Non je ne délaisse pas cette histoire mais j'ai un peu de mal à m'adapter à mon nouveau rythme de travail qui fait que je n'ai que peu de temps pour écrire et publier.
En réponse à Guest: Coucou, donc tu m'as fais remarquée que j'ai fait une petite gourde en me trompant de prénom lors de l'introduction d'un nouveau personnage (qui - soit dit en passant - n'est pas très essentiel pour le reste de l'histoire ). Je pourrais te dire que je me suis juste trompé ou que j'avais choisit un prénom inconnu, puis que j'avais changé d'avis au dernier moment, mais la vérité c'est que je travaillais à ce projet bien avant de décider d'en faire une fanfiction et que donc j'ai dû changer pas mal de noms (lire: tous)et que l'histoire est bien différente du Twilight original. En ce qui concerne les fautes d'orthographe/grammaire/frappe, sache que je ne suis jamais aller dans une école francophone et que j'ai appris à lire et à écrire en français parce que je préfère ça au néerlandais. Aussi, j'imagine que je devrais me sentir honorée que tu penses sérieusement que quelqu'un voudrait copier mon histoire, donc merci?
Je voudrais aussi en profiter pour faire un petit clin d'œil rapide à Lolotte qui me laisse toujours un petit message, ce qui me fait toujours aussi plaisir! Donc un gros gros merci à toi.
En tout cas j'espère que ce chapitre vous plaira à tous!
ONZIÈME CHAPITRE
"Tu es très jolie." Ses yeux glissent le long de mon corps. "Cette robe te va très bien."
Je passe ma main sur ma robe afin de la lisser, puis agrippe le tissue bleu foncé, puis effleure les petites pierres brillantes incrustées dans le buste du bout des doigts.
Il m'avait déjà vu à l'église, mais je ne portais pas encore ma robe de soirée. Papa m'a conduit jusqu'ici, mais il ne restera pas longtemps. Normalement, c'est Edward qui me déposera chez moi après la fête. Du moins, s'il n'a pas trop bu.
"Toi aussi, tu es joli." Il ne réplique pas, malgré le fait qu'il n'aime pas que j'utilise cet adjectif pour le décrire. Il sourit timidement, de son sourire en coin.
Il est vraiment canon dans son costume gris foncé. J'ai envie de toucher sa cravate bleu pâle. J'ai envie de passer mes doigts dans ses cheveux. Je ne l'ai encore jamais trouvé aussi beau.
"Pourrais-je avoir cette danse?" Il le demande très formellement. J'accepte sa main en faisant semblant de glousser, posant mon autre main sur ma bouche.
Il n'y pas encore beaucoup de monde sur la piste de danse, mais il m'attire contre lui et quand il pose sa main dans le bas de mon dos, je me laisse aller contre lui. Rosalie et son nouveau mari sont assis très près l'un de l'autre et ils échangent un sourire complice. Même si je ne trouve pas qu'il soit particulièrement beau et que Rosalie aurait pu trouver mieux, Emmett est vraiment un bon père pour Henry. Et puis il est clair qu'il adore Rosalie et réciproquement.
"Est-ce que tu comptes te marier, toi?" Edward ne répond pas tout de suite et pendant un instant je doute qu'il m'a entendu, puis il hausse les épaules.
"Bien sûr." Edward est un vrai romantique au fond. Même si maintenant il n'est pas particulièrement intéressé par une relation, je sais qu'il veut avoir des enfants et une maison et une femme et tout ce qui va avec.
"Ouais, mais je veux dire… Quand est-ce que tu comptes te marier ?" Il souffle et baisse la tête vers moi, les sourcils froncés.
"J'en sais rien, Bella." Il semble agacé. Normalement il est amusé quand je lui pose une question aussi aléatoirement. "D'abord je compte terminer mon internat et choisir une spécialisation, trouver un appartement et puis j'aurais tout mon temps pour trouver quelqu'un."
Ça m'angoisse de penser au fait que nous sommes en train de devenir des adultes et que bientôt on devra habiter seul et trouver un travail et avoir des responsabilités d'adulte.
