Je remercie prune7982, SoSweetySoCrazy, karinounie, Adore Youu, So-Amel, Letmesign23, zazouisa01, nany1980, Amandine, Elles, bellardtwilight, Liiliize71, Mamzelle-Nami, CeLiRa3789, heroiine et Emma-des-iles-974 pour leur review qui m'ont fait très plaisir et je remercie également toutes les personnes qui mon mis en alerte.

- Karinounie : non, tu n'es pas idiote, je fais exprès de ne pas tout dévoiler d'un coup. Tu comprendras bientôt.

- Zazarisa04 : je ne peux pas te donner une réponse sans te dévoiler la fin de l'histoire

- Elles : j'aime bien écrire du point de vue des 2 personnages, je trouve qu'on les cerne mieux comme ça, même si le pov d'Edward est plus difficile à écrire.

Désolé pour le retard. J'avais annoncé à certain d'entre vous que je devais poster le nouveau chapitre le week-end dernier, mais j'ai été débordée et je n'ai pas pu le faire.

Ce chapitre est plus long que les autres. J'espère que vous continuerais à aimer.

Chapitre 4

2 jours plus tard, jeudi

Bella POV

Je me dirigeai vers la table où se trouver Angela, Jessica, Mike et Éric lorsque quelqu'un m'attrapa le bras. Je me retournai pour voir qui c'était et je découvris Alice.

« Tu m'as fait peur. »

« Désolée, Bella. Mais, je suis tellement contente que tu sois là. Viens avec moi, je vais te présenter Rose et Emmet » me dit-elle, tout en me tirant par le bras. Je résistais un moment.

« C'est que d'habitude, je mange avec mes amis, et ils m'attendent » lui dis-je, en les voyant nous observer. Je la vit se diriger vers eux, leur parler et revenir vers moi toute souriante.

« Voilà, c'est arrangé. Pour une fois, tu ne mangeras pas avec eux, mais avec moi et mes amis » m'informa-t-elle, en m'emmenant avec elle, vers sa table.

Jasper me sourit lorsque nous arrivâmes. Rosalie avait de longs cheveux blonds, des yeux noisettes et elle était d'une beauté incroyable. À côté d'elle je faisais pâle figure. Elle était grande et svelte. Emmet était brun, avec des yeux marrons, grand et musclé. Jasper était blond comme sa sœur, avait des yeux marrons, grand et assez musclé. Enfin, Alice était de la même taille que moi, brune avec des cheveux courts et des yeux noisette.

Lorsque nous nous installâmes à la table, ils me regardèrent.

« Je vous présente Bella »

« Salut » leur dis-je, un peu intimidé par leur regard.

« Alors, c'est toi la fille qui a osé gifler Edward » me demanda Emmet. Puis, il éclata de rire. J'étais surprise. Je savais que Rosalie ne m'en voulait pas pour la gifle mais je pensais que son petit ami, lui m'en voudrait un peu d'avoir eu un tel geste envers l'un de ses amis.

« Eh, bien ! Tu dois avoir du caractère. Quand Alice nous l'a annoncé, je n'en revenais pas. Jamais, je n'aurai imaginé que c'était toi, cette fille. Toi qui est toute gentille et qui ne ferait jamais de mal à une mouche » me dit-il après avoir ri pendant quelques minutes.

« Et tu verras, elle est très drôle aussi » ajouta Jasper. « Tu aurais entendu ce qu'elle a dit mardi dernier chez les Cullen, tu aurais été plié en quatre. »

« Qu'est ce que j'ai dis? » lui demandai-je, surprise, ne me souvenant pas de ce que j'avais pu dire qui était si drôle.

« Que tu n'aimais pas le shopping et la mode » dit-il en rigolant.

Je ne comprenais pas en quoi cela était si drôle. Je ne devais pas être la seule personne au monde à ne pas aimer cela.

« Quoi ! Comment est-ce possible ? Toutes les filles adore faire les magasins et acheter les vêtements à la mode » me demanda Rosalie qui examinait ma tenue.

Je portais un jean et un t-shirt manches longues, un peu large. Je ne mettais pas trois heures le matin à décider comment m'habiller. Mes vêtements n'étaient peut être pas tendance et ne mettaient pas mon corps en valeur, mais ça me plaisais. Pourquoi devrais-je m'habiller sexy alors que jusqu'à présent je n'avais jamais eu de petit ami et qu'aucun garçon n'était intéressé par moi. Il y a quatre ans, j'avais fait des efforts pour plaire à un garçon au collège que j'aimais beaucoup. Ça n'avait servi à rien.

« Eh, bien, si c'est possible. Tu en as la preuve devant toi » lui répondis-je.

« Je suis sûre qu'après avoir passé ce samedi avec nous, tu vas adorer » me répondit-elle, enthousiaste. Elle n'était pas la meilleure amie d'Alice pour rien.

« J'en serais pas si sûre à ta place » dis-je avec moins d'enthousiasme qu'elle. « Mais tu as le droit de rêver. »

Emmet éclata de rire.

