Je remercie sophielac, benassya, frimousse30, So-Amel, alicia, Gaelle-51, mado0390, Letmesign23, midsum, my-fiction-twilight, melaniecureuil, kikinette11, bellardtwilight, live4ever, Pauline , 35nanou, Liiliize71, Nany1980, CaRoOThePriinCess, marianna2216, natacha, lovecullenn, Becky1497, 951123357789 pour leur review. Grâce à vous, j'ai dépassé la barre des 100 reviews. Je remercie également toutes les personnes qui lisent mon histoire. Je souhaite la bienvenue aux nouveaux lecteurs.

Merci à Hanine pour son merveilleux travail de bêta.

Pour les anonymes, laissez moi une adresse mail pour que je puisse vous répondre plus rapidement.

- alicia et mélaniecureuil : effectivement le passé de Bella n'est pas très joyeux. En ce qui concerne Edward, il a tellement souffert durant se précédente relation qui ne veut pas admettre qu'il puisse réellement s'attacher à Bella

- mado0390 : de rien

- Pauline et lovecullen: c'est vrai Edward est un salaud à vouloir se borner à gagner le pari.

- mariana2216 : merci de ta compréhension pour mes postes irréguliers.

- natacha et 951123357789 : je vous souhaite le bienvenue.

Chapitre 7

Bella POV

Le lendemain matin, j'appréhendais d'aller en cours. Je craignais qu'Edward ai dévoilé à tout le monde mon secret. Je ne supporterais pas de voir le regard des autres élèves sur moi, me regardant avec soit de la peine, soit du dégoût.

Quand j'arrivai au lycée, rien d'anormal ne se produisit. Personne ne me dévisageait. Je marchai dans les couloirs, invisible, comme d'habitude. J'entrai dans la classe de mon prochain cours, toujours dans l'indifférence des gens qui s'y trouvaient déjà. Le cours de littérature se déroula normalement et passa assez rapidement.

Je me rendis à mon casier pour aller récupérer mes notes pour les deux heures suivantes. Alors que j'étais entrain de chercher ce dont j'avais besoins, je sentis une main sur mon épaule. Je me retournai et vis Edward.

« Salut, comment vas-tu depuis hier soir ? » me demanda-t-il.

« Salut, je vais mieux, merci. Et toi ?

« Je vais bien. Tu as quoi l'heure qui vient ? »

« J'ai deux heures d'histoire » l'informai-je en refermant la porte de mon casier.

« Oh ! Quel chance » ironisa-t-il. « Je t'accompagne jusqu'à ta classe. Je vais en cours d'anglais. C'est sur mon chemin. »

Nous marchâmes dans les couloirs, en bavardant.

« Alice voulait savoir si tu avais quelque chose de prévu vendredi soir. Elle voulait t'inviter à une soirée entre fille avec elle et Rose » me dit-il.

« J'ai déjà rendez-vous avec mes amis. On va au cinéma à Port Angeles voir le dernier film d'action qui est sorti » l'informai-je, peu enjouée.

J'aimais beaucoup passer du temps avec eux, mais ces derniers temps, le fait qu'ils soient en couple commençait à me peser.

« Quel enthousiasme. Cache ta joie » me dit-il, en plaisantant.

« Je suis contente de sortir avec eux. C'est juste que Jessica est avec Mike et Angela avec Éric. J'ai l'impression d'être la cinquième roue du carrosse. Il s se comportent comme n'importe quel couple d'amoureux. Et au bout d'un moment leurs marques d'affection envers l'un et l'autre commencent à m'étouffer. Je dois être jalouse certainement de ne pas avoir un petit ami pour pouvoir faire pareil » lui expliquai-je, en détournant mon regard du sien.

Parler de ma non-vie amoureuse avec lui me mettait mal à l'aise. Il dut le sentir car il changea de sujet. Nous fîmes le reste du trajet en parlant de ses projets pour le week-end jusqu'à ce que l'on arrive devant ma salle de cours.

Je m'installai à ma table habituelle. J'étais soulagée et contente de voir qu'il ne m'avait pas trahie et avait gardé mon secret. Je pouvais avoir confiance en lui.

Le reste de la semaine se déroula comme d'habitude et arriva le vendredi soir et ma soirée avec mes amis.

Angela et Ben étaient passés me prendre et on avait rejoins les autres à Port Angeles. On était tous devant l'entrée du seul cinéma de la ville, on discutait en faisant la queue pour acheter les places quand je vis Mike changer d'expression.