"Pas si tu restes aussi difficile." Il ne répond pas. "Je veux dire, franchement… Personne n'est assez bien pour toi." Je fais un signe de tête vers Rosalie et Emmett.
"Ça ne te donne pas envie d'être avec quelqu'un, quand tu les vois ?" Même si moi ça ne m'intéresse pas du tout, je sais que c'est ce qu'il recherche. Edward leur jette un rapide coup d'œil. "Ça ne te donne pas envie de prendre soins d'une personne que tu aimes ?"
Sa main devient un peu moites, comme à chaque fois qu'il touche quelqu'un durant trop de temps.
"Je prends déjà soins de toi. Et d'Alice." Il ne sourit pas. Je peux voir les tâches émeraude près de ses pupilles. "Pour l'instant je ne crois pas que je puisse vraiment m'investir en quelqu'un. Et puis de toute façon, tu parles, mais en vérité, tu ne supporterais pas que je sois avec quelqu'un."
Par-dessus son épaule, je vois Henry, sur les genoux d'Esmée, la mère de Edward. Ce garçon grandi à chaque fois que je le vois. A côté d'elle mon père parle avec celui d'Edward. Il me sourit. "Avoue que tu ne supporterais pas que je fasse plus attention à quelqu'un d'autre que toi."
Nous savons tous les deux qu'il a raison. Il est à moi et je suis à lui et ça ne changera jamais. Il frotte doucement mon dos de bas en haut.
"Je ne crois pas que je vais me marier un jour." Il soupire quand il m'entend dire ça. Alice aussi fait ça quand nous en parlons et ça m'énerve. "Arrête!" Dis-je en faisant une moue. Il rigole et pince doucement ma côte.
"Bien sûr que tu vas te marier." Il le dit comme s'il le savait.
"C'est des conneries. Tu n'as pas besoin d'un mariage pour passer le reste de ta vie ensemble." Dis-je en haussant les épaules. "Si c'est même possible."
Le pli entre ses sourcils devient plus profond quand il réplique. "Bien sûr que oui." Mais il n'argumente pas son point de vue.
Quand la musique s'arrête, nous attendons le prochain morceau.
Ses yeux restent fixés sur mon visage pendant si longtemps que j'en deviens mal à l'aise. "Quoi ?"
"La différence entre toi et moi…" Il pince ses lèvres en une fine ligne et plisse les yeux. "La différence entre toi et moi, c'est que je ne suis avec personne parce que je n'ai pas encore trouvé quelqu'un qui me convienne." Il marque une pause. "Mais toi, tu n'es avec personne parce que tu repousses tout le monde. Et ça m'inquiète."
Je le regarde, surprise. "Quoi ?" Je ne sais pas quoi répondre à ça. "Ce n'est pas…" Il secoue la tête pour m'interrompre.
"J'ai peur que tu n'aies jamais confiance en quelqu'un d'autre qu'Alice et moi. Et ton père." Je cligne plusieurs fois des yeux.
"Oh, à t'entendre parler, on dirait que j'ai des sérieux problèmes." J'essaie de balayer ses paroles avec une blague, mais il ne compte pas laisser tomber aussi facilement.
"Je suis sérieux, Bella." La fossette dans sa joue est plus visible quand il parle. "Tu es drôle et intelligente et belle et c'est du gâchis de ne vouloir faire entrer personne." Est-ce qu'il fait allusion à Jacob ? "Tu as le droit de t'attacher à quelqu'un."
"Mais de quoi tu parles ?" Je ne sais honnêtement pas d'où ça vient, tout ça. Il mordille l'intérieur de sa joue en évitant mon regard. "Edward, pourquoi tu parles de ça ?"
"Est-ce que tu comptes revoir ta mère un jour ?" Mon premier réflexe est de le repousser, mais il s'agrippe plus fort à ma main et à ma taille, me rapprochant plus de lui, comme s'il s'y attendait. Je secoue la tête furieusement. Nous ne dansons plus, se contentant de se regarder dans les yeux.
"Pourquoi tu me reparle d'elle ? Qu'est-ce qu'elle à avoir avec moi ?"