« J'adore cette fille. Je sens que l'on ne risque pas de s'ennuyer avec elle. Je pense que ce samedi shopping ne sera pas aussi amusant que vous le pensez, les filles. »

« Et moi, je suis sûre du contraire, et tu pourras le voir par toi même » lui répondit Rosalie, toute souriante en voyant le sourire de son petit ami disparaître de son visage. Il venait de réaliser qu'il nous accompagnerait samedi.

« Oh, ce serait sympa, mais j'ai déjà prévu quelque chose » dit-il pour essayer d'y échapper.

« Ce n'est pas ce que tu m'as dis plus tôt quand je t'ai demandé si tu avais des projets » répliqua-t-elle.

Jasper éclata de rire devant la mine déconfite de son ami.

« Ne te moques pas de lui, comme ça, mon cœur, puisque toi aussi tu viens avec nous samedi » annonça Alice.

Il stoppa de rire et Emmet lui lança un sourire narquois.

« Hé oui, mon pote, on est tous les deux dans le même bateau. »

Je les regardais, amusée par la grande amitié qui les unissait. Je n'avais jamais vraiment connu ça. Dans mon ancienne ville, Jacksonville, j'avais des amis, enfin je croyais qu'ils étaient mes amis. Aujourd'hui, je n'avais pas de vrais amis, exceptée Angela que je considérais comme ma meilleure amie. Mais elle ne savait pas grand chose sur moi, seulement ce que je voulais bien lui dire. Il y avait aussi Jessica, Mike, Éric et Tyler, mais eux aussi ne me connaissaient pas. Je les aimais tous mais je craignais trop qu'il se repasse la même chose qu'à Jacksonville.

« Alors Bella, Jasper et moi passons te prendre chez toi samedi matin et ensuite on retrouve Rosalie et Emmet directement au centre commercial » me dit Alice.

« Non, ça ne va pas être possible. Je dépose ma voiture au garage samedi matin pour une révision. Donc, on ne pourra qu'y allait avec la voiture d'Emmet et il n'y a pas assez de place pour tout le monde. Je me sacrifie et laisse ma place à Bella » répliqua-t-il, heureux de pouvoir échapper à notre sortie.

« Non, tu viens avec nous, chéri. On va trouver une solution. »

Emmet jubilait de voir que son ami n'arriverait pas à se défiler.

« On peut reporter au week-end prochain » proposai-je

« Non, j'ai tellement hâte de te faire découvrir les joies du shopping et de passer la journée avec toi. Je ne peux pas attendre une semaine » me répondit Alice.

« Je peux passer prendre Bella chez elle et on vous rejoins au centre commercial. Je connais déjà son adresse » nous interrompit Edward, qui était arrivé derrière moi. Il vint s'asseoir à côté de moi, me dit bonjour et me sourit.

« Super ! » s'écria Alice, toute heureuse que le problème soit résolu.

On passa le reste de l'heure du déjeuner à discuter. Les filles étaient vraiment gentilles, et les garçons étaient très drôles. Cela faisait un bout de temps que je n'avais pas autant rit. J'avais passé un agréable moment avec eux et je sentais qu'on allait passer beaucoup plus de temps ensemble à l'avenir. Edward resta assez silencieux par rapport à nous.

Durant le cours de maths, Angela me proposa de passer le samedi ensemble. Je lui expliquai que j'avais déjà des projets avec Alice et Rosalie. Elle fut déçue et je lui proposai de reporter à samedi prochain.

Le lendemain, après les cours, je me rendis chez les Cullen. Je fus accueilli par un homme blond, d'une quarantaine d'années.

« Bonjour, tu dois être Bella. Je suis Carlisle, le père d'Edward et d'Alice. Enchanté de te rencontrer. »

« Bonjour, ravi de vous rencontrer, Monsieur » lui répondis-je.

« Je t'en prie, appelle moi Carlisle. Esmé m'a parlé de toi. Elle m'a dit beaucoup de bonnes choses sur toi. »

Il se décala pour me laisser entrer à l'intérieur. Il m'emmena dans le salon et monta prévenir son fils de mon arrivé. Ils redescendirent ensemble.

« Vous avez une très belle maison et décorée avec beaucoup de goût. »

« Merci, on doit ça au talent de ma merveilleuse femme » me répondit-il, alors que celle-ci nous rejoignis, vint se mettre dans les bras de son mari et l'embrassa.

Je pouvais percevoir l'amour qu'ils se porter l'un pour l'autre. Etant donné que je n'avais que pour seule référence mes parents et que je les avais vus se disputer constamment, je fus surprise de voir que deux personnes pouvaient s'aimer à ce point.