« Tu as invité Cullen » me reprocha-t-il, un peu énervé.

« Non » lui répondis-je, surprise par sa question.

Je me retournai et vis Edward qui marchait vers nous.

« Salut » nous dit-il, une fois arrivé à notre hauteur, « Bella a mentionné votre sortie lors de l'une de nos conversations, et comme je n'avais rien de particulier à faire ce soir, je me suis dit que je pouvais venir avec vous. Cela ne vous embête pas, j'espère ? » nous expliqua-t-il, tout sourire.

Je vis mes camarades le fixer, abasourdis par ce qu'il venait de dire. Je devais avouer que moi aussi je l'étais. Il se trouver juste en face de nous et se comporter comme si on avait toujours était des amis. Certes, j'avais appris à le connaître et j'avais découvert une personne différente de celle que je voyais quotidiennement au lycée, mais pas eux. Ils le voyaient toujours comme étant le type qui se moquait d'eux dans les couloirs et à la cafétéria. Alors, je comprenais pourquoi ils étaient réticents à être en sa présence.

« Bien sûr que non, cela ne nous dérange absolument pas » lui répondit Ben, sarcastique. Angela lui donna un coup de coude dans les côtes. « Tu veux venir avec nous, si tu veux » poursuivit-il, avec peu d'enthousiasme.

« C'est sympa » le remercia notre invité surprise qui visiblement n'avait pas perçu le ton de son interlocuteur.

On arriva enfin à la caisse et on prit nos billets. On acheta un saut de pop corn chacun, sauf moi. Après une longue discussion et une grande insistance de sa part, j'avais laissé Edward me payer le mien. Une fois arrivés dans la salle, Ben et Angela s'assirent en premier. Puis Jessica et Mike. Je m'installai à côté de ce dernier, sachant qu'il n'aurait pas apprécié de se retrouver à côté de notre nouvel ami.

Au bout d'une vingtaine de minutes après le début du film, mon voisin de gauche porta toute son attention sur sa petite amie et ses lèvres. Ils s'embrassaient fougueusement, et c'était vraiment gênant d'être juste à côté d'eux. Mes deux autres amis étaient tout aussi embarrassés que moi par cette si grande démonstration d'affection en public. Je me retournai vers Edward qui riait. J'étais surprise de voir qu'il n'était pas du tout mal à l'aise.

« Maintenant, je comprends pourquoi tu disais que tu ne supportais plus leurs marques d'affection » me murmura-t-il au creux de l'oreille.

Son souffle chaud contre ma peau me provoqua des frissons.

« Est-ce qu'ils sont toujours comme ça ? » me demanda-t-il en montrant avec sa tête le couple assis à côté de nous et qui s'embrassait passionnément.

« Non, d'habitude, ils sont plus réservés »lui répondis-je, rouge d'embarras.

Je suppliai nos deux amoureux d'arrêter ou tout du moins d'être un peu plus discret parce que tout le monde les observait. Ils stoppèrent leur baiser, gênés d'avoir attiré autant l'attention. Malgré cette interruption, ils continuèrent de s'embrasser en faisant preuve de retenue pendant le reste de la séance.

À la sortie du cinéma, on exprima chacun notre point de vue sur le film. On se dit au revoir et je me dirigeai avec Angela et Ben vers sa voiture quand Edward nous interpella.

« Je te raccompagne Bella. »

« Non, c'est bon, on s'en charge » lui répondit froidement Ben.

Il ne l'aimait vraiment pas et il avait de bonnes raisons pour. Edward et sa clique s'en étaient pas mal pris à lui l'année dernière. Ils le bousculaient dans les couloirs, le faisaient tomber par terre, jetaient ses affaires de classes dans les poubelles, se moquaient de lui, surtout en cours de sport. Il n'avait pas leur physique mais il n'était pas pour autant chétif.

« Je veux lui parler de quelque chose en privé. C'est plus pratique que je la ramène chez elle, comme ça, on pourra en discuter pendant le trajet. »

Le ton abrupt qu'il venait d'employer envers mon ami me choqua. Depuis que j'avais commencé à passer plus de temps avec lui, je ne l'avais jamais entendu parler ainsi à quelqu'un. J'avais devant moi l'ancien type que je ne supportais pas.

