Je remercie prune7982, kikinette11, mamoure21, xoxlauoxo, emeawhite, Letmesign23, louise malone, chouchoumag, marlene, alicia, So-Amel, paulipopo, lena, chloé, TiXXit, CaRoOThePriinCess, Amandine, midsum, Shaly, Liiliize71, Miss Lily Rose Evans Potter, bellardtwilight, dream-fascination, Pauline, Joannie01 et Cherryx3 pour leur review, ainsi que toutes les personnes qui lisent mon histoire. Je souhaite la bienvenue aux nouveaux lecteurs.

- midsum : pour le moment Edward ressent juste de l'amitié et surtout une attirance physique pour Bella

Pour Pauline (anonyme) voici le résumé de ma deuxième histoire, toujours en cour d'écriture. Bella découvre que son petit frère, Eric, se fait racketté et agressé tous les jours au lycée. Son seul moyen de faire en sorte qu'il ne soit plus blessé est d'accepter la proposition d'Edward : coucher avec lui en contrepartie de la protection d'Eric.

Pour les reviewers anonymes, laisse-moi votre adresse mail comme ça, je pourrais vous répondre plus facilement et plus rapidement.

Je remercie Hanine, ma beta, pour son aide.

Voilà le chapitre tant attendu avec les révélations de Bella. Beaucoup d'entre vous pensaient que Charlie battait Bella mais ce n'est pas çà. J'espère que vous aimerez quand même.

Je tiens à préciser que je me suis inspiré de l'histoire de ma meilleure amie, Sophie, avec son accord. Tout ce qui concerne le décès de la mère de Bella, les rapports entre elle et son père et le reste de sa famille est la sienne.

Trêve de bavardage, je vous laisse le lire, en espérant que vous continuerez à aimer.

Chapitre 6

Bella POV

- « Mon père n'est qu'un ivrogne qui ne s'est jamais soucié de personne d'autre que de lui-même. J'avais six quand j'ai réalisé que mon père buvait beaucoup. Ma mère a essayé de l'aider mais, aujourd'hui encore, il refuse d'admettre qu'il a un problème avec l'alcool. C'est la raison pour laquelle leur mariage à commencer à se détériorer. Plus les années passaient, plus leurs disputes étaient quotidiennes. A la fin, ils étaient incapables de se parler sans se disputer.

« Il nous a fait vivre un vrai cauchemar. Il nous engueulait pour tout et n'importe quoi : il trouvait que ma mère dépensait trop d'argent pour les courses, il ne voulait pas qu'elle voie ses amis, il ne fallait absolument rien jeter, il ramenait tout ce qu'il trouvait dans la rue, on ne pouvait rien faire sans qu'il nous crie dessus. Il a pratiquement rendu ma mère folle à lier. Elle était devenue parano à cause de lui. Elle n'osait plus rien faire de peur qu'il nous tape une crise. »

« Tu dois certainement te demander pourquoi, si c'était si terrible, elle n'a pas divorcé. Elle voulait le faire mais elle attendait que j'aie dix-huit ans, pour que je ne sois pas partagé entre elle et mon père. Elle pensait sincèrement qu'il allait se battre pour obtenir ma garde, ce qui bien évidemment était faux. Au contraire, il n'aurait absolument rien fait pour l'empêcher de partir avec moi. Il lui répétait souvent « Tu te casses et tu prends TA fille avec toi ». J'ai toujours été un poids pour lui, un fardeau. Si je ne lui ressemblais pas tellement physiquement, je pourrai même croire qu'il n'est pas mon père biologique. »