Edward et moi montâmes dans sa chambre. Nous travaillâmes, tout en discutant. Je découvris qu'il n'était pas celui que je croyais. Certes, c'était un dragueur invétéré qui traitait les femmes comme des objets mais sinon j'avais une fausse impression de lui. Je pensais qu'il était arrogant, prétentieux et qu'il ne se souciait pas de ses notes. Mais, je m'étais trompée : il était assez modeste. Il était gentil et contrairement à ce que je pensais, sa compagnie n'était pas si désagréable et je fus surprise de voir qu'il s'impliquait réellement dans notre devoir, qu'il ne me laissait pas faire tout le travail. Il me demanda de lui expliquait quelques points de cours. À la fin des deux heures, il me proposa de me raccompagner jusqu'à ma voiture, puisque lui aussi devais partir. Je dis au revoir à ses parents et il me demanda de patienter dans le salon, pendant qu'il allait chercher ses clés de voiture qu'il avait oubliées dans sa chambre. Je m'approchai du piano et appuyai sur les touches. Edward réapparut derrière moi et je me retournai.

« Il est magnifique. C'est ta mère qui y joue ? » lui demandai-je.

« Non, c'est moi » me répondit-il timidement, un peu gêné.

« Je n'aurais jamais imaginé que tu savais jouer du piano. Depuis combien de temps tu en joues ? »

« Depuis que j'ai 5 ans. »

« Est-ce que tu veux bien me jouer un air ? » lui demandai-je.

Il s'assit devant le piano et commença à jouer une douce mélodie qui m'envoûta. Je fus émerveillé par cette musique et je pouvais voir qu'il prenait beaucoup de plaisir et qu'il y mettait tout son cœur lorsqu'il jouait.

« C'était magnifique. C'est de qui ? » lui demandai-je après qu'il eut terminé.

« C'est de moi, je viens juste de la composer à l'instant. Tu me l'as inspirée » me répondit-il, en me fixant droit dans les yeux.

« Cette phrase doit beaucoup marcher avec les femmes. Elles doivent toutes te tomber dans les bras quand tu leur dis ça » lui dis-je, en éclatant de rire.

« Excepté ma famille, personne ne sait que je joue du piano » me répondit-il, en baissant la tête pour regarder les touches.

Je m'arrêtai de rire. Ma remarque l'avait froissé. Je m'approchai de lui, posai ma main sous son menton et le forçai à me regarder.

« Je suis désolée, je ne voulais pas te blesser. Ta musique était magnifique et je suis très flattée que tu l'aies joué devant moi. Pourquoi tu ne veux pas que les gens soient au courant ? Visiblement, tu es un très bon pianiste. »

« Je préfère que cela reste secret, c'est tout » me répondit-il.

« Ton secret sera bien gardé, je ne le dirais à personne. »

« Merci » me dit-il, en souriant. « Bon, on y va ». On se leva et sortîmes de chez lui. J'entrai dans ma voiture et Edward s'appuya contre ma portière.

« Je passe te prendre demain matin à 9h30, ça te convient ? Alice nous a donné rendez-vous au centre commercial à 10h00 » me proposa-t-il.

« D'accord, pas de problème. Salut. »

« Salut. À demain. »

Je démarrai et le vis monté dans sa voiture. Je rentrai chez moi, mangea et me coucha plus tôt que d'habitude car je savais que demain allait être une journée épuisante.

Edward POV

J'entrai dans la cantine et je vis Bella assisse à la table de ma sœur et de mes amis. Je me dirigeai vers eux. Il ne manquerait plus qu'elle devienne proche de Rosalie et d'Emmet pour que la boucle soit bouclée. Je devais faire en sorte qu'elle passe le moins de temps possible avec les membres de ma famille et mes amis. J'arrivai à leur table sans qu'ils m'aperçoivent. Ils étaient tous préoccupés à savoir comment faire pour se rendre au centre commercial avec une seule voiture. Voilà qui était parfait pour moi : je les accompagnerais sans qu'ils se doutent de quelque chose. Ainsi, je pourrai empêcher Bella de passer trop de temps avec eux, et surtout avec Alice. Je leur proposai de passer prendre Bella chez elle et de les retrouver au centre commercial. Ma sœur accepta et je m'assis à côté de Bella. Je passai le reste de l'heure à les écouter parler. Je me rendis compte qu'elle s'intégrait rapidement au sein du groupe.

Le lendemain, mon père vint me prévenir qu'elle était arrivé. On descendit tous les deux la rejoindre. Elle fit un compliment sur notre maison. Je m'aperçus que Bella fut déconcerté par l'attitude de mes parents. J'avais l'impression qu'elle était décontenancée par l'amour qu'ils pouvaient se porter l'un à l'autre, comme si elle n'avait jamais vue ça. On monta dans ma chambre et on se mit au travail. Je lui demandai de m'expliquai certaines parties du cours, ce qu'elle fit très bien. Je comprenais parfaitement tout ce qu'elle expliquait. Avec elle, cela semblait si facile et simple alors que je n'arrivais pas à comprendre avec le prof. Je dois avouer que Bella était une fille vraiment gentille et je commençais à éprouver un peu de remords à vouloir l'humilier. Mais il était hors de question que je ne couche pas avec elle. Après l'avoir vu l'autre soir, je n'arrivais pas à m'enlever cette image de la tête. Je la voulais, la désirais et l'aurais.

