Chapitre 22 : Une œuvre d'art fort peu conventionnelle

Harlock après la séance éprouvante avec le commandant Chambers fut sédaté pour soulager son cœur que les nouvelles qu'il venait d'apprendre malmenaient gravement.

Pendant ce long sommeil, les souvenirs envahirent son esprit. Chaque moment passé auprès d'Ellie lui revenait comme si les événements dataient de la veille, leur étrange rencontre, leurs engueulades mémorables, le voyage vers la planète des Mazone et leur histoire d'amour. Les médecins durent revenir plusieurs fois à son chevet car à chaque fois qu'il voyait le visage de la jeune femme son cœur battait plus fort. Ellie si douce, transformée en tueuse professionnelle, c'était une chose qui lui était impossible d'accepter. Ryo passa le voir discrètement à plusieurs reprises et lorsque les médecins décidèrent de le sortir du coma il était présent à attendre que son ami ouvre son œil valide.

Lorsqu'il vit le visage grave de Ryo, son cœur se serra.

- Dis-moi que j'ai fait un cauchemar et que rien de tout cela n'est vrai, Supplia Harlock d'une voix douce.

- J'aimerais, je te le jure, Assura Ryo en essuyant rapidement une larme qui roulait sur sa joue. C'est bien Ellie qui est a tiré sur toi c'est une certitude.

- As-tu la vidéo de la police ? S'enquit Harlock.

- Je ne suis pas certain que cela soit conseillé dans ton état, Douta Ryo.

- Chambers ne s'est pas gênée pour me la mettre sous le nez, Sourit Harlock tristement.

- Elle était tellement en pétard qu'elle n'a pas réfléchi, commenta Ryo en jouant avec le disque de données qui contenait la vidéo.

- Mets-la-moi s'il te plait.

Ryo soupira et s'exécuta. Le disque fut passé dans le lecteur et la vidéo se lança. Les caméras de sécurité avaient enregistré les moindres mouvements d'Ellie. Harlock regarda le cœur en miettes. Au moment où elle fit face à la caméra Ryo mit l'enregistrement sur pause à la demande du capitaine et zooma sur le visage d'Ellie. Harlock en voyant le regard meurtrier de la femme qu'il aimait comprit qu'elle avait décidé de se battre jusqu'à la mort pour se venger. Pourtant leurs enfants étaient en vie et en sécurité. Le capitaine n'avait aucun moyen de la prévenir. Ryo en voyant le regard catastrophé d'Harlock coupa l'enregistrement au moment où l'infirmière vint faire les soins au capitaine.

- Bonjour capitaine, il est temps de changer votre bandage, Annonça-t-elle joyeusement. Pourriez-vous sortir monsieur ?

- Je veux qu'il reste Décida le capitaine.

L'infirmière commença à soigner son célèbre patient.

- Est-ce que la police a une piste ? S'enquit Harlock.

- Aucune, elle a été très prudente, Indiqua Ryo. Elle voulait que l'on sache que c'était elle qui avait fait le coup mais qu'on ne puisse pas remonter jusqu'à sa planque.

- Elle doit utiliser une fausse identité, Soutint Harlock. Il faudrait commencer à chercher dans les quartiers chauds de la capitale.

L'infirmière eut un ricanement.

- La police n'aura jamais le courage d'aller là-bas, il y a plusieurs mafias qui y règnent en maîtres, se moqua l'infirmière. En tout cas je suis ravie que la police ait ordonné à son personnel de tirer à vue et de l'abattre s'il le fallait. Il ne faut avoir aucune pitié pour un monstre pareil. Elle a essayé de vous tuer le jour de votre mariage, sur le parvis d'un lieu de culte ! On n'a pas idée d'agir de cette façon !

En apprenant que la police avait ordre de tirer à vue, le sang des deux hommes se glaça dans leurs veines et l'infirmière en voyant le rythme cardiaque du capitaine s'emballer s'inquiéta.

- Respirez profondément et calmez-vous, Conseilla-t-elle.

Elle lui fit une injection du traitement prescrit par le médecin puis s'assura que le capitaine était bien installé avant de sortir.

- Il faut que tu ordonnes au chef de la police de faire changer cet ordre ! S'écria le capitaine.

- Je vais aller lui parler. Calmes-toi je t'en prie, Conseilla-t-il.

- Est-ce que ton cheval de Troie a donné des résultats ?

- Oui. Mais pour moi c'est du charabia financier et juridique, je n'y comprends rien, Avoua-t-il embarrassé.

- Donne-moi les données je vais m'en charger ! Décida Harlock. La seule solution pour sauver Ellie c'est de lui couper l'herbe sous le pied et de commencer les arrestations. Je vais tout faire pour décrypter leur fonctionnement et dès que ce sera fait, on ira voir Alfred Krieg et Chambers, on leur dira tout. Il va falloir lancer la procédure plus tôt que prévu.

- Tu penses qu'Ellie a les mêmes cibles que nous ? S'inquiéta Ryo.

- C'est plus que probable. Je pense qu'elle a choisi de débarrasser la galaxie des aristos qui ont collaboré avec le Consortium et qui veulent prendre le pouvoir.

Ryo sortit sa tablette numérique de sa poche et la donna au capitaine.

- Le mot de passe est U V neuf deux GH trois quatre, retiens-le par cœur ! Ordonna Ryo. Dedans il y a tous les renseignements dont je dispose, si les aristos tombent la-dessus on est foutus.

- Ne t'inquiètes pas pour ça, ils ne l'auront jamais. Maintenant va calmer les ardeurs du chef Patrick. Si Ellie se fait tuer, je le descendrai personnellement ! Menaça Hans.

Ryo sortit de la chambre et croisa sur son chemin, le commandant Chambers qui modifiait le déploiement des hommes envoyés pour la sécurité du capitaine de l'Arcadia. Le chef Patrick était dans le hall d'accueil et donnait des ordres à d'autres policiers en faction. Ryo alla vers lui et les policiers en le voyant se mirent au garde à vous. Ryo ne se faisait pas à cette tradition, cela le mettait mal à l'aise mais en tant que chef du gouvernement tous les membres des forces de l'ordre et l'armée avait la même attitude envers lui. Le chef se retourna et le salua.

- Monsieur le chef du gouvernement.

- Chef Patrick, pourrais-je vous parler un instant ?

Le chef le suivit et les deux hommes s'isolèrent dans une salle d'examen.

- Qu'est-ce que c'est que cette histoire ! Tu as ordonné de tirer à vue sur Ellie ! S'insurgea Ryo en murmurant.

- Je n'ai pas le choix, se justifia-t-il. J'ai vu la vidéo elle est froide et déterminée, rien ne l'arrêtera. Elle tirera sur les membres de la police s'ils essayent de l'arrêter et mes hommes risquent de se faire tuer !

- Tu n'en sais rien ! Elle ne tirera pas sur des innocents !

- Le problème c'est qu'ils ne sont pas tous innocents. Les forces de l'ordre de mon secteur ont été corrompues par les aristos et Eliza Zone ne s'embêtera pas à faire le tri ! Elle tuera tous ceux qui essayeront de l'arrêter et c'est tout !

- Si elle se fait tuer, tu sais qu'elle sera la réaction de Hans, le menaça-t-il.

