Bonjour à tout le monde.

Je suis vraiment désolée pour cette très longue attente. Je suis désolée de ne pas avoir eu autant de temps que l'aurais voulu pour l'écriture.

Je remercie toutes les personnes qui m'ont envoyé une review, mis en alerte et en favoris.

Je remercie Hanine, ma beta pour son fantastique travail.

- KM et Lise : merci pour tous vos compliments. Ils me vont droit au cœur.

- lil-s : pour l'instant, je n'ai pas prévu d'intégrer Jacob à l'histoire.

- lovecullenn : tu as parfaitement résumé la situation avec ta jolie phrase.

- pitite boulette, Shaly, kccb et o0beautiful-holidays0o : désolée, je n'ai pas d'adresse mail donc je n'ai pas pu vous prévenir que j'ai posté le nouveau chapitre. Il faut que vous mettiez des parenthèses entre chaque point car sinon l'adresse ne passe pas dans le message.

- 4-trynn : je suis vraiment désolée pour cette très longue attente mais cela ne fait pas un an que j'ai posté ma note. Je l'ai posté 06/08/10 et j'ai commencé cette fic le 10/11/09 donc moins d'un an. Je comprends que tu sois impatiente de lire la suite d'une fic qui te plait car moi aussi je suis comme toi. Je suis désolée de ne pas avoir eu autant de temps que l'aurais voulu pour l'écriture.

Précédemment dans le chapitre 7 :

Bella POV

Quand je revins de ma promenade, je vis que la voiture de mon père et celle d'Edward n'étaient plus dans l'allée. Je me sentais coupable de lui avoir crié dessus. Il voulait juste m'aider et je reportais ma colère sur lui alors qu'il ne méritait pas. Je décidai d'aller m'excuser. Je rentrai récupérer les clés de ma voiture et me rendit chez les Cullen.

Il m'ouvrit, m'invita à rentrer et me conduisit vers le salon.

« Je m'excuse pour m'en être pris à toi, tout à l'heure. Tu voulais m'aider et… » commençai-je quand je vis que ses parents se trouvaient assis sur le canapé et me regarder avec de la pitié dans leurs yeux.

Ils leur avaient tout dit. Comment avait-il pu faire ça ? Il m'avait donné sa parole. Je me retournai vers lui.

« Tu avais promis de ne rien dire à personne et tu as tout raconté à tes parents. Je te faisais confiance. Tu n'es qu'un enfoiré »lui criai-je avant de le bousculer violemment pour pouvoir sortir de la maison.

J'arrivai à ma voiture quand il m'attrapa par le bras et me retourna pour me faire face.

« Bella, je suis désolé de ne pas avoir tenu ma promesse mais je devais leur dire. »

« Non, tu n'es qu'un menteur. Tu m'as trahi. Je ne veux plus jamais te voir. »

J'essayai de me dégager mais il me tenait fermement. Je voulus le frapper avec mon autre bras mais il m'arrêta.

« Calme-toi, je t'en prie. Si je leur ai tout dis, c'est parce que j'avais besoin qu'ils soient d'accord » m'expliqua-t-il.

« D'accord pour quoi ? » lui demandai-je, perdu.

« Pour que tu viennes vivre chez nous. »

Chapitre 8

Bella POV

« Quoi ? » demandai-je totalement déconcertée. « Tu veux que j'emménage chez toi ? »

« Tu as dit que tu étais obligée de vivre avec ton père car tu n'avais pas d'autre choix. Je t'en offre un. Tu n'auras plus à supporter tout ça » expliqua-t-il en se rapprochant de moi.

Je vis au loin ses parents qui nous observés sur le pas de la porte d'entrée, avec de la tristesse dans leur yeux.

« Je ne suis pas une œuvre de charité. Je n'ai pas besoin de votre aide ni de votre pitié » criai-je en me dégageant avec force et grimpai dans ma voiture.

Je démarrai rapidement et partis sans un regard pour lui. J'arrivai chez moi et montai directement dans ma chambre. Je me changeai rapidement et mis les écouteurs de mon baladeur dans mes oreilles avant de me coucher.

Je ne trouvais pas le sommeil. Je me retournais constamment dans mon lit tout en repensant à ce qui c'était passé un peu plus tôt et à ma mère.

Comment avait-il pu me trahir et tout raconter à ses parents ? Avait-il réellement cru que j'accepterais sa proposition ? Celle-ci m'avait vraiment prise au dépourvu. Jamais je n'aurais imaginé qu'il m'offrirait de venir vivre avec lui, surtout que l'on ne se connaissait que depuis quelques jours seulement. Sa démarche était gentille et attentionnée. Il voulait simplement m'aider mais je ne pouvais pas accepter. Jamais je ne supporterais de voir ses parents me regarder quotidiennement avec de la pitié. C'était ce qui m'avait le plus énervé tout à l'heure.