Je savais que si je n'intervenais pas rapidement, cela allait dégénérer. Ben ne s'était jamais rebellé contre lui parce qu'à chaque fois, il y avait tous les potes d'Edward avec lui et qui auraient pris un grand plaisir à mettre une raclée à mon ami. Mais cette fois-ci, ce serait du un contre un et visiblement il n'avait pas peur.

« C'est bon, je vais avec lui » dis-je à mon ami, en posant une main sur son épaule pour le calmer. « On se voit lundi au lycée. »

Les deux garçons se jetèrent un dernier regard noir et on se sépara. Je le suivis jusqu'à sa voiture, sans lui dire un mot, en colère par ce qu'il venait de se passer. Il m'ouvrit la portière et je grimpai sur le siège sans le remercier. Il s'installa derrière le volant et démarra. Aucun de nous deux ne prononça un mot pendant cinq minutes.

Edward POV

« Tout s'est bien passé avec ton père cette semaine ? » brisai-je le silence.

« Rien de spécial » lui répondis-je, froidement.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? Pourquoi tu te comportes ainsi ? »

« Tu ne vois pas pourquoi je suis fâché contre toi ? » me répliqua-t-elle, étonnée.

Je fus étonné qu'elle soit dans cet état à cause de moi. J'ignorai ce que j'avais pu faire ou dit et qui la rendait aussi furax.

« On a passé une bonne soirée et on s'est amusé. Alors non, je ne comprends pas pour quelle raison tu es énervé. »

« Est-ce que tu te rends compte de la façon dont tu as parlé à mon ami ?

« Il m'a parlé tout aussi mal. J'ai été gentil toute la soirée avec tes copains, mais eux ils n'ont fait aucun effort. Ils ne m'apprécient pas. »

« Et ils ont de bonnes raisons à cela » me dit-elle, avec rage.

« Bon, j'avoue que je leur ai fait quelques crasses » commençai-je mais elle m'interrompit.

« Quelques ! Toi et tes amis vous en êtes pris quasiment quotidiennement à Ben l'année dernière. Vous vous moquiez d'eux et de moi à chaque fois que vous nous voyez, et dois-je te rappeler quel surnom tu as donné à notre table à la cafétéria du lycée » lui répliquai-je, hargneuse.

A ce moment là, je fus pris de remords de lui avoir fait autant de mal. Elle avait accepté de me donner une chance malgré tout ce que je lui avais fait. C'était la première fois que je rendais compte que je l'avais réellement blessée et je m'en voulais sincèrement.

« Bella, je m'excuse de t'avoir fait du mal dans le passé. Je ne te connaissais pas et j'ai préféré me juger sur ton apparence et tes copains que d'essayer d'apprendre à te connaître. Mais maintenant, on est amis et je t'apprécie beaucoup. Je m'excuse pour ce qui s'est passé tout à l'heure. Je ne voulais pas lui parler ainsi, il m'a énervé, c'est tout. »

« Pourquoi tu nous as rejoins au cinéma ? »

Sa question m'avait blessé et vexé et le ton qu'elle avait employé me mis en colère. Je ne comprenais plus rien. On passait d'agréables moments ensemble. Je voulais passer du temps avec elle. Cela m'avait manqué durant les trois jours pendant lesquels on ne s'était pas vu. Et là, elle agissait comme si le simple fait de se trouver près de moi la rebutait.

« Quand tu as parlé de tes projets de sortie avec tes amis l'autre jour, tu avais l'air si peu enthousiaste et tellement triste d'avoir à ne sortir qu'avec des personnes en couple. J'ai voulu te redonner le sourire et faire en sorte que tu ne sentes pas exclue. Je souhaitais juste t'aider à faire sorte que tu passe un bon moment ce soir. Désolé de m'être imposé comme ça. Je ne pensais pas que ma présence allait autant déranger » lui répondis-je, en détournant mon regard et mes mains agrippèrent fortement le volant.

J'étais fâché et ne desserrai pas la mâchoire pendant le reste du trajet. Une fois arrivé devant sa maison, elle défit la ceinture de sécurité et s'approcha de moi. Je l'ignorai. Elle posa sa main chaude sur ma joue pour me forcer à la regarder. Ce geste me procura des frissons mais je me ressaisi rapidement. Elle me remercia d'avoir voulu l'aider mais m'expliqua que je ne pouvais pas en vouloir à ses amis de ne pas m'aimer. J'acquiesçais et ajoutai qu'étant donné qu'elle m'avait donné une chance, j'avais pensé qu'ils en auraient fait de même, bien que je me moquais éperdument d'eux. Tous ce qui comptait pour moi, c était de passer le plus de temps possible avec Bella, de préférence sans ses abrutis d'amis, pour pouvoir l'amadouer encore plus.