« Quand j'avais douze ans, elle a eu son premier cancer du sein. Elle a subi une ablation du sein gauche, une chimiothérapie et une radiothérapie. Et elle vaincu la maladie, tout cela sans que mon père ne se doute de quoi que ce soit. C'est pour te dire à quel point il se souciait de nous. Mais malheureusement, on découvrit, un an et demi plus tard, qu'elle avait un deuxième cancer et qu'il était beaucoup plus agressif que le premier, puisqu'elle avait des métastases au cerveau. On a été obligé de le dire à mon père parce qu'elle avait une séance de chimio hebdomadaire pendant cinq mois. Il fallait qu'il l'accompagne à l'hôpital et j'y allais avec elle lorsqu'elle avait rendez-vous avec le docteur ou quand il y avait des complications. Elle est décédée huit mois plus tard. »

« Je savais que mon père trompait ma mère avant qu'elle ne soit malade et elle aussi. Et c'est la raison pour laquelle je hais mon père. Alors qu'il savait que sa femme était entrain de lutter contre le cancer, il a continuait à la tromper. Même quand on a su que les médecins ne pouvaient plus rien pour elle et qu'elle allait mourir, cela ne l'a pas arrêté. Il a commençait à ramener des femmes à la maison. Il ne se soucier absolument pas d'elle, à tel point qu'il n'a pas payé un centime pour son enterrement. C'est mes grands-parents qui ont tout pris en charge, grâce à leur retraite qu'ils avaient économisée jusque là. Mon père leur disait qu'il allait les remboursé plus tard mais il ne l'a jamais fait. Aujourd'hui, ils ont cessé d'y croire. »

« Un jour, un mois après les funérailles, il m'annonçait qu'une femme allait venir s'installer chez nous. Implicitement, cela voulait dire que si je n'étais pas d'accord, je savais où se trouver la porte. Il n'aurait pas hésité une seule seconde à me mettre à la rue si je n'avais pas accepté. Je n'avais pas d'autre choix mais cela ne veut pas dire que j'ai fraternisé avec elle. Je faisais comme si elle n'était pas là et je ne lui ai jamais adressé la parole. Au début, je lui avais accordé le bénéfice du doute. Sachant les tendances mythomanes de mon père, je me suis dis que peut-être elle ignorait que ma mère était mourante. Mais quand je l'ai entendu dire à mon père la date précise du décès de ma mère, j'ai su qu'elle était au courant et qu'elle n'avait attendu qu'une chose : que ma mère meurt pour venir s'installer chez nous. »

« Mon père m'engueulait : il voulait que je lui parle et que je devienne son amie, elle et les autres poufiasses qu'il ramenait à la maison quand elle travaillait. Au début, elle l'ignorait, mais elle a fini par l'apprendre. »

« Ce que mon père n'avait pas compris, c'est que les voisins allaient se rendre compte du défilé constant de différentes femmes à la maison. Ils ont commençaient à parler et tout le quartier fut au courant. En l'espace de trois mois, on été devenu les parias de la ville. Tout le monde s'était rendu compte de la personne sans cœur qu'est mon père. On nous fixait, parlait de nous derrière notre dos et plus personne ne voulait nous fréquenter. Un jour, je suis allée au lycée comme tous les jours, et tous mes amis m'ont abandonné et tous les élèves se moquaient de moi. »

« Alors, on a déménagé pour venir s'installer ici. Mon père y avait vécu deux ans avec son père quand il était enfant. Mais cela ne voulait pas dire qu'il n'allait pas continuer à ramener des pétasses à la maison. C'est un obsédé sexuel. Pour lui, ne pas coucher avec une femme pendant trois jours est un record. Mais il n'a pas commis la même erreur : il est plus discret, enfin tout du moins il l'était jusqu'à présent et surtout il choisit des femmes qui n'habitent pas dans le même coin. Il n'y en qu'une seule qui habite à Forks, les autres vivent soient à Port Angeles ou Seattle. Et aucune ne se doutent de quoi que se soit. Mon père ment comme il respire, et il est très doué pour faire avaler n'importe quoi au gens. Il manipule tout le monde. »

« Aujourd'hui, à mes yeux mon père est mort et je souhaite du plus profond de mon cœur qu'il meurt d'une longue et douloureuse maladie. »

Je fini ainsi ma confession et je pouvais voir qu'Edward était choqué.