Il m'appela et m'envoya plusieurs messages mais je les ignorai. J'étais toujours en colère contre lui pour avoir manqué à sa parole.

Je finis par m'endormir d'épuisement quelques heures plus tard.

Le lendemain matin, je me rendis tôt au lycée afin de l'éviter. Je fus la première à arriver. Je récupérai mes notes et me rendis dans ma classe. Je m'installai à ma table habituelle et écoutais de la musique en attendant le début du cours. Je ne le vis pas pendant toute la matinée. Mais il m'intercepta quand je me rendais à la cafétéria à la pause déjeuner finalement.

« Bella, il faut que l'on discute » annonça-t-il.

Il me poussa contre le mur, ses bras de part et d'autre de mon corps pour m'empêcher de m'enfuir. Il me regarda droit dans les yeux.

« Je m'excuse d'avoir tout raconté à mes parents mais il le fallait. Je ne comprends pas pourquoi tu ne veux pas accepter ma proposition. Ce n'est pas par pitié que je veux que tu emménages chez moi. Je veux t'aider et je m'inquiète pour toi. Regarde-toi, tu n'as pratiquement pas de vie à cause de ton père. Tu te renfermes sur toi-même, tu ne parles à personne de ce que tu vis au quotidien de peur d'être rejetée par les autres. Tu ne peux pas continuer à vivre avec lui. »

« Je te remercie de vouloir m'aider et de te préoccuper de moi mais il ne me reste plus que quelques mois à passé auprès de lui et ensuite, j'en serais débarrassée. »

« J'ai peur qu'il te pousse à bout et que tu fasses une bêtise. Comment peux-tu préférer rester vivre avec lui plutôt que chez moi ? Je ne te comprends pas. Tu as enfin l'occasion de t'éloigner de lui alors pourquoi tu ne la saisis pas ? Laisse-moi t'aider » me supplia-t-il.

« Je ne peux pas tout d'un coup débarquer comme ça chez vous. Je ne veux pas m'imposer dans ta famille. Je ne me sentirais pas à l'aise surtout si tes parents me regardent constamment avec le même air qu'ils avaient hier soir en me voyant. »

« Mais tu ne nous dérangeras pas si c'est ce qui t'inquiète. Si tu préfères, tu peux que passer tes nuits chez nous. Comme ça, tu n'entendras plus ton père s'envoyer en l'air et tu pourras dormir au calme » proposa-t-il.

« C'est gentil de ta part mais je refuse. Edward, on ne se connaît que depuis deux semaines… » commençai-je mais il m'interrompit.

« C'est à cause du fait que c'est moi ? Si Angela t'avait fait la même proposition, tu aurais accepté ? » demanda-t-il avec colère.

« Non, ça n'a rien avoir avec mon refus » répondis-je. « Mais avoue que c'est un peu surprenant. J'apprécie réellement ton offre mais je ne peux vraiment pas l'accepter. »

Je dégageai son bras pour pouvoir m'en aller. Je m'apprêtai à reprendre mon chemin quand il revint à la charge.

« Oh je comprends maintenant ! En fait, tu refuses à cause de ta fierté. Tu ne veux pas admettre que tu as besoin d'aide. Tu crois que tu peux y arriver toute seule mais c'est faux. Si ça se trouve, ta famille a voulu t'aider mais tu les as repoussés. Tu préfères rester dans ta merde que plutôt essayer de t'en sortir. Comme ça tu peux jouer à la victime et attirer la sympathie des gens » dit-il froidement.

Je me retournai rapidement pour le regarder. Je le fixai avec rage pendant quelques secondes avant de partir sans dire un mot. Je rentrai dans la cafétéria et vis mes amis à notre table habituelle. Je me dirigeai vers eux.

« Salut » dis-je en tirant une chaise pour m'asseoir mais Mike la retint.

« Vas rejoindre ton nouveau meilleur ami » répliqua-t-il sèchement.

Je fus surprise par sa façon de me parler. Même si on s'était déjà disputés dans le passé, il ne m'avait jamais parlé aussi froidement. Je regardais les autres et ils avaient tous la même expression de colère sur leur visage à l'exception d'Angela qui m'offrit un sourire désolé. Je les fixai silencieusement avec du chagrin puis partis.

Je vis Alice me faire signe au loin pour que je vienne à leur table mais je l'ignorai. C'était vraiment méchant de lui faire ça mais j'appréhendais de lui parler maintenant qu'elle était au courant de ma pathétique vie. Et surtout, je ne voulais pas avoir à faire face à son frère après ce qu'il avait osé me dire.