- Je suis prêt à assumer les conséquences de cette décision, Soutint-il.

- En tant que chef du gouvernement, je t'ordonne de changer cet ordre, Gronda Ryo.

- Je ne peux pas Ryo. La décision a été votée à une écrasante majorité à l'assemblée. Ellie a tué l'une des leur et a tenté d'en tuer un deuxième, ils sont enragés et le prince Svlotiania a beaucoup d'appuis.

Ryo dû s'incliner. Ellie en agissant ainsi avait creusé sa propre tombe et même si elle avait agi en voulant venger la mort de ses enfants, les aristocrates ne lui pardonneraient jamais. Il pensa à son ami, grièvement blessé et ses larmes se mirent à couler. Le chef ne s'attendait pas à une telle réaction. Il était vrai que Ryo avait été sérieusement éprouvé depuis qu'il avait pris les rênes du pouvoir en espérant arriver à mettre en place un régime démocratique fort mais ses chances de réussir se réduisaient comme peau de chagrin. Les habitants de la galaxie se sentaient rassurés par les aristocrates qui pour eux représentaient la force et l'honneur, ils ne voyaient pas tout ce qu'un pouvoir monarchique impliquait. Ils l'avaient oublié car ils avaient perdus une bonne partie de leur histoire. Même si Mark avait sauvegardé le plus de patrimoine historique humain possible cela allait prendre du temps pour que les gens réapprennent le passé de l'humanité et si les aristocrates parvenaient au pouvoir, les comités de censure se chargeraient d'édulcorer la vérité. Pour Ryo, la démocratie se mourait déjà avant même d'avoir vécue. Mais il allait lancer ses dernières forces dans la bataille et il pria de toute son âme qu'Harlock puisse décrypter les données économiques et juridiques. En fait, à ses yeux c'est Harlock qui aurait dû prendre le pouvoir, il se serait certainement mieux débrouillé face à un milieu qu'il avait déjà côtoyé.

Isabelle depuis son voyage de noce était encore plus perturbée qu'auparavant. Elle ne s'entendait guère avec son époux. Oscar avait très rapidement délaissé son lit et elle savait où celui-ci allait satisfaire ses appétits ce qu'elle supportait de plus en plus difficilement. Au couvent, on ne l'avait guère préparée à gérer ce genre de situation et elle n'avait même pas encore osé en parler à son père. Elle avait envisagé de parler au duc Von Harlock mais cela l'embarrassait. Elle avait très envie de le revoir mais elle résistait à la tentation car à chaque fois, à cause du trouble que lui provoquait ses rencontres avec cet homme mystérieux, elle avait l'impression de tromper son époux. Isabelle, avait toujours été une gentille fille très obéissante, entièrement dévouée à sa famille et qui avait conscience de la lourde responsabilité qui lui incombait, donner enfin un héritier à la couronne mais vu les inclinations de son mari elle trouvait la chose de plus en plus improbable. Alors que le capitaine de l'Arcadia lors de la cérémonie avait accepté de prendre comme épouse Helena ses poings s'étaient involontairement serrés. Etrangement elle s'était sentie jalouse et elle regrettait de ne pas être à la place de la mariée. Ce qui la surprenait. Harlock était très différent du duc de Péhant et il lui plaisait de plus en plus. Ce qui étant donné la différence d'âge était absurde. Harlock avait le même âge que son père. Et lorsque le tir le frappa au niveau du cœur, elle angoissa, craignant que le capitaine de l'Arcadia ne meure et elle eut la réaction inverse en apprenant le décès d'Helena. Elle ne comprenait pas que quelqu'un ait pu vouloir la mort d'Harlock et lorsque son père vint discuter avec son époux, bien docilement elle avait quitté la pièce mais elle était restée à proximité à écouter aux portes. En apprenant les raisons de ce tir son cœur se serra. De toute son âme elle comprenait le désir de vengeance d'Eliza Zone mais pour elle, Harlock n'était concerné en rien par cette tragédie, c'était Helena qui avait commandité les assassinats. Tout le temps où le capitaine était resté inconscient, elle tremblait à chaque sonnerie de porte et de communicateur en se demandant si on ne venait pas annoncer à son époux la mort de ce dernier. Une première nuit passa puis une seconde et il reprit connaissance à la troisième avant d'être replongé dans le coma mais, le médecin le disant tiré d'affaires, elle retrouva sa joie de vivre. Le roi venait régulièrement voir comment les choses se passaient entre les deux jeunes mariés et le résultat était catastrophique. Isabelle ne lui parlait pas de ses problèmes et il sentait que sa fille lui cachait certaines choses. Il avait aussi remarqué son intérêt pour le capitaine de l'Arcadia mais ne lui en souffla mot ne voulant pas la brusquer. Il ne voulait pas nourrir trop d'espoir car il pouvait s'agir que d'un petit béguin passager. Lors des dîners mondains où tout le monde parlait politique, Isabelle se rendit compte de son ignorance dans beaucoup de domaine car comme sa mère le lui avait révélé, l'éducation dans ce couvent avait certaines faiblesses mais toutes les jeunes filles de haute lignée devait y être inscrites comme élèves pour faire un mariage digne de leur rang. Elle lui assura qu'à présent qu'elle était mariée elle était libre de s'instruire comme elle le désirait. Les propos de sa mère volontairement peu clairs la laissèrent perplexe et un peu perdue. Elle commença à lire tous les livres que les sœurs lui avaient interdits ainsi que le journal. Elle suivit les débats politiques à la télévision. Alors que son mari s'absenta une nouvelle nuit pour chercher à satisfaire ses appétits, elle décida d'aller rendre visite à son père pour lui parler de l'attitude de son époux. Isabelle avait fait beaucoup de recherches et elle tenait à se sortir à tout prix de cette situation détestable. Elle était prête à affronter le roi pour obtenir ce qu'elle voulait. Elle n'était plus la jeune fille naïve tout juste sortie de son couvent. Le roi Von Kiel fut surpris de voir sa fille débarquer en pleine nuit. Il la reçut au salon et celle-ci attendit que le majordome ait quitté la pièce pour se décider à parler.

- Qu'est-ce qu'il vous arrive mon enfant ? S'enquit le roi avec douceur.

- Je veux que vous fassiez annuler mon mariage ! Exigea-t-elle fermement.

- Ma chérie pour ce genre de chose il faut une raison valable.

- Incompatibilité d'humeur, proposa-t-elle. J'ai trouvé ce terme sur le Web.

- Ce terme sert pour les divorces par pour l'annulation d'un mariage, se moqua le roi. Qu'est-ce qu'il se passe avec Oscar ?

- Je ne peux pas vous en parler, balbutia-t-elle en rougissant.

- Il me semblait que votre mère vous avait expliqué certaines choses.

- Elle l'a fait mais aucune qui ne puisse m'aider à résoudre ce problème, révéla-t-elle en le regardant durement.

Le roi commençait à craindre de connaître les raisons du brusque revirement de sa fille.

- Vous ne vous entendez pas avec votre mari ? S'inquiéta-t-il. Il serait temps de me dire ce qu'il ne va pas.