Je lui proposai de la raccompagner jusqu'à sa voiture. Elle dit au revoir à mes parents et je les préviens que je sortais ce soir. Nous allions partir quand je remarquai que j'avais oublié mes clés de voiture dans ma chambre. Je lui dis de m'attendre dans le salon et que j'allais les chercher. Quand je redescendis, elle se trouver devant mon piano et jouait avec les touches. Elle se retourna et me dit qu'il était magnifique et me demanda si c'était ma mère qu'y jouer. Je lui répondu, un peu gêné que c'était moi. Personne, à part ma famille, ne savait que j'en jouais. C'était mon jardin secret. Je n'aimais pas jouer mes compositions devant des personnes. La seule personne en dehors de ma famille pour qui j'avais joué, était Anna.

Bella fut surpris par ma réponse. Elle ne m'imaginait pas en tant que pianiste et elle me demanda depuis combien de temps je savais jouer du piano. Je lui répondis que j'avais commencé à l'âge de 5 ans. Elle me demanda si je voulais bien joué un morceau pour elle et curieusement, je n'hésitai pas une seconde avant d'aller m'asseoir. J'hésitai sur ce que j'allais jouer quand je fus pris d'une inspiration et commençai à jouer en improvisant. Je voyais que Bella appréciait ma mélodie.

« C'était magnifique. C'est de qui ? » me demanda-t-elle, une fois que j'eus terminé.

« C'est de moi, je viens juste de la composer à l'instant. Tu me l'as inspirée » lui répondis-je avec honnêteté. Elle éclata de rire.

« Cette phrase doit beaucoup marcher avec les femmes. Elles doivent toutes te tomber dans les bras quand tu leur dis ça. »

Je fus vexé par ce qu'elle venait de dire. Le piano était, pour moi, une vraie passion. Je ne l'avais jamais utilisé pour draguer.

« Excepté ma famille, personne ne sait que je joue du piano » lui répondis-je, en baissant la tête pour regarder les touches.

Elle s'arrêta de rire et je l'entendis se déplacer. Elle vint se mettre à côté de moi et posa l'une de ses mains sous son menton et elle me força à la regarder.

« Je suis désolée, je ne voulais pas te blesser. Ta musique était magnifique et je suis très flattée que tu l'aies joué devant moi. Pourquoi tu ne veux pas que les gens soient au courant ? Visiblement, tu es un très bon pianiste. »

Quand je jouais du piano, tout disparaissait. Je laissais la place à mes émotions et à mes sentiments. Je ne pouvais rien cacher de ce que je ressentais. Et je ne voulais pas que les gens soient au courant de cette faille.

« Je préfère que cela reste secret, c'est tout » lui répondis-je simplement, ne voulant pas entrer dans les détails.

« Ton secret sera bien gardé, je ne le dirais à personne. »

« Merci » lui dis-je, en souriant. J'étais soulagé qu'elle décide de garder sa découverte pour elle.

« Bon, on y va ». On se leva et sortîmes de chez moi. Bella monta dans sa voiture et je m'appuyai contre sa portière

« Je passe te prendre demain matin à 9h30, ça te convient ? Alice nous a donné rendez-vous au centre commercial à 10h00 » lui proposai-je.

Elle accepta et on se dit au revoir. Elle démarra et partit. Je montai dans ma voiture et m'en allait à mon tour. J'avais rendez-vous avec une fille que j'avais dragué à la fête de Nathan.

En rentrant chez moi, après avoir passé du bon temps avec Mandy, je m'arrêtai à un feu rouge. A ce moment-là, je vis le père de Bella de l'autre côté de la rue. Il était accompagné d'une femme, mais pas celle que j'avais vue avec lui, l'autre soir. Est-ce que ce serait pour çà qu'il y a une tension entre elle et son père ? Il trompait sa mère et elle le savait.

Samedi

Bella POV

J'étais prête et préparée pour la journée. J'avais espéré que mon père soit déjà parti quand Edward viendrai mais ce n'était pas le cas. Visiblement, il n'avait pas l'intention de sortir aujourd'hui. J'entendis le bruit d'une porte de voiture claquait et je regardai par la fenêtre de ma chambre. Edward venait d'arriver. Je me dépêchai de descendre pour lui ouvrir la porte. Malheureusement, je ne fus pas assez rapide. Il était déjà entrain d'ouvrir la porte d'entrée. Je priais pour qu'il ne me mette pas dans une situation embarrassante comme l'autre soir.

« Bonjour, monsieur. »

« Bonjour, tu es le jeune homme de l'autre soir, c'est ça ? Je ne me souviens plus de ton prénom » lui répondit mon père, ne me surprenant pas. D'habitude, quand il buvait, il ne se souvenait jamais de rien le lendemain matin.

« Je suis Edward Cullen. »

« Il est venu me chercher. Je vais faire du shopping avec sa sœur, Alice. Je rentre en fin d'après midi » le prévenais-je, bien qu'il ne s'en souciait pas. Mon père n'était pas du genre à se préoccuper de savoir où j'étais, avec qui, lorsque je sortais. Je pourrais ne pas rentrer à la maison pendant trois jours d'affilés, il ne remarquerait même pas mon absence.