- « Tu le penses sincèrement quand tu dis que tu souhaites sa mort ? » me demanda-t-il, stupéfait.

- « Peut-être pas pour la maladie, mais je peux t'assurer que lorsqu'il décédera, je ne serais pas triste. Cela ne me fera ni chaud ni froid » lui répondis-je, moins froide.

- « Bella, je ne te connais pas vraiment mais il y une chose dont je suis sûre à propos de toi. Tu es la personne la plus gentille que je connaisse. Tu es sympa avec tout le monde, tu as bon cœur et tu accordes le bénéfice du doute à des personnes qui n'ont jamais étaient tendres avec toi, comme moi » me dit-il « Alors, j'ai beaucoup de mal à croire que tu puisses éprouver une telle haine envers ton père, même si elle est justifiée. »

- « C'est vrai, mais quand il s'agit de mon père, je deviens froide et sans cœur. C'est lui qui a fait que je me comporte ainsi avec lui. Je lui donne autant d'amour et d'affection qu'il m'en donne au quotidien » lui expliquais-je, gentiment, toute la colère que j'avais ressentie plus tôt ayant disparu.

- « Si tu le hais à ce point, pourquoi restes-tu avec lui ? Pourquoi tu n'es pas allé vivre chez un autre membre de ta famille, tes grands-parents, par exemple ? »

- « Moins je les vois, mieux je me porte » lui dis-je et je vis son expression d'effarement sur son visage alors je poursuivis « Je ne suis pas proche de ma famille. Je suis le mouton noir de ma grand-mère : elle est du genre à me faire deux remarques blessantes avant de me dire bonjour, elle passe son temps à me disputer pour tout et n'importe quoi, et même des choses que je n'ai pas faites, et bien sûr quand elle découvre qu'elle m'a accusé à tort, elle ne s'excuse pas. Elle n'a de yeux que pour mes cousins, à un tel point qu'elle m'appelle deux fois sur trois par le prénom de ma cousine, sa petite princesse qui ne fait jamais rien de mal, alors qu'en réalité c'est une vrai petite garce. Pour résumer, à chaque fois que je passais le week-end chez eux, j'avais droit à des remontrances et des remarques sur tous, même mes cheveux, mais principalement sur mon poids. »

- « Ton poids ? Tu avais des kilos en trop ? » me demanda-t-il, perplexe, en m'examinant de la tête aux pieds.

- « Non, jamais, mais comme princesse est une anorexique sans formes, forcément comparé à elle, je suis obèse. Enfin bref, je n'ai rien contre mon cousin, c'est juste que l'on ne se parle pas souvent. Pareil pour mon oncle et ma tante. Voilà, c'est tout, concernant ma merveilleuse famille » terminai-je, un peu amer.

- « Est-ce qu'ils sont au courant de ce qu'il se passe avec ton père ? » Je hochai la tête pour lui confirmer. « Et ils ne lui disent rien ? »

- « Non, ils ne veulent pas s'emmêler. C'est ce qu'ils ont toujours fait. Ma mère leur disait à qu'elle point elle était malheureuse et ils s'en moquaient. Ils ne voulaient pas avoir de problème avec mon père. C'est l'une des raisons pour lesquelles je leur en veux. Ils n'ont absolument rien fait pour l'aider. L'autre, c'est qu'inconsciemment, mes grands-parents ont fait une différence entre leurs deux enfants. Ils ont toujours traités mon oncle et sa famille comme de vrais princes, avec fierté d'avoir un fils qui réussi aussi bien dans la vie. Alors que leur fille, qui est devenu sourde à l'âge de quatre ans, elle était leur déception, même s'ils ne lui ont jamais dit. Et ils nous ont toujours bien fait sentir qu'on était les ratés de la famille. J'ai l'impression d'être une moins que rien quand je suis auprès d'eux » lui expliquai-je avec rancœur.