Je me réfugiai dans la bibliothèque. Je me rendis dans le rayon Histoire où personne ne venait jamais. Je m'assis par terre, m'appuyant contre le mur et me mis à réfléchir à ma dispute avec Edward. Il avait tord ! Ma famille n'avait jamais rien fait pour m'aider et ce n'était pas ma fierté qui m'empêchait d'accepter sa proposition. C'était la peur. Je craignais d'être heureuse car jusqu'à présent, je ne l'avais jamais été. Et je craignais que le bonheur que voulais m'offrir la famille Cullen soit de courte durée et que je devrais retourner à mon ancienne vie.

Il y avait aussi le fait que je n'étais pas habituée à ce que quelqu'un veuille m'aider. De toutes les personnes, Edward était bien la dernière personne au monde que j'aurais imaginé voulant me sortir de ma misère.

Comment avait-il pu dire que j'aimais me faire passer pour une victime ? C'était totalement faux. Je voulais m'en sortir mais pas en m'incrustant chez des gens que je connaissais à peine. Tout ça, parce qu'il avait de la peine pour moi. Il m'avait montré encore une fois que j'avais eu tord de lui faire confiance. J'avais pris sa défense face à mes amis et aujourd'hui ils m'en voulaient. Tout ça pour un type qui n'en valait pas la peine.

Je passais le restant de l'heure à feuilleter des livres pour me vider la tête. Malheureusement, ça ne servit pas à grand-chose. Pendant les cours de l'après-midi, je ne prêtais pas attention aux profs, trop perdue dans mes pensées.

Enfin, la journée au lycée se termina et je rentrai chez moi. Mon père n'était pas là. Je m'enfermai dans ma chambre et fis mes devoirs. Une fois cela fait, je saisi la photo de ma mère et m'allongeai sur mon lit. Je ne savais plus où j'en étais. Devais-je prendre un risque et accepter la proposition d'Edward ? Ou devais-je continuer à supporter cette vie pendant les quelques mois qui me restaient avant d'aller à l'université ?

Je restais plusieurs heures à contempler la photo en espérant un signe qui m'indiquerait quel choix faire. J'entendis la porte d'entrée s'ouvrir puis mon père allait dans sa chambre avec l'une de ses poufiasses. J'attrapai mon lecteur de musique et mis les écouteurs à mes oreilles.

Edward POV

Après ma confrontation avec Bella, j'avais eu du mal à me concentrer en cours. Je me sentais mal de lui avoir dit ces horribles choses. Quand elle avait refusé ma deuxième proposition, j'avais laissé place à ma colère et mon incompréhension. Je ne comprenais vraiment pas ce qui pouvait la pousser à continuer de vivre avec son père au lieu d'accepter mon offre. Elle aurait dû se jeter sur l'occasion de pouvoir enfin être loin de lui et d'être enfin heureuse.

Je l'avais observé de loin dans la cafétéria. Je ne savais pas ce qui s'était passé mais visiblement elle s'était disputée avec ses amis. Quand Alice lui avait fait signe de venir nous rejoindre et que j'avais vu son regard, j'avais eu l'envie d'aller la prendre dans mes bras pour la consoler. Ma sœur avait été déçue qu'elle nous ignore et ne comprenait pas pourquoi elle avait fait ça. Je me doutais que c'était certainement à cause de moi et je m'en voulais.

En rentrant à la maison, je racontais notre dispute à ma mère. Elle me rassura en me disant que Bella finira par changer d'avis et que l'on se réconciliera. J'espérais qu'elle avait raison. Je passais le reste de la journée dans le canapé du salon, zappant d'une chaîne à l'autre sans grand intérêt. Je souhaitais que Bella vienne frapper à notre porte ce soir.

Mon père rentra du travail et vint s'asseoir près de moi.

« Est-ce que tu as réussi à arranger les choses avec Bella ? «

« Non et je crois que je n'ai fait qu'empirer la situation » répondis-je avant de lui faire part des évènements de la journée. « Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi elle refuse qu'on l'aide. »

« Tu m'as dit que tout le monde lui avait tourné le dos dans le passé. Ça ne doit pas être facile pour elle d'accepter qu'une personne veuille l'aider. Elle doit avoir l'habitude de se débrouiller toute seule. Et je comprends qu'elle ait des réserves à vivre avec une famille qu'elle ne connaît pas. Elle se sentirait comme une intruse. N'importe qui ressentirait ça. Si les rôles étaient inversés, est-ce que tu accepterais sa proposition ? »

« Non » admis-je.