« Je te remercie d'avoir voulu m'aider. C'est très gentil de ta part. Mais tu aurais dû te douter qu'ils n'allaient pas vraiment sauter de joie à l'idée de devoir passer du temps avec toi. Et tu ne peux pas leur reprocher ça. Avec tout ce que tu leur as fait dans le passé, tu peux comprendre qu'ils ne te portent pas dans leur cœur »

« Leur réaction est légitime mais je ne pensais pas qu'ils me détestaient à ce point. Tu m'as donné une chance alors je me suis dit qu'ils auraient pu le faire eux aussi. »

« Ils ne sont pas comme moi, ils ont plus de mal à accorder le bénéfice du doute à une personne, surtout quand celle-ci leur en a autant fait voir. Mais pourquoi tu tiens tant à ce qu'ils t'apprécient ? »

« Pour toi. S'ils ne m'aiment pas, alors je ne pourrais pas passer du temps avec toi quand tu te trouveras en leur compagnie » lui répondis-je.

Elle fut surprise par ma réponse et j'étais fière de l'avoir prise à dépourvu. Elle ne s'attendait visiblement pas à une telle réponse venant de moi.

« Le problème, c'est que mes amis connaisse le Edward du lycée, celui qui s'est toujours moqué d'eux, qui leur a toujours fait des crasses. Ils ne connaissent pas le vrai Edward, celui que j'ai découvert en passant du temps avec toi. Tu es un homme gentil et attentionné mais tu le caches derrière cette image de bad boy arrogant. Si tu leur donnes l'opportunité de voir qui tu es réellement, je suis sûr qu'ils t'accorderont une chance » m'expliqua-t-elle.

Elle devait être certainement la seule fille à me décrire avec des termes si élogieux. D'habitude, les mots que l'on utilisait le plus pour me décrire étaient enfoiré et salaud.

« Merci, ça me touche beaucoup ce que tu viens de dire. Mais je ne pense pas qu'ils me pardonneront ce que je leur ai fait. A leur place, je ne le ferais pas. »

« Ne sois pas défaitiste. Tu ne les connais pas, moi si. Je suis sûre que si tu leur donnes un peu de temps, ils finiront par t'aimer » m'assura-t-elle. « Laisse faire le temps. Arrête d'y penser et profite de ton week end. Bonne soirée » me dit-elle, déposant un rapide baiser sur ma joue et sortit de la voiture.

Je posai ma main à l'endroit où elle m'avait embrassé et je souris comme un idiot. Je me repris. Je ne pouvais pas la laisser avoir un tel effet sur moi et je ne pouvais pas éprouver des sentiments amoureux pour elle. C'était impossible. Après Anna, je m'étais juré que plus jamais je ne retomberais dans le panneau.

Une fois Bella à l'intérieur de chez elle, je démarrai pour rentrer chez moi.

Bella POV

Le lundi midi, je mangeai à ma table habituelle, avec mes amis. Je leur dis que j'étais désolé, surtout à Ben, pour ce qui c'était passé vendredi soir après la séance.

« C'est gentil mais ce n'est pas à toi de le faire, mais à lui » me répondit-il.

On discuta pendant quelques minutes quand tout le monde s'arrêta pour fixer Edward. Il s'assit à côté de moi devant les regards ahuris de mes camarades.

« Salut. Je ne vais pas m'imposer très longtemps. Je voulais juste vous présenter mes excuses. Ben, je n'aurais jamais dû te parler comme je l'ai fait. Je suis désolé pour cela et pour tout ce que j'ai pu te faire par le passé. Cela en vaut de même pour vous tous » nous dit-il, sincèrement.

J'étais estomaqué par ce qu'il venait de faire. Demander pardon à quelqu'un demandait une certaine humilité. Or jusqu'à présent, je ne pensais pas qu'il en possédait. Il faisait preuve de beaucoup de cran aussi. Il savait que la tâche ne serait pas facile mais il n'avait pas fuit. Il avait pris son courage a deux mains et était venu leur parlé.

« Je n'ai jamais pensé au mal que je vous faisait lorsque je m'en prenais à vous. Vous avez toutes les raisons de m'en vouloir et de ne pas m'apprécier, mais j'espère que vous accepterez de me donner une chance » continua-t-il.