- Il ne peut régner ! S'il devenait roi, je serais humiliée ! Ragea-t-elle.

- Il vous a trompée c'est-cela ? S'enquit le duc en se crispant sur son verre d'alcool.

- Dès notre voyage de noce ! A l'hôtel, il a séduit un couple et fini au lit avec eux ! Je les ai surpris alors que je venais le voir dans sa suite en espérant passer la soirée avec lui, Avoua-t-elle au bord des larmes.

- Est-ce qu'il sait que vous l'avez vu ? Demanda le roi calmement.

Isabelle en entendant cela fut choquée. Son père n'éprouvait donc aucune honte ni aucune colère. Et ce fut là qu'elle comprit le piège dans lequel elle était tombée. Elle comprenait mieux l'intérêt de l'envoyer dans ce couvent pour étudier. Cela l'avait rendu naïve et vulnérable. Elle n'avait aucune expérience de la vie et son père l'avait manipulée en chantant les louanges d'un être qui ne l'épousait que pour la couronne.

- Non ! Il ne le sait pas ! S'énerva-t-elle. Vous saviez quel genre d'homme il était et vous m'avez faites tomber dans ses filets !

- Du calme mon enfant, dans certaines situations il faut savoir faire des sacrifices.

- Sauf que ce n'est pas vous qui les faites ! Vous sacrifiez les autres mais vous, vous ne prenez aucun risque !

Le roi observa sa fille, elle qui en sortant du couvent était si pure et si naïve, avait appris la dure réalité de la vie très rapidement.

- Je me devais de calmer les envies de pouvoir d'Oscar, Révéla-t-il.

- Et pour cela vous, vous êtes servi de moi !

- C'est à ça que servent les filles de la haute noblesse, la railla-t-il. Le conte de fée est fini mon enfant. Le réveil est un peu brutal certes, mais vous vous y ferez.

- Pas si je révèle à la presse tout ce que je sais ! Menaça-t-elle.

Le roi eut un ricanement.

- En toute honnêteté, la presse ne vous écoutera pas, nous la muselons depuis des mois à présent.

- Dans ce cas peut-être que Ryo Kimura écoutera lui ! Eructa-t-elle. J'ai bien écouté les conversations lors des dîners et cet homme vous bloque l'accès au trône. Il semblerait que vous ayez oublié que j'ai des oreilles.

- Tu me trahirais ? S'étonna le roi qui pensait que sa fille finirait par comprendre où était sa place.

- Vous m'avez bien trahie vous !

- Très bien, Céda-t-il, négocions tous les deux. Je ne peux vous accorder l'annulation du mariage mais ce n'est que temporaire. J'ai juste besoin que vous fassiez preuve d'un peu de patience. Que voulez-vous en échange ?

- Le droit de choisir mon nouvel époux !

- Vous avez pourtant choisi celui-là, se moqua le roi.

- Vous l'avez dit vous-même le conte est finie. Le prince charmant n'existe pas donc je choisirai beaucoup plus judicieusement la prochaine fois !

- Avez-vous déjà une idée de qui vous voulez ? La railla-t-il en buvant une gorgée d'alcool.

- Harlock !

Le roi en entendant ce nom, surpris, s'étouffa avec sa boisson et toussa bruyamment.

- La différence d'âge ne vous gêne pas ? S'étonna-t-il.

- Je sais comment régler ce problème.

- Je ne vois pas comment, il ne rajeunira pas ! Et à mon avis les gamines de dix-huit ans ne l'intéressent guère ! S'exclama le roi en riant histoire de tester la volonté de sa fille à vouloir prendre cet homme comme époux.

- J'ai dix-huit ans à l'heure actuelle et Hans, quarante-cinq. Tout ce qu'il faut c'est le placer dans un caisson de stase comme celui dont il s'est servi dans les limbes puis le réveiller lorsque j'aurai dans les trente-cinq ans. Si vous craignez pour la descendance je peux faire prélever quelques-uns de mes ovocytes en attendant qu'il se réveille. Les progrès en matière de congélation d'ovocyte ont fait des progrès phénoménaux, on peut désormais les garder plus de dix ans en parfait état Et à son réveil je saurai le charmer en devenant une femme digne de lui qu'il désirera et épousera sans hésiter !

- Cela me parait bien farfelu comme idée ! S'exclama le roi en riant. Il n'acceptera jamais d'être endormi et si vous le faites entrer dedans de force, ce qui ne sera pas aisé, une fois réveillé il n'acceptera jamais de vous épouser.

- Il suffit de le faire dormir et de le mettre dans le caisson pendant son sommeil Pour ce qui est de son refus de m'épouser, il suffira d'utiliser les nanos pour effacer sa mémoire.

- De quoi parlez-vous voyons ?

- Ne me mentez pas père, je sais que vous avez réussi à récupérer la technologie des nanos crées par les Mazones ainsi que les travaux de recherches de Kimura. Je sais que Kimura avait repris ses recherches sur les nanos qu'il avait injectés dans le corps d'Eliza Zone car ceux-ci en maintenant son activité cérébrale avaient quelque peu affecté ses souvenirs et que des chercheurs à votre service travaillent dessus pour trouver le moyen de manipuler l'opinion publique en se servant de ce système. Je sais qu'ils sont sur le point d'aboutir, père. Tout ce qu'il faudrait c'est en injecter à Harlock avant son réveil pour effacer une partie de sa mémoire.

- Harlock est marié, Rappela le roi d'une voix blanche qui commençait à se dire que le temps où il pouvait manipuler sa fille était révolu.

Isabelle était au courant de tous ses projets et avait bien l'intention de s'en servir en échange de sa totale collaboration. Il avait envisagé de lui dire qu'Harlock avait accepté l'idée de l'épouser mais l'idée de sa fille n'était pas si folle dans le fond. Vingt-sept années d'écart pourraient être un obstacle insurmontable à la bonne entente de leur couple tandis que s'il pouvait réduire cet écart alors peut-être qu'Harlock prendrait plus volontiers la femme qu'elle deviendrait comme épouse que la gamine qu'elle était à l'heure où elle négociait avec son père.

- Rectification père, il est veuf ! Et je le veux donc vous me le donniez ou je risque de montrer loyal envers mon époux et lui révéler toutes vos manigances !

- Je ne peux pas me passer d'Harlock pendant dix-sept années ! Pas avec la menace Illumidas !

- Ne me mentez pas père, vous négociez avec eux depuis des années ! Vous avez fait fabriquer des dizaines de vaisseaux de guerre en cachette grâce à la Crazy Sex. Vous avez ce qu'il faut pour les affronter !

- Mais je ne dispose de personne qui a son génie militaire !

- Vous avez pourtant les élèves qu'il a formés à l'académie !

- Il y en a quelques-uns qui ont du potentiel je ne le nie pas. Mais cela ne va pas te faire long dix-sept années seule ?

- Cela ne m'effraie pas je suis prête à attendre si c'est pour avoir un époux de sa qualité ! Soutint-elle fermement. Qui plus est, vous et moi avons un but commun à présent. Je vous aiderai dans vos projets père, je ferai tout ce qu'il faut pour noyer la vigilance d'Oscar. Je jouerai mon rôle de cruche parfaite à peine sortie de son couvent. Je ferai tout pour que vous accédiez au trône mais en échange je veux Hans !