« Alors tu dois accepter sa décision. Que tu veuilles l'aider est tout à ton honneur mais laisse-lui du temps. Peut-être qu'elle finira par changer d'avis. Et si elle ne le fait pas alors tu devras l'aider comme tu pourras et en lui apportant ton soutien » répondit-il. « Je suis fier de toi Edward. »

Sa dernière phrase me toucha énormément. C'était le plus beaucoup compliment que mon père m'ait dit et j'en fus très ému. Mais une partie de moi savait qu'il serait déçu s'il apprenait quelles étaient mes motivations au départ de mon rapprochement avec Bella.

« Merci papa » dis-je avant de le serrer dans mes bras.

« Tu tiens beaucoup à elle. C'est surprenant puisque tu la connais depuis peu de temps » ajouta-t-il avec un sourire.

Je détournai mon regard du sien pour qu'il ne puisse pas lire en moi.

« C'est une fille super qui n'a pas eu de chance dans la vie et qui mérite mieux que ce qu'elle vit actuellement. »

On se leva pour aller rejoindre ma mère dans la cuisine pour terminer de préparer le diner. Encore une fois, ce fut un vrai délice. Je débarrassai la table tandis que mes parents se détendaient dans le salon puis j'allai sortir la poubelle.

Quand j'ouvris la porte d'entrée, je fus surpris de trouver Bella prête à sonner. Je lâchai le sac et me ruai sur elle pour la prendre dans mes bras.

« Je m'excuse pour ce que je t'ai dit ce midi. Je ne le pensais pas » murmurai-je.

Alertés par le bruit, mes parents arrivèrent pour voir ce qui se passait. Ils sourirent quand je reculai et leur montrai notre invitée.

« Est-ce que la proposition tient toujours ? » demanda-t-elle timidement.

« Bien sûr. Entre » l'accueillit chaleureusement ma mère.

Je me dépêchai de sortir la poubelle dehors.

Bella POV

Quand mon père était rentré avec une énième pouffiasse, j'avais pris la décision que c'était la dernière fois que je subirais ça. Mon baladeur à mes oreilles, je pris un sac et y mis quelques vêtements dedans. Puis, je m'étais rendu chez les Cullen. J'espérais qu'ils n'avaient pas changé d'avis.

Je me trouvais devant la porte d'entrée, prête à frapper quand celle-ci s'ouvrit. Edward se trouvait devant moi surpris par ma présence. Était-il toujours fâché contre moi ? Il me prit au dépourvu lorsqu'il me prit dans ses bras et s'excusa pour les mots blessants qu'il m'avait dit dans la journée.

Je resserrai mes bras autour de lui et je me sentis instantanément bien. On se sépara quand ses parents arrivèrent. Ils m'invitèrent à entrer avec un sourire qui me rassura. Il sortit et revint rapidement pour se placer à mes côtés. Il me déchargea de mon sac et je lui souris.

« Je voudrais m'excuser pour mon comportement d'hier soir » dis-je.

« Ce n'est pas grave. On comprend ta réaction et on ne t'en tient pas rigueur » me rassura Carlisle.

« Merci pour votre aide et de me laisser passer mes nuits ici. Je ne sais pas comment je pourrais vous remercier » répondis-je ému par leur gentillesse.

« Tu n'as pas à le faire. C'est avec plaisir que l'on te propose notre aide. Et sache que l'on ne ressent pas de la pitié pour toi. Au contraire, nous sommes impressionnés. Malgré toutes les difficultés que tu as dû traverser, tu continues à te battre » s'exprima Esmé.

Ses paroles m'allèrent droit au cœur. Je n'avais pas imaginé une seule seconde qu'elle puisse penser cela de moi. J'avais mal interprété leurs sentiments hier soir.

« Je vais te montrer ta chambre » poursuivit-elle.

Elle monta l'escalier suivi de son mari. Edward porta mon sac et posa sa main au niveau de mes reins pour me guider. On arriva devant une porte qu'elle ouvrit et me laissa entrer en premier. Je fus époustouflée. La chambre était deux fois plus grande que mon ancienne. Il y avait un lit double, un bureau, une commode, une gigantesque armoire et d'autres petits meubles. Je m'approchai de la baie vitrée et observais la vue avec émerveillement. C'était tout simplement splendide. J'admirais la beauté de la forêt qui entourait la maison. C'était si calme et reposant.

« Tu pourras aménager comme tu le veux et redécorer si cela ne te plaît pas » dit-elle.

Je me retournai vers eux et leur souris.

« Non, j'adore ! C'est magnifique ! »

Edward posa mon sac sur le lit et je commençais à déballer mes vêtements. Soudain mon ventre cria famine. Je n'avais rien mangé depuis ce midi.

« Je vais te faire réchauffer le reste du diner » répliqua sa mère et elle partit.

Carlisle s'approcha de moi et posa une main sur mon épaule.