Tout le monde à la table le regardait aussi surpris que moi. Personne ne prononça un mot pendant quelques minutes quand Ben prit enfin la parole.

« J'accepte tes excuses mais, et je pense parler au nom de nous tous, que cela ne changera rien. On te pardonne mais cela ne veut pas dire que l'on va tout oublier et devenir amis. On ne fait pas partit du même milieu : on est les losers et toi tu es populaire. Alors retourne avec tes semblables » lui dit-il assez froidement.

Je vis Edward encaissé sans rien dire et se lever pour partir, dépité. Je me retournai vers le reste du groupe qui rigolait. Je vis le regard désolé d'Angela.

« Je comprends ton animosité envers lui mais tu n'avais pas à être aussi méchant. Il s'est excusé. Tu sais tout aussi bien que moi que cela a dû lui demander beaucoup de courage pour faire ça. Ce n'est pas le genre de type à demander pardon » lui reprochai-je.

« Comment peux-tu le défendre. Il t'a fait un lavage de cerveau ou quoi ? Tu as oublié tout ce qu'il t'a fait dans le passé. Il n'en vaut pas la peine. Tu as peut-être gobé son histoire du repenti mais pas nous » répliqua Mike, prenant la défense de son meilleur ami.

« J'ai appris à le connaître et si vous lui laissiez une chance, vous verriez qui il est réellement : un homme gentil et attentionné. »

« Mais réveille-toi ! Il joue la comédie. Je ne sais pas ce qu'il veut de toi mais il a certainement une autre motivation que de devenir ton « ami » Bella » continua-t-il, de plus en plus énervé.

« Non, vous avez tort » leur répondis-je avant de me lever et de partir.

J'étais dans les couloirs quand je l'aperçu devant son casier, entrain de fouiller dedans. Je m'approchai de lui et posai une main sur son épaule. Il se retourna et me vis.

« Est-ce que ça va ? Je suis désolé pour ce que t'a dit Ben. Je t'avais prévenu qui leur faudrait du temps. »

« Tu as entendu ce qu'il a dit ? Nous ne serons jamais amis. J'ai fait un effort, je leur ai présenté mes excuses mais ils ne changeront pas d'avis sur moi » me dit-il, blessé.

Il se retourna vers son casier. Il prit un livre et referma la porte. Je le regardai droit dans les yeux.

« Edward, le plus important c'est que tu as essayé. Je sais qu'il t'a fallut pas mal d'humilité pour faire ça. Tu as fait le premier pas, maintenant c'est à eux de faire le suivant. Et puis, ce n'est pas parce qu'ils ne t'apprécient pas que l'on ne se verra plus » le rassurai-je.

S'ils ne voulaient pas faire d'effort, ce n'est pas pour autant que je ne parlerais plus avec lui. J'appréciais nos moments ensemble.

« Merci, mais je ne voudrais pas créer des tensions entre tes amis et toi. »

« Ne t'en fais pas pour ça. »

Nous marchions jusqu'à mon casier. Pendant que je changeai mes affaires de cours, je débâtais avec moi-même afin de savoir si oui ou non je devais évoquer un point qui me tracassait depuis un petit moment. Je décidai de me lancer.

« Si je te pose une question personnelle, est-ce que tu y répondrais? » Il acquiesça de la tête pour m'inciter à continuer. « Alice m'a dit que tu n'avais pas toujours était un enfoiré avec les filles avant et qu'il s'était passé quelque chose qui fait que tu es devenu ainsi. J'aurais voulu savoir ce que c'est. Tu es gentil et attentionné alors je m'interroge sur ce qui a pu t'arrivé pour que tu enchaînes les conquêtes. »

Je savais que je m'immisçai dans sa vie privée mais, après tout, il l'avait bien fait lui aussi. Il m'avait en quelques sortes forcé à tout lui raconter sur mon père et ma famille. Alors j'avais bien le droit de lui poser une toute petite question. J'étais assez curieuse de sa réponse.

Je vis son regard se durcir et ses yeux devinrent noirs de colère.

« Ce ne sont pas tes affaires. Mêle-toi de ce qui te regarde. »

Je fus surprise et en colère par ses paroles. Depuis que l'on s'était rapproché, il n'avait jamais employé un tel ton envers moi. Et comment osait-il me reprocher une chose qu'il avait lui-même fait ?

« Tu sais quoi ? Je crois que mes amis ont raison. Tu n'en vaux pas la peine. Tu m'as eu pendant un petit moment, mais maintenant je vois qui tu es réellement. Ta gentillesse, s'était des foutaises » lui répondis-je avec rage.