- « Je suis désolé. Tu n'as vraiment pas eu une enfance merveilleuse. Ta famille ne se soucie vraiment pas de toi » me répondit-il avec de la peine sur son visage.

- « Ma mère était la seule personne qui se préoccupait de moi. Quand elle est morte, je me suis retrouvé toute seule et aujourd'hui, je suis obligée de vivre avec la personne que je hais le plus au monde. »

À ce moment-là, je fus submergée par une vague d'émotion. Je n'avais jamais parlé de tout cela à quelqu'un jusqu'à présent. Surtout pas de ma mère. Sa mort avait était un véritable coup de poignard pour moi. Cela faisait un peu plus de trois ans et, pourtant je n'avais toujours pas fait mon deuil et je ne pouvais parler d'elle sans finir par fondre en larmes. Et c'est ce qui se passa. Je craquai et commençai à pleurer devant Edward. Je voulu m'enfuir mais il m'agrippa et me serra contre lui.

Je passai mes bras autour de sa taille et je laissai mes larmes coulées, ma tête appuyée contre son torse.

- « C'est la première fois que tu parles de cela à quelqu'un ? » me murmura-t-il dans mon oreille. Je lâchai un faible oui entre deux sanglots. « Laisse-toi aller. Pleure si cela te fait du bien » me dit-il, en me caressant le dos.

Nous restâmes dans les bras de l'un de l'autre jusqu'à ce que mes pleurs cessent. Je me détachai et reculai un peu. Je vis une tâche sur son t-shirt.

- « Je suis désolée » commençai-je à m'excuser mais il m'interrompit en soulevant mon menton avec son pouce et son index.

- « Hé, ne t'en fais pas. Ce n'est pas bien grave, c'est juste de l'eau. Ça va sécher. Viens, assois-toi » me dit-il, en me guidant vers son lit. « Est-ce que tu te sens un peu mieux maintenant que tu as avoué tous ce qui te pesait ? »

- « Oui, ça fait du bien d'enfin se confier à quelqu'un » lui affirmai-je.

- « Ça fait trop longtemps que tu gardes tout ça pour toi. Aujourd'hui, c'est devenu un poids trop lourd que tu ne supportes plus. Tu as bien fait de m'en parler. Mais comment ça se fait que tu n'aies jamais rien dit à personne avant moi, même pas à Angela Weber ? Je croyais qu'elle était ta meilleure amie. »

- « Parce que soit les gens ont pitié de moi, soit ils me regardent comme une pestiférée. Tu ne peux pas imaginer ce que l'on ressent quand tout le monde parle de toi, quand ils te disent que tu ne vaux pas mieux que ton père et que tout tes amis t'abandonnent » lui répondis-je, amer.

- « Ce n'était pas des amis sinon, ils t'auraient soutenu et pas le contraire. Mais Angela est différente. Même si je ne la connais pas, je peux dire qu'elle tient beaucoup à toi et qu'elle ne te tournera pas le dos si tu lui dis tout. Tu peux lui faire confiance » m'assura-t-il.

- « Non ! Je ne veux pas qu'elle sache à quel point mon père a détruit ma vie. À cause de lui, je n'ai jamais eu beaucoup d'amis. J'avais honte de les amener à la maison et je ne pouvais décemment pas raconter ce qui se passer chez moi. Alors qu'eux me racontaient leurs merveilleuses histoires de familles parfaites, je me voyais mal leur dire « Mes parents se sont disputés et quand ma mère lui a tourné le dos pour descendre l'escalier, mon père lui a balancé une pile de magazines en plein tête et elle a fait une chute. » Et puis à cause de lui, je n'ai pas confiance dans les hommes » lui expliquai-je.

- « Attend ! Ton père est violent en plus ! Est-ce qu'il te frappe ? »

Je lui répondis négativement avec ma tête. Il m'agrippa par les épaules

- « Tu dois me dire la vérité pour que je puisse t'aider. Tu n'as pas avoir peur. Je serais là pour toi. »

J'étais touché par l'attention qu'il me prêtait. Je pouvais voir dans ses yeux qu'il s'inquiétait réellement pour moi.