« Bienvenue à la maison » dit-il chaleureusement avant de suivre sa femme.

Il ne resta plus que nous deux. Alors que je rangeai quelques t-shirts dans un tiroir, il m'agrippa le bras et me retourna pour me serrer fort dans ses bras.

« Je suis tellement heureux que tu sois là. Je craignais qu'après notre dispute, tu ne voudrais plus me parler » soupira-t-il de joie.

« J'ai pas mal réfléchi aujourd'hui et j'ai compris que si j'avais refusé c'était parce que j'avais peur. »

« De quoi ? »

« D'être heureuse. Et de toucher un peu au bonheur pour ensuite devoir retourner à ma vie d'avant » avouai-je en baissant la tête mais il me força à le regarder à nouveau.

« Je ne laisserais personne, et surtout pas ton père, te faire du mal. Je ferais tout pour cela. »

Il caressa tendrement ma joue, ses yeux plongés dans les miens. Je fus envahit d'une douce chaleur qui se répandit dans tout mon corps. C'était nouveau pour moi. Je n'avais jamais ressenti une telle chose auparavant. J'ignorais ce que cela signifiait. Mal à l'aise par cette sensation étrange, je me détachai de son étreinte.

« On devrait descendre. Ça doit être prêt. »

On se dirigea vers la porte quand il s'arrêta soudainement.

« Au fait, Alice n'est pas au courant pour ton histoire. Alors libre à toi de lui dire ce que tu veux. Si tu ne veux pas qu'elle soit au courant de tout, dis-le-moi. Je le dirais à mes parents pour ne pas qu'ils fassent de bourde » annonça-t-il.

Je fus surprise par sa révélation. Je pensais qu'il avait dévoilé mon secret à toute sa famille.

« Tu ne lui as rien dis ? » répliquai-je étonnée.

« Non ! J'en ai parlé seulement à mes parents pour avoir leur accord. Je me sentais déjà assez mal de devoir trahir ma promesse envers toi. Si quelqu'un doit tout raconter à ma sœur, c'est toi, pas moi. »

« Merci pour tout ce que tu fais pour moi » répondis-je en l'embrassant sur la joue avant de continuer notre chemin.

On arriva à la cuisine et on s'installa à table. Pendant que je mangeai, ses parents me posèrent quelques questions.

« Est-ce que tu es sûre que cela ne dérangera pas ton père que tu vives en partie chez nous ? » demanda Carlisle.

« Il n'est au courant de rien. Il n'a même pas dû se rendre compte que j'étais partie vu qu'il était occupé à une autre activité. »

« Comment peut-il te faire subir tout ça quotidiennement ? Tu es sa chair et son sang ! » cria Esmé en colère. « Et comment ta famille peut-elle restée là sans rien faire pour t'aider ? Qu'est-ce qui ne va pas chez eux ? J'ai bien envie de leur dire ma façon de penser. »

« Je ne suis pas vraiment été étonnée. Ils n'ont jamais rien fait lorsque ma mère était encore en vie bien qu'ils savaient à quel point elle était malheureuse. Alors pourquoi le ferait-il maintenant ? » répondis-je froidement.

Je finis mon repas qui était délicieux. Alors que je les remerciai encore une fois pour leur hospitalité, Alice arriva. Elle fut surprise de me voir à cette heure-ci. Ses parents lui expliquèrent que dorénavant, je passerais mes nuits ici. Elle fut de plus en plus intriguée alors j'annonçai que j'allais lui expliquer.

On monta dans sa chambre et je lui racontais mon histoire. Au début, j'hésitais à tout lui dévoiler à propos de mon père. J'avais toujours cette appréhension qu'elle me rejette. Enfin de compte, je finis par tout lui dire. Une fois que j'eus terminé mon récit, elle se jeta dans mes bras, les larmes aux yeux.

« Je suis tellement désolée pour tout ce que tu as dû traverser jusqu'à présent. Ton père n'est qu'un enfoiré et si je l'avais en face de moi, je… » commença-t-elle mais je l'interrompis effrayée.

« Ne t'approche jamais de lui et ne lui dis rien sur tout cette histoire ! »

« Bella, qu'est-ce qui se passe ? Est-ce qu'il te frappe ? » demanda-t-elle inquiète.

« Non » lui assurai-je. « Promets-le moi. »

Elle le fit. On discuta quelques minutes puis on partit dans ma chambre. Elle m'aida à ranger mes vêtements et elle les critiqua tous. J'avais ramené la plupart de mes fringues et aucunes de celles qu'elle m'avait acheté. Je lui précisai que je les apporterais plus tard. Tout d'un coup, elle poussa un cri.

« Qu'est-ce qu'il a ? » demandai-je, surprise et apeurée.