Je refermai la porte de mon casier avec force et parti sans lui jeter un regard. Comment j'avais pu être aussi stupide de croire qu'il pouvait être quelqu'un de bien ? J'avais pris sa défense auprès de mes camarades en pensant sincèrement qu'Edward était différent de celui qu'il était au lycée. Mais je m'étais trompée.

La fin d'après-midi passa et je rentrai chez moi. Mon père n'était pas là. Tant mieux ! Après la journée que j'avais vécue, j'avais besoin de calme. Je fis mes devoirs et me préparai à manger.

Edward POV

J'avais décidé de me rendre chez elle après les cours pour m'excuser. Mais avant, j'avais réfléchis à une façon de la persuader de m'écouter, chose qui ne sera pas facile. Je me trouvais devant sa maison et sonnai.

« Qu'est-ce que tu fais ici ? » me dit-elle, sèchement.

« Je suis désolé pour tout à l'heure. Pardonne-moi, je ne voulais pas te parler aussi froidement. »

« Tu t'excuses ? Tu ne fais que ça ces derniers temps, on dirait. Est-ce qu'au moins, tu as été sincère une seule fois ? »

Sa remarque me blessa. Je savais que j'étais un enfoiré du fait que je la manipuler, mais à chaque fois que je lui avais demandé pardon, je l'avais vraiment pensais.

« Bien sûr ! Est-ce que je peux entrer quelques minutes, s'il te plaît ? »

« Non. Franchement, je n'ai pas vraiment envie de t'entendre me dire quel point tu es désolé et que tu regrettes pour ce que tu as fait. C'est trop facile. Les fois précédentes, je t'ai pardonné mais pas cette fois ci » me répondit-elle, en refermant la porte mais je l'en empêchai.

« Bella, s'il te plaît. Laisse-moi t'expliquer. Tu as abordé un sujet sensible pour moi et j'ai mal réagi. Je t'en prie » la suppliai-je.

Elle fit par se déplacer pour me laisser entrer. Je m'assis sur le canapé et elle me rejoignit.

« Merci. Je vais tout te raconter. Tu as le droit de le savoir puisque je me suis moi-même permis de me mêler de ta vie personnelle. Il y a trois ans, je suis tombé amoureux d'une fille dans mon ancien lycée, Anna. On est sorti ensemble pendant huit mois. Elle était tout pour moi, je l'aimais de tout mon cœur. J'étais le plus heureux des hommes jusqu'au jour où je l'ai surprise au lit avec l'un de mes meilleurs amis. Ils couchaient derrière mon dos depuis cinq mois. Elle m'a brisait le cœur. La personne la plus chère à mes yeux m'avait trahi. Depuis ce jour, je suis devenu un séducteur et je ne crois plus en l'amour. Je me suis juré que plus jamais une fille me referais autant souffrir » lui confessai-je.

Je pouvais voir sa tristesse et sa compassion dans ses yeux. Elle était touchée par mon histoire, ce qui était bénéfique pour moi.

« Je suis sincèrement désolée pour toi. Et je comprends pourquoi aujourd'hui tu te conduis de la sorte. Mais tu ne peux pas t'obliger à ne plus rien ressentir pour une fille. Tu ne peux pas tirer un trait définitif sur l'amour comme ça. »

« Bien sûr que si. Tu m'as dit que tu ne fais pas confiance aux hommes à cause de ton père, ce qui fait que tu n'as pas de petit ami » répliquai-je, campant sur mon opinion.

« Certes, mais cela ne veut pas dire que je ne crois pas en l'amour. Peut-être que je suis trop fleur bleue mais j'espère qu'un jour, un homme me prouvera qu'ils ne sont pas tous des menteurs qui trompent leur femmes. »

« Tu me fais penser à ma mère. Elle pense qu'un jour je rencontrerais une fille qui me redonnera foi en l'amour. Moi, je n'y crois pas vraiment. »

« Parce que tu le veux bien. Qu'est-ce qui se passera lorsque que tu rencontreras une fille qui te plaira ? Est-ce que tu vas nier tes sentiments pour elle et tout faire pour ne pas en développer ? Il faut savoir prendre des risques dans la vie même si ceux-ci pourraient te faire souffrir. Tu ne peux pas vivre sans amour. Sinon, la vie n'aurait aucune saveur et elle ne vaudrait pas la peine d'être vécue. C'est peut-être stupide mais c'est comme ça que je vois les choses » me répondit-elle.