- Dommage que vous ne soyez pas né garçon, vous auriez fait un héritier parfait, Affirma le roi avec beaucoup de regrets. Vous aurez Hans. Je trouverai le caisson de stase et vous réveillerez votre prince charmant lorsque vous le voudrez.

- Comment va-t-il ?

- Il se remet. Il est plutôt coriace. Pourquoi n'allez-vous pas le voir ?

- J'ai peur d'être incapable de masquer mes sentiments si je le vois.

- Vous n'êtes qu'une enfant, se moqua le roi en riant. Vous avez encore beaucoup de choses à apprendre si vous êtes incapables de cacher vos émotions.

- Ne vous moquez pas père ! S'insurgea Isabelle.

- Allez vous assurer de son état de santé cette nuit, il dort profondément grâce aux calmants, il ne se rendra même pas compte de votre présence, Assura le roi en souriant.

Von Kiel était soufflé. En quelques mois, Isabelle avait radicalement changée et sa personnalité s'exprimait enfin. Si elle voulait le capitaine de l'Arcadia à ce point-là c'était inespéré pour lui et il comptait bien lui donner ce qu'elle voulait. Isabelle salua son père et s'en alla. Elle demanda à son chauffeur de l'emmener à l'hôpital.

Elle passa le hall d'accueil où elle dut montrer ses papiers puis elle arriva à l'étage où elle fut obligée de les présenter à nouveau. Les policiers s'étonnèrent d'une visite aussi tardive mais ne dirent rien. Le chef avait donné des ordres clairs. Si un des membres de la haute aristocratie voulait voir le capitaine il ne fallait pas l'en empêcher. Isabelle se glissa silencieusement dans la chambre. Elle écouta plusieurs minutes le souffle régulier de l'homme qu'elle convoitait. Elle s'approcha en douceur. Harlock était sur le côté droit et elle l'observa plusieurs minutes. Endormie, son visage avait retrouvé toute sa douceur. Elle ne put s'empêcher de caresser d'un doigt léger le profil du capitaine, glissant sur l'arrête du nez, s'attardant sur le menton et s'approchant doucement des lèvres dont elle dessina le contour. Elle se pencha vers lui et effleura de ses lèvres sa joue et glissa jusqu'à sa bouche qu'elle frôla dans le but de goûter à sa douceur. Elle aurait tant voulu avoir droit à plus mais elle devait se contenter de cela pour le moment. Harlock portait toujours sa chemise d'hôpital et le regard d'Isabelle s'égara sur les formes du capitaine. Par convoitise, elle souleva doucement la couverture et le regarda plus attentivement. Elle ne pouvait s'empêcher de le comparer à tous les hommes de son entourage. Contrairement à son père qui avait pourtant le même âge, le corps d'Harlock était sportif et sa musculature était parfaite, sans excès. De ce côté-là son physique se rapprochait beaucoup au duc de Péhant mais son charme était beaucoup plus fort. C'est quelque chose qu'elle ne s'expliquait pas. Même si lors de leur première nuit, Oscar l'avait fait grimper aux rideaux, elle n'était pas attirée par lui physiquement tandis qu'Harlock la faisait vibrer de désir. Au début elle ne comprenait pas d'où venait son trouble concernant le capitaine de l'Arcadia. Elle avait compris dès les nuits suivantes avec Oscar lorsqu'elle s'était mise à imaginer en fermant les yeux pendant l'acte que c'était Harlock qui lui faisait l'amour, les orgasmes étaient devenus plus forts et plus violents. Elle en avait parlé à sa mère qui lui avait expliqué d'où venait son regain de plaisir. C'était cet homme qui mettait ses sens en ébullition et ce malgré la différence d'âge. Et en apprenant les frasques de son époux, elle avait mis au point ce plan qui lui permettrait d'avoir Harlock à ses côtés. Elle rabattit la couverture et sortit. Elle ne vit pas l'œil d'Harlock s'ouvrir, glacial au moment où elle se dirigeait vers la porte. Pour Hans, la situation était des plus gênantes pour sa mission. Il avait cru que le roi s'était trompé sur les désirs de sa fille et que tout ce qu'il voulait s'était un allié de poids en mettant le capitaine de l'Arcadia dans le lit de celle-ci. Harlock avait passé pas mal de temps à observer les aristocrates et il y avait deux groupes qui s'opposaient depuis quelques temps. Oscar par ses différentes magouilles, alliances et services avait réussi à mettre de son côté la moitié de l'aristocratie. Et Harlock s'était dit que ce serait pas mal s'il pouvait pousser les deux groupes à s'affronter. Lorsqu'il avait appris le plan du roi Von Kiel, il s'était dit que même si la démocratie chutait, il y aurait moyen de se débarrasser de cette dictature en se faisant s'entredéchirer les deux groupes et pour cela il suffisait d'une tentative d'assassinat manquée contre Oscar en faisant croire que celle-ci avait été commandité par Von Kiel. Celle-ci mettrait le feu aux poudres et la guerre serait déclarée. Mais à présent il savait que ce plan n'était plus réalisable. Il en était arrivé à cette conclusion en apprenant dans la tablette de Ryo la quantité de vaisseaux impressionnante dont disposaient les aristocrates. Il ne pouvait même pas envisager le procès car même si celui-ci était lancé, il y aurait scission des aristocrates et ils passeraient à l'offensive. Ils avaient toutes les chances de parvenir à leur fin et Von Kiel aurait son trône Ils manipulaient les Illumidas pour leur faire croire qu'ils dépendaient d'eux pour s'armer alors qu'en fait leur armée était déjà prête et c'était cette même armée qui attaquaient les vaisseaux de transports et fournissaient des femmes aux aristocrates pour qu'il les livrent aux Illumidas. Il ne pouvait y avoir de procès pour le moment car la guerre était sur le point d'éclater. Il n'avait pas encore fait part de ses inquiétudes à Ryo. Il allait devoir envisager la fuite avec tous les alliés de la Résistance qui voudront bien le suivre une fois qu'il aurait récupéré Ellie. Il devait trouver le moyen de l'arrêter car les aristocrates ne se laisseraient pas massacrer sans rien faire. Elle en aurait peut-être une dizaine tout au plus mais les gros poissons comme le roi Von Kiel et Oscar de Péhant lui échapperaient et comme Ryo ne voulait pas d'une guerre civile qui ferait la part belle aux Illumidas, il fallait envisager le repli stratégique, partir volontairement en exil, trouver une planète accueillante et préparer la riposte.

Ellie et ses comparses, depuis cette tentative à demi manquée, regardait le journal. Elles s'étaient rendues très régulièrement sous déguisement à proximité de l'hôpital et le dispositif de sécurité mis en place pour protéger le capitaine n'offrait aucune possibilité d'éliminer leur cible. Elles allaient devoir s'armer de patience. Ellie commença à acheter chez des revendeurs illégaux du matériel d'espionnage, mini caméras émettrices, radios, micros longue distance, insectes espions, balises et différents systèmes de brouillage et de piratage. Elles étaient fin prête pour passer à la cible suivante qui n'était autre que le PDG de Stanford Technical qui avait fourni et approvisionné l'armée du Consortium. Au moment où Ellie proposa la cible Ann semblait hésiter. Elles étaient toutes trois assises autour de la table de la salle à manger devant une limonade bien fraîche qui par cette chaleur était des plus agréable. Ellie en voyant l'attitude de son amie s'inquiéta.