Je sortis et me dirigeai vers la voiture d'Edward qui dit au revoir à mon père et me suivit. Le trajet fut relativement silencieux. Il, certainement pour détendre l'atmosphère, alluma la radio et commença à me poser des questions sur la musique. On discuta tranquillement. Je n'aurais jamais parié qu'un jour je puisse avoir une discussion agréable avec lui. Je me rendis compte que, malgré son côté séducteur, il était quelqu'un de bien.

« J'ai remarqué qu'il y avait une certaine tension entre toi et ton père » me dit-il tout d'un coup.

« Je ne vois pas de quoi tu parles » lui répondis-je, en feignant l'ignorance.

« Désolé, je ne voulais pas me mêler de ta vie privée. Je voulais juste que tu saches que si tu avais besoin d'en parler, je suis là. »

« C'est gentil de ta part, mais je te le répète, il n'y a aucun problème entre lui et moi. »

Je commençais à paniquer. S'il avait perçu la tension, alors qu'il nous avait vus seulement deux fois ensemble, alors qu'est-ce que se serait si Angela ou mes autres amis me voyait avec mon père ?

Le reste du trajet se fit en silence. On arriva enfin sur le parking du centre commercial. Alors que je m'apprêtais à ouvrir ma portière, il me l'ouvris. Je sortis de la voiture et il éclata de rire.

« Tu verrais ta tête. Je peux être un vrai gentleman quand je le veux » me dit-il, puis il me saisit la main. « Écoute, pour tout à l'heure, je suis vraiment désolé. Je ne voulais pas faire intrusion dans ta vie privée. C'est juste que j'avais cru percevoir une tension entre vous deux, et je voulais juste t'aider, en tant qu'ami. »

Je fus touchée par ce qu'il venait de dire. Mais si je devais me confier, un jour, ce ne serait certainement pas à lui. Certes, il était gentil et amical avec moi, mais pour que je me confie, il faudrait que j'aie extrêmement confiance en lui, et ce n'était pas le cas. Je n'accordais pas ma confiance assez facilement. Et puis, si en trois ans, je n'avais toujours rien dit à ma meilleure amie, j'avais du mal à m'imaginer me confier à lui. Je lui souris pour lui montrer que je n'étais plus fâchée.

« C'est bon, je ne t'en veux pas. Allez, viens. Alice doit nous attendre. »

On se mit à marcher et je ne me rendis pas compte que j'avais gardé sa main dans la mienne. Je m'en aperçu que lorsque l'on arriva au point de rendez-vous et qu'Alice, Rosalie, Emmet et Jasper nous regarder avec surprise et étonnement. Quand je réalisai qu'Edward et moi nous tenions toujours par la main, je fus moi même surprise par le fait que cela ne me gêné pas. Au contraire, j'appréciais beaucoup ce contact. Sa sœur souriait devant notre situation. Il me lâcha la main. Elles en profitèrent pour m'attraper chacune par un bras et m'emmenèrent dans un magasin. Je vis les garçons nous suivre en trainant des pieds. Elles commencèrent à choisir ce qui leur plaisait. Elle le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elles n'y allaient pas de main morte. Elles avaient déjà empilé une montagne de vêtements dans les bras de Jasper et Emmet. Je regardais pour voir si quelque chose me plaisait lorsqu'Alice m'attrapa par le poignet et nous emmena vers les cabines d'essayage et me poussa à l'intérieur d'une cabine.

« Mais, je n'ai même pas eu le temps de regarder » lui dis-je, en rigolant et en ressortant.

« Nous nous en sommes chargés pour toi. Nous avons décidé qu'aujourd'hui serait ta journée et qu'on allait t'aider à changer de look vestimentaire » me répondit-elle en me tendant des pantalons que portait son petit ami.

Je regardais mes habits et je ne voyais pas ce qu'il y avait de si terrible. Je portais un jean et un t-shirt blanc à manches longues et une veste noire.

« Qu'est-ce qu'elle a ma tenue ? »

« Déjà pour commencer, il faut que tu arrêtes de ne porter pratiquement que du blanc et du noir. Tu es au courant qu'il y a d'autres couleurs, n'est-ce pas ? » intervint Rosalie.

« Et surtout, il faut que tu arrêtes de porter des vêtements larges. Il faut que tu mettes des fringues qui mettent tes formes en valeur. Tu as un corps magnifique et c'est vraiment dommage que tu le caches » poursuivi Alice

Elles me poussèrent dans la cabine et ainsi commença une très longue journée. Les filles s'amusaient comme des folles à m'habiller. J'étais une poupée Barbie grandeur nature pour elles. Elles ne me demandaient pas mon opinion sur les vêtements que j'essayais. Je devais avouer que certains me plaisaient mais d'autres étaient beaucoup trop sexy à mon goût. Je n'étais pas pudique mais je n'aimais pas porter des affaires trop près du corps ou qui dévoilaient trop mes formes. Je n'avais jamais vraiment été à l'aise avec mon corps.