« Je ne te savais pas aussi romantique surtout après tout ce que tu endures avec ton père. C'est surprenant » lui dis-je, stupéfait. « Tu sais ce dont j'ai très envie actuellement ? » poursuivit-il.

« Non mais tu vas me le dire. »

« Voir ta chambre. Je me demande de quoi elle à l'air » l'informai-je, en se levant pour se diriger vers l'escalier.

« Elle est toute à fait banale, rien d'extraordinaire. Tu vas être déçu » répliqua-t-elle, en passant devant moi pour monter à l'étage.

On arriva devant sa porte et elle me laissa entrer en premier. Je fis rapidement un tour d'inspection et me retournai vers elle. Sa chambre était toute simple. Un lit, un bureau, une armoire, des étagères de livres et deux meubles sur lesquels étaient posés différents objets. Rien de bien palpitant. J'avançai un peu plus à l'intérieur et observai plus attentivement.

« Ne laisse jamais Alice voir ton armoire. Elle ferait une crise cardiaque en voyant qu'elle est si petite. Même la mienne est plus grande » plaisantai-je.

Pendant que je découvris le reste de sa chambre, elle s'assit sur son lit. Je vis un cadre avec la photo d'une femme.

« Est-ce que c'est ta mère ? » J'acquiesçai. « Elle était très belle. Tu tiens d'elle. »

Elle rougit à mon compliment ce qui la rendait très mignonne. Puis, je vis un petit ours en peluche qui portais un cœur où était écris « Je pense à toi » posait à côté et je le pris.

« Repose-le, s'il te plaît » me dit-elle.

Je le fis et allai la rejoindre.

« C'était un cadeau de ta mère ? »

« Non, c'est moi qui l'avais acheté une semaine après qu'elle soit entrée à l'hôpital, deux mois avant son décès. J'allais tous les jours la voir. Mais comme j'avais cours, je ne pouvais y allait que le soir. Elle détestait être là-bas. Un jour, alors que je passais devant un magasin de jouet, j'ai vu ce nounours, et j'en acheté deux : un pour elle et un pour moi. Je voulais qu'elle sache que même si je ne venais pas autant que je le souhaitais, je pensais à elle. Elle le gardait tout le temps près d'elle. Quand elle est décédée, je l'ai mis dans son cercueil. Je sais, c'est stupide » me confia-t-elle.

Je m'en voulais de lui avoir rappelé de mauvais souvenirs. Elle du croire que je pensais que son acte était stupide car elle détourna son regard du mienne, mais c'était tout à fait le contraire. Je le trouvais très touchant.

« Pas du tout. Tu voulais qu'elle sache qu'elle sera toujours dans tes pensées et dans ton cœur. »

Je pris l'une de ses mains dans la mienne et posai l'autre sur sa joue, comme elle l'avait déjà fait plusieurs fois avec moi, et la forçai à me regarder. Je la rassurai sur le fait que son geste était symbolique et très émouvant. Elle me fixa dans les yeux et je fus hypnotisé par son regard. Comment n'avais-je jamais remarqué à quel point Bella était sublime. Je devais vraiment être aveugle pour ne pas avoir deviné que sous ses vêtements trop larges se cachait un vrai canon.

Je caressais tendrement la peau douce et chaude de son visage. J'avais extrêmement envie de me pencher pour l'embrasser, goûter à ses lèvres tentantes. Notre moment fut interrompus par le bruit de la porte d'entrée se refermant et des pas dans l'escalier et dans la chambre d'à côté.

« Tu devrais t'en aller » me dit-elle, en brisant le contact de nos regards.

« Pourquoi ? Si c'est à cause de ton père, ce n'est pas grave, maintenant que je suis au courant » lui affirmai-je

« Je t'ai demandé de partir. »

« Qu'est-ce qui se passe, Bella ? Pourquoi agis-tu ainsi ? » répliquai-je, en m'approchant d'elle.

Elle allait me répondre quand soudainement nous entendîmes des gémissements provenant de la chambre voisine. Je fus surpris et abasourdi.

« Ton père s'envoie en l'air alors que ta chambre se trouve juste à côté de la sienne. »

Elle ne répondit rien, trop gênée.

« Mais, il est complètement taré. Il s'en fiche totalement que tu les entendes » dis-je avec rage.

J'avais envie d'aller le voir pour lui dire mon poing dans la figure.