- Qu'est-ce qui ne pas Ann ? Tu es une proche de ce mec ?

- Non, mais j'aimerai bien pouvoir me servir de notre retour pour régler quelques comptes moi aussi, Avoua-t-elle gênée.

- Qui ? S'enquit Ellie qui était d'accord pour accéder à la requête de son amie.

- Est-ce que le nom de Patrick Coste te dit quelque chose ? Demanda timidement Ann qui ne savait pas si Ellie accepterait une fois qu'elle lui aurait dit tout ce qu'elle savait.

- Il y avait un élève dans ma classe qui portait ce nom mais lorsque je suis arrivée il avait quitté l'académie.

- Mon neveu avait le même âge que lui et ils sont sortis ensemble pendant quelques mois.

- Ils allaient boire des bières ? S'étonna Sandy qui ne comprenait pas en tant que toute jeune Mazone ce dont Ann parlait.

- Entre autre chose, Balbutia Ann embarrassée ne sachant pas si elle devait expliquer à Sandy la situation vu son jeune âge.

Ellie face à son embarras pris sur elle d'expliquer à Sandy.

- Dis-moi Sandy, chez les Mazones, les vraies celles qui ne sont pas hybrides et exclusivement de sexe féminin, il y a bien des Mazones qui aiment d'autres Mazones et qui deviennent intimes.

- Oui.

- Eh bien chez les humains c'est pareil. Il y a des femmes qui aiment les femmes et des hommes qui aiment les hommes, termina-t-elle en souriant

- D'accord. Désolée je ne suis pas habituée, c'est un peu de l'inédit pour moi tout ça, s'excusa-t-elle en souriant.

- Donc ton neveu était intime avec Patrick Coste.

- Oui, ils étaient très amoureux et ce malgré le fait que les gens aient encore des a priori. Ils n'avaient même rien dit à leurs parents respectifs, pour ne pas les inquiéter.

- Qu'est-ce qui est arrivé à Patrick Coste ?

- C'est tellement embarrassant d'en parler avec toi mais il n'y aura que nous trois pour obtenir justice pour lui, Avoua-t-elle en rougissant un peu.

- Parce que j'aurai dû être son professeur, se méprit Ellie.

- Non, hésita Ann.

Elle regarda le regard franc de son amie et respira profondément. Elle devait tout lui dire à présent qu'elle avait commencé. Il n'y avait plus de marche arrière possible.

- Ils ont rompu, une semaine après que Patrick soit entré à l'académie. Il l'avait expliqué à mon neveu qu'il n'était pas très sûr de ses sentiments et il a reconnu être attiré par quelqu'un d'autre.

- Un garçon de sa classe ? Supposa Ellie.

- Non. A l'académie il avait caché ses inclinations et finalement trois de ses camarades de classe ont découvert la vérité et ont commencé à le harceler.

- De quelle manière ? S'inquiéta Ellie

- Ils le frappaient. Un de ses professeurs en le voyant sans arrêt avec des bleus et des marques de coups au visage a essayé de le convaincre de se plaindre au directeur mais il a refusé.

- Pourquoi ? S'horrifia Ellie.

- Il aurait été obligé de dire la vérité et le professeur aurait été impliqué, Indiqua Ann.

- Il n'a fait que son devoir ! En quoi serait-il impliqué ? Ce gamin avait besoin d'aide et si le professeur a voulu se porter témoin des violences qu'il avait subi, il aurait dû accepter. Je me demande qui a eu le courage de le faire ? Je ne connais pas beaucoup de professeurs qui auraient eu les couilles d'agir ainsi au sein de cette académie d'aristos et de fils de géants de l'industrie ou de la finance.

- Le problème c'était qu'il était amoureux de ce professeur, révéla Ann en se taisant après cela.

Un long silence se fit autours de la table.

- Si Patrick avait parlé son professeur aurait eu des ennuis car tout le monde aurait su qu'il était amoureux de lui et il ne voulait pas qu'un scandale éclabousse cet homme.

- As-tu le nom du professeur ? S'enquit Ellie en buvant sa limonade.

- Il s'agissait de son professeur de stratégie militaire

Ann regardait Ellie qui ne semblait pas avoir fait le lien. Elle se contentait de siroter sa limonade pensivement. Elle s'efforçait de réunir ses souvenirs datant de cette époque et ce malgré les nano qui malmenaient ceux-ci, Ellie avait du mal à accéder à sa mémoire. Elle trouva la réponse quelques minutes plus tard et pâlit. Elle posa son verre sur la table et fixa Ann interloquée.

- Il était amoureux de Hans ? S'étonna-t-elle. Est-ce qu'il le savait ?

- Patrick pensait que oui, car l'un de ses harceleurs avait probablement tout raconté à son professeur mais l'attitude d'Harlock envers lui n'a pas changé. Pourtant une situation pareille en aurait embarrassé plus d'un ! Soutint Ann tristement.

- Peut-être mais Harlock se moque de ce genre de chose, Indiqua Ellie. Il a dû se dire que ce n'était qu'un béguin passager sans importance.

- Il était réellement amoureux de lui, affirma Ann.

- Comment se fait-il que tu sois au courant de tout cela ? S'étonna Ellie.

- Malgré leur rupture, mon neveu et Patrick sont restés amis, révéla-t-elle.

Ann s'arrêta quelques secondes et prit une longue inspiration. La suite des événements n'allait pas être facile à raconter. Ellie et Sandy attendaient patiemment. Elles voyaient bien que cela devenait de plus en plus difficile à Ann de se confier. Cela la faisait revenir en arrière de plus d'un an, lorsque ses enfants étaient vivants.

- Dès qu'ils ont su qu'il était amoureux d'Harlock, ils se sont acharnés sur lui.

- Laisse-moi deviner, c'était des aristos les harceleurs, Ricana Ellie. Ils ont dû se dire qu'il n'était même pas digne de cirer ses bottes alors j'imagine très bien quelles réactions ils ont pu avoir en apprenant qu'il était amoureux de lui.

- Von Stadt, de Perravy et de Perrignac, lâcha Ann.

- Pourquoi cela ne me surprend pas, Ironisa Ellie. Les trois pires têtes de cons de la classe !

- Tu peux rajouter pervers ! Affirma Ann durement. En pleine nuit, alors qu'il allait aux toilettes, de Perravy et de Perrignac lui sont tombés dessus. Ils l'ont frappé et ils ont bloqué au sol en attendant que Von Stadt arrive. Celui-ci était allé dans sa chambre et avait fouillé ses affaires pour récupérer la photo d'Harlock qui était en sa possession. Il est venu aux toilettes et le massacre à commencer, raconta Ann en laissant couler ses larmes. Ils l'ont frappé pendant des heures, lui cassant la mâchoire, des côtes et des dents et comme si cela ne suffisait pas, Von Stadt la violé en utilisant des objets !

- Tu veux qu'on se charge de ses trois monstres, proposa Sandy.