Edward, Carlisle et Esmé arrivèrent en courant.

« Qu'est-ce que c'est que cette chose ? » demanda-t-elle en tenant du bout des doigts un pantalon large et un t-shirt deux fois trop grand pour moi.

« C'est mon pyjama » répondis-je totalement décontenancée. « Ça va pas de me faire une telle peur pour rien ! »

« Et toi, comment oses-tu porter cette horreur ! »

Les autres membres de sa famille éclatèrent de rires. Elle balança mes vêtements sur le lit avec dégoût.

« Ceci va à l'encontre de la mode. Je ne peux pas te laisser porter ça. Je vais te prêter l'un de mes pyjamas » répliqua-t-elle.

« Tu ne vas rien faire du tout, je vais dormir en portant ce que j'ai l'habitude pour dormi et un point c'est tout » dis-je de façon claire.

« Mais… » protesta-t-elle.

« Alice, laisse-la tranquille. Elle fait comme elle veut » l'interrompit sa mère.

Elle abdiqua en boudant. Une fois toutes mes affaires rangées, Edward me fit faire le tour de la maison. Puis on revint dans ma chambre.

« Qu'est-ce que tu as dit à Alice ? »

« Tout. Au début, j'ai hésité car j'avais peur de sa réaction mais je me suis dit que toi et tes parents l'avaient bien pris alors je lui raconté toute l'histoire. Cela n'aurait pas était juste qu'elle soit la seule à ne pas connaître toute la vérité. »

« C'est bien que tu apprennes à refaire confiance aux gens. Passe une bonne nuit. »

Il me serra dans ses bras et déposa un tendre baiser sur mon front puis sortit. Je me changeai et me couchai. Mais je n'arrivais pas à trouver le sommeil comme les deux jours précédents. Certains jours ma mère me manquait plus que d'autres. Alors, je pensais à elle encore plus. À tel point, que je faisais des insomnies.

Le lendemain matin, n'ayant pas fermé l'œil de la nuit, je décidai de me lever tôt. J'avalais mon petit déjeuner puis je partis prendre ma douche. Après m'être lavée, je m'enroulai dans une serviette de bain et me séchai les cheveux. Soudain, la porte de la salle de bain s'ouvrit et Edward me fit face.

Edward POV

Je me réveillai après une bonne nuit de sommeil. Et comme tous les matins, la première chose que je fis est de me rendre dans la salle de bain pour me soulager. J'ouvris la porte et découvris Bella juste couverte d'une minuscule serviette qui cachait à peine ses formes. Des gouttes d'eau coulèrent de son cou jusqu'à atterrir dans le creux de sa poitrine généreuse. Comme j'aurais aimé être à la place de ces petites veinardes. Je la vis resserrer la serviette autour d'elle, surprise par mon irruption.

« Je suis désolé. Je ne pensais pas que tu serais déjà debout » m'excusai-je.

« Ce n'est pas grave. J'ai juste était un peu surprise » déclara-t-elle.

« Je descends à la cuisine. Je te laisse terminer de te préparer. »

Pendant que je me préparai à manger, je ne pu m'empêcher de la revoir pratiquement tout nue. Cette vison était gravée dans ma mémoire. J'avais découvert qu'elle avait un corps de rêve pendant la journée shopping mais j'étais loin de m'imaginer que c'était une véritable bombe sexuelle. Je la désirais plus que jamais maintenant.

Elle me rejoignit alors que je mangeais mon bol de céréales.

« Pourquoi es-tu debout aussi tôt ? » lui demandai-je en essayant de m'ôter de la tête l'image d'elle nue.

« Je ne voulais pas vous déranger dans votre organisation du matin. »

Je remarquai qu'elle avait l'air fatiguée.

« Tu as bien dormi cette nuit ? Le lit était confortable ? »

« Très bien. »

On discuta un peu avant que j'aille prendre ma douche. Pendant que je me lavais, l'image de Bella me revint à l'esprit et j'eus un début d'érection. Alors, je me mis à fantasmer. Je m'imaginais qu'elle était avec moi sous la douche et que je la prenais comme une bête contre le mur et qu'elle criait de plaisir. Après avoir évacué la tension, je me lavais puis m'habillai rapidement pour la rejoindre.

Je la retrouvais avec Alice qui était en train de la convaincre de la laisser choisir sa tenue pour la journée.

« Tu me le dois bien ! Je t'ai laissé porter cette horreur ! » supplia-t-elle.

Bella finit par concéder pour lui faire plaisir. Elles se rendirent toutes les deux dans la chambre de ma sœur. Une demi-heure plus tard, je les attendais dans la cuisine avec mes parents quand je les entendis enfin arriver. Je me retournai et j'eus le souffle coupé. Bella était tout simplement magnifique. Elle portait un jean taille basse et un petit pull très moulant. Ses cheveux avait été lissés et elle portait une légère touche de maquillage.