Il y avait aussi le fait que je ne possédais pas les mêmes moyens financiers qu'elles. Mon père touché un revenu moyen et je savais que ma seule solution pour intégrer une université était de recevoir une bourse et c'est pour ça que je travaillais constamment pour avoir d'excellentes notes. Alice et Rosalie n'avaient pas de problèmes, côté finance. Leurs familles venaient d'un milieu assez aisé. Les filles décrétèrent quand l'honneur de notre première journée shopping, elles m'offraient tous les vêtements que je voulais.

La journée continua jusqu'au début de l'après-midi. On fit juste une pause pour déjeuner et ensuite les filles décidèrent de m'emmener dans une boutique de lingerie. J'étais absolument mortifiée. Elles étaient entrain de choisir des sous-vêtements pour moi, devant les garçons qui nous avaient suivit. Je leur expliquai que je n'avais pas besoin de nouveau soutien-gorge et surtout pas un en dentelle qui coutait 25 dollars, mais elles refusaient de m'écouter. Devant mon embarras, son frère décida d'intervenir. Il prit Alice et Rosalie à part et leur parla. Je n'entendis rien de leur conversation et je les vis revenir une minute plus tard.

« Bella, nous sommes désolées. On s'est un peu emportées et on ne voulait pas t'embarrasser » s'excusèrent-elles, et je leur dit que ce n'était pas grave.

« Viens, je vais te montrer ma boutique préférée » poursuivit Alice, ayant retrouvé sa bonne humeur.

J'attendis qu'Edward me rejoigne pour le remercier.

« Merci beaucoup. »

« De rien. J'ai cru que tu allais mourir d'embarras. Et puis, tu le mérites : tu les supportes toutes les deux sans te plaindre. J'en connais beaucoup qui auraient déjà craqué à ta place » me répondit-il, en rigolant. « Tu n'ai pas trop épuisée ? »

« J'ai l'impression qu'elles jouent à la poupée avec moi, mais sinon ça va, ce n'est pas si terrible » lui répondis-je alors que l'on rejoignait les autres.

« C'est la dernière boutique de la journée. Après ça, on rentre. C'est suffisant pour la première journée shopping de Bella, et vu tout ce que vous lui avez acheté, je pense qu'elle pourra remplir un tiers de son armoire. Je regardais tous les sacs que portaient Jasper et Emmet.

« Toute mon armoire, oui ! » le rectifiai-je, et je vis les garçons explosaient de rire face à l'expression choquée des filles.

« Tu avez raison, Jazz. Elle est trop drôle » dis Emmet, entre deux rires.

Alice retrouva très vite ses esprits et fut soudainement attirée par quelque chose derrière moi.

« Regarde, Bella. Cette robe est magnifique et je suis sûre qu'elle t'irait à merveille. Viens, tu vas l'essayer » me dit-elle.

Je la stoppai nette.

« Je ne porte jamais de robe. La dernière fois que j'en ai porté une, je devais avoir 6 ans. »

« Essaye là au moins. Je suis sûre que tu l'aimeras une fois que tu l'auras essayée. Fais-moi confiance, tu seras magnifique dedans. »

« Non, je commence à te connaître. Je vais l'enfiler, tu vas me trouver superbe et tu vas me l'acheter, et il en est hors de question. Tu ne me payeras pas une robe que je ne porterais jamais et qui restera toujours au fond de mon armoire » lui répliquai-je.

« D'accord, je ne l'achèterais pas. Mais juste pour me faire plaisir, essaye là. Je veux juste te voir une fois avec, s'il te plaît » me supplia-t-elle.

« Tu n'abandonneras pas, n'est-ce-pas ? Et on ne partira pas d'ici tant que je ne l'aurais pas fait ? »

Elle hocha de la tête pour me signifier que j'avais raison, alors j'attrapai le vêtement et me rendis dans une cabine d'essayage, alors que les autres rigolaient. Visiblement elle obtenait toujours tout ce qu'elle voulait. Je me changeai et me regardai dans la glace. Elle avait raison, j'étais plutôt pas mal. C'était une robe moulante simple, bleu nuit, avec des bretelles fines, qui m'arrivai à la moitié de mes cuisses et avait un petit décolleté sur le devant.

Je sortis de derrière le rideau et tout le groupe me fixa sans rien dire. Puis soudain Alice sautilla, excitée comme une puce.

« Je le savais. Elle te va à merveille » me dit-elle, suivit de Rosalie. Jasper et Emmet approuvèrent également l'opinion de leur petites amies. La seule personne qui ne dit rien fut Edward.

« Qu'est-ce que tu en penses ? » lui demanda sa sœur.

« Tu es… sublime. Ma sœur à raison, cette robe est faite pour toi » répondit-il, après m'avoir fixé pendant quelques secondes.

« C'est vraiment dommage que tu ne veuille pas qu'on te l'achète. Mais, c'est ton choix » répliqua Rosalie.

Je devais probablement rougir après tous ces compliments et même si je me trouvais dedans, je savais que jamais je ne la porterais. Je n'étais pas assez à l'aise avec mon corps. Et cela serait vraiment dommage qu'elle finisse au fin fond de mon armoire.