- Oui, sanglota Ann.

- J'ai une bien meilleure idée, Affirma Ellie avec un sourire cruel aux lèvres, est-ce que cela te dirais qu'ils payent pour l'ex de ton neveu en se faisant humilier publiquement. Leur mort ne servirait pas à grand-chose mais une humiliation publique ne ferait pas de mal aux aristos.

- Est-ce que ce sera sévère ? Ragea Ann.

- Après cela, ils n'oseront même plus mettre le nez dehors, Soutint Ellie en souriant.

- A quoi penses-tu ? S'enquit Ann.

Ellie expliqua son idée et au fur et à mesure qu'elle avançait dans ses arguments, le visage d'Ann s'illumina d'un sourire et celle-ci finit par éclater de rire. Elle fit un clin d'œil à Ellie pour lui faire comprendre qu'elle était partante et celle-ci regarda du côté de Sandy qui terminait tranquillement sa limonade en ayant très peu suivi l'idée car elle ne comprenait pas beaucoup les traditions humaines.

- Qu'est-ce qu'il y a ? S'enquit Sandy en posant son verre.

- Est-ce que tu t'y connais en informatique humaine ?

- Je sais la pirater sans problème, cela fait partie de l'enseignement de base des Mazones, Révéla-t-elle.

- Parfait ! Je vais avoir besoin de toi ! On va fouiller la vie de ses trois pervers ! Soutint Ellie.

Les trois femmes se rendirent auprès de l'ordinateur et Sandy se plaça au niveau du clavier virtuel. Ann et Ellie se placèrent de part et d'autre de leur amie.

- Qu'est-ce que tu veux savoir exactement ?

- S'ils ont des petites amies, les endroits qu'ils fréquentent. Je te conseille de pirater les ordinateurs qu'ils ont dans leur chambre chez leurs parents, l'année scolaire étant terminée, ils ont dû retourner au bercail. Fouille aussi l'ordinateur de l'académie, sait-on jamais.

Sandy commença à pianoter et plusieurs fenêtres virtuelles se matérialisèrent.

- De Perravy et de Perrignac, ont foiré leurs examens, Annonça Sandy. Et ils se sont bien plantés en stratégie, Perravy a eu six sur vingt et de Perrignac quatre sur vingt.

- Vu le coefficient de la matière ça fait mal ça, commenta Ellie en riant.

- Ouais, ils passent l'été à l'académie pour repasser l'examen en septembre. S'ils loupent à nouveau, ils recommenceront l'année. Tu veux les appréciations d'Harlock ?

- Ce serait amusant.

- Pour de Perravy, passe plus son temps à compter les mouches qu'à étudier en cours et pour de Perrignac passe son temps à regarder des magazines pornos sur son ordinateur au lieu d'étudier les cartes de déploiement en pensant que je ne vois pas son air béat.

Les deux femmes rirent de bon cœur.

- Et pour Von Stadt ? S'enquit Ellie en souriant.

- Il est en arrêt maladie pour un temps indéterminé.

- Fouilles pour savoir ce qu'il a ! Ordonna Ann

- Je n'ai rien dans les hôpitaux, Assura Sandy en pianotant à nouveau, je n'ai rien dans les cliniques privées. Par contre j'ai quelque chose dans une institution psychiatrique.

- Qu'est-ce que ça dit ? Demanda Ellie

- Il a été interné à la demande de ses parents sous le conseil d'Oscar de Péhant pour trouble de la personnalité.

Sandy fouilla le dossier.

- C'est un vrai malade, affirma Sandy avec dégoût. Il a des fantasmes sexuels très violents à l'égard d'Harlock.

- Quel genre ? S'inquiéta Ellie.

- Dans le genre torture, viol. En fait il reverrait de le dominer totalement pour pouvoir le torturer et se servir de lui comme esclave sexuel. Un de ses fantasmes serraient de le mordre et de lui entailler la peau pour pouvoir lécher le sang qui s'échapperait des blessures et se repaître avec.

- Oh quelle horreur ! S'exclama Ann épouvantée.

- Rassure-moi, il est interné à vie dans une cellule capitonnée dont ils ont jeté la clef. ?

- Dans tes rêves, s'attrista Sandy, ils viennent de l'autoriser à reprendre les cours. Il est sous traitement lourd mais le psy pense que la thérapie avance bien.

- Il est cinglé ! S'exclamèrent Ellie et Ann en chœur.

- En même temps s'il pouvait se charger d'Harlock à notre place, suggéra Sandy pour vérifier une théorie sur Ellie.

- Hors de question qu'un monstre pareil le touche ! S'énerva Ellie Certes j'ai des comptes à régler avec lui mais je le respecte et je ne veux pas qu'un malade pareil vienne à lui faire du mal !

Sandy ne répondit pas et Ann non plus mais pour toutes les deux, il était évident que les sentiments amoureux que nourrissait Ellie envers cet homme étaient loin d'être morts.

- Voyons les ordinateurs à la maison, Proposa Sandy. Ils passent beaucoup de temps sur les sites pornos. Notamment certains un peu particuliers qui s'appellent femmes cherchent jeunes hommes expérimentés pour soirées coquines.

- Un site de rencontres libertines, Commenta Ellie. Quels genres de femmes recherchent-il. ?

Sandy fouilla le site et fit apparaître plusieurs photos.

- On dirait qu'ils aiment les grosses poitrines, commenta Ann.

Les trois femmes se regardèrent et les yeux de Sandy et d'Ann s'arrêtèrent sur la poitrine d'Ellie.

- On dirait que le plan séduction est pour toi ma chérie, Sourit Ann.

- Ça ne marchera pas, j'ai été leur prof, ils me reconnaîtront ! Objecta l'intéressée.

- Tu parles ! S'exclama Ann en riant. Ces imbéciles t'ont oublié ! En plus si tu mets une petite robe sexy, ils ne feront jamais le lien !

Sandy et Ann éclatèrent de rire et Ellie se rembrunit. C'est vrai qu'elle ne mettait jamais de vêtements sexy ni de tailleurs. Elle préférait les pulls larges et les pantalons en maille qui étaient souples et ne la gênaient pas mais de là à dire qu'à cause de ça ses élèves ne risquaient pas de se rappeler d'elle avait un côté assez vexant.

- Très bien qu'elle robe me suggérez-vous ? S'enquit Ellie quelque peu vexée.

- Je dirai de ce genre-là, conseilla Sandy en affichant la photo d'une robe rouge, très courte en maille fluide et au décolleté pigeonnant. Rien qu'en portant celle-là tu les feras bander sans problème et ils te suivront comme des petits chiens en remuant la queue !