Je me ressaisi avant que quelqu'un remarque mon trouble et on partit pour le lycée avec ma voiture. Une fois arrivés, je vis tous les regards des garçons qui se braquaient sur elle. Ils en bavaient littéralement. Toutes les filles lui jetaient des regards noirs. J'accompagnais les filles jusqu'à leur classe. Elle fut totalement inconsciente des réactions qu'elle provoquait autour d'elle ce matin.

J'éprouvais de la colère à chaque fois qu'un type la matait et qu'il se l'imaginait déjà dans son lit. Elle était à moi !

La matinée passa assez rapidement et je rejoignis mes amis à la cafétéria. J'espérais qu'elle viendrait manger avec nous aujourd'hui. Je la vis arriver et jeter un coup d'œil vers sa table habituelle. Je vis ses amis lui lancer des regards noirs et j'en fus surpris. Je savais qu'ils s'étaient disputés à cause de moi mais j'ignorais que c'était à ce point.

Elle se dirigea vers nous et avec un sourire, je lui tirai la chaise à côté de moi pour qu'elle puisse s'asseoir. On discutait tranquillement quand Alice laissa échapper que Bella allait vivre à temps partiel chez nous. Je sentis ma voisine se tendre. Alors, je décidai de rattraper le coup.

« Oui, comme son père n'est pas souvent là le soir, mes parents ont été d'accord pour l'accueillir la nuit pour qu'elle soit plus en sécurité » dis-je en fixant ma sœur pour lui faire comprendre de ne pas en dire plus.

Je vis qu'elle s'en voulait d'avoir gaffé et de l'avoir mis mal à l'aise.

« Et vous auriez vu l'horreur qu'elle ose appeler pyjama » répliqua-t-elle pour changer de sujet. « J'en ai fait des cauchemars toute la nuit. »

Bella la remercia d'un sourire pour son subterfuge.

« Tu n'en rajoutes pas un peu ? » demanda-t-elle en riant.

« Pas du tout. C'est un véritable crime contre la mode. On devrait porter plainte contre la société qui fabrique cette monstruosité » répondit-elle avec rage.

Jasper, Emmet et moi éclatâmes de rire. On ne l'avais jamais vu dans cet état à cause d'un simple vêtement.

« Edward, tu l'as vu toi aussi. Qu'est-ce que tu en penses ? » me demanda Alice.

Tout le monde me regarda avec attention. Je me tournais vers Bella.

« Je suis désolé mais elle a raison. C'est vraiment moche et pas du tout attirant pour un homme de voir une fille dormir avec ça » avouai-je en espérant que mes paroles ne la blesseraient pas.

« Très bien, alors pour ta santé mentale, je vais faire un effort. J'ai prévu d'aller samedi à Port Angeles pour m'acheter des livres. On aura qu'à aller au centre commercial et on m'achètera un nouveau pyjama digne de ce nom. Mais il devra me plaire et c'est moi qui paie. Hors de question que je te laisse dépenser encore de l'argent pour moi. Est-ce que tu crois que tu pourras tenir encore deux nuits ? » déclara-t-elle, avec une pointe d'humour.

Toute la table explosa de rire en voyant ma sœur éclater de joie et être déjà remontée à bloc pour leur prochaine sortie shopping. Heureusement pour nous les garçons, les filles ne nous avaient pas invités à les accompagner. On passa le reste de l'heure à discuter.

Une fois les cours terminés, nous rentrâmes à la maison. Bella m'annonça qu'elle allait chercher quelques affaires chez elle. Je lui proposai d'y aller avec elle mais elle déclina mon offre. Elle partit avec son vieux camion.

Une fois à l'intérieur, Alice demanda à nos parents de se réunir dans le salon ce qui m'intrigua.

« Il s'est passé quelque chose hier soir et je voulais vous en parler. Edward, es-tu sûr que Bella nous a tous dit ? » demanda-t-elle, inquiète.

« Oui, pourquoi ? » répondis-je de plus en plus soucieux.

« Je crois que son père la frappe. Après qu'elle m'ait raconté son histoire, j'étais énervée contre son père. J'ai dit que si je l'avais en face de moi et là, elle a totalement paniqué. Elle m'a fait promettre de ne jamais l'approcher. »

« Je lui ai déjà demandé et elle m'a juré qu'il n'avait jamais levé la main sur elle » assurai-je.