Je retournai dans la cabine et me rechangeai. J'en ressorti et nous nous dirigeâmes vers le parking. Alice me proposa de passer le reste de l'après midi avec elles. J'acceptai sa proposition. On arriva au parking.

« Je vous rejoindrai plus tard. Je dois faire quelques achats. Bella, cela ne te dérange pas si tu rentres avec eux ? » intervint Edward.

« Non, mais il n'y a pas assez de place pour nous cinq dans la voiture d'Emmet » lui expliquai-je.

« Jasper peut rester avec moi, et on rentrera ensemble. Je n'en aurais pas pour très longtemps. Ca te convient ? » lui demanda-t-il

« Pas de problème. »

Ils repartirent vers le centre commercial alors que le reste du groupe montait dans la voiture et partit.

Edward POV

Je me garai devant la maison de Bella. Son père m'accueillit et je pus sentir encore une fois le malaise entre les deux. On partit et on se retrouva dans ma voiture. Le silence qui régnait me rendait nerveux alors j'allumai la radio et je commençai à lui poser des question sur la musique. Bella était timide mais une fois qu'elle se détendait, c'était vraiment agréable de discuter avec elle.

« J'ai remarqué qu'il y avait une certaine tension entre toi et ton père » lui dis-je tout d'un coup, commençant mon investigation. Elle feignit de ne pas savoir de quoi je parler mais je pouvais voir qu'elle était mal à l'aise.

« Désolé, je ne voulais pas me mêler de ta vie privée. Je voulais juste que tu saches que si tu avais besoin d'en parler, je suis là. »

J'essayais de la détendre, je ne voulais pas qu'elle se braque contre moi pour avoir voulu fouiner dans sa vie personnelle. Elle me remercia pour ma sollicitude mais m'assura qu'il ne se passer rien entre elle et son père et resta silencieuse pendant le reste du trajet. Visiblement elle était toujours fâchée et il fallait que je trouve un moyen de me racheter. Nous arrivâmes au centre commercial. Je me dépêchai de sortir de la voiture pour aller lui ouvrir sa portière. Elle fut extrêmement surprise par mon geste et j'éclatai de rire. Je lui pris la main et pendant un moment, je m'attendais à ce qu'elle me gifle mais elle ne le fit pas. Je m'excusai encore une fois et lui expliquai que je voulais juste l'aider en tant qu'ami. J'espérais qu'en jouant la carte de l'amitié, elle craquerait et c'est ce qu'elle fit. Elle me sourit et m'assura qu'elle n'était plus fâchée. On se mit en route pour retrouver le reste du groupe, et je réalisai qu'elle ne m'avait pas lâché. J'avais le sentiment qu'elle commençait à succomber à mon charme. On arriva au point du rendez-vous, je pu voir le choc sur le visage de mes amis lorsqu'ils nous virent arrivés main dans la main. Je vus plus particulièrement l'expression de ma sœur et je su que c'étais mauvais pour moi. Alice devait déjà s'imaginer Bella et moi en couple. Je me détachai pour ne pas leur donner de faux espoirs.

Et une longue journée commença. Les filles attrapèrent Bella et commencèrent leur virée shopping. Elles l'emmenèrent dans pratiquement toutes les boutiques de vêtements, lui firent essayer une tonne de fringues que Jasper et Emmet portaient constamment dans leurs bras. Elles comprirent qu'elle n'avait pas les mêmes moyens financiers que nous et décidèrent donc de lui acheter ce qui lui plaisait, c'est-à-dire peu de chose, et surtout ce qui leurs plaisaient à elles, sans se soucier de son avis. Elles s'amusaient comme des folles à jouer à la poupée Barbie avec Bella, qui malgré ce que j'avais pensé, tenait le coup sans se plaindre. Je crus qu'elle allait enfin le faire lorsque ma sœur et Rose décidèrent de lui acheter de nouveaux sous-vêtements. Elle était toute rouge, embarrassée par la situation mais surtout par le fait qu'Emmet, Jasper et moi-même étions présents. Au bout de quelques minutes, pendant lesquels Bella essaya de les convaincre qu'elle n'avait pas besoin d'un nouveau soutien-gorge en dentelle, bien que je fusse entrain de me l'imaginer avec dans ma tête, je décidai d'intervenir. Je pris à part Alice et Rose.

« Arrêtez. Vous ne voyez pas qu'elle est complètement gênée. Enfin les filles, ça va pas ou quoi ? Les sous-vêtements, c'est très personnel et elle n'a pas forcément envie de les acheter avec vous. Alors, soit vous passez à la prochaine boutique, soit on rentre. Compris ? »

Elles acquiescèrent, se sentant coupable, et on rejoignit le reste du groupe. Elles s'excusèrent auprès d'elle qui leur pardonna bien évidemment. Elle avait vraiment un bon cœur. Ma sœur lui proposa d'aller dans sa boutique préférée. Bella m'attendit et me remercia pour mon intervention. Je lui demandai si elle n'était pas trop épuisée et elle me répondit que non. Elle était une gentille personne et même si elle était effectivement fatiguée, elle ne le dirait pas pour ne pas gâcher la joie d'Alice et Rosalie. Je l'admirais pour ça. Jamais elle ne ferait quelque chose qui pourrai blesser quelqu'un. Je décidai que s'en était assez pour aujourd'hui et annonçai au groupe que la prochaine boutique serait la dernière et qu'elles avaient suffisamment acheté de vêtements pour Bella. La remarque de celle-ci sur le nombre de sacs que portaient Jasper et Emmet nous provoqua un fou rire.