Elle m'attrapa par le bras et m'emmena jusqu'à dehors. Je nous guidai jusqu'à ma voiture mais elle s'arrêta.

« Viens avec moi. Tu ne vas pas rester ici à écouter ses ébats sexuels. Tu vas venir chez moi » affirmai-je.

Je fus choqué. Elle ne pouvait tout de même pas penser à rester ici.

« Non, je ne vais nulle part avec toi. Il n'en a pas pour longtemps. Je vais faire un tour dans la forêt. »

« D'accord, alors je viens avec toi. »

« Non, je veux que tu t'en ailles. Tu ne vois pas que je suis mortifié par le fait que tu es assisté à ça ? Je t'en prie va t'en » me cria-t-elle.

« Bella, tu ne peux pas continuer à vivre avec lui. Ce n'est pas sain et il n'a absolument aucun respect pour toi. Ce que tu vis quotidiennement est intolérable. Je m'inquiète sincèrement pour toi. »

« Je n'ai pas d'autre choix. Je n'ai nulle part ailleurs où allez vivre » me répondit-elle avant de partir en courant dans le bois situé près de sa maison.

Je voulus la suivre mais je savais qu'elle continuerait de me repousser. Il fallait que je lui laisse du temps. Donc, je fis ce qu'elle m'avait demandé.

Pendant tout le trajet, je ne pensais qu'à elle. On avait passé un moment assez intime. On s'était confié l'un à l'autre une histoire personnelle qui nous touchait énormément. Il avait fallut que son père vienne tout gâcher. J'avais encore plus de respect pour elle maintenant que savais qu'elle devait aussi endurer cela. Ce n'était pas possible. Je devais faire quelque chose, mais j'ignorais quoi. Soudain j'eus une révélation. Elle avait dit qu'elle n'avait nulle part ailleurs où vivre. Voilà en quoi j'allais lui apporté mon aide.

Une fois arrivé chez moi, j'appelai mes parents. Je leur demandai de s'asseoir sur le canapé et je leur racontais l'histoire de Bella. Je savais qu'elle serait furax de ne pas avoir tenu ma promesse mais je devais le faire pour elle.

Bella POV

Quand je revins de ma promenade, je vis que la voiture de mon père et celle d'Edward n'étaient plus dans l'allée. Je me sentais coupable de lui avoir crié dessus. Il voulait juste m'aider et je reportais ma colère sur lui alors qu'il ne méritait pas. Je décidai d'aller m'excuser. Je rentrai récupérer les clés de ma voiture et me rendit chez les Cullen.

Il m'ouvrit, m'invita à rentrer et me conduisit vers le salon.

« Je m'excuse pour m'en être pris à toi, tout à l'heure. Tu voulais m'aider et… » commençai-je quand je vis que ses parents se trouvaient assis sur le canapé et me regarder avec de la pitié dans leurs yeux.

Ils leur avaient tout dit. Comment avait-il pu faire ça ? Il m'avait donné sa parole. Je me retournai vers lui.

« Tu avais promis de ne rien dire à personne et tu as tout raconté à tes parents. Je te faisais confiance. Tu n'es qu'un enfoiré »lui criai-je avant de le bousculer violemment pour pouvoir sortir de la maison.

J'arrivai à ma voiture quand il m'attrapa par le bras et me retourna pour me faire face.

« Bella, je suis désolé de ne pas avoir tenu ma promesse mais je devais leur dire. »

« Non, tu n'es qu'un menteur. Tu m'as trahi. Je ne veux plus jamais te voir. »

J'essayai de me dégager mais il me tenait fermement. Je voulus le frapper avec mon autre bras mais il m'arrêta.

« Calme-toi, je t'en prie. Si je leur ai tout dis, c'est parce que j'avais besoin qu'ils soient d'accord » m'expliqua-t-il.

« D'accord pour quoi ? » lui demandai-je, perdu.

« Pour que tu viennes vivre chez nous. »

Alors verdict. Pensez vous qu'Edward est sincère en faisant cette proposition ou est-ce uniquement pour mieux la manipuler.

Je tiens à vous prévenir que le prochain chapitre sera plus long à venir car j'ai une idée d'histoire pour le concours Hot Summer. Donc je m'occuperais d'abord de cette histoire en essayant de consacre un peu de temps pour Faire semblant (j'ai déjà les idées pour le prochain chapitre, donc il me faut juste le temps pour les taper).

Je m'excuse par avance pour l'attente.

Gros bisous

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