- « C'est gentil Edward, mais je t'assure qu'il ne me bat pas. Il a blessé physiquement ma mère une seule et unique fois. Je m'étais jurée que plus jamais il ne le referait. »

- « Très bien, mais si jamais, un jour, il lève la main sur toi, tu me le dis immédiatement. Promis ? »

- « Promis. Et toi, jure que tu ne répéteras à personne ce que je t'ai dit ce soir » lui répondis-je et il le fit. « Je te remercie de m'avoir écoutée. Je vais m'en aller maintenant. »

On se leva, je récupérai mon sac et on sortit. En chemin, je dis rapidement au revoir à ses parents et à Alice. J'étais sûre qu'ils auraient su que j'avais pleuré, à cause de mes yeux certainement rouges. Il me raccompagna jusqu'à ma voiture.

- « Passe-moi ton portable, s'il-te-plaît » me demanda-t-il.

Je le lui donnai et il me le rendit une minute après.

- « J'ai enregistré mon numéro de téléphone. Envoie-moi un message une fois que tu es arrivée chez toi, pour que je sache que tu es bien rentrée et qu'il ne t'est rien arrivé entre temps » m'expliqua-t-il.

Je fus surprise par sa requête mais j'acceptai. Je hochai la tête, montai dans ma voiture, lui fis un signe de la main ainsi qu'un petit sourire et démarrai.

*****

Après m'être garée devant chez moi, je montai directement dans ma chambre. Je mis mon pyjama, préparai mon sac pour le lendemain et m'installai dans mon lit. J'envoyai un texto à Edward comme promis.

Je suis dans mon lit. Aucun souci. Encore une fois, merci d'avoir été là pour moi, ce soir. Bonne nuit.

Quelques minutes plus tard, il me répondit.

Maintenant que je sais que tu es bien rentrée, je peux arrêter de m'angoisser. De rien, c'est ce que font les amis. Dors bien. À demain.

Si quelqu'un m'avait dit, qu'un jour j'allais devenir son amie et que je me confierais à lui, je l'aurais certainement frappé.

Plus je passais du temps avec lui, plus je découvrais un nouveau visage que j'appréciais de plus en plus. Je n'aurai jamais pu imaginer qu'il pouvait être aussi attentionné et gentil envers quelqu'un d'autre que sa sœur. Au lycée, c'était très rare de le voir se comporter ainsi. C'est comme s'il jouait un rôle pour que personne ne se rende compte de son côté affectueux. Et je me demandai qu'est-ce qui avait bien pu se passer pour qu'il devienne aussi ignoble avec les femmes. Est-ce qu'une fille dont il était amoureux l'aurait repoussé et il l'aurait mal pris ?

Je mis mes écouteurs sur mes oreilles et fermai les yeux. Je repensai à la sensation que j'avais éprouvée lorsque j'avais pleurais dans ses bras. J'étais triste à cause de tous les mauvais souvenirs concernant ma mère, mais en même temps j'avais ressenti un bien-être fou. Le fait d'être serré contre son torse m'avait détendue et calmée très rapidement. Exactement comme la veille.

Je m'endormis sereine, un poids en moins sur le dos. Le fait de m'être confiée à lui m'avait vraiment fait du bien. Mais ce n'était pas pour autant que j'allais le faire avec mes autres amis. J'étais toujours réticente à me confier à eux et principalement à Angela. Toutefois, j'espérais ne pas avoir eu tord de tout avouer à Edward et qu'il aille le raconter à tout le monde demain au lycée.