"Ecoute, je n'essaie pas de t'énerver ou de te faire de la peine. Mais j'ai juste l'impression que ça t'empêches de pouvoir vivre vraiment."
Je repense aux cartes qu'elle m'envoyait pour mon anniversaire et à Noël il y a des années, que je garde dans une boîte, soigneusement rangée sous mon lit. "Peut-être que si tu reprenais contact avec elle… Peut-être que si tu lui pardonnais…"
Je m'éloigne de lui et tourne les talons afin de sortir de cette pièce soudainement trop bondée et étouffante à mon goût. Je suis plus bouleversée que je ne le voudrais. Il me suit de près, mais ne dit rien jusqu'à ce que je m'asseye sur un banc, près de l'entrée. Il fait plus frais ici et je passe mes mains sur mes bras pour me réchauffer.
Il pose sa veste sur mes épaules. "Je suis désolé, je ne voulais pas te faire de la peine." Il me regarde sincèrement. Je sais très bien qu'il ne supporte pas de me voir attristée.
"Tu sais que je ne vais plus jamais lui parler." Dis-je en fixant la pointe de mes chaussures. "Je ne pourrais jamais lui pardonner, parce qu'elle n'en a rien à faire d'être pardonnée."
"Je ne crois pas que ce soit la vérité." Son visage est faiblement éclairé par quelques torches. "Si elle est aussi têtue que toi, elle n'ose probablement pas te le demander. Et c'est juste débile que tu ne t'autorise pas à tomber amoureuse parce qu'elle est partie. Tu t'isoles, Bella. T'essaie de faire comme si rien ne peut t'atteindre mais ce n'est pas bien. Tu ne peux pas faire ça."
Je ne lui ai jamais dit que je n'ai jamais été amoureuse. Je croyais que j'étais amoureuse de mon premier petit-copain et je le leur avais dit, à Alice et à lui, mais maintenant je me demande si je n'ai même jamais vraiment eu des sentiments pour lui. La vérité c'est que je n'ai aucune idée de ce que c'est d'être amoureuse.
"Qu'est-ce que ça fait ?" Il me regarde entre ses cils. "D'être amoureux… Qu'est-ce que ça fait ?" Edward a déjà été amoureux. Quand il était avec Tanya.
Tanya est la fille la plus jolie que je connaisse. Plus jolie encore qu'Alice. Mais comme pour compenser son immense beauté, elle avait aussi un caractère de cochon. Ils étaient ensemble pendant presque deux ans et elle le traitait comme un moins que rien. Tanya était une menteuse pathologique et elle le trompait régulièrement. Puis il l'a quitté quand il a été accepté à l'université. On ne l'a pas regrettée, Alice et moi.
Il masse doucement ses cuisses. L'horloge qu'il porte à son poignet droit brille dans les pénombres. "Quand tu es avec quelqu'un que tu aimes, tu as besoin de savoir que cette personne va bien. C'est comme si rien n'est grave, du moment qu'elle est là. Comme si rien ne peut arriver." Il secoue la tête. "Je ne sais pas comment l'expliquer. Tu as juste besoin de cette personne pour pouvoir respirer correctement."
"Ça m'a l'air absolument affreux."
Il expire rapidement, comme s'il ricanait. "Tu te trompes. Parce que ce sentiment de bonheur absolu… Ça vaut toutes les peines du mondes."
Je voudrais répliquer. Lui demander ce qu'on fait lorsque cette personne disparaît. Comment on fait pour pouvoir respirer, après ça.
"Mais c'est terrifiant."
Je m'attends à ce qu'il me contredise, mais il hausse juste les épaules. "Ça l'est. C'est terrifiant parce que tu perds le contrôle. C'est terrifiant parce que tu es convaincu que tu es en train de devenir fou." Il sourit doucement. "Mais c'est justement ce qui fait tellement de bien."
Edward a toujours aimé les sports extrême et je n'ai jamais su pourquoi, mais je crois que maintenant je comprends. Je crois que maintenant je sais qu'il veut ressentir ce sentiment de perdre le contrôle. Par contre je ne comprends pas pourquoi il voudrait faire ça. Je ne comprends pas comment il peut perdre le contrôle et encore être capable de fonctionner.
"Est-ce qu'elle te manque ?" Il hausse la tête quand il comprend à qui je fais allusion.
"Parfois." Il soupire. "Elle n'était pas… Je sais que je ne devrais probablement pas la regretter et encore avoir de l'affection pour elle, mais oui, parfois elle me manque."
Nous restons silencieux pendant un long moment. On peut entendre la musique jusqu'ici.
"Est-ce que tu as demandé à Alice de t'accompagner ce soir ?" Edward se tourne vers moi, les sourcils froncés.
"Tu veux dire avant que je ne te le demande." Ce n'est même pas une question. Je hoche quand-même la tête.
"Pourquoi je le lui aurais demandé ?" Je hausse les épaules.
"J'étais déjà invitée et elle ne l'était pas."
Edward regarde loin devant lui. "Est-ce que tu penses qu'elle aurait voulu venir ?" Demande-t-il soudainement inquiet. Il ne voudrait pas la peiner. "Elle s'attendait à ce que je le lui demande à elle ?"
"Je ne sais pas."
Il lèche ses lèvres avant de répondre à ma question. "J'imagine que j'avais juste envie de t'inviter, toi…"
J'entends des pas derrière nous, puis un jeune homme blond passe sa tête par la porte. Je le reconnais comme étant le cousin d'Edward, Jasper. "Hé, Edward, ta sœur te demande." Je hoche la tête quand il se tourne vers moi.
Quand j'entre à nouveau dans la salle, il est accroupi à côté de Rosalie qui lui parle à voix basse, près de son oreille. Les yeux de Rosalie brillent. Elle me semble tellement heureuse.
Je vais m'assoir à côté de leur grand-mère qui a cette odeur de vieilles personnes. Elle fait les meilleurs crêpes. En même temps, à part au restaurant, je n'ai pas vraiment mangé beaucoup de crêpes. Mon père n'est pas vraiment le genre pâtissier.
On s'est déjà parlé plus tôt mais elle a un peu de mal avec sa mémoire, donc je ne suis pas surprise quand je me rends compte qu'elle ne s'en souviens pas.
"Alors, à quand votre mariage ?" Je la regarde avec de grands yeux et elle me jette un regard désapprobateur. "Pas besoin de me regarder comme ça Alice, je ne vais plus être là pendant très longtemps et j'aimerais encore voir mon petit-fils se marier avant que je ne parte."
C'est étrange de l'entendre dire ça alors que nous venons de parler de mariage qu'il vient de me dire que je suis endommagé émotionnellement. "Moi c'est Bella." Elle hausse les yeux au ciel.
"C'est ce que je viens de dire." Je ne la contredis pas. Je ne voudrais pas qu'elle se mette en colère et qu'elle fasse une crise cardiaque ici et maintenant. "En tout cas j'aimerais que vous ne tardiez pas trop. Tu sais, après un certain âge c'est difficile d'encore avoir des enfants." Ça m'a l'air complètement hors contexte, en sachant que je n'ai que vingt-et-un ans. "En tout cas, moi j'avais dix-neuf ans quand je me suis mariée et moins de dix mois plus tard, j'étais enceinte." Elle tape la cadence de son pied. Je regarde Edward qui danse avec une fille que je ne connais pas. Probablement une amie ou cousine d'Emmett.
"On n'est pas ensemble, Edward et moi. On est juste amis, donc je crois que..." Elle fait un vague signe de main et m'interrompt sèchement.
"Balivernes." Je prends une gorgée de vin et pose la veste d'Edward sur le dossier de ma chaise. "Je vous connais depuis toujours." J'aime le fait qu'elle parle de nous comme si nous étions tous les deux ses petits-enfants. J'imagine que ne nous le sommes un peu. "Je peux t'assurer, ma petite Bella, qu'il t'aime depuis toujours. Vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais je sais qu'il t'aime." Elle me regarde et elle semble si lucide que c'est difficile de ne pas oublier le fait qu'elle commence à devenir sénile. Je lève les yeux au ciel en me détournant, afin qu'elle ne le voit pas.
"Je sens ces choses-là, Bella."