- Très bien, commande là en express. Trouve la discothèque où ils vont habituellement ensuite on va espionner Von Stadt. Cela m'étonnerait que ce tordu reste sagement chez lui ! Décida Ellie »

Sandy regarda les paiements faits par les deux complices et découvrit qu'ils allaient souvent à la discothèque l'Inferno qui était dans le quartier chaud qui se trouvait non loin du quartier des hôtels. Les trois femmes après cela se grimèrent et montèrent dans le tout-terrain pour se rendre non loin du château des Von Stadt. Ann plaça la voiture à l'orée d'un bois, dissimulée par un bosquet et elles commencèrent leur surveillance. Elles avaient quinze jours avant la mise en place du plan, cela serait bien suffisant pour repérer les habitudes de Von Stadt. Elles en étaient à leur troisième jour de garde lorsqu'Ellie vit le jeune Von Stadt faire le mur en se glissant le long de la descente de gouttière. Il fila à l'écurie, prit un cheval et parti vagabonder dans la campagne. Ann bascula sur le moteur électrique et elles filèrent le jeune Von Stadt en toute discrétion à bonne distance en profitant de chaque zone non éclairée par la lune. A leur grande surprise Friedrich se rendit en premier chez le duc de Péhant où il resta en observation sur son cheval pendant plusieurs minutes puis il repartit et alla devant le domicile d'Harlock alors que celui-ci était toujours à l'hôpital. Ellie le sentait, Von Stadt était en repérage lui aussi, il préparait un mauvais coup. Après cela il rentra chez lui et les trois femmes restèrent en observation. Tous les deux jours environs, Friedrich faisait la même expédition nocturne. Pour Ellie la stratégie était facile pour enlever Von Stadt, il suffisait d'un pistolet paralysant pour neutraliser le cheval en douceur. Celui-ci resterait bloqué raidi sur ses pattes pendant plusieurs minutes qui seraient suffisantes pour paralyser à son tour Von Stadt. Ensuite il suffisait de l'emmener dans à l'hôtel en toute discrétion. Si l'idée de Ann était la bonne, Ellie aurait juste à onduler des hanches devant les deux autres et leur offrir une vue plongeante dans son décolleté pour qu'ils la suivent jusqu'à l'hôtel.

La fameuse soirée arriva et Ellie se prépara. La robe ultra courte mettait ses jambes en valeur et son décolleté plus qu'osé risquait d'en attirer plus d'un. Comme convenu, elles s'occupèrent de Von Stadt qui se fit cueillir devant le château d'Harlock. Une fois que la paralysie cessa Von Stadt sentit sur son flanc, le canon d'une arme à feu, il tourna la tête et vit une Mazone qui lui souriait mais sans que ce sourire ne masque sa menace. Il obéit bien docilement et suivit les trois femmes dans l'Hôtel. Le gérant ne prêta guère attention à eux et Ellie constata l'absence de caméras de surveillance ce qui allait leur faciliter la tâche. Arrivé à la chambre, Friedrich fut assis sur une chaise, bâillonné et solidement attaché. Ellie s'équipa ensuite d'une micro caméra et d'une oreillette qui faisait émetteur et récepteur puis elle fila à la discothèque, ses amies surveillant leur premier prisonnier. Ellie entra sans problème, le vigile étant plus occupé à regarder son décolleté qu'à essayer de l'identifier. Ellie avait choisi d'y aller sans déguisement ses longs cheveux châtains ondulés tombant en cascades élégantes sur son dos. Le vigile alors qu'elle passait la porte, la regarda s'éloigner admirant ses formes très féminines. Elle entendit ses amies glousser à travers l'oreillette.

- Je ne te dis même pas à quel point il s'est arrêté dans ton décolleté celui-là ! S'esclaffa Ann.

Ellie une fois à l'intérieur repéra les deux cibles qui étaient sur la piste de danse en train de tenter vainement d'allumer une jeune blondinette très mignonne en se ventant d'être à l'académie militaire et d'être parmi les meilleurs de leur promotion. Ellie en lisant sur leurs lèvres suivit la conversation qu'elle répéta mot pour mot à ses amies qui rigolaient franchement du culot de ces deux imbéciles. La blonde lassée trouva refuge auprès d'un groupe d'hommes plutôt musclés. En voyant cela les deux dragueurs battirent en retraite et repérèrent Ellie qui sirotait un cocktail au bar. Elle les vit s'approcher et se dit que ce serait amusant de prendre un accent pour exciter ces messieurs. Elle décida de rouler les R un maximum comme cela se fait dans les langues slaves, histoire de passer pour une pauvre étrangère très impressionnée par la grande capitale d'Amos. Les deux jeunes s'approchèrent et Ellie leur fit une œillade coquine qui les incita à passer à l'offensive :

- Bonsoir, que fait une créature de rêve dans un endroit aussi sordide ? La flatta de Perravy.

- Je pas bien comprendre. Découvre la ville. Très jolie.

- Vous êtes étrangère, se réjouit de Perrignac.

- Da, Sourit Ellie. Et vous venir souvent ?

- Tous les weekends, Assura de Perravy en se collant à Ellie pour pouvoir mieux profité du spectacle.

Ellie pour être certaine qu'il profite de la vue, fit un geste sensuel pour dégager ses cheveux qui s'étaient quelque peu rabattus sur son sein gauche. De Peravy n'en perdit pas une miette.

- Ca être quoi ? S'enquit-elle en montrant l'écusson de l'académie.

- Nous sommes étudiants dans la plus grande académie militaire de la galaxie. Nous avons fini major de notre promotion. Nous sommes l'avenir de l'armée de la galaxie, se vanta de Perrignac.

- Moi adorer les beaux militaires, susurra Ellie en se collant à de Perrignac. L'uniforme, me rendre toute chose.

Ellie se serra contre lui et sentit au niveau de la braguette de, de Perrignac que le petit poisson voulait plonger dans le grand océan du plaisir. Elle prit les deux hommes par la main et les entraîna sur la piste de danse où elle dansa avec eux deux pendant plus d'une heure en se collant tantôt à l'un tantôt à l'autre et en se laissant un peu peloter au passage. Une fois ceux-ci complètement ferrés, elle leur proposa une petite soirée sympa à l'hôtel où elle avait réservé. Les deux élèves ravis qu'une telle opportunité s'offrait à eux la suivirent sans problème et Ellie les amena jusqu'à sa chambre où elle entra la première suivit des deux hommes qui subirent chacun un coup de pistolet paralysant donné par Ann et Sandy qui s'étaient placées de part et d'autre de la porte. Ils furent déshabillés entièrement et attachés comme Von Stadt. Sandy alla préparer la voiture et la gara à proximité de la sortie de secours. Ellie se doutait que l'alarme dans ce genre d'endroit ne devait guère fonctionner et qu'elles pourraient emmener les trois hommes sans problème. Elle attendit que les deux nouveaux venus se réveillent et Ann sortit la petite boite à surprise avec le feutre noir très épais.

Lorsqu'ils reprirent connaissance ils virent Von Stadt nu comme eux et Ann qui les regardait avec un œil goguenard.

- Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous nous voulez ? Paniqua de Perrignac.

- Où est la belle poupée slave qu'on avait emballée ! S'alarma de Perravy.

- Moi être là, Assura Ellie en se mettant face à eux. Moi être princesse russe Helena Svlotiania ! Franchement vous êtes cons les mecs ! Vous pensiez vraiment avoir réussi à m'emballer. Il n'y a qu'un seul gars qui a réussi cela et vous ne lui arrivez pas à la cheville.

- Qui êtes-vous ? S'inquiéta de Perrignac

- Vous ne me reconnaissez pas, c'est vexant ! Soutint Ellie en prenant un air faussement déçu. Je suis votre ancien professeur d'archéologie spatiale, Eliza Zone.