Edward POV

Tout au long de la révélation de Bella, je fus estomaqué. Je n'aurais jamais imaginé qu'elle puisse avoir vécu cela. J'ignorais que sa mère était décédée. Je n'avais pas vraiment réfléchi à cela quand j'avais évoqué ma théorie sur son père. J'éprouvai de la peine pour elle. Elle était une gentille fille et elle ne méritait pas de vivre ce qu'elle vivait au quotidien. Quand elle termina en disant qu'elle souhaitait que son père meure, je n'en revenais pas. Elle qui était si douce, généreuse et d'une bonté infinie, j'avais du mal à croire qu'elle puisse ressentir une telle haine, bien que cela soit totalement compréhensible.

Je fus encore plus attristé quand elle me parla du reste de sa famille. Tout le monde, excepté sa mère, s'était toujours désintéressés d'elle depuis sa naissance. Qu'avait-elle fait pour mériter cela ? J'éprouvai une forte colère envers sa famille. Comment ses grands-parents les avaient laissées souffrir pendant toutes ces années, sans jamais rien faire ? Comment ne pouvaient-ils pas se rendre compte que Bella était probablement encore plus malheureuse depuis le décès de sa mère ?

Et là sans que je ne m'y attende, elle fondit en larmes. Elle se tourna pour sortir de ma chambre mais je la rattrapai et la prit dans mes bras. Je la serrais contre moi alors qu'elle laissait évacuer sa tristesse. La voir craquer ainsi me faisait de la peine. Je la laissais pleurer, sans rien dire et en caressant son dos.

Elle se calma et brisa notre étreinte en reculant. Elle s'excusa d'avoir mouillé mon t-shirt mais je la stoppai pour lui répliquer que cela n'était pas grave. Je la fis s'asseoir sur mon lit et je m'installai près d'elle.

- « Est-ce que tu te sens un peu mieux maintenant que tu as avoué tous ce qui te pesait ? » lui demandai-je, gentiment.

Elle me répondit que cela lui avait fait du bien de se confier. Je lui répondis que c'était normal, que c'était devenu trop lourd de garder tout ça pour elle. Je fus étonné qu'elle n'ait jamais rien dit à Angela, étant donné que c'était sa meilleure amie.

- « Parce que soit les gens ont pitié de moi, soit ils me regardent comme une pestiférée. Tu ne peux pas imaginer ce que l'on ressent quand tout le monde parle de toi, quand ils te disent que tu ne vaux pas mieux que ton père et que tous tes amis t'abandonnent » m'expliqua-t-elle.

Je comprenais mieux sa hantise de ne rien dire à personne. Tout le monde l'avait jugée par rapport à son père et l'avais mis dans le même panier que lui. Toutes les personnes à qui elle tenait lui avaient tourné le dos. Ça me rendait encore plus en colère.

- « Ce n'était pas des amis sinon, ils t'auraient soutenue et pas le contraire. Mais Angela est différente. Même si je ne la connais pas, je peux dire qu'elle tient beaucoup à toi et qu'elle ne te tournera pas le dos si tu lui dis tout. Tu peux lui faire confiance » lui assurai-je.

Elle répliqua qu'elle ne voulait pas que sa meilleure amie découvre à quel point sa vie avait été gâchée par son père. Elle m'expliqua qu'elle n'avait jamais eu beaucoup d'amis et elle me raconta une anecdote qui me rendit inquiet.

- « Attend ! Ton père est violent en plus ! Est-ce qu'il te frappe ? »

Elle me répondit que non et je voulais être sûr que c'était vrai et qu'elle ne mentait pas car elle était effrayé par son père.

- « Tu dois me dire la vérité pour que je puisse t'aider. Tu n'as pas avoir peur. Je serais là pour toi. »

Je ne sais pas d'où me venait cette sensation mais, si jamais il avait osé poser la main sur Bella, j'aurais été capable d'aller le voir pour lui rendre la monnaie de sa pièce.

- « C'est gentil Edward, mais je t'assure qu'il ne me bat pas. Il a blessé physiquement ma mère une seule et unique fois. Je m'étais jurée que plus jamais il ne le referait. »

Je fus rassuré mais je lui fis promettre de me le dire tout de suite, si un jour il la frappait. Elle fit de même avec moi en me faisant jurer de ne rien dire à personne sur ce qu'elle m'avait confié.