Mais je commençais à en douter. Est-ce qu'elle me mentait car elle avait peur de ce qu'il pourrait lui faire si elle en parlait ? On décida de l'attendre pour connaître la vérité. Elle arriva au bout d'une demi-heure. Elle fut surprise de tous nous voir assis dans le salon à guetter son retour.

« Qu'est-ce qui se passe ? »

« Assis-toi. Il faut que l'on discute » annonça mon père.

Elle s'installa dans l'un des fauteuils en face de nous et nous regarda perplexe.

« Est-ce que ton père te bat ? » poursuivit-il.

« Non »

Il lui expliqua les soupçons qu'avait Alice.

« Il ne m'a jamais frappé mais parfois il peut devenir violent. Quand j'étais petite, il a envoyé un type à l'hôpital parce qu'il lui avait fait une queue de poisson. Il ne sait pas se contrôler quand il est énervé. Je ne veux pas que vous alliez lui parlé car j'ai peur de ce qu'il pourrait vous faire. Mais je vous jure qu'il ne m'a jamais touché. »

On lui promit tous de ne pas approcher son père mais si jamais il osait lui faire du mal physiquement, j'oublierais cette promesse.

« Tu as l'air épuisée. Tu n'as pas bien dormi cette nuit ? » demanda ma mère.

En regardant Bella, je vis qu'elle avait des énormes cernes sous ses yeux. Comment n'avais-je pas pu m'en rendre compte avant ? J'avais l'impression qu'elle était à deux doigts de s'effondrer de fatigue.

« Je souffre d'insomnie depuis trois nuits. Cela m'arrive de temps en temps, quand je pense trop à ma mère » annonça-t-elle.

« Je peux te prescrire des somnifères si tu veux » déclara mon père.

« Non merci. Je ne prends aucun médicaments sauf en cas d'absolue nécessité. Et puis, cela ne dure jamais plus de quelques jours. Ça va bientôt passer. »

Je me levai et m'agenouillai devant elle pour prendre ses mains dans les miennes.

« Tu en es sûre ? »

« Certaine. Ne t'inquiète pas pour moi » affirma-t-elle.

J'acquiesçai de la tête et je l'aidai à monter son sac dans sa chambre. Alice vint l'aider à tout ranger tandis que j'aidais ma mère à préparer le repas de ce soir. On dina tous ensemble et on regarda un film à la télévision. Puis nous montâmes tous nous coucher.

Je me changeai avant de redescendre préparer du thé. Une fois prêt, je remontai à l'étage et frappai à la porte de la chambre de Bella. Elle m'ouvrit et je lui montrai la tasse.

« Je t'ai fait un thé au citron. Ça marche très bien pour moi quand je n'arrive pas à m'endormir » annonçai-je.

« C'est gentil de ta part » répondit-elle avec un grand sourire et en prenant la tasse.

Elle me laissa entrer et on s'assit sur le lit. Elle but son thé tandis que nous discutions de tout et de rien. Une fois terminé, je posai la tasse sur la table de chevet et on s'allongea. J'avais décidé de rester un petit moment en espérant qu'elle finirait par s'endormir.

« Quand tu repenses à ta mère, de quoi tu te souviens ? » demandai-je.

« D'aucuns bons souvenirs. Les seuls qui me reviennent sont ceux qui datent de quand elle était malade. Je n'arrive pas à me rappeler d'autre chose » répondit-elle avant de fondre en larmes.

Je la pris dans mes bras pour la consoler.

« Je suis désolé, j'aurai dû me taire. Je ne voulais pas te remémorer cette période douloureuse » murmurai-je avant de l'embrasser sur le front.

Je la berçais jusqu'à ce qu'elle se calme.

« Raconte-moi un moment important que tu as vécu avec ta mère. »

Je lui décris mes nombreux après-midi que je passais avec Alice au parc. Notre mère nous aidait à nourrir les canards et nous poussait à la balançoire. C'était l'un de mes plus beaux souvenirs d'enfance.

Une fois mon récit terminé, je craignais qu'elle se remette à pleurer. Je la regardai et vis qu'elle s'était endormie, la tête sur mon torse. Je resserrai mes bras autour d'elle et déposai un baiser sur son front.

« Fais de beaux rêves, Princesse » chuchotai-je avant d'éteindre la lumière et de m'endormir à mon tour.

Alors, verdict ? Est-ce que cela vous a plu ? Laissez-moi vos commentaires.

Vu que mes deux autres fics sont terminées, je vais me consacrer entièrement à "Faire semblant" avant de me lancer dans une autre histoire. Comme je suis déjà pas mal occupée, je préfère écrire une seule fic à la fois pour ne pas vous faire trop attendre. Je vais essayer de ne pas prendre trop de temps pour écrire le chapitre suivant.

Bisous et je vous donne rendez-vous au prochain chapitre.