Alice repéra une robe et insista pour que Bella l'essaye malgré le fait qu'elle ne portait jamais de robe. Je trouvais fort dommage qu'elle ne veuille pas en mettre. J'étais sûre qu'elle serait canon. Elle finit par céder et partit dans une cabine. Je me l'imaginais déjà dans cette robe. Elle lui moulerait ses formes parfaites et mettrait ses magnifiques jambes en valeur. Et je ne fus pas déçu du résultat lorsque je la vis sortir derrière le rideau. Tout le groupe resta médusé devant cette apparition. Bella était sublime. On avait l'impression que cette robe avait été faite pour elle. La couleur bleu nuit s'accordait avec son teint pâle et ses chevaux châtains foncés. Le tissu épousait parfaitement les courbes du corps de Bella, et bon sang, quel corps ! Et j'avais raison concernant ses jambes : elles étaient longues et fines. Je me les imaginé déjà autour de ma taille alors que je serais en elle. Je me retenais de ne pas lui sautais dessus, de l'emmener à l'intérieur de la cabine et de laisser libre cour à mon désir pour elle.

Mes amis déclarèrent à Bella qu'elle était magnifique et Alice me demanda mon avis. Je ne pouvais pas réfléchir tellement j'étais subjugué par cette vision qui s'offrait à moi. Mon cerveau se remit en marche au bout de quelques secondes de silence.

« Tu es… sublime. Ma sœur à raison, cette robe est faite pour toi. »

« C'est vraiment dommage que tu ne veuille pas qu'on te l'achète. Mais c'est ton choix » répliqua Rosalie.

Je vis Bella rougir à cause de tous ces compliments et alla se changer. Après que ce soit fait, nous nous dirigeâmes vers le parking. Alice lui proposa de venir passer le reste de l'après midi chez nous, à la maison.

« Je vous rejoindrai plus tard. Je dois faire quelques achats. Bella, cela ne te dérange pas si tu rentres avec eux ? » leur annonçai-je, une fois que l'on était arrivé dans le parking.

« Non, mais il n'y a pas assez de place pour nous cinq dans la voiture d'Emmet » me répondit-elle.

J'avais oublié ce détail. Je voulais faire une course tout seul, je ne voulais pas que les autres sache ce que j'allais acheter. Mais visiblement, j'allais devoir accepter qu'une personne m'accompagne et voit mon achat. Je choisi Jasper car il était la personne la plus discrète parmi tout le groupe.

«Jasper peut rester avec moi, et on rentrera ensemble. Je n'en aurais pas pour très longtemps. Ça te convient ? »

« Pas de problème. »

Nous repartîmes à l'intérieur du centre après que le reste du groupe soit parti. Je retournai dans la dernière boutique de vêtement et acheta la robe. Mon ami fut surpris mais ne dit rien. Je payai et nous repartîmes en direction de ma voiture. Avant que je ne puisse monter dans la voiture, il m'interrompit.

« Ed, tu es l'un de mes meilleurs amis et ne prends pas mal ce que je vais te dire. Bella est gentille et différente des autres filles. Je ne sais pas ce que tu veux d'elle exactement. Si tu ne veux que du sexe avec elle, abandonne cette idée tout de suite. Ne joue pas avec elle et ses sentiments. Ne lui brise pas le cœur comme tu l'as déjà fait tant de fois. Elle ne le mérite pas. Alice, Rose, Emmet et moi, on l'apprécie beaucoup et on ne voudrait pas que notre amitié en pâtisse parce que tu l'auras fait souffrir. »

Son discours me surpris. Je savais qu'ils l'appréciaient beaucoup, mais j'ignorais qu'ils la considéraient déjà comme un membre de notre groupe.

« Je n'ai pas l'attention de jouer avec elle. Moi-même je ne sais pas où j'en suis. Je suis attiré par elle mais quand à savoir si ça pourrait être sérieux entre elle et moi, je n'en sais rien. »

C'était la vérité. Je ne savais plus où j'en étais. Ce dont j'étais sûre, c'était que je ne voulais plus me venger pour la gifle et que je la désirais plus que n'importe qu'elle autre fille que j'avais désirait jusqu'à présent. Il y avait quelque chose en elle qui m'attirait, mais j'ignorais quoi.

Jasper acquiesça et nous montâmes dans ma voiture et rentrâmes chez moi. Pendant le trajet, j'aperçu le père de Bella sortant d'un restaurant avec une femme. Et ce n'était aucune des deux femmes avec qui je l'avais vu auparavant.

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