je croise les bras et tente de fermer ma bouche. De toute façon rien ne peut arrêter Edward, maintenant qu'il a commencé.
"J'ai l'impression qu'il te donne beaucoup de cadeaux pour quelqu'un qui n'a rien à se reprocher, n'est-ce pas?" Ses yeux brillent dans l'obscurité et quand il se penche en avant, je vois qu'il est en colère.
Alice ne répond pas. Si elle essayait de le défendre maintenant, Edward dirait qu'elle lui cherche des excuses.
"Je ne fais pas que juger comme ça. Je te rappelle que j'ai essayé de le connaître. J'ai essayé pour toi, Alice." Il expire bruyamment. Il baisse la voix, comme s'il parlait à une enfant. "Je suis allez au restaurant avec vous, vrai ou pas? Tout ça parce que tu le voulais." Il s'appuie sur un coude et serre la mâchoire.
"Ce mec est resté avec nous trente minutes, puis dès que son téléphone a sonné, il a déboulé aussi rapidement qu'il est humainement possible." Il fronce, créant un pli entre ses sourcils.
Alice fait une moue et je ne suis pas sûre de savoir si elle est en colère ou si elle est juste vraiment attristée par le comportement d'Edward. La déception se lit sur son visage quand elle me regarde et je me sens obliger de baisser les yeux. Je n'étais pas sensée parler de ça à Edward.
"Pourquoi tu fais ça?" Demande-t-elle à Edward. Son ton est furieux, mais elle n'a pas ce feu dans ses yeux. Quand elle est vraiment en colère, je peux le voir.
"Edward, peut-être que tu devrais juste laisser tomber…" J'essaie de calmer le jeu. Il me regard comme s'il avait oublié que j'étais là. "Pour l'instant."
"Arrête, Ali. Tu penses exactement comme moi." Il lève une main vers Alice. "Tu crois vraiment que ça va faire du bien si on ne fait qu'éviter le sujet? Tu crois que ça va tout arranger?"
Il pince l'arrête de son nez. "Qu'est-ce que tu fous avec ce mec, sérieux?" Il s'adresse à Alice.
"Ca suffit maintenant." Ma voix est plus ferme que je ne me sens en réalité. Je suis vraiment bouleversée par le fait que Edward soit si affecté par le petit-ami de Alice. Et je ne sais pas pourquoi.
Ses lèvres ne forment qu'une fine ligne.
Je peux sentir la tension dans la pièce. Je ne comprends aucun des deux. Je ne sais pas pourquoi Alice refuse d'écouter Edward, parce que même s'il les formule assez maladroitement, il a des arguments assez corrects.
Et en même temps je n'arrive pas à saisir pourquoi Edward met autant d'énergie à vouloir ne pas aimer James.
Edward soupire et se laisse de nouveau aller contre le dossier du fauteuil, puis cale un coussin sous sa tête.
Alice se contente de fixer ses mains, les dents serrées. Ses yeux sont embués, mais elle ne cligne pas. Je ne suis même pas certaine qu'elle respire encore. Elle est tellement immobile.
"Buvons." Dis-je en me penchant vers la table.