Elle me remercia et m'annonça qu'elle allait partir. Je la raccompagnai jusqu'à sa voiture, après qu'elle eut dit au revoir à mes parents et ma sœur. Je lui demandai son portable et elle me le donna. J'enregistrai mon numéro de téléphone et le lui rendis.

Je lui dis de me prévenir une fois qu'elle serait arrivée chez elle, pour que je sache que rien ne lui était arrivé. Vu son état émotionnel actuel, j'avais peur qu'elle ait un accident sur le chemin du retour. Je m'inquiétais réellement pour elle.

Elle hocha la tête, monta dans sa voiture, me fis un signe de la main et un faible sourire. Puis elle démarra. Je la regardai partir jusqu'à ce qu'elle disparaisse de mon champs de vision.

Je retournai à l'intérieur de ma maison et montai directement dans ma chambre. Je m'allongeai sur mon lit et attendais avec impatience son message. Je repensai à tout ce qu'elle m'avait avoué ce soir. J'éprouvais du respect pour Bella. Elle n'avait pas eu une vie facile jusqu'à présent. Le manque d'affection et d'attention de la part de sa famille la touchait plus que ce qu'elle voulait le laisser paraître. Et puis vivre au quotidien avec un père comme le sien devait être dur psychologiquement. Elle devait subir un défilé de femmes sans rien pouvoir dire. Mais elle tenait bon.

Au bout d'une demi-heure, je reçu enfin son texto auquel je répondis immédiatement, soulagé qu'elle soit rentrée intacte chez elle.

Après avoir mémorisé son numéro dans mon portable, je relis son message et commençai à m'imaginer Bella, nue ou en petite nuisette sexy, dans son lit, m'invitant à la rejoindre. Au bout de quelques minutes, je me ressaisis. Bien que je la désirais au plus au point, je ne pouvais pas fantasmer sur elle, pas après l'avoir vu comme je l'avais vu ce soir.

Une chose qu'elle avait dite plus tôt me revint à l'esprit. Elle avait dit qu'elle ne faisait pas confiance aux hommes. Donc, je supposai qu'elle n'avait jamais eu de petit-ami. Ce qui était une bonne chose pour moi. Elle était tellement novice dans le domaine de la drague, que cela sera encore plus facile pour moi de la faire tomber sous mon charme et de la mettre dans mon lit.

Bien sûr, j'appréciais beaucoup Bella et je ne voulais pas la faire souffrir. Mais, je ne voulais pas aussi laisser gagner James. Si je ne réussissais pas ce pari, il allait me le rappeler pendant un bout de temps, fière d'avoir enfin pu me battre. Et j'aurais enfin ma nuit avec Tanya. Cela faisait tellement longtemps que je la désirais.

Peut-être que je pourrais trouver un moyen pour mettre Bella dans mon lit, prendre mon pied et que l'on se sépare en restant amis, sans la blesser.

Je descendis manger puis je me couchai en pensant à la manière que j'utiliserais pour la faire craquer. Il fallait que ce soit subtil et lent, pour qu'elle ne se doute pas de mes réelles motivations.

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J'avais prévu de continuer un peu plus ce chapitre mais vu que j'ai mis tellement longtemps pour l'écrire, je ne voulais pas vous faire patienter encore plus. Je suis désolé pour cette attente. Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour écrire et je suis assez fatigué en ce moment. Je n'arrive plus à rester éveiller après 22h (vu que je suis déjà debout depuis 17h d'affilées).

Donc, la bonne nouvelle, c'est que j'ai déjà les idées bien précises pour le prochain chapitre, dans ma tête. Il suffit juste de les mettre par écrit. Mais avant de le faire, j'ai prévu d'écrire un nouveau chapitre de ma deuxième histoire. J'essayerai d'être le plus rapide possible pour ne vous faire trop attendre.

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