En entendant ce nom, le sang des trois hommes se glaça. Leur famille les avait pourtant mis en garde. Ils savaient qu'elle était revenue pour régler des comptes et ils n'avaient pas fait attention à leur sécurité, désormais, ils étaient pris au piège. Ann ouvrit la mallette et Ellie sortit la reproduction d'un membre masculin en érection.

- Voici le modèle plaisir sans fin équipé d'une batterie ayant une autonomie de douze heures. Un peu petit je trouve.

- Tu plaisantes j'espère ? J'ai pris le plus grand modèle ! S'étonna Ann.

- Ben j'ai connu plus grand, Avoua Ellie en regardant dédaigneusement l'engin de torture destiné aux bourreaux de Patrick Coste.

- Pourquoi faites-vous cela ? Sanglota de Perravy.

- Vous rappelez vous de Patrick Coste ? Les interrogea Ellie. On a décidé de lui rendre justice.

En entendant cela les trois jeunes hommes pâlirent.

- Rassurez-vous, on ne va pas vous tuer mais juste vous faire payer votre crime, les rassura Ann avec un sourire moqueur.

Ce qui ne rassura absolument pas de Perravy qui lâcha les écluses et Ellie dû s'éloigner prestement du jet d'eau de l'étudiant qui était en train d'arroser la moquette. Ann éclata de rire. Ellie les regarda avec mépris. Ann rangea les outils, tandis qu'Ellie en détacha un l'arme au poing. Elle lui fit signe d'avancer mais Von Stadt hésita.

- Je suis tout nu ! S'horrifia-t-il.

- Et alors ? C'est l'été, tu n'as rien à craindre, ton petit oiseau ne s'enrhumera pas, le railla-t-elle.

- C'est vrai que le sien est plutôt petit, commenta Ann en riant.

Von Stadt vexé avança et fut emmené dans la voiture où avant d'être balancé à l'arrière du tout terrain il eut droit à une nouvelle décharge paralysante. Ellie utilisa le même stratagème pour les deux autres et elles filèrent vers la nouvelle œuvre d'art acquise par la ville, destinée à la grand place dont l'inauguration devait avoir lieu le lendemain en direct en galactovision grâce à l'ensemble des chaînes de la galaxie. La sculpture était composée de grands tubes d'acier. En son centre il y avait un cercle géant entouré par trois cubes qui étaient reliées chacun à elle en son centre par un grand tube d'acier. Une grande bâche la recouvrait et il n'y avait aucun système de sécurité mis en place. Pour Ellie une telle précaution eut été inutile, qui voudrait voler une horreur pareille. Elles descendirent de la voiture et installèrent un par cube les trois hommes attachés solidement par des cordes aux arêtes de la face avant du cube, bras et jambes écartés. Elles inscrivirent ensuite les mots lâche et pervers au feutre noir sur le torse des violeurs et allumèrent les sextoys qu'elles fichèrent dans leur intimité. Solidement attachés et bâillonnés, personne ne les découvrirait avant la grande exposition qui devait démarrer le lendemain matin vers dix heures. Elles retournèrent chez elle et allumèrent leur télévision dès le leur réveil pour assister à l'inauguration de l'œuvre d'art. Ellie put voir au premier rang les hauts membres de l'aristocratie dont Oscar de Péhant accompagné de son épouse ainsi que les membres du gouvernement comme Ryo Kimura accompagné par Nynna. Ryo enrageait, il n'aimait pas ce genre de mondanité et les sourires encourageant de sa femme ne l'aidaient guère.

- En plus ce truc est une véritable horreur, Commenta-t-il en râlant.

- Tu sais mon chéri, l'art c'est très subjectif, lui rappela Nynna en souriant.

- Arrête ! C'est une monstruosité ! Celui qui l'a choisi à des goûts de merde c'est tout !

- Je te rappelle que c'est le maire qu'il l'a choisi mon amour, sourit Nynna

- C'est bien ce que je disais, ce gars a des goûts de chiotte en tout ! Ragea Ryo. Est-ce que tu as vu le costume tape-à-l'œil qu'il s'est choisi ce clown !

Nynna ne put retenir son rire qu'elle étouffa tant bien que mal. Il était que le costume du maire était très particulier avec ses couleurs criardes et ses breloques et autres décorations qui tapissaient le devant de sa veste.

- C'est moi qui aurai dû choisir, j'aurai pris la magnifique représentation des divinités grecques en marbre blanc avec sa fontaine ! Ragea Ryo. Ca au moins c'était classe.

- Avec les hommes nus, sans feuille de vigne ? Se moqua Nynna. Je vais vraiment finir par avoir des doutes et me dire que cette fameuse nuit avec Harlock n'était peut-être pas un accident. Tu avais peut être envie de goûter au fruit défendu, au moins une fois.

- Il n'y avait pas que des hommes nus, il y avait aussi de très jolies femmes à la poitrine opulente, se défendit Ryo.

En voyant le regard noir que lui lança sa femme, le chef du gouvernement décida de se taire pour ne pas aggraver son cas.

Le maire de la ville se présenta à la tribune et commença son discours.

- Monsieur le chef du gouvernement, messieurs les ministres et messieurs les représentants de l'assemblée, je suis très honoré d'être avec vous en ce jour pour inaugurer la nouvelle œuvre d'art destinée à embellir notre magnifique capitale.

Ryo eut un ricanement que Nynna lui fit cesser en lui donnant un coup de coude dans le flanc bien qu'elle ait elle aussi envie de rire.

- Cet œuvre d'art a été créée, Poursuivit le maire, par l'artiste avant-gardiste Ernest Lux. Tout le monde le sait ce grand homme est un artiste audacieux qui n'a pas peur de choquer son public. J'espère qu'elle vous enchantera par ses formes géométriques pures et ses lignes élégantes. Mesdames et Messieurs je suis très heureux de vous présenter Géométria !

La bâche fut libérée de ses attaches et s'effondra au sol sous les applaudissements des personnes présentes qui cessèrent en voyant les trois hommes attachés se tortiller pour essayer de se libérer de la corde et de l'objet incongru qui était toujours en activité dans leur intimité.

- C'est fort peu conventionnel comme œuvre d'art, Commenta Ryo d'une voix blanche.

Les membres de l'aristocratie restèrent figés d'horreur en reconnaissant les trois hommes attachés que toutes les télévisions filmaient les visages et la situation plus qu'humiliante. Le brouhaha se leva dans la foule et le maire paniqué faisait de grands signes aux caméras pour qu'elles coupent leurs émissions immédiatement. Alors qu'un interlude était lancé, les trois femmes confortablement installées dans le canapé riaient à gorge déployée.

- Quel vibrant hommage à notre œuvre, plaisanta Ann.

- Je suis très honorée d'avoir participée à l'embellissement de notre grande capitale, s'esclaffa Ellie.

- Vous êtes complètement frappées ! Se moqua Sandy en souriant.

Le scandale fut énorme dans toute la galaxie et Harlock qui de sa chambre d'hôpital assista à la représentation se demanda qui aurait pu vouloir venger Patrick Coste car c'était bien le seul crime à sa connaissance que ses trois hommes avaient en